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Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

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Résumé :

Une journée particulière. Gustavo, père de famille, directeur financier, doit effectuer une présentation importante devant l’état-major de sa multinationale. Des mois de préparation, un tournant pour sa carrière.

Au lieu de l’heure de gloire espérée, la police faire irruption à son domicile, à l’aube. Perquisition, accusation d’homicide volontaire, indices concordants, Gustavo va être placé en garde à vue et traité sans ménagement. Heures sombres, qui vont déstabiliser un cadre supérieur sans histoires et le conduire à redouter le pire pour son avenir.

Son épouse Sophie va mobiliser son réseau et son énergie pour démontrer l’innocence de son mari et préserver leurs deux garçons des conséquences dévastatrices de cette mise en cause.

Mais comment rétablir la balance de la justice dans un univers gouverné par l’émotion et la recherche immédiate d’un coupable ?

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Vos #AvisPolar

  • Sangpages 25 novembre 2018
    Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

    Une petite famille bien sous tous rapport. Un père, un mari, un homme directeur financier dans une grande entreprise à l’apogée de sa carrière, vivant pour son travail voit sa vie basculer en l’espace de quelques minutes.
    Imagine le tableau, t’es au lit, c’est 6h du mat. Ta seule préoccupation, c’est ta réunion devant les big boss que tu attends depuis perpète et qui te conduira à une promotion. Toi, ta femme et tes enfants dormez comme des loires quand quelqu’un tambourine à la porte. Tu ouvres et tu te trouves nez à nez avec une armada de flics qui sont là pour t’arrêter.
    Ils se mettent à fouiller ta maison et t’accusant d’homicide volontaire. Tu n’y comprends rien, Ils te parlent de ta voiture et toi, tout ce que tu vois, c’est ta vie et celle de ta famille qui part en cacahuètes !
    Une alternance de chapitres entre Gustavo, l’homme, le mari arrêté et Sophie, la femme, l’épouse prête à tout pour le sauver.
    Chaque pensée est mise noir sur blanc. Chaque étape, pas à pas, de l’intérieur comme de l’extérieur. J’ai eu cette sensation, tout au long, d’un réalisme percutant. J’ai eu l’impression de vivre ces événements avec eux et c’était pas très chouette comme expérience, tu t’en doutes. Mathieu Menegaux a cette capacité de te faire entrer dans la peau des personnages comme peu sont capables. Le résultat est forcément saisissant !
    Au travers de ce récit, Mathieu met le doigt là où ça fait mal. Le jugement gratuit. Cette propension d’avoir besoin de trouver un coupable coûte que coûte, pour se rassurer, même si ce n’est pas le bon. Cette terrible habitude qui devient de plus en plus commune de juger à l’emporte-pièce sans connaître, surtout lorsqu’on est caché derrière un écran.
    La police, ce n’est déjà pas très folichon mais lorsque que les médias s’en mêlent, prennent position, pas besoin de te dire...C’est la débâcle.
    Les réseaux sociaux crépitent et c’est la mort sociale de toute une famille.
    Des réseaux sociaux décrits avec grande justesse. Des réseaux qui seront, à mon avis, notre perte. Des réseaux sociaux qui font penser à ces places publiques du Moyen-âge, où toute la populace se réunissait autour d’un gibet en tuttant des "pendez-le" à tout va, sans même savoir de quoi cette personne était accusée, sans même savoir s’il était vraiment coupable.
    Au travers de Gustavo, cet homme bien sous tous rapport, cet homme avec sa jolie famille, son super job et sa chouette maison, Mathieu nous montre, nous prouve que quand la populace s’acharne à vouloir un coupable, la justice n’a plus lieu. Que l’on peut être accusé sans être jugé ou pire encore : que le jugement peut tout simplement suivre la volonté d’une populace… Je te laisse méditer là-dessus ...
    Un livre percutant sur un vrai phénomène de société qui donne bien à réfléchir !
    A lire absolument !

