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Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

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11 #AvisPolar
4 enquêteurs
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Résumé :

L’homme qui nettoie rôde autour de nous.
Parmi nos déchets, il cherche des indices sur nos vies.
En particulier sur celles des femmes seules.
Une femme lui a fait beaucoup de mal enfant : sa mère.

La chasseuse de mouches, elle,
tente de sauver les femmes en péril.
Et elles sont nombreuses...
Surtout quand l’homme qui nettoie
rôde autour d’elles.

Source : Editions Calmann Levy

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Vos #AvisPolar

  • Isabelle MAURETTE 1er décembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Audiolib 7h43 – Lu par : Benjamin Jungers

    Quatre personnages se partagent la tache de mettre mal à l’aise : l’Homme qui nettoyait ; la Chasseuse de “mouches” ; la Jeune fille à la mèche violette et Micky !

    Des destins sinistres qui se côtoient et s’entrecroisent au bord du lac de Côme avec des changements d’époque dans les récits à moins que ça ne soit que des souvenirs mais c’est quelque chose qui est difficile à savoir explicitement sans support visuel et revenir en arrière en audio à un moment précis c’est mission quasi impossible !

    Cruauté, souffrance, culpabilité et fantasmes rendent très glauque cette histoire qui donne l’impression de nager en eau trouble ! C’était ma première “lecture” de Carrisi et je pense que l’audio n’était pas le support le plus adapté pour une histoire aussi complexe et réellement intense !

    Benjamin Jungers a réussi à donner une personnalité propre à chaque personnage, qu’il ne me semble pas avoir confondus malgré l’embrouillamini des intrigues ! Mieux, je les visualisais quand ils s’exprimaient ! Comme avec les feuilletons radiophoniques !

    Le dénouement a été une sacrée surprise même si quelques indices le suggéraient ! J’ai beaucoup aimé au final même s’il m’a fallu pas mal de jours pour réussir à faire une pseudo critique qui pourrait donner la mesure de la difficulté que j’ai eu à sortir des affres cômoises !

    #Jesuislabysse #NetGalleyFrance

  • Les Vies Denses 27 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Donato Carrisi fait partie des auteurs que j’adore depuis son 1er thriller et je trouve qu’il monte en puissance à chaque nouveau livre. "Intense" dit le bandeau sur la couverture et c’est peu de le dire. J’ai dévoré ce livre en apnée, tellement l’histoire de ces 3 personnages, jamais nommés autrement que ’l’homme qui nettoie’, ’la chasseuse de mouches’ et ’la jeune fille à la mèche violette’ m’a désarçonnée. Le 1er chapitre a été très difficile à lire tellement la scène est glaçante de perversité, l’histoire est prenante, intense, parfois dérangeante et totalement effrayante. Et la ligne entre le bien et le mal est si ténue que ça en devient terrifiant. Je ne vous dévoile rien mais je vous conseille vivement de découvrir un des meilleurs thrillers de l’auteur.

  • valmyvoyou lit 26 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Faites bien attention à ce que vous jetez dans vos poubelles. Si vous le pouvez, brûlez vos déchets, avant que l’homme qui nettoie fasse sa tournée. En analysant votre container, il peut tout savoir sur vous et utiliser ses découvertes pour vous piéger. Il s’intéresse, particulièrement, aux femmes seules.

    La chasseuse de mouches tente d’aider les femmes martyrisées à fuir leurs bourreaux. Elle fait preuve de discrétion, non seulement, pour protéger les victimes, mais aussi parce qu’on la reconnaît. Cela commence toujours par ces mots : « Vous êtes… ». Elle se charge de compléter la phrase.

    La jeune fille à la mèche violette veut quitter ce monde qui la menace. Piégée, elle ne peut plus se débattre, elle se noie dans la peur. Une seule issue semble envisageable. Mais un homme contre cette possibilité.

    Une boucle se forme alors entre ces trois personnages.

    Le premier chapitre relate un évènement du passé. Cette première scène m’a traumatisée. Elle est glaçante de perversité. Avec elle, nous comprenons que l’auteur a décidé de nous entraîner dans les abysses du mal. Extrêmement dérangeante, elle paraît constituer les prémices de l’histoire. Elle semble être à l’origine de la quête de l’homme qui nettoie.

