L’Appel du néant - Maxime Chattam

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Résumé :

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l’affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Vos avis

  • Estelle MAZE 1er février 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Je suis une fan inconditionnelle de cet auteur et j’adore sa façon d’écrire.

  • Dark Templar 24 février 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Je suis un grand fan de Chattam de la première heure mais je n’ai vraiment pas aimé celui là ... Du coup j’ai découvert un autre auteur que j’apprécie beaucoup : Donato Carrisi.

  • nathalie gonnachon 16 juillet 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ce livre est vraiment un coup de coeur, il termine la trilogie qui se compose de la conjuration primitive et la patience du diable, c’est les premiers romans que je lis de cet auteur et c’est une belle découverte.

    Il y a deux parties dans ce livre une enquête évidemment sur un tueur qu’on appelleras le tueur du rail, ce qui est différent c’est qu’un autre membre se joins a la fine équipe Marc TALLEC, un membre éminemment de la DGSI qui donne encore plus de suspens au récit.
    La deuxième partie parle du terrorisme et d’un personnage qu’on appelle Djinn, j’ai beaucoup aimer, comment il en parles, sur le thème de la tolérance, et surtout ne pas mettre tout le monde dans le même panier, et aussi de ne pas se fier aux apparences, la fin est dingue.

  • claudiogum 20 août 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ce n’est pas le meilleur de Chattam, trop de longueurs sur la cause térroriste, cela casse la dynamique de l’histoire, dommage.

  • Sangpages 22 octobre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Le grand retour de Ludivine Vancker. Je l’attendais, beaucoup, passionnément !
    J’avais adoré "La conjuration primitive" et "La patience du diable". Malheureusement pas de chronique à vous proposer...Mon blog n’était pas encore actif ☹️
    Une histoire qui commence par des flashs- forward (Ca le fait hein ? au lieu des flash-back ? ) puisqu’on retrouve Ludivine en sale posture alors qu’elle enquête sur un tueur qui a une vague passion pour les serflexs. Des passages de captivité saisissants voir percutants qui nous font trembler pour elle et bien sûr nous demander si elle va s’en sortir sachant que Chattam est capable de tout...Même de tuer ses héros...Et c’est d’ailleurs une des choses que j’apprécie particulièrement chez lui !
    On retrouve avec plaisir son style, son écriture, ses réflexions savamment placées. Des phrases qu’on relit juste pour le plaisir, pour leur justesse ou par ce qu’elles font résonner en toi...
    Puis l’histoire bascule très vite dans un registre qui, je l’avoue, n’est pas du tout ma tasse de thé...Le terrorisme avec un grand T.
    La fiction relative aux tueurs en série ou tout autre psychopathe reste de la fiction (même si, je vous le concède, c’est pas folichon non plus et que cela dépasse bien souvent cette même fiction.) C’est juste que quelque part je peux comprendre...J’arrive à absorber...Là ça me dépasse...Et, je l’avoue, c’est un sujet que je préfère fuir. En tout cas dans mes lectures. D’autant plus quand il est autant développé.
    Mais bon ! Il faut le dire, même si j’ai trouvé difficile, le sujet est admirablement bien traité. Le fonctionnement d’une cellule terroriste, pas à pas. Etape après étape. Sans tomber dans les clichés. Des détails à faire frémir. Hyper bien documenté...Très réaliste...Trop réaliste !
    Dans son genre, c’est brillant, y a pas de doute !
    Les personnages sont fabuleusement décrits. Psychologiquement bien développés et de ce côté-là c’est jubilatoire !
    Je ne comprends toujours pas le terrorisme et reste à préférer faire l’autruche...Juste parce que c’est trop moche...
    "L’appel du néant" ravira les adeptes du sujet, c’est certain !
    Une seule chose est à espérer...Qu’aucun d’entre eux ne le lise...Histoire que cela ne leur donne pas plus d’idées encore....

