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L’Appel du néant - Maxime Chattam

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Résumé :

Ludivine Vancker et ses collègues de la section de recherches de Paris enquêtent sur un tueur insaisissable dont les traces ne permettent pas son identification. Lorsque les services secrets français décident de participer à la résolution de l’affaire, les mots tueur en série et terrorisme sont associés.

Vos #AvisPolar

  • Estelle MAZE 1er février 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Je suis une fan inconditionnelle de cet auteur et j’adore sa façon d’écrire.

  • Dark Templar 24 février 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Je suis un grand fan de Chattam de la première heure mais je n’ai vraiment pas aimé celui là ... Du coup j’ai découvert un autre auteur que j’apprécie beaucoup : Donato Carrisi.

  • nathalie gonnachon 16 juillet 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ce livre est vraiment un coup de coeur, il termine la trilogie qui se compose de la conjuration primitive et la patience du diable, c’est les premiers romans que je lis de cet auteur et c’est une belle découverte.

    Il y a deux parties dans ce livre une enquête évidemment sur un tueur qu’on appelleras le tueur du rail, ce qui est différent c’est qu’un autre membre se joins a la fine équipe Marc TALLEC, un membre éminemment de la DGSI qui donne encore plus de suspens au récit.
    La deuxième partie parle du terrorisme et d’un personnage qu’on appelle Djinn, j’ai beaucoup aimer, comment il en parles, sur le thème de la tolérance, et surtout ne pas mettre tout le monde dans le même panier, et aussi de ne pas se fier aux apparences, la fin est dingue.

  • claudiogum 20 août 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ce n’est pas le meilleur de Chattam, trop de longueurs sur la cause térroriste, cela casse la dynamique de l’histoire, dommage.

  • Sangpages 22 octobre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Le grand retour de Ludivine Vancker. Je l’attendais, beaucoup, passionnément !
    J’avais adoré "La conjuration primitive" et "La patience du diable". Malheureusement pas de chronique à vous proposer...Mon blog n’était pas encore actif ☹️
    Une histoire qui commence par des flashs- forward (Ca le fait hein ? au lieu des flash-back ? ) puisqu’on retrouve Ludivine en sale posture alors qu’elle enquête sur un tueur qui a une vague passion pour les serflexs. Des passages de captivité saisissants voir percutants qui nous font trembler pour elle et bien sûr nous demander si elle va s’en sortir sachant que Chattam est capable de tout...Même de tuer ses héros...Et c’est d’ailleurs une des choses que j’apprécie particulièrement chez lui !
    On retrouve avec plaisir son style, son écriture, ses réflexions savamment placées. Des phrases qu’on relit juste pour le plaisir, pour leur justesse ou par ce qu’elles font résonner en toi...
    Puis l’histoire bascule très vite dans un registre qui, je l’avoue, n’est pas du tout ma tasse de thé...Le terrorisme avec un grand T.
    La fiction relative aux tueurs en série ou tout autre psychopathe reste de la fiction (même si, je vous le concède, c’est pas folichon non plus et que cela dépasse bien souvent cette même fiction.) C’est juste que quelque part je peux comprendre...J’arrive à absorber...Là ça me dépasse...Et, je l’avoue, c’est un sujet que je préfère fuir. En tout cas dans mes lectures. D’autant plus quand il est autant développé.
    Mais bon ! Il faut le dire, même si j’ai trouvé difficile, le sujet est admirablement bien traité. Le fonctionnement d’une cellule terroriste, pas à pas. Etape après étape. Sans tomber dans les clichés. Des détails à faire frémir. Hyper bien documenté...Très réaliste...Trop réaliste !
    Dans son genre, c’est brillant, y a pas de doute !
    Les personnages sont fabuleusement décrits. Psychologiquement bien développés et de ce côté-là c’est jubilatoire !
    Je ne comprends toujours pas le terrorisme et reste à préférer faire l’autruche...Juste parce que c’est trop moche...
    "L’appel du néant" ravira les adeptes du sujet, c’est certain !
    Une seule chose est à espérer...Qu’aucun d’entre eux ne le lise...Histoire que cela ne leur donne pas plus d’idées encore....