    Les personnages principaux sont nommés par une caractéristique de leur existence. Leurs noms ne sont pas indiqués, contrairement à leur aspect physique. Leur passé est caché, il se distingue dans des détails, dévoilés avec parcimonie, nous percevons qu’il est marqué par des drames. Au fil des révélations, mon cerveau s’enflammait, il essayait de relier les éléments entre eux. Pourtant, lorsque toutes les pièces ont été imbriquées, j’ai pris le temps de dessiner le schéma dans ma tête, tant j’ai été époustouflée par la toile tissée par Donato Carisi.

    Je n’avais jamais lu cet auteur et j’ai profité que ce livre soit un one-shot pour le découvrir. Il est difficile d’écrire une chronique, car chaque mot peut trahir les secrets. En effet, dans ce thriller absolument oppressant, chaque détail compte. Il est anxiogène et déstabilisant. Il nous malmène avec le récit d’actes cruels, il nous perturbe, car des sentiments surprenants naissent en nous, la boussole de notre empathie semble déréglée. Le mélange d’angoisse créée par le suspense et les saignements de notre cœur, provoqués par des agissements ignobles et contre-nature, m’a ébranlée. J’ai ressenti un fort malaise et j’ai été bouleversée. Cette émotion a été renforcée par la note de l’auteur, qui conclut l’intrigue.

    J’ai eu un énorme coup de cœur pour Je suis l’abysse.

  • Loudiebouhlis 19 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Ça fait plusieurs jours maintenant que j’ai refermé le dernier roman de Donati Carrisi que j’ai eu la chance de recevoir lors de la dernière masse critique de @babelio.

    Et je dois dire que mon avis est toujours aussi flou. Je crois que j’ai aimé mais pas autant que les précédents thrillers de l’auteur.

    Avec "Je suis l’abysse" on entre dans l’univers très sombre de notre personnage principal, l’homme qui nettoyait. On n’apprendra son prénom que très tard dans le roman et peut-être est-ce une façon de le dépersonnaliser.

    Car ce thriller est troublant, perturbant même. J’ai clôturé ma lecture avec une pointe de déception car pour une fois dans un thriller, j’avais envie que le méchant s’en tire. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai développé une forme d’empathie pour ce personnage si malmené par la vie.

    C’est une sensation déstabilisant quand on lit un thriller. Je ne sais qu’en penser. Je me suis fait happer par ce roman car ma vraiment triturée les méninges.

    Une thriller plus que déstabilisant.

  • mouffette_masquee 17 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Résumé : Au lac de Côme, une adolescente à la mèche violette échappe de peu à la noyade, sauvée par un héros anonyme. Mais ce n’était pas un accident.
    L’homme qui nettoie est éboueur, et il n’aspire qu’à l’invisibilité. Il aime également les femmes blondes. Enfin, pour être précis, il les préfère mortes.
    La chasseuse de mouche défend les victimes de violences conjugales, mais dans l’ombre. Car c’est "la mère", et les gens la fuient.
    Trois vies qui se croisent, trois solitudes liées par le destin. Le mal et le bien se poursuivent l’un l’autre...

    Mon avis : Est-ce que c’est le dernier bébé de mon auteur préféré ? oui. Est-ce que je suis objective ? peut-être pas. Mais waaaahouuu ! J’ai adoré !
    Les premières pages font froid dans le dos : un enfant manque de se noyer dans l’eau putride d’une piscine à l’abandon, sous la houlette de sa mère, qui l’a poussé à s’y baigner. Dès le départ, s’installe une tension émotionnelle insoutenable, qui nous conduit dans les recoins les plus sombres de l’âme humaine.
    Les différents personnages sont extrêmement profonds, ambigus, plains de nuances. Aucun n’a eu une existence facile et rose, mais chacun va être marqué par les événements qu’il a vécu de manière différente.
    J’ai beaucoup aimé l’Homme qui nettoie, qui m’a beaucoup touchée. J’ai eu envie de le serrer dans mes bras quand, enfant, personne n’a su lui donner l’amour qu’il méritait.
    Le lac de Côme, paysage accueillant notre intrigue, est comme un personnage à part entière, vivant, affamé, et sombre, comme l’antichambre des Enfers.
    Comme tout bon thriller qui se respecte, les révélations sont folles, inattendues, et la fin est grandiose. Mais difficile d’en dire beaucoup sans spoiler, je ne vous conseille qu’une seule chose : lisez-le vite !