  • cathy13600 26 octobre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ma vie de lectrice est faite de bons et de mauvais moments. Ce chemin littéraire qui a pris naissance durant mon enfance m’a permis et me permet encore de m’évader, d’étancher ma soif de connaissances, mais surtout il est et sera continuellement le garant de découvertes, de joies, de frustrations se transformant en souvenirs plus ou moins heureux. Comme vous tous, quelques livres sont passés fugacement entre mes mains, d’autres sont tombés rapidement dans l’oubli alors que certains ont, à l’inverse, marqué mon existence au point de rester gravés à jamais dans ma mémoire. Au sommet de ceux-là, se trouvent « Je vous demande le droit de mourir » de Vincent Humbert et « Patients » de Grand Corps Malade. Etant exigeante quant à la qualité, l’intérêt de mes lectures, je dois admettre que peu d’entre elles ont ou auront le privilège de les rejoindre. Pourtant, à l’instant où j’écris ces lignes, « la conjuration primitive » ainsi que « L’appel du Néant » viennent d’y être ajoutés. Mr Chattam : Vous venez par ces deux écrits, de rentrer dans mon panthéon d’auteurs.
    Passionnées de thrillers, ma chère amie Nathalie et moi-même étions intriguées par ce dernier roman depuis sa publication en novembre 2017. Pour être honnête, il est la raison première pour laquelle nous sommes parties à la rencontre de cet écrivain. Faisant preuve de méthodologie, nous décidions de commencer par les deux premiers tomes de cette extraordinaire série sur la Section de Recherches de Paris avant de se lancer avec curiosité et avidité dans celui-là.
    Dès le premier chapitre, j’ai su que des heures de plaisir se profilaient. Je renouais d’emblée avec la terreur, l’ambiance froide de ces prédécesseurs. Ma patience allait être récompensée.
    Venant de le finir, je vous dirai que j’en ressors conquise. Je suis scotchée par cet opus indéniablement complet et instructif. En trois mots : Il est GENIAL.
    Ce troisième volet a été, pour moi, novice dans le « Chattamisme » l’occasion de me rendre compte de l’audace de l’auteur. Maitrisant à merveille les rouages du thriller, ce dernier, en traitant d’un sujet non habituel, sensible n’hésite pas à sortir de sa zone de prédilection pour nous offrir une intrigue plus axée sur le documentaire. Chapeau bas ! Il fallait oser dans le contexte actuel. C’est une vraie réussite.
    Cette enquête commence pourtant sans surprise puisque Ludivine et ses collègues sont appelés sur une scène de crime, certes glauque, mais apparemment familière : Un cadavre assez amoché est retrouvé sur une voie ferrée de la ligne RER D pas loin d’Evry. A quelques mètres de lui, de la drogue et des sachets douteux. Suicide ? Accident ? Règlement de compte ? Meurtre isolé ? Après une brève mais subtile étude des éléments recueillis sur place, par expérience et par instinct, notre héroïne s’oriente rapidement vers l’oeuvre d’un tueur en série. Pourquoi, alors, est-elle contrainte, trois jours plus tard, de collaborer avec Marc Tallec, agent de la DGSI – Direction Générale de la Sécurité Intérieure - ? Que lui cache-t-on ? Pourquoi cette branche des services secrets français s’intéressent-elle à la victime ? Qu’espèrent-ils trouver ? Cette démarche se fait-elle dans l’intérêt supérieur de la nation ?
    Vous voulez des réponses ? Suivez cette trépidante énigme en glissant lentement mais sûrement vers une thématique surprenante mais non moins hasardeuse pour un roman de cette catégorie : le terrorisme.
    Comme vous l’avez certainement compris, l’histoire se divise, donc, au premier abord, en deux parties distinctes qui, au fil des pages, vont s’imbriquer l’une dans l’autre pour devenir indissociables.
    La première se concentre sur le travail accompli par la brigade de gendarmerie qui tente par diverses investigations de mettre un terme aux agissements du meurtrier. Nous sommes aussi confrontés aux pensées de la gendarme principale qui se trouve dans une situation des plus périlleuses. Je n’en dévoilerai pas davantage…
    L’ambiance est prenante, stressante, glauque. Nous sommes pris d’entrée de jeu dans les mailles de ce roman que nous ne pourrons plus lâcher.
    L’autre phase se trouve axée sur le djihadisme puisque nous pénétrons au sein de la DGSI pour les aider à démanteler un groupuscule terroriste accusé de fomenter un nouvel attentat. Nous jonglons, si je puis dire, d’une section de l’histoire à l’autre en essayant de comprendre ce qui les lient.
    La force essentielle de ce roman réside dans le fait, qu’à partir de là, de chapitre en chapitre, nous alternons avec le point de vue des enquêteurs, puis avec celui des terroristes. Nous rentrons dans la psyché du meneur, du « Terroriste Zéro » comme le surnomment les autorités. Nous tentons de comprendre le pourquoi et le comment de sa radicalisation. Nous faisons connaissance avec ses contacts, voyons le fonctionnement de sa cellule.