  • Loudiebouhlis 26 février 2019
    Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

    Bertrand et Claire compose à deux depuis plusieurs années maintenant. Depuis que Nathalie les a quittés. Ils ont leurs habitudes, et le samedi matin c’est au supermarché que leur journée débute. Jusqu’à ce 19 Janvier 2013, où rien ne se passe comme prévu. Un homme blond, grand avec une veste en jeans, tente de kidnapper Claire mais encore une fois, rien ne se passe ainsi. Et lors de sa fuite, l’homme renverse Bertrand sans freiner. Bertrand meurt sur le coup, brisant la vie de sa fille déjà orpheline de mère. Trois ans plus tard, un mardi matin, Gustavo est réveillé par des coups répétés à sa porte d’entrée. Lorsqu’il ouvre, la police se présente avec un mandat d’arrêt pour homicide involontaire et tentative d’enlèvement sur mineur. Alors que Gustavo pensait aller sagement faire sa présentation au bureau ce matin-là, il se retrouve dans une salle d’interrogatoire et le calvaire commence.

    Comme toujours avec Mathieu Ménégaux on ne tourne pas autour du pot. On ne brode pas. Tout est dit, très rapidement et sans fioritures. Mathieu Ménégaux emploie des gros mots, des mots chocs qui ne sont pas là pour caresser l’âme du lecteur mais bien pour l’érafler. Il ne fait pas dans la douceur, dans le rose bonbon. Autrement les thèmes abordés ne serait pas si percutant, tout comme sa plume.

    Comparé à ses deux précédents livres, Mathieu Ménégaux est plus généreux. C’est en près de 230 pages qu’il nous dépeint la déchéance d’un homme. Dans son nouveau roman, plusieurs thèmes sont abordés comme l’acharnement de la justice à travers les gardes à vues policières. L’inexistence de la présomption d’innocence pour les policiers  alors que des preuves viennent discréditer le mobile que pourrait avoir le coupable présumé. Puis la place de la presse, et l’impact que celle-ci peut avoir dans ce genre de situation.

    L’histoire est divisée en plusieurs parties, sur plusieurs années. Les faits en 2013 tout d’abord, puis trois ans après, le 22 mars 2016, l’arrestation, la perquisition , la garde a vue. Puis enfin une sorte d’épilogue en 2017 qui conclut parfaitement cette histoire. La globalité de l’histoire se déroule sur moins de 24 heures, ce fameux 22 mars 2016, jour où Gustavo voit sa vie partir en fumée, se voit tout perdre à cause d’un rien. Mais Gustavo n’est pas seul, il a une femme, Sophie. Sophie qui donnera tout pour sauver son mari, pour faire éclater la vérité. 

    Comme mentionné plus haut, Mathieu Menegaux n’y va pas avec le dos de la cuillère, et sa réputation n’est plus à faire. Encore une fois, un fait divers révoltant, des mots fort et poignants, des phrases structurées et choquantes. Et comme toujours la toute puissance de sa plume fait ses preuves. Comme vous pouvez vous en douter, il ne m’a pas fallu plus de trois heures pour lire ce livre, pour être complètement emportée par la plume de l’auteur, pour avoir à nouveau cette admiration face à son talent d’écriture. Comme pour ses précédents romans, il prend au coeur, il énerve, il bouleverse, il met également mal à l’aise, et puis le doute, le questionnement de tous lecteurs, pour finalement revenir à la réalité. Puis le choc, la peine et enfin le soulagement. Un nombre considérable d’émotions, de sentiments qui s’entremêlent.

    C’est sans surprise que Mathieu Ménégaux reste parmi mes auteurs favoris. Parmi les parutions que j’attends avec le plus d’impatience.

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

    J’ai adoré Je me suis tue son 1er roman et un peu moins le second ... celui ci j’ai bien aimé mais il m’a vraiment manqué cette petite chose ... avec un final peut être plus approfondi je ne sais pas :)
    Claire 12 ans vient de perdre sa mère, elle se rends sur la tombe de celle ci tous les samedis matin avec son père ; c’est leur moment à tous les 2 ... tous les 3 En sortant ils filent au supermarché faire qq courses, CLaire sort seule pour charger la voiture quand un homme surgit pour l’enlever ...
    Son père sort à ce moment et poursuit la voiture, Claire est relachée mais Bertrand continue de le poursuivre jusqu’au moment fatal ... La voiture lui roule dessus et le tue sur le coup :’(
    3 ans passe - et l’inspecteur qui suit l’affaire avec acharnement depuis le début et qui a PROMIS à Claire de retrouver cet assassin - quand on sonne chez Gustavo, le menotte pour tentative d’enlevement et Homicide volontaire.
    Son monde s’écroule ainsi que celui de sa femme qui n’a plus qu’une idée en tête PROUVER son innocence, envers et contre tous et contre les preuves qui peuvent s’accumuler.
    Nous assistons à une descente aux enfers pour ce couple et les enfants.
    Ils sont insultés, montrés du doigts .. Mais où est ici la place de la Justice, comment aider Claire mais Gustavo est il celui que l’on croit vraiment ? et Sophie comment va telle mener ce combat ?
    La nature humaine est une fois de + au coeur du sujet ...
    Je pense cependant qu’il ma manqué quelques réponses en fin de livre dommage mais cela reste un très bon roman

