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Michael Myers (Halloween)

Déjà apparu au cinéma dans pas moins de dix films distincts, le tueur en série Michael Myers continue de susciter l’effroi et la fascination. C’est au génie de l’horreur John Carpenter (La Nuit des masques, 1978) que l’on doit l’écriture du personnage. Son histoire débute un soir macabre d’Halloween à Haddonfield, en 1963. Alors âgé de 6 ans, le jeune Michael poignarde à mort sa sœur Judith, avant de finir interné à Smith’s Grove. 15 ans plus tard, celui-ci s’en échappe à la veille d’Halloween. De retour à Haddonfield, il dérobe un couteau (hommage appuyé au couteau de boucher de Norman Bates), un masque inquiétant, la tenue d’un mécanicien qu’il abat, ainsi qu’une corde. S’amorce alors une série de meurtres, à chaque fois parmi les proches de Laurie Strode (Jamie Lee Curtis). Cette jeune femme, principale cible de Michael Myers (plus désireux de s’en faire reconnaître que de la tuer), se révèlera plus tard être l’une de ses sœurs.

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Principale influence pour de nombreux croque-mitaines apparus au cinéma d’horreur (Jason, Freddy, GhostFace, etc.), Michael Myers n’est nullement au départ cette montagne de muscles (Tyler Lane, catcheur de 2,03 m) choisie par Rob Zombie pour le reboot de 2007. À l’origine, ses interprètes disposent en effet d’une stature somme toute classique et banalisent quelque part le protagoniste, ce qui renforce paradoxalement le trouble du spectateur. Totalement mutique et impassible – sentiment accru par l’expression figée du masque –, doté d’une démarche mécanique à la Terminator (James Cameron, 1984), sa personnalité ne transparaît finalement que dans le regard noir filtrant à travers son masque. Aussi, ses meurtres apparaissent comme son unique moyen de communication. Sa méconnaissance du bien et du mal et son absence de culpabilité l’amènent à assassiner tous les innocents ayant le malheur de croiser sa route. Contrairement au credo d’un mal s’inscrivant arbitrairement en Michael Myers (chez Carpenter), Rob Zombie a ajouté une dynamique plus psychologique dans son remake. À l’image de nombreux scénarios de slashers, il a fait de lui un être traumatisé enfant par la violence.

Les principales victimes de Michael Myers – schéma classique du film d’horreur mainstream – sont des adolescents (surtout des filles) à la sexualité active. Entrent aussi dans sa ligne de mire tous les derniers membres vivants de sa famille. Sous-entendues dès le premier épisode, sa force et sa résistance se veulent surhumaines. Ainsi, les six balles qu’il reçoit du Dr Loomis dans la séquence finale ne suffisent pas, ne serait-ce qu’à l’immobiliser (il disparaît sur le plan suivant). Les autres épisodes ne feront que conforter cette idée d’invulnérabilité totale.

4 choses à savoir sur Michael Myers

1. Le masque culte de Michael Myers n’est en réalité ni plus ni moins que le masque du capitaine Kirk (Star Trek). Ce dernier fut acquis (avec un masque de clown) par le chef décorateur du tournage Tommy Lee Wallace pour 2 dollars, en vue de déterminer l’allure du tueur.

2. Michael Myers tire son nom du distributeur éponyme qui travailla avec John Carpenter et Debra Hill (scénariste et productrice jadis fétiche pour le cinéaste) sur Assaut (1976). Or, le réalisateur américain jugea bon d’utiliser son nom car c’est en partie grâce à Myers qu’il se fît par la suite un nom. Gageons que cela ne gâchât pas au contraire son quotidien.

3. Pour développer son personnage, Carpenter s’est inspiré du robot tueur joué par Yul Brynner dans Mondwest (Michael Crichton, 1973).

4. De nombreux acteurs se sont partagés le rôle de Michael Myers, et ce, dès le premier épisode. Parmi eux : Nick Castle, Tony Moran, Tommy Lee Wallace. Petite subtilité : les mains du jeune Michael dans l’introduction sont celles de la productrice Debra Hill.

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