  • Journal de Bord d’une Lectrice 15 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    « Je suis l’abysse » par Donato Carrisi

    Un thriller intense et prenant.

    Aucun prénom pour les personnages principaux qui seront : l’homme qui nettoie, la chasseuse de mouches et la jeune fille à la mèche violette. Trois vies qui vont se croiser sous nos yeux et nous plonger dans la violence et l’angoisse.

    Un roman qui raconte les blessures du passé à travers les horreurs du présent.

    Une écriture addictive, profonde, sombre et un suspens haletant. C’est une grande réussite qui nous coupe le souffle.

    A lire !

  • Les_lecturesdeflo 14 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Découvert en début d’année avec La maison des voix, je suis de nouveau tombée sous le charme de la plume de Donato Carrisi.
    Nous sommes ici dans un tout autre registre, mais l’auteur y est tout aussi habile pour happer son lecteur en posant une ambiance angoissante et mystérieuse.

    Les personnages sont forts, charismatiques, dérangés mais terriblement attachants.
    Ils sont « L’homme qui nettoie » et « La chasseuse de mouches ».
    Nous n’en saurons pas davantage sur leur identité, jusqu’à ce que notre esprit emboite les indices que l’auteur sème méticuleusement tout le long de cette histoire terriblement dérangeante et intense.

    Certes, c’est glauque, noir et malsain, pourtant j’ai eu de l’empathie pour tous les personnages. Ils sont tourmentés. Tous. Et pas qu’un peu. J’ai aimé plonger dans la psyché compliquée et ambivalente de L’homme qui nettoie. J’ai aimé La chasseuse de mouches, déterminée à sauver et à aider les femmes maltraitées, dans le but de se pardonner un acte dont elle se sent responsable.

    « Les histoires ne sont jamais linéaires, se répétait-elle en pensant à la sienne. Ce sont des labyrinthes et, parfois, on trouve des portes fermées, qui ouvrent sur des réalités parallèles ou d’autres histoires secrètes. »

    Au delà de l’histoire, il y a un vrai sujet de fond dans ce récit. L’acceptation de soi, de nos proches et la répercussion de leurs actes sur notre existence. Qu’advient-il lorsqu’on a la malchance de croiser un monstre insoupçonnable ?

    Un thriller maitrisé à la perfection et qui fait froid dans le dos.
    Je ne peux que vous encourager à plonger dans l’abysse, mais attention, vous n’en sortirez pas indemne.

    Quant à moi, je vais sortir Le chuchoteur de ma Pile A Lire.

  • valmyvoyou lit 11 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Faites bien attention à ce que vous jetez dans vos poubelles. Si vous le pouvez, brûlez vos déchets, avant que l’homme qui nettoie fasse sa tournée. En analysant votre container, il peut tout savoir sur vous et utiliser ses découvertes pour vous piéger. Il s’intéresse, particulièrement, aux femmes seules.

    La chasseuse de mouches tente d’aider les femmes martyrisées à fuir leurs bourreaux. Elle fait preuve de discrétion, non seulement, pour protéger les victimes, mais aussi parce qu’on la reconnaît. Cela commence toujours par ces mots : « Vous êtes… ». Elle se charge de compléter la phrase.

    La jeune fille à la mèche violette veut quitter ce monde qui la menace. Piégée, elle ne peut plus se débattre, elle se noie dans la peur. Une seule issue semble envisageable. Mais un homme contre cette possibilité.

    Une boucle se forme alors entre ces trois personnages.

    Le premier chapitre relate un évènement du passé. Cette première scène m’a traumatisée. Elle est glaçante de perversité. Avec elle, nous comprenons que l’auteur a décidé de nous entraîner dans les abysses du mal. Extrêmement dérangeante, elle paraît constituer les prémices de l’histoire. Elle semble être à l’origine de la quête de l’homme qui nettoie.