  • Lettres et caractères 30 juillet 2019
    Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

    Ils sont rares les auteurs dont j’achète les romans les yeux fermés. Mathieu Menegaux fait partie de ces privilégiés. Je me suis lancé dans la lecture de Est-cainsi que les hommes jugent ? sans avoir lu la 4e de couverture et en ayant soigneusement évité toutes les critiques croisées sur mon chemin.

    Je voulais un tête-à-tête avec ce roman sans parasitage et j’ai très bien fait car encore une fois j’ai été happée, révoltée, étonnée (dans le mauvais sens du terme) par la nature humaine. Comment peut-on jeter l’honneur d’un homme en pâture ? Ce roman devrait être étudié en cours d’enseignement moral et civique pour que nos petits collégiens comprennent dès le plus jeune âge que la diffamation est un délit, que les réseaux sociaux ne sont pas un défouloir et qu’il y a de vrais individus derrière les images que l’on voie à la télévision. Ça paraît tellement évident… et pourtant….

    C’est le troisième roman de cet auteur et à chaque fois je m’étonne de sa sensibilité, de sa compréhension fine de la société, de ces messages qu’il arrive à faire passer en interrogeant et en poussant à l’introspection. Dans un billet précédent, je reprochais à Virginie Despentes d’être trop dans la caricature de la société, je m’aperçois aujourd’hui que je suis bien plus proche de la vision de Mathieu Menegaux, de l’idée que la vie de monsieur ou madame toutlemonde peut basculer en un instant et que personne n’est à l’abri d’une erreur, d’une mauvaise rencontre, d’une coïncidence malheureuse. Ça, ça me parle et ça me touche vraiment.

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Est-ce ainsi que les hommes jugent ? - Mathieu Menegaux

    Samedi 19 janvier 2013, un inconnu tente d’enlever Claire sur un parking de supermarché. Orpheline de mère, son père, Bertrand est tué sur le coup en s’interposant.

    Mardi 22 mars 2016, Gustavo, marié et père de deux enfants est tiré de son lit par la police. Tentative d’enlèvement et homicide volontaire sont les charges retenues contre lui. Suit une lente descente aux enfers pour Gustavo et sa famille. La violence de la garde à vue, la presse, les réseaux sociaux, c’est tout en processus que décortique Mathieu Menegaux dans ce livre.

    Le premier mot qui me vient à l’esprit à la lecture de ce roman traitant de justice, c’est « injustice ». Injustice pour Claire d’abord qui se retrouve orpheline. « Rien qu’une petite fille qui se dira toute sa vie que son père est mort par sa faute. Pas pour elle. Non, par sa faute, parce qu’elle n’a pas su échapper toute seule à la poigne de l’homme à la veste en jeans.. » Dans cette unique phrase, Mathieu Meneaux pose les jalons de la démonstration qui va suivre : la culpabilité qui va faire écho à un besoin primaire et « humain » de retrouver UN coupable.

    Injustice pour Gustavo ensuite, mais pas uniquement. Trois années sont passées avant qu’une équipe de flics zélés viennent l’arrêter. Quels sont les faits : une voiture identique à celle que possédait le chauffard. Autre chose ? Non, pas vraiment, si ce n’est la réparation de celle-ci suite à un banal accrochage. Commission rogatoire, fouille du domicile, début de la descente aux enfers : les insultes, les humiliations, une vie entière jetée en pâture aux loups que je vous laisse découvrir.

    Troisième roman de Mathieu Menegaux qui se pose véritablement en témoin de la nature humaine et de la société dans laquelle il vit. Passion pour le thème de la justice.