    Cette représentation du « Bien » et du « Mal » est très intéressante. Elle permet de mieux cerner la folie de ses soldats de Dieu, d’analyser ses deux oppositions.
    Nous sommes face à une bonne représentation, selon moi, de la lutte anti-terroriste, du milieu des renseignements et des services annexes. Nous plongeons avec finesse, sérieux dans un monde qui nous est habituellement fermé. Nous assistons en parallèle à un cours de géopolitique. Je dois admettre que, par moments, j’ai eu peur en imaginant certaines scènes transposées dans la vie réelle. Il est vrai que notre territoire a été effroyablement frappé et ce n’est malheureusement plus de la fiction.
    Fidèle à ses principes, l’écrivain a accouché d’un bouquin extrêmement crédible, réaliste car parfaitement documenté.
    Ce travail de recherches et de concertations en amont transpire tout au long des pages mais plus particulièrement dans les passages relatifs aux différents services tels que le pôle judiciaire de la gendarmerie, la DGSI, l’IRCGN. J’ai pris un immense plaisir à en apprendre davantage sur les procédures techniques (le GendSAG, l’autopsie virtuelle), même si l’opération bouillon kub m’a rebutée.
    Et le Mal, me diriez-vous ? Sous des formes différentes, il s’insinue du début à la fin.
    A mon humble avis, sa traduction la plus absolue, la plus abjecte, la plus terrifiante est celle quand fait M.C. quand il dépeint le monde effrayant dans lequel nous vivons. Il démontre avec une précision chirurgicale que ces fanatiques nous manipulent lamentablement. En anticipant nos réactions, ils entreprennent et réussissent indirectement à nous contrôler. Nous sommes devenus, à notre corps défendant, leurs pantins. Ils nous poussent insidieusement vers le rejet de l’autre, de la culture différente, de ce qui nous est dissemblable. A méditer…
    Les protagonistes sont décrits convenablement. Ils sont aussi compétents qu’attachants. Leur union fait leur force.
    Ludivine qui connaitra des périodes sombres, compliquées, a beaucoup changé. Peut-être à cause de ce qu’elle a vécu antérieurement ? Elle m’est apparue toujours perspicace, professionnelle, sûre de son intuition mais elle semble plus fragile psychologiquement, plus consciente de ses failles et en demande de partage. En clair, Elle s’humanise.
    J’ai beaucoup apprécié, Marc, le nouvel arrivant. C’est un expert dans son domaine. Il est solide, fait preuve d’abnégation et son désir ardent d’éradiquer le mal est palpable. Il deviendra, au fur et à mesure, un personnage central, important. Pourquoi ? Pour qui ? Mystère…
    Djinn dont on suit simultanément l’évolution est un individu à double facette. Selon lui, il est mauvais avec ceux qui le méritent et bon avec ceux qui le nécessitent. A travers son enfance, son adolescence, sa vie d’adulte, en bref son parcours, nous essayons de comprendre les méandres de l’embrigadement. Intéressant mais glacial.
    Plume vivante, entrainante. Rythme effréné qui monte en puissance au fur et à mesure pour atteindre son maximum dans le final. Dénouement incroyable, non deviné, très bien amené. Il fait froid dans le dos si nous l’imaginons transposé dans la vie réelle.
    En conclusion, cet opus est effectivement moins sanglant, moins trash que les précédents mais il n’en est pas moins une pépite. Nous avons peut-être perdu en noirceur mais je rejoins totalement Maxime Chattam quant à ses explications en postface de ne pas avoir voulu donner raison aux terrorises. C’est un bel hommage aux victimes des attentats ainsi qu’à leurs familles. C’est également l’expression d’une reconnaissance aux forces de l’ordre.
    Lors de la seconde moitié du récit, j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains une publication à la frontière entre un thriller et un essai. Canevas original, inédit mais addictif au possible qui tisse son emprise sur le lecteur. Dans le bon sens du terme, je me suis prise une véritable claque.
    J’ai été charmée par le générique de fin. Pour l’avoir testé, je vous conseille de l’écouter au terme de cette investigation. J’en suis toujours bouleversée.
    Je vous confirme que cette trilogie restera dans mes annales littéraires. Je ne suis pas prête de l’oublier.
    A acquérir ? : Oui. Je ne peux que vous le recommander ardemment. A lire d’urgence.
    - Si vous êtes un aficionado, vous serez peut-être décontenancés par la mise en scène qui sort du schéma proposé habituellement par le romancier mais il y a fort à parier que vous aimerez.
    - Pour les autres, ce tome est l’occasion idéale pour vous lancer. La seconde moitié de l’intrigue vaut vraiment son pesant d’or.