    Les personnages principaux sont nommés par une caractéristique de leur existence. Leurs noms ne sont pas indiqués, contrairement à leur aspect physique. Leur passé est caché, il se distingue dans des détails, dévoilés avec parcimonie, nous percevons qu’il est marqué par des drames. Au fil des révélations, mon cerveau s’enflammait, il essayait de relier les éléments entre eux. Pourtant, lorsque toutes les pièces ont été imbriquées, j’ai pris le temps de dessiner le schéma dans ma tête, tant j’ai été époustouflée par la toile tissée par Donato Carrisi.

    Je n’avais jamais lu cet auteur et j’ai profité que ce livre soit un one-shot pour le découvrir. Il est difficile d’écrire une chronique, car chaque mot peut trahir les secrets. En effet, dans ce thriller absolument oppressant, chaque détail compte. Il est anxiogène et déstabilisant. Il nous malmène avec le récit d’actes cruels, il nous perturbe, car des sentiments surprenants naissent en nous, la boussole de notre empathie semble déréglée. Le mélange d’angoisse créée par le suspense et les saignements de notre cœur, provoqués par des agissements ignobles et contre-nature, m’a ébranlée. J’ai ressenti un fort malaise et j’ai été bouleversée. Cette émotion a été renforcée par la note de l’auteur, qui conclut l’intrigue.

    J’ai eu un énorme coup de cœur pour Je suis l’abysse.

  • angelita 3 novembre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Je suis l’abysse de Donato Carrisi, présentation

    Juin 2006, il a cinq ans, sa mère lui a promis une balade, d’aller se baigner. Il est heureux car il ne sait jamais comment agir avec elle.

    Il ne comprend pas quand ils se retrouvent dans un hôtel fermé avec une piscine où on n’a pas envie de se baigner. Mais il brave ses peurs et va essayer de nager. Mais ses brassards se dégonflent et il voit sa mère partir. Près de se noyer, il trouvera le courage et la force de s’en sortir.

    Avis Je suis l’abysse de Donato Carrisi

    Le dernier Donato Carrisi est paru, le dernier Donato Carrisi est lu. Et j’en ai profité pendant le week-end de la Toussaint. Une journée, soit quelques heures pour lire ce roman qui me réconcilie avec l’auteur. En effet, l’avant-dernier n’avait pas remporté mon entière adhésion. Mais là, cela a été franchement saisissant, j’ai été entièrement baladée par les profils des personnages, dont un, et surtout les histoires car il n’y a pas qu’une histoire dans ce roman, même si une la domine.

    C’est l’histoire d’un petit garçon qui a connu les pires sévices. Il a toujours voulu que sa mère l’aime. Mais il ne connait pas son histoire. Seul Micky lui a promis de lui révéler. Une fois adulte, cet homme est devenu invisible. Personne ne le connait, il vit seul, n’a pas d’amis. Il travaille comme éboueur et les déchets laissés par les autres vont devenir ses trésors car il doit trouver, à chaque fois, l’élue pour Micky. Tout change lorsqu’il va sauver une jeune fille de la noyade. Jeune fille qui a tenté de se suicider. Il va se retrouver dans une situation qu’il ne connait pas. Des sentiments, sur lesquels il ne sait pas mettre de noms, vont surgir.

    De l’autre côté, il y a cette femme. Après un drame, il y a cinq ans, elle a décidé de sauver les femmes qui subissent les violences de leurs conjoints. Un bocal de cornichons trouvé dans le rayon des surgelés est le code. Mais ce n’est pas facile de sauver ces femmes, ce n’est pas facile de leur faire comprendre qu’elles peuvent avoir mieux. D’ailleurs, cette femme n’a pas d’empathie envers ces victimes.

    Ensuite, c’est cette jeune fille de 13 ans, issue d’une famille riche, qui a tenté de se suicider, la seule façon qu’elle ait trouvé d’affronter le harcèlement dont elle est victime.

    Il suffira d’un bras de femme découvert dans le lac de Côme et aussi d’un ongle rouge pour que cette femme enquête. Il suffira qu’une jeune fille pense avoir un ange gardien pour affronter le mal qu’elle subit.

    Tous les trois connaissent donc le malheur et les violences. L’un n’a rien connu d’autre, donc il ne sait pas que l’on peut tenter de s’en sortir. Seule une femme aurait pu l’aider mais la vie a fait qu’elle s’est mariée, qu’elle a changé de région et qu’elle l’a plus ou moins abandonné.