  • cathy13600 26 octobre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Ma vie de lectrice est faite de bons et de mauvais moments. Ce chemin littéraire qui a pris naissance durant mon enfance m’a permis et me permet encore de m’évader, d’étancher ma soif de connaissances, mais surtout il est et sera continuellement le garant de découvertes, de joies, de frustrations se transformant en souvenirs plus ou moins heureux. Comme vous tous, quelques livres sont passés fugacement entre mes mains, d’autres sont tombés rapidement dans l’oubli alors que certains ont, à l’inverse, marqué mon existence au point de rester gravés à jamais dans ma mémoire. Au sommet de ceux-là, se trouvent « Je vous demande le droit de mourir » de Vincent Humbert et « Patients » de Grand Corps Malade. Etant exigeante quant à la qualité, l’intérêt de mes lectures, je dois admettre que peu d’entre elles ont ou auront le privilège de les rejoindre. Pourtant, à l’instant où j’écris ces lignes, « la conjuration primitive » ainsi que « L’appel du Néant » viennent d’y être ajoutés. Mr Chattam : Vous venez par ces deux écrits, de rentrer dans mon panthéon d’auteurs.
    Passionnées de thrillers, ma chère amie Nathalie et moi-même étions intriguées par ce dernier roman depuis sa publication en novembre 2017. Pour être honnête, il est la raison première pour laquelle nous sommes parties à la rencontre de cet écrivain. Faisant preuve de méthodologie, nous décidions de commencer par les deux premiers tomes de cette extraordinaire série sur la Section de Recherches de Paris avant de se lancer avec curiosité et avidité dans celui-là.
    Dès le premier chapitre, j’ai su que des heures de plaisir se profilaient. Je renouais d’emblée avec la terreur, l’ambiance froide de ces prédécesseurs. Ma patience allait être récompensée.
    Venant de le finir, je vous dirai que j’en ressors conquise. Je suis scotchée par cet opus indéniablement complet et instructif. En trois mots : Il est GENIAL.
    Ce troisième volet a été, pour moi, novice dans le « Chattamisme » l’occasion de me rendre compte de l’audace de l’auteur. Maitrisant à merveille les rouages du thriller, ce dernier, en traitant d’un sujet non habituel, sensible n’hésite pas à sortir de sa zone de prédilection pour nous offrir une intrigue plus axée sur le documentaire. Chapeau bas ! Il fallait oser dans le contexte actuel. C’est une vraie réussite.
    Cette enquête commence pourtant sans surprise puisque Ludivine et ses collègues sont appelés sur une scène de crime, certes glauque, mais apparemment familière : Un cadavre assez amoché est retrouvé sur une voie ferrée de la ligne RER D pas loin d’Evry. A quelques mètres de lui, de la drogue et des sachets douteux. Suicide ? Accident ? Règlement de compte ? Meurtre isolé ? Après une brève mais subtile étude des éléments recueillis sur place, par expérience et par instinct, notre héroïne s’oriente rapidement vers l’oeuvre d’un tueur en série. Pourquoi, alors, est-elle contrainte, trois jours plus tard, de collaborer avec Marc Tallec, agent de la DGSI – Direction Générale de la Sécurité Intérieure - ? Que lui cache-t-on ? Pourquoi cette branche des services secrets français s’intéressent-elle à la victime ? Qu’espèrent-ils trouver ? Cette démarche se fait-elle dans l’intérêt supérieur de la nation ?
    Vous voulez des réponses ? Suivez cette trépidante énigme en glissant lentement mais sûrement vers une thématique surprenante mais non moins hasardeuse pour un roman de cette catégorie : le terrorisme.
    Comme vous l’avez certainement compris, l’histoire se divise, donc, au premier abord, en deux parties distinctes qui, au fil des pages, vont s’imbriquer l’une dans l’autre pour devenir indissociables.
    La première se concentre sur le travail accompli par la brigade de gendarmerie qui tente par diverses investigations de mettre un terme aux agissements du meurtrier. Nous sommes aussi confrontés aux pensées de la gendarme principale qui se trouve dans une situation des plus périlleuses. Je n’en dévoilerai pas davantage…
    L’ambiance est prenante, stressante, glauque. Nous sommes pris d’entrée de jeu dans les mailles de ce roman que nous ne pourrons plus lâcher.
    L’autre phase se trouve axée sur le djihadisme puisque nous pénétrons au sein de la DGSI pour les aider à démanteler un groupuscule terroriste accusé de fomenter un nouvel attentat. Nous jonglons, si je puis dire, d’une section de l’histoire à l’autre en essayant de comprendre ce qui les lient.
    La force essentielle de ce roman réside dans le fait, qu’à partir de là, de chapitre en chapitre, nous alternons avec le point de vue des enquêteurs, puis avec celui des terroristes. Nous rentrons dans la psyché du meneur, du « Terroriste Zéro » comme le surnomment les autorités. Nous tentons de comprendre le pourquoi et le comment de sa radicalisation. Nous faisons connaissance avec ses contacts, voyons le fonctionnement de sa cellule.