  • universpolars 24 novembre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Il ne sera pas nécessaire de lire des chapitres entiers pour constater que le Mal est présent dans ce roman. Dès le départ, le lecteur sera confronté à la séquestration. Là, je me dis direct : OK, cool, mais faudra faire preuve d’originalité. La séquestration, je crois qu’on en a pas mal fait le tour.

    Mon inquiétude ne durera pas longtemps, si j’ose dire. Un Mal bien plus profond va jaillir des pages de ce roman.

    Nous retrouverons ici des personnages que vous connaissez déjà si vous avez lu « La conjuration primitive » ou encore « La patience du diable », à l’image de Ludivine Vancker, flic à la section de recherche de Paris, une femme tourmentée, complexe et survoltée. Mais pas seulement.

    Ludivine est fascinée par le Mal absolu, attirée vers le sombre comme un moustique l’est vers la lumière. Comme pour le moustique, elle prendra indubitablement le risque de se brûler les ailes pour tenter de comprendre ce phénomène qu’est le Mal et qui - vous ne me direz pas le contraire ! -, est très présent au sein de notre société actuelle.

    D’ailleurs, au moment où je rédige ces notes, j’apprends qu’un attentat vient de se produire à Manhattan, au moyen d’un véhicule bélier. Le constat général est alarmant et malheureusement cela ne s’arrêtera pas aussi facilement, car le Mal en question n’a absolument rien à perdre et n’est pas seulement déterminé, mais possédé !

    Bref...

    Pour le côté sombre, Ludivine n’aura pas besoin d’attendre bien longtemps : elle endossera le rôle principal de sa propre fixation. Cette femme, auparavant, était une vraie guerrière, une flic de choc, sans état d’âme, instinctive, mais qui s’est à présent rendue compte que la vie d’une femme, ce n’est pas ça. S’adoucir, être réceptive aux émotions et profiter de capter ses sentiments va s’avérer être une nouvelle vie pour elle, mais malheureusement pas au bon moment !

    Pour comprendre ce début d’histoire, nous allons défier le temps pour revenir quelque temps en arrière, accompagnés de cette femme, pour atteindre le moment où tout semble avoir commencé. Une scène de crime assez absurde sera ce point de départ. Un crime qui aurait pu être banal, mais qui va finalement emmener les enquêteurs sur une affaire complexe.

    Les éléments recueillis vont les conduire face à un mur, c’est certain, mais aussi vers l’œuvre d’un déséquilibré, voire d’un tueur en série.

    Au niveau de l’enquête, pas de supers pouvoirs, et j’apprécie. L’auteur déroule une enquête préliminaire standard, complète et efficace. Nous ne sommes pas dans « Les Experts » - nous ne voulons d’ailleurs pas y être -, et Maxime Chattam semble l’avoir compris.

    Lors des prémices de cette enquête, nous allons découvrir que la problématique liée au terrorisme, soit son fonctionnement, son recrutement, sa mise en place ou encore les difficultés à y faire face sera un élément phare ici. Je vais y revenir.

    Parallèlement, nous allons suivre un Libanais, un homme qui, toute sa vie, a été autant bon que cruel. Bon avec ceux qui sont dans le besoin, cruel avec ceux qui le méritent (selon lui). Un djinn, comme sa mère l’a souvent qualifié, en référence à l’Islam, notamment. Selon les croyances, un être surnaturel capable d’influencer le genre humain, spirituellement parlant.