    Un roman profond, noir, qui plonge dans l’âme humaine, dans ses actes subis ou qui se déroulent sur le moment. Comment pardonner quand on est une mère, un père ? Donato Carrisi démontre que, malgré cet amour, le père et la mère sont conscients de ce qu’a pu faire subir un enfant. Donato Carrisi distille ses indices petit à petit, surtout lorsqu’il date certains de ces chapitres qui sont consacrés à cet enfant, à sa mère et l’assistante sociale. Il va à l’essentiel, il ne s’embarrasse pas de fioritures. Une critique de ces familles riches qui laissent leurs enfants, qui souffrent, sur le côté. Il ne faut pas faire de vagues. Il faut donner la même image au monde. Et un parallèle entre les déchets organiques et les déchets humains. L’un et l’autre peuvent être recyclés et avoir une seconde chance.

    Les secrets, la vie des personnages principaux sont révélés en fin de roman. Et il faut suivre, car sans donner de prénom à ses personnages, Donato Carrisi laisse planer le doute. Ces révélations arrivent sans que le lecteur s’y attende. D’ailleurs, tout le long du roman, il s’interroge pour cet homme et pour cette femme. Quels sont leurs secrets ? Qu’ont-ils vécu qui a pu changer leur vie de cette façon ? Saisissant, intense, une plongée dans un noir profond, aux remous qui peuvent tuer.

    Ce roman est inspiré de faits réels.

  • Aude Lagandré 22 octobre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Je suis l’homme qui nettoyait. Je n’ai pas de définition de moi-même. Je suis transparent. Je suis invisible.

    Je suis la chasseuse de mouches. J’aide les femmes en difficulté. J’ai moi-même vécu un drame.

    Je suis la jeune fille à la mèche violette. Je me suis laissé embarquer dans une histoire qui me dépasse et que je n’arrive plus à arrêter.

    Je suis la porte verte. Je cache de lourds secrets et une identité malsaine.

    Je suis une séquence numérique tatouée sur la peau et je sers en dernier recours.

    Je suis un bocal de cornichons posé dans le rayon surgelé d’un supermarché, mais je suis à ma place.

    Je suis une « irrésistible force inconnue », on m’utilise quand on ne trouve pas d’expression plus adéquate.

    Je suis le lac de Côme, magnifique région d’Italie. C’est dans mes eaux que l’action se déroule.

    Je suis l’abysse.

    « Je suis l’abysse ». Énigmatique. Insaisissable. Opaque.

    Ce roman donne une voix à des personnages uniques que l’auteur a eu l’idée de ne pas précisément nommer. Ce choix, associé à un style narratif propre à chaque personnage fait littéralement exploser le caractère angoissant de cette ambiance malsaine, omniprésente dans tout le récit, tout en gardant cette intense part de mystère qui accroche le lecteur dès les premières pages. Ainsi, l’homme qui nettoyait, « l’ombre » principale du roman, se raconte par petites touches, savamment placées sur l’échiquier de l’intrigue. « Il était né par erreur et il avait été jeté comme un déchet. » Lorsque l’on est traité comme un déchet, il est presque naturel de s’occuper des déchets des autres. « Les poubelles d’une personne racontent sa véritable histoire. Car à la différence des gens, les poubelles ne mentent pas. » D’autres « spectres » et leurs histoires viennent peu à peu effleurer la vie de l’homme qui nettoyait. Ainsi, la chasseuse de mouches, la jeune fille à la mèche violette semblent se raconter sans que le lecteur ait la sensation qu’elles vont lentement pénétrer dans l’existence de l’homme qui nettoyait. En passant, des tranches de vie de l’enfance sont jetées là pour mettre le lecteur dans la confidence. Tout ce petit microcosme qui gravite autour du lac de Côme livre sa valse de souvenirs, d’évènements qui peuvent paraître anodins : un ongle rouge cassé, un bocal de cornichon, une porte verte. Mais attention : « À cause des courants, le lac avale tout et il est rare qu’il rende quoi que ce soit. Et quand il le fait, c’est pour envoyer un message. » Et pourtant, par la construction d’une savante maïeutique, érigée autour de ses personnages, l’auteur parvient à ne jamais perdre son lecteur, tout en maintenant une ambiance angoissante, et très oppressante par moments. Il se paie même le luxe de nous faire sourire par l’insertion de scènes totalement décalées.