    Cette représentation du « Bien » et du « Mal » est très intéressante. Elle permet de mieux cerner la folie de ses soldats de Dieu, d’analyser ses deux oppositions.
    Nous sommes face à une bonne représentation, selon moi, de la lutte anti-terroriste, du milieu des renseignements et des services annexes. Nous plongeons avec finesse, sérieux dans un monde qui nous est habituellement fermé. Nous assistons en parallèle à un cours de géopolitique. Je dois admettre que, par moments, j’ai eu peur en imaginant certaines scènes transposées dans la vie réelle. Il est vrai que notre territoire a été effroyablement frappé et ce n’est malheureusement plus de la fiction.
    Fidèle à ses principes, l’écrivain a accouché d’un bouquin extrêmement crédible, réaliste car parfaitement documenté.
    Ce travail de recherches et de concertations en amont transpire tout au long des pages mais plus particulièrement dans les passages relatifs aux différents services tels que le pôle judiciaire de la gendarmerie, la DGSI, l’IRCGN. J’ai pris un immense plaisir à en apprendre davantage sur les procédures techniques (le GendSAG, l’autopsie virtuelle), même si l’opération bouillon kub m’a rebutée.
    Et le Mal, me diriez-vous ? Sous des formes différentes, il s’insinue du début à la fin.
    A mon humble avis, sa traduction la plus absolue, la plus abjecte, la plus terrifiante est celle quand fait M.C. quand il dépeint le monde effrayant dans lequel nous vivons. Il démontre avec une précision chirurgicale que ces fanatiques nous manipulent lamentablement. En anticipant nos réactions, ils entreprennent et réussissent indirectement à nous contrôler. Nous sommes devenus, à notre corps défendant, leurs pantins. Ils nous poussent insidieusement vers le rejet de l’autre, de la culture différente, de ce qui nous est dissemblable. A méditer…
    Les protagonistes sont décrits convenablement. Ils sont aussi compétents qu’attachants. Leur union fait leur force.
    Ludivine qui connaitra des périodes sombres, compliquées, a beaucoup changé. Peut-être à cause de ce qu’elle a vécu antérieurement ? Elle m’est apparue toujours perspicace, professionnelle, sûre de son intuition mais elle semble plus fragile psychologiquement, plus consciente de ses failles et en demande de partage. En clair, Elle s’humanise.
    J’ai beaucoup apprécié, Marc, le nouvel arrivant. C’est un expert dans son domaine. Il est solide, fait preuve d’abnégation et son désir ardent d’éradiquer le mal est palpable. Il deviendra, au fur et à mesure, un personnage central, important. Pourquoi ? Pour qui ? Mystère…
    Djinn dont on suit simultanément l’évolution est un individu à double facette. Selon lui, il est mauvais avec ceux qui le méritent et bon avec ceux qui le nécessitent. A travers son enfance, son adolescence, sa vie d’adulte, en bref son parcours, nous essayons de comprendre les méandres de l’embrigadement. Intéressant mais glacial.
    Plume vivante, entrainante. Rythme effréné qui monte en puissance au fur et à mesure pour atteindre son maximum dans le final. Dénouement incroyable, non deviné, très bien amené. Il fait froid dans le dos si nous l’imaginons transposé dans la vie réelle.
    En conclusion, cet opus est effectivement moins sanglant, moins trash que les précédents mais il n’en est pas moins une pépite. Nous avons peut-être perdu en noirceur mais je rejoins totalement Maxime Chattam quant à ses explications en postface de ne pas avoir voulu donner raison aux terrorises. C’est un bel hommage aux victimes des attentats ainsi qu’à leurs familles. C’est également l’expression d’une reconnaissance aux forces de l’ordre.
    Lors de la seconde moitié du récit, j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains une publication à la frontière entre un thriller et un essai. Canevas original, inédit mais addictif au possible qui tisse son emprise sur le lecteur. Dans le bon sens du terme, je me suis prise une véritable claque.
    J’ai été charmée par le générique de fin. Pour l’avoir testé, je vous conseille de l’écouter au terme de cette investigation. J’en suis toujours bouleversée.
    Je vous confirme que cette trilogie restera dans mes annales littéraires. Je ne suis pas prête de l’oublier.
    A acquérir ? : Oui. Je ne peux que vous le recommander ardemment. A lire d’urgence.
    - Si vous êtes un aficionado, vous serez peut-être décontenancés par la mise en scène qui sort du schéma proposé habituellement par le romancier mais il y a fort à parier que vous aimerez.
    - Pour les autres, ce tome est l’occasion idéale pour vous lancer. La seconde moitié de l’intrigue vaut vraiment son pesant d’or.

