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Jackie Brown

Jackie Brown (1997)

Plutôt que de sortir les gros calibres, les personnages de "Jackie Brown" sont du genre à digresser autour du motif d’un sac de supermarché. Énième marque du génie de Tarantino, aussi à l’aise qu’un Kevin Smith ("Clerks : les employés modèles", 1994) pour célébrer le verbe et le trivial, ses armes fatales.

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Vous trouviez le duo de tueurs à gages formé par Vincent et Jules dans "Pulp Fiction" un peu trop long à la détente ? Vous resterez d’autant plus sur votre faim cette fois dans "Jackie Brown", avec sa bande de truands totalement à la ramasse, lestée par la marijuana et la télévision, à commencer par la surfeuse Melanie Ralston (Bridget Fonda) et l’ex taulard Louis Gara (Robert de Niro).

Mais ne boudez pas votre plaisir car "Jackie Brown" se déguste et se savoure précisément selon ce rythme atonal et nonchalant. Ici, donc et comme presque toujours chez Tarantino, on ne flingue pas mais on bavarde. En lieu et place du Miami du roman d’Elmore Leonard (« Punch Creole  »), dont est tiré le film, le metteur en scène choisit la South Bay, ces fameuses banlieues de L.A. de pacotille qui rivalisent de béton et de plastique. En découle une sorte de huis-clos claquemuré entre des appart sans âme, la cafétéria ou encore le magasin de vêtements d’un centre commercial.

L’on y suit des personnages tous plus losers les uns que les autres (sauf que… Tarantino maîtrise son art et garde en la matière toujours une longueur d’avance sur le spectateur), le tout au gré d’une sorte de théâtre se passant délibérément de tout effet spectaculaire pour s’en tenir à une morale étonnante et tout en amplitude.

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Reste que le soin et le temps méticuleux que prend Tarantino à illustrer ses personnages jusqu’à plus soif n’est pas là pour rien. Par ce biais, le réalisateur place dans un premier temps le spectateur à l’avant de sa voiture, pour mieux le mettre aux premières loges et lui laisser le temps de s’imprégner de toutes leurs facettes. Puis en deuxième partie, le récit propulse ces mêmes personnages qu’il a longuement caractérisés ça et là, installant cette fois le spectateur à l’arrière de la voiture.

On a alors vu tout le brio de Tarantino s’agissant de représenter la flânerie narrative de l’écrivain Elmore Leonard, son mélange de dialogues barrés, d’humour, de violence et de cool. Ne reste dès lors à l’histoire plus qu’à prendre à son tour un tournant décisif pour emmener tout ce petit monde en ballade, ce que le cinéaste réussit avec brio, entre girl et black power.

Mention spéciale pour Pam Grier et Robert Forster, les deux vétérans auxquels Tarantino a l’intelligence de faire appel. Aussi, soulignons la bande originale comme toujours très pointue chez l’Américain, de Randy Crawford à Bobby Womack.

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