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La Vie privée de Sherlock Holmes, de Billy Wilder

Sherlock Holmes : les 20 meilleurs films et séries

La Vie privée de Sherlock Holmes, de Billy Wilder
Avec : Robert Stephens, Colin Blakely, Geneviève Page
Année : 1970

Le pitch
Des vieux manuscrits de Watson retraçant des aventures inédites de Sherlock Holmes sont mis au jour dans une vieille malle. Flash-back : au 221B Baker Street, le célèbre détective et son équipier voient débarquer Gabrielle Valladon, une jeune femme rescapée des eaux de la Tamise. A priori amnésique, l’inconnue propulse le duo dans une enquête peu ordinaire où cohabitent des cadavres de nains, Mycroft Holmes le frère de Sherlock, le monstre du Loch Ness ou encore la reine Victoria...

Pourquoi c’est un incontournable…
Il s’agit probablement du film le plus insolent, élégant et réussi mettant en scène Sherlock Holmes. Ce qui n’a rien d’étonnant sachant qu’un certain Billy Wilder ("Certains l’aiment chaud", "La Garçonnière", "Boulevard du crépuscule"...) se retrouve ici aux manettes. Tout à la fois d’une densité invraisemblable, d’une drôlerie, d’une imagination et d’une extravagance débordantes, le long-métrage révolutionne et dépoussière l’illustre détective. Admirablement ficelé et sensible, le scénario déploie une aventure inédite. Un pas de côté qui rend hommage sans redite à Conan Doyle et à son fin limier, eux qui n’avaient jusqu’alors été gâtés qu’à de rares occasions par le septième art. Le résultat est un alliage savant entre comédie burlesque, film d’aventures et même drame sentimental. Ainsi, le titre du film n’est pas seulement à comprendre comme la promesse d’une révélation du côté obscur de l’enquêteur, mais bien à interpréter littéralement et donc pour sa teneur sentimentale.

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L’improbable mélange de grotesque et de romantisme trouve un écrin rêvé à travers une séquence culte de "La Vie Privée de Sherlock Holmes". Dans cette dernière, on voit Sherlock, Gabrielle et Watson arpenter la superbe lande écossaise tandis que se propage la musique infiniment lyrique de Miklos Rosza. Une mélodie irrésistible mais en même temps contrariée par des sons dissonants de cornemuses s’échappant des châteaux alentours. Aux décors somptueux de l’Angleterre victorienne (tous signés Alexandre Trauner) et à leur atmosphère mélancolique à la Gustav Klimt, Wilder répond par une ironie glacée et quelque peu moqueuse. Mention spéciale pour l’une des scènes les plus troublantes de la filmographie du cinéaste : le « auf wiedersehen » transmis en morse avec l’ombrelle, concrétisation d’un amour (platonique) qui n’advient que dans l’éloignement. D’une délicatesse et d’une dérision chagrine infinies.

Ce que le film nous dit de Sherlock Holmes
Sans céder à une relecture caricaturale ou impertinente des romans de Conan Doyle, Wilder met l’accent sur les ambiguïtés de Holmes. Apparaît ainsi un personnage irrévérencieux mais également en proie à l’ennui. Il s’agit aussi du portrait d’un homme effrayé par les femmes, lequel élude leurs avances en s’échappant à travers son vice préféré : la célèbre solution à 7 % de cocaïne (que Wilder envisagea un temps en guise de titre pour son film). Car oui, Sherlock Holmes est cocaïnomane.

Même pris dans une société en passe de s’embraser avec le Première Guerre Mondiale et où les armes de guerres les plus sophistiquées se préparent autant du côté des Allemands que des Anglais, Holmes ne cherche pas à rendre justice ou à rétablir un quelconque bon droit. Celui-ci trouve en effet plutôt matière à exorciser ses pulsions en aiguisant avant tout son intelligence face à des adversaires à sa mesure. En cela, l’enquêteur se révèle comme l’alter-ego de Billy Wilder lui-même : un artiste de génie facétieux aussi cynique que nostalgique.

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