  • universpolars 24 novembre 2018
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Il ne sera pas nécessaire de lire des chapitres entiers pour constater que le Mal est présent dans ce roman. Dès le départ, le lecteur sera confronté à la séquestration. Là, je me dis direct : OK, cool, mais faudra faire preuve d’originalité. La séquestration, je crois qu’on en a pas mal fait le tour.

    Mon inquiétude ne durera pas longtemps, si j’ose dire. Un Mal bien plus profond va jaillir des pages de ce roman.

    Nous retrouverons ici des personnages que vous connaissez déjà si vous avez lu « La conjuration primitive » ou encore « La patience du diable », à l’image de Ludivine Vancker, flic à la section de recherche de Paris, une femme tourmentée, complexe et survoltée. Mais pas seulement.

    Ludivine est fascinée par le Mal absolu, attirée vers le sombre comme un moustique l’est vers la lumière. Comme pour le moustique, elle prendra indubitablement le risque de se brûler les ailes pour tenter de comprendre ce phénomène qu’est le Mal et qui - vous ne me direz pas le contraire ! -, est très présent au sein de notre société actuelle.

    D’ailleurs, au moment où je rédige ces notes, j’apprends qu’un attentat vient de se produire à Manhattan, au moyen d’un véhicule bélier. Le constat général est alarmant et malheureusement cela ne s’arrêtera pas aussi facilement, car le Mal en question n’a absolument rien à perdre et n’est pas seulement déterminé, mais possédé !

    Bref...

    Pour le côté sombre, Ludivine n’aura pas besoin d’attendre bien longtemps : elle endossera le rôle principal de sa propre fixation. Cette femme, auparavant, était une vraie guerrière, une flic de choc, sans état d’âme, instinctive, mais qui s’est à présent rendue compte que la vie d’une femme, ce n’est pas ça. S’adoucir, être réceptive aux émotions et profiter de capter ses sentiments va s’avérer être une nouvelle vie pour elle, mais malheureusement pas au bon moment !

    Pour comprendre ce début d’histoire, nous allons défier le temps pour revenir quelque temps en arrière, accompagnés de cette femme, pour atteindre le moment où tout semble avoir commencé. Une scène de crime assez absurde sera ce point de départ. Un crime qui aurait pu être banal, mais qui va finalement emmener les enquêteurs sur une affaire complexe.

    Les éléments recueillis vont les conduire face à un mur, c’est certain, mais aussi vers l’œuvre d’un déséquilibré, voire d’un tueur en série.

    Au niveau de l’enquête, pas de supers pouvoirs, et j’apprécie. L’auteur déroule une enquête préliminaire standard, complète et efficace. Nous ne sommes pas dans « Les Experts » - nous ne voulons d’ailleurs pas y être -, et Maxime Chattam semble l’avoir compris.

    Lors des prémices de cette enquête, nous allons découvrir que la problématique liée au terrorisme, soit son fonctionnement, son recrutement, sa mise en place ou encore les difficultés à y faire face sera un élément phare ici. Je vais y revenir.

    Parallèlement, nous allons suivre un Libanais, un homme qui, toute sa vie, a été autant bon que cruel. Bon avec ceux qui sont dans le besoin, cruel avec ceux qui le méritent (selon lui). Un djinn, comme sa mère l’a souvent qualifié, en référence à l’Islam, notamment. Selon les croyances, un être surnaturel capable d’influencer le genre humain, spirituellement parlant.

    Cet homme, recruté par le Hezbollah, marqué par la violence et impliqué dans la guerre civile de son pays, va jouer un rôle majeur en Europe. Par cet homme, Maxime Chattam va nous démontrer comment on arrive à des situations extrêmes telles qu’elles se produisent dans nos rues, de plus en plus fréquemment, engendrant de nombreuses victimes.

    Nous allons dès lors pouvoir suivre le cheminement de ce phénomène, autant sur plan géographique que spirituel, ou même émotionnel. Par ce récit, nous allons essayer de comprendre pourquoi. Et croyez-moi, c’est loin d’être anodin.