    Cet homme, recruté par le Hezbollah, marqué par la violence et impliqué dans la guerre civile de son pays, va jouer un rôle majeur en Europe. Par cet homme, Maxime Chattam va nous démontrer comment on arrive à des situations extrêmes telles qu’elles se produisent dans nos rues, de plus en plus fréquemment, engendrant de nombreuses victimes.

    Nous allons dès lors pouvoir suivre le cheminement de ce phénomène, autant sur plan géographique que spirituel, ou même émotionnel. Par ce récit, nous allons essayer de comprendre pourquoi. Et croyez-moi, c’est loin d’être anodin.

    Évidemment, toutes ces voies parallèles trouveront un point de convergence que Maxime Chattam va nous mettre en place d’une manière subtile et aérée. Pour ce dernier terme, comprenez par-là que le récit demeure fluide et clair.

    Tout ce qui a trait ici au terrorisme est intéressant. Tout d’abord, j’aurais tendance à dire que tout ceci est connu, souvent expliqué et parfois démontré. Je fais référence au recrutement des terroristes ou encore aux barrières qui se placent face aux enquêteurs par rapport au cadre légal, judiciaire ou tactique pour remédier à ce fléau et peut-être encore aux limites des services de renseignements de la sécurité intérieure qui se heurtent à des pratiques toujours plus rodées, effectuées avec prudence, donc davantage efficaces.

    Mais là, il faut admettre que c’est franchement bien documenté, poussé, étayé, habilement mis en scène et, cela ne gâchera rien, captivant. L’auteur nous donnera la possibilité de nous enfouir dans l’âme d’un « combattant » et ainsi pouvoir développer la fameuse question : pourquoi ?

    Un autre élément qui est fascinant ici, c’est le volet de l’enquête qui passe par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie. L’exploitation des traces, soit les recherches qui peuvent être entreprises en partant des plus infimes parties de notre corps pour établir un profil, retrouver des lieux de passages d’une personne et à quel moment, ou « tout simplement » retrouver l’identité d’une personne.

    Maxime Chattam nous parlera aussi du GendSAG. Dans les grandes lignes, il s’agit d’un dispositif innovant permettant d’analyser instantanément de l’ADN, juste après son prélèvement. Pour les intéressés, cela va vous fasciner également, je pense.

    Pour résumer, l’auteur nous présente une police qui évolue dans les moyens, à la limite de la science-fiction, mais oh combien réelle. La menace est en constante évolution, la police ne restera donc pas en reste.

    Par rapport à l’enquête, après avoir atteint le fameux point de convergence, nous allons prendre de la vitesse et la pression va augmenter. Et là, c’est une véritable course contre la montre qui débute, un ultime sprint qui désignera le vainqueur comme étant celui qui sera le plus convaincant, voire le plus solide au niveau du caractère.

    Maxime Chattam place ici un prédateur sujet à controverse, incertain, oh combien dangereux, pervers et en total déséquilibre. Son instabilité sera la raison de sa dangerosité, sa croyance et son état n’étant pas sur le même axe. L’auteur nous place face à un être totalement atypique, même pour un déséquilibré !

    Mais ce prédateur, ce n’est peut-être par encore celui qu’il faudra vraiment craindre. Il y en a un autre, puissant, organisé et déterminé. Pour cette partie-là, le gagnant devra se doter de pas mal de qualités, à savoir la détermination, l’organisation, l’anticipation, le sang-froid, la discrétion ou encore une bonne dose d’intelligence.

    Maxime Chattam a décidé d’utiliser le terrorisme comme élément principal de cet ouvrage. Pour imager le Mal absolu, développer nos peurs et nos angoisses, difficile de faire mieux. J’ai appris beaucoup de choses, je me suis posé beaucoup de questions et je suis d’ailleurs encore en pleine réflexion.

    Le Mal absolu, oui, mais aux yeux de qui ? Cette question est intéressante.

    Le final est un condensé de subtilité, mais aussi d’angoisse. L’auteur déroule le dénouement en plusieurs actes, par palier, en escaladant toujours un peu plus vers l’horreur. C’est alarmant. Ce qui me rend terriblement fébrile, c’est que tout ceci est aussi dramatique que réaliste, voire même réel et franchement plausible.

    Oui, car la grande subtilité et ingéniosité dont fait preuve l’auteur ici est similaire à celle dont font preuve d’autres personnes, peut-être même en ce moment.

    Bonne lecture, et bonne chance.

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