    Et pourtant, je trouve ce roman bien différent, car il propose une lecture complète des émotions et questionnements de tous les personnages par le prisme du lecteur. Vous êtes tour à tour Claire, Gustavo, Sophie, la lieutenant Broussy, Defils, il vous met dans leurs peaux, au sens littéral du terme.

    Son écriture a la faculté d’apporter une progression significative dans les réflexions des personnages, donc dans l’esprit du lecteur. De le forcer à analyser les faits, les preuves matérielles, mais aussi les émotions qui faussent bien souvent son jugement.

    Pour moi, les intentions de l’auteur étaient claires dès le début : je vais vous montrer comment on fait d’un innocent un coupable, comment le rouleau compresseur judiciaire va se mettre en marche, comment la justice médiatique va rajouter son grain de sel et quels effets cela aura sur les personnages centraux de mon roman. La démarche est factuelle, mais aussi psychologique : le rouleau compresseur judiciaire engendre une déferlante mentale, jusqu’à s’envisager coupable d’un crime qu’on n’a en réalité pas commis. C’est fort, c’est puissant d’arriver à douter de soi-même, encore plus de le démontrer.

    Je voudrais surtout revenir sur le titre « Est-ce AINSI que les hommes jugent ? » Il s’agit bien d’une question ouverte, posée à chaque lecteur qui impose une réponse précise, l’obligeant à se regarder dans une glace. Comment est-ce que je juge Moi ? En fonction de quoi ? Sur quelles bases ? Quelle place a mon vécu dans ce jugement ? Dans quel camp suis-je : dans celui qui applique la maxime « il n’y a pas de fumée sans feu ? » Ou celui de la présomption d’innocence avant tout ?

    Les hommes jugent de votre façon de vivre, de votre vie sexuelle, de l’importance que vous accordez à votre boulot, de l’équilibre famille/travail, de la consultation de sites pour adultes sur vos smartphones, de la façon dont vous élevez vos gosses, de ce que vous mettez comme vêtements, de vos loisirs, si vous êtes croyants ou pas. Les hommes jugent de tout, et en une seconde, l’opinion est faite et l’avis tranché. La présomption d’innocence n’existe plus dans notre monde. Aussitôt arrêté, aussi balancé aux infos, balancé sur les réseaux sociaux, balancé de sa vie. Pire encore, comme c’est le cas ici, quand une arrestation est le résultat d’une promesse donnée.

    Tout l’intérêt du livre réside dans cette promptitude à juger, mais aussi à mettre en abîme le ridicule de certaines situations pourtant bien réelles : réclamer un emploi du temps précis sur une seule journée vécue 3 ans plus tôt, se justifier d’actes banals effectués dans la vie courante, reconnaître avec certitude le visage de son agresseur 3 ans plus tard… Ça ferait presque sourire si ce n’était dramatique et le reflet d’une réalité trop souvent vécut.

    Ne vous méprenez pas ! Mathieu Menegaux ne prend pas parti pour le coupable contre la victime comme cela lui avait été reproché dans » Je me suis tue ». Il livre des faits, un cheminement mental et vous en faites bien ce que vous voulez. Vous pouvez décider du camp dans lequel vous jouez. Ce qu’il vous enjoint à faire c’est à sortir les émotions du débat et à analyser les faits.

    Je termine en évoquant la cabale judiciaire médiatique. Non content de faire dans le sensationnalisme, les chaînes de télé qui s’adonnent à ce petit jeu nous rajoute le doux poème de l’info en boucle. Et histoire que notre cerveau entende bien le message, elles font défiler en bas de votre écran les principaux titres que vous avez ratés quand elles sont passées au sujet suivant. Concrètement, sur le cerveau, ce type d’action à quel effet ? Celui de marteler, constamment, une information jusqu’à ce qu’elle finisse par rentrer suffisamment dans le crâne pour qu’on la croie vraie. Avec un peu de chance, on vous rajoute la bonne tête d’un gars au saut du lit, bien déchiré parce qu’il s’est couché tard la veille ou a un eu picolé et vous l’avez, votre coupable tout désigné.

    En toute chose, il faut raison garder. C’est un peu ce que je retiendrai de cette démonstration. Et vous ?

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