    Évidemment, toutes ces voies parallèles trouveront un point de convergence que Maxime Chattam va nous mettre en place d’une manière subtile et aérée. Pour ce dernier terme, comprenez par-là que le récit demeure fluide et clair.

    Tout ce qui a trait ici au terrorisme est intéressant. Tout d’abord, j’aurais tendance à dire que tout ceci est connu, souvent expliqué et parfois démontré. Je fais référence au recrutement des terroristes ou encore aux barrières qui se placent face aux enquêteurs par rapport au cadre légal, judiciaire ou tactique pour remédier à ce fléau et peut-être encore aux limites des services de renseignements de la sécurité intérieure qui se heurtent à des pratiques toujours plus rodées, effectuées avec prudence, donc davantage efficaces.

    Mais là, il faut admettre que c’est franchement bien documenté, poussé, étayé, habilement mis en scène et, cela ne gâchera rien, captivant. L’auteur nous donnera la possibilité de nous enfouir dans l’âme d’un « combattant » et ainsi pouvoir développer la fameuse question : pourquoi ?

    Un autre élément qui est fascinant ici, c’est le volet de l’enquête qui passe par l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie. L’exploitation des traces, soit les recherches qui peuvent être entreprises en partant des plus infimes parties de notre corps pour établir un profil, retrouver des lieux de passages d’une personne et à quel moment, ou « tout simplement » retrouver l’identité d’une personne.

    Maxime Chattam nous parlera aussi du GendSAG. Dans les grandes lignes, il s’agit d’un dispositif innovant permettant d’analyser instantanément de l’ADN, juste après son prélèvement. Pour les intéressés, cela va vous fasciner également, je pense.

    Pour résumer, l’auteur nous présente une police qui évolue dans les moyens, à la limite de la science-fiction, mais oh combien réelle. La menace est en constante évolution, la police ne restera donc pas en reste.

    Par rapport à l’enquête, après avoir atteint le fameux point de convergence, nous allons prendre de la vitesse et la pression va augmenter. Et là, c’est une véritable course contre la montre qui débute, un ultime sprint qui désignera le vainqueur comme étant celui qui sera le plus convaincant, voire le plus solide au niveau du caractère.

    Maxime Chattam place ici un prédateur sujet à controverse, incertain, oh combien dangereux, pervers et en total déséquilibre. Son instabilité sera la raison de sa dangerosité, sa croyance et son état n’étant pas sur le même axe. L’auteur nous place face à un être totalement atypique, même pour un déséquilibré !

    Mais ce prédateur, ce n’est peut-être par encore celui qu’il faudra vraiment craindre. Il y en a un autre, puissant, organisé et déterminé. Pour cette partie-là, le gagnant devra se doter de pas mal de qualités, à savoir la détermination, l’organisation, l’anticipation, le sang-froid, la discrétion ou encore une bonne dose d’intelligence.

    Maxime Chattam a décidé d’utiliser le terrorisme comme élément principal de cet ouvrage. Pour imager le Mal absolu, développer nos peurs et nos angoisses, difficile de faire mieux. J’ai appris beaucoup de choses, je me suis posé beaucoup de questions et je suis d’ailleurs encore en pleine réflexion.

    Le Mal absolu, oui, mais aux yeux de qui ? Cette question est intéressante.

    Le final est un condensé de subtilité, mais aussi d’angoisse. L’auteur déroule le dénouement en plusieurs actes, par palier, en escaladant toujours un peu plus vers l’horreur. C’est alarmant. Ce qui me rend terriblement fébrile, c’est que tout ceci est aussi dramatique que réaliste, voire même réel et franchement plausible.

    Oui, car la grande subtilité et ingéniosité dont fait preuve l’auteur ici est similaire à celle dont font preuve d’autres personnes, peut-être même en ce moment.

    Bonne lecture, et bonne chance.

  • Daniel 20 janvier 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    livre trop proche des evenement actuel il serait sortie quelque annee en arriere j’aurais mit une meilleur note livre bien mais trop dans l’air du temps

  • Musemania 4 février 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Avant toute chose, il faut savoir que ce livre est le troisième opus de la trilogie suivant les enquêtes de Ludivine Vancker. Il vient après « La conjuration primitive » et « La patience du diable ». Des rappels sont faits au fil de l’histoire mais, contrairement à d’autres livres (je pense surtout au livre « Le tueur au miroir »), il peut tout à fait se lire indépendamment des deux premiers. Ce que j’ai d’ailleurs fait, sans le vouloir dans un premier temps.