    Dans « Je suis l’abysse », impossible de savoir à qui se fier… Le roman est axé sur l’ambivalence des personnages, leur part d’humanité, mais aussi leurs côtés sombres. « La programmation » naturelle au bien ou au mal, les compromis faits ou non avec soi-même, l’inclinaison à l’humanité ou au contraire à la cruauté sont les thématiques phares du roman. Il est question aussi de violences faites aux femmes, de l’utilisation de phrases choc pour exprimer un point de vue qui n’a rien de confus, bien au contraire « Le pire bourreau n’est pas celui qui frappe tous les jours, mais celui qui t’apporte des fleurs le lendemain. », mais aussi de violences faites aux enfants « Toutefois, ce qu’il aimait plus que tout était respirer. Il inspira et expira à pleins poumons. Un des petits plaisirs de la vie, auquel la plupart des gens accordaient peu d’attention. L’homme qui nettoyait, lui, avait appris à l’apprécier à cinq ans, alors qu’une piscine putride tentait de l’engloutir. » Un autre sujet éclate à la fin, plus intime, que je garde volontairement confidentiel. Il saura incontestablement bouleverser vos cœurs de mères tant l’auteur exprime au plus juste le pressentiment, la lucidité et l’instinct.

    Tout le roman est basé sur l’ambivalence de l’être humain. Ce qui nous construit, ce qui nous déconstruit. Ce qui nous blesse, ce qui nous guérit. Ceux qui nous mettent à terre, ceux qui aident à nous relever. Chacun trouve ici-bas son utilité, sa raison d’être. « L’Homme qui nettoyait avait cherché sa propre valeur pendant des années. Finalement, il l’avait trouvée là où personne n’avait le courage de regarder. Au fond de l’abysse, il avait découvert que même utiliser quelqu’un comme lui pouvait avoir une utilité. » De temps en temps, un prénom s’égare, ici ou là, et Donato Carrisi autorise alors l’ouverture de quelques portes, permet de faire des rapprochements, d’éclairer son roman, de boucler une boucle laissée savamment ouverte. Jusqu’à la toute fin, qui serre les tripes et fend le cœur.

    Je suis humaine, avec mes forces et mes faiblesses, ma part d’ombre et ma part de lumière, ma fureur et mon silence, mes contradictions, mes émotions. Je crois connaître ceux qui m’entourent, mais suis-je si sûre de moi ? Et vous ? Êtes-vous l’abysse ?

  • kris_k 21 octobre 2021
    Je suis l’Abysse - Donato Carrisi

    Donato Carrisi est un auteur que j’apprécie énormément.
    J’ai déjà eu l’occasion de lire certains de ces livres que j’ai beaucoup aimés.
    C’est donc en connaissant l’auteur que j’ai commencé cette histoire, que j’avais très envie de découvrir, d’ailleurs le titre ainsi que la première de couverture avait tout pour me plaire !

    Dans cette histoire on retrouve 3 personnages, l’enfant, l’homme qui nettoie, la chasseuse de mouche ainsi que la fille à la mèche violette. Qui sont-ils ? Que leur arrive-t ’il ? Pourquoi ces surnoms ? Pour le savoir, il vous faudra lire le livre !

    Dès les premières pages, j’ai ressenti une certaine angoisse, ici on retrouve une histoire assez noire qui au fil des pages s’intensifie, pour finalement laisser une fin déroutante.
    J’ai vraiment été bluffé par cette fin, qui au fil des pages se construit, mais où je n’ai rien vu venir, j’aurai pu et peut-être que certains lecteurs plus futés devineront, mais voilà ce ne fût pas mon cas !
    Les personnages aussi m’ont beaucoup touché, l’auteur construit son histoire de sorte qu’on vie presque aux côtés d’eux et il est évident que je ne suis pas restée insensible !

    En conclusion, un livre psychologiquement sombre et très réussi pour ma part, dont le sujet principal est la maltraitance infantile et ces conséquences.

    Si vous aimez le genre, n’hésitez pas à lire ce livre, je ne peux que vous le conseiller !

    Merci à #calmannlevy et #NetGalleyFrance de m’avoir permis de lire #JesuislAbysse.

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