    Très grande fan de Maxime Chattam, je n’ai absolument pas été déçue par son dernier bébé même si, mais c’est mon opinion tout à fait personnelle, il a fait de gros changements dans son style d’écriture.

    Tout d’abord, les chapitres sont plus longs qu’à l’accoutumée. Ensuite, le style d’écriture est moins fluide mais plus réfléchi. On quitte les thrillers sanguinolents pour se retrouver dans un sujet qui est, hélas, entièrement d’actualité : le terrorisme et sa lutte par des hommes et femmes de l’ombre.

    Maxime Chattam a de très bonnes sources et cela se ressent dans le déroulé de l’histoire car tout semble cohérent. On se retrouve face à une réalité de terrain, tout à fait plausible, contrairement à ce qui est parfois filmé dans les films et séries américains.

    Lectrice que je suis, j’ai tenté de trouver le coupable au long de l’intrigue et en fait, j’étais à chaque fois très loin du compte. L’auteur arrive à vous faire perdre vos repères et à vous faire douter quant à la machination mise en place. La dernière partie de l’histoire et plus particulièrement le final, sont absolument bluffants.

    Malgré le changement opéré, je reste une inconditionnelle de Maxime Chattam, auteur qui arrive à se renouveler et, surtout, à sortir de sa zone de confort. Pour moi, il arrive à chaque fois à produire une petite pépite du genre. Pour beaucoup d’autres lecteurs (qui émettent avis mitigés), il se serait perdu dans les méandres du terrorisme et d’une actualité encore trop brûlante, pour ma part, moi je lui tire mon chapeau !

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2018/02/lappel-du-neant-de-maxime-chattam.html

  • eTemporel 7 février 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    L’appel du néant est le troisième volet des aventures de Ludivine Vancker, après l’excellent La conjuration primitive et le décevant La patience du diable. Si j’avais adoré le premier, le deuxième m’avait laissé un sentiment plus mitigé car trop redondant, trop prévisible. Alors forcément, avec ce troisième tome, j’attendais l’auteur au tournant. J’avais peur. Peur d’être encore une fois déçue, ce qui m’a fait repousser de quelques semaines la lecture de cet ouvrage pourtant dans ma PAL dès sa sortie. Peur du sujet également, le terrorisme, Maxime Chattam n’ayant jamais caché ses difficultés à venir à bout de ce roman.

    Un roman malheureusement dans l’air du temps donc, puisqu’on y retrouve notre gendarme aux prises avec une cellule terroriste. Tout commence pourtant comme une enquête assez classique pour ne pas dire banale. Un cadavre est retrouvé en piètre état sur des rails et il s’avère bien vite que la SR a à nouveau à faire à un tueur en série. Curieusement pourtant, un agent de la DGSI se joint bientôt à l’équipe pour mener les investigations. Il est chargé d’éliminer la possibilité qu’il y ait un lien entre ce meurtre et les agissements d’une cellule terroriste sur notre territoire. L’auteur nous plonge ainsi, en même temps que Ludivine et ses compagnons, au cœur d’une formidable enquête mêlant radicalisation, manipulation et sécurité intérieure.

    J’appréhendais de retrouver Ludivine, il faut bien le dire. Elle m’avait tellement tapé sur les nerfs dans La patience du diable, à force de toujours foncer dans le tas sans réfléchir aux conséquences comme une ado de quatorze ans ! Mais il faut croire que de survivre à deux enquêtes plus que périlleuses lui aura mis un peu de plomb dans le crâne, puisqu’on la retrouve avec une humilité flambant neuve et surtout un état d’esprit positif qui fait plaisir à lire et la sort du cliché de l’enquêtrice torturée et geignarde. Malheureusement, il semble que son créateur ait décidé de ne rien lui épargner, puisqu’elle va encore se retrouver en fâcheuse posture, mais ceci est une autre histoire. En tous cas, c’est un personnage que j’ai apprécié, tout comme ses compagnons de la SR et Marc le petit nouveau au tempérament si complexe.

    Du côté de l’intrigue, on colle à l’actualité, avec des mentions aux événements de Charlie Hebdo et du Bataclan. L’auteur a fait de nombreuses recherches pour nous proposer une intrigue qui tient vraiment debout et se rapproche au maximum de la réalité. Les méthodes d’investigation de la gendarmerie, les progrès technologiques, la collaboration entre tous les services de police et de renseignement, tout est décortiqué et donne davantage de substance à l’ensemble. C’est passionnant ! Mon seul bémol concerne la manière dont la section de recherche est embarquée dans cette enquête : j’ai du mal à imaginer qu’un tueur en série, solitaire par excellence, mené par ses pulsions, puisse accepter de tuer sur demande pour une cellule terroriste !

    Mais en dehors de ça, j’ai passé un très agréable moment de lecture, malgré un sujet difficile. L’intrigue est bien menée, les personnages attachants, et la plume passionnante. Un roman qui ne plaira peut-être pas à tous, mais que j’ai quant à moi beaucoup aimé.

  • ninie5131 8 février 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    toujours du grand grand Chattam, c’est ici la suite d’une aventure entamée deux livres plus tôt avec une gendarme de la SR. On est embarqué dans une histoire un peu folle qui mélange islamisme, drogue, meurtre .. bref on ne s’ennuie pas une seconde, les recherches documentaires sont là pour rendre tout cela plausible et on aime ces personnages bossés par la vie. A lire absolument !

  • Lucile04 9 mai 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Autant j’ai adoré la Trilogie du mal et la série Autre monde, autant l’Appel du Néant m’est tombé des mains... Beaucoup de longueurs, un sujet (le terrorisme) traité quasi journalistiquement et cela enlève beaucoup de tensions dramatique. Bref, je vais attaquer le Signal pour me réconcilier avec cet auteur que j’apprécie beaucoup par ailleurs :)

  • Sometimes a book 14 mai 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Maxime Chattam a encore une fois réalisé un incroyable travail de recherche pour écrire son livre de manière la plus cohérente possible. C’est vraiment un des aspects que j’aime dans ses romans, rien n’est exagéré, les analyses chimiques/biologiques ne sont font pas en 3 secondes comme dans les séries, même le coût des analyses est pris en compte ce qu’on ne voit jamais dans les romans et qui, je le sais, est en réalité primordial. Tous les lieux sont décrits avec une grande exactitude. Je connais certains endroits décrits dans ce livre (comme l’IRCGN* que j’ai eu la chance de visiter) et c’était vraiment agréable de voir à quel point tout était parfaitement retranscrit, j’avais vraiment l’impression d’y être et ça m’a rappelé de très bons souvenirs ! Seulement voilà ce point est à la fois très positif mais, poussé à l’extrême, il peut également devenir négatif. En effet, durant ma lecture j’avais parfois l’impression de lire un documentaire. C’était surtout vrai dans toutes les explications liées au terrorisme. C’est un sujet dont je suis plutôt familière et je connaissais donc assez bien toute la théorie abordée dans ce livre. C’est pourquoi certains passages m’ont ennuyée dans ce roman.

    Mis à part cet aspect un peu trop théorique (mais extrêmement intéressant et utile pour des personnes qui seraient moins renseignées sur les méthodes d’investigation de la police/gendarmerie et sur le terrorisme), j’ai beaucoup aimé l’enquête que j’ai trouvée très originale et bien menée. Les indices arrivent vite, parfois peut-être trop vite, mais tout reste parfaitement logique. Cependant, une incohérence m’a un peu gâchée la surprise du dénouement, mais encore une fois si vous n’êtes pas particulièrement familiers dans tout ce qui concerne le terrorisme, je pense que vous ne la verrez pas et serez sûrement assez surpris par la fin !

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    « L’appel du néant » est le 3ème volet d’une série de plusieurs thrillers, la suite de « La conjuration primitive » et de « La patience du diable ». On y retrouve un personnage principal récurrent : Ludivine Vancker.

    De quoi ça parle ? :
    Ludivine Vancker et ses collègues gendarmes traquent un tueur qui ne laisse aucune trace permettant son identification : il agit comme un fantôme.
    Le roman s’ouvre par une séquestration. On navigue sur plusieurs chapitres entre l’avancée de l’enquête (la découverte d’un cadavre sur une voie ferrée) et la séquestration d’une femme (dont je ne révèlerai pas l’identité pour ne pas spoiler)
    La DGSI, avec à sa tête Marc Tallec prend part à l’enquête pour la résoudre au plus vite.

    La 1ère partie du thriller est une vraie réussite, absolument fidèle au style Chattamien : ça commence fort, c’est haletant et ça avance à 200 km/h. C’est précis et efficace.
    J’ai retrouvé la force de Chattam : ne plus pouvoir lâcher le bouquin.
    C’est globalement très bien documenté, on perçoit vraiment le travail d’enquête en amont avec les forces de gendarmerie, la connaissance des techniques d’investigations et les progrès scientifiques à venir.
    Le suspense est vraiment omniprésent dans cette partie.
    J’ajoute que le fait que ça colle à l’actualité m’a beaucoup plue : on a l’impression de se retrouver dans une série genre « Le bureau des légendes », avec des thèmes très actuels comme la montée du terrorisme, le radicalisme, etc… Il y a un gros travail sur la connaissance des conflits qui agitent notre monde qui apporte au récit un vrai souci de réalisme, et donc un réelle possibilité d’identification.

    Je serai plus mesurée sur la seconde partie malheureusement.
    D’abord, à mon sens, il y a beaucoup de longueurs, principalement dues à une sorte de volonté d’éducation des masses de l’auteur. Utile ou inutile ? Ce n’est pas à moi d’en juger mais cela rend le récit lourd et parfois un peu pédant.
    Par exemple sur la différence entre islamisme et islamique
    Ne confonds pas « islamique » et « islamiste ». Le premier caractérise tout ce qui vient de la civilisation de l’Islam, l’art islamique par exemple, tandis que le second s’applique à tout ce qui relève du radicalisme religieux. L’un est cool, l’autre plutôt flippant. Enfin l’islamisme désigne la montée en puissance s’un islam fondamentaliste
    ou sur le fonctionnement et les différences entre AL-Qaida et Daech
    On frôle « l’abrégé du terrorisme pour les nuls »

    Cependant, on observe une mise en exergue des préoccupations personnelles de l’auteur
    C’est un thriller plus engagé mais aussi plus citoyen.
    Dans plusieurs décennies, les livres d’histoire enseigneront que la troisième guerre mondiale a débuté le 11 septembre 2001(…)Nous vivons dans un état de siège permanent, mais nous nous y habituons. L’amée patrouille dans nos rues, nos gares, surveille nos écoles ; nous sommes fouillés dès que nous voulons nous rassembler quelque part, mais c’est devenu presque normal à nos yeux. (…) Au début, la peur était là, bien viscérale, pour la plupart d’entre nous, puis nous nous sommes adaptés, exactement comme des gens en état de guerre.
    Prenez le temps de lire la postface : elle apporte quelques éclairages.

    Que penser de ce dernier opus finalement ?
    L’écriture de Maxime Chattam a évolué avec le temps, elle s’est vraiment épaissie depuis « l’âme du mal ». Les thèmes abordés sont différents, les problématiques plus citoyennes, les connaissances techniques d’investigations plus pointues.
    Peut-être faut-il simplement accepter de ne pas toujours pouvoir mettre un auteur dans une case précise, noyé par nos attentes, qui au final sont toujours les mêmes quand son nom est prononcé. Nombreux sont ceux qui m’ont étonnée cette année par un virage à 180 degrés par rapport à ce qu’ils écrivent habituellement.
    Il faut pouvoir se poser la question : qu’est ce qui me dérange ? Qu’est-ce que je n’ai pas aimé ?
    Dans la seconde partie, j’ai eu l’impression de me retrouver face à un prof histoire des religions ou d’un commandant de l’anti-terrorisme qui interviendrait dans une classe de collège. Ca m’a enlevé le plaisir de la lecture et je ne voyais plus que ça : une relation élève-professeur bien pénible…..
    Je préfère rester sur les belles sensations procurées par la première partie.

  • La Caverne du Polar 28 octobre 2019
    L’Appel du néant - Maxime Chattam

    Après avoir lu les deux premiers tomes de la saga Ludivine Vancker, je me suis plongé dans L’appel du néant. Ce troisième opus a vraiment fait débat, j’ai vraiment lu et entendu beaucoup d’avis différents sur ce livre. Il est certain que par rapport à La Conjuration Primitive ou La patience du Diable, on n’est pas vraiment dans le même registre. Mais Maxime Chattam sait se renouveler à chaque nouveau roman !

    Tout commence avec une enquête assez classique. Un cadavre est retrouvé sur des rails et il s’avère bien vite que la section de recherche n’a pas à faire à un suicide. Une série de meurtres étranges ont lieu et sont à la jonction entre acte d’un tueur en série et du terrorisme islamiste. D’ailleurs Marc Tallec un agent de la DGSI se joint bientôt à l’équipe pour mener les investigations. Il est chargé d’éliminer la possibilité qu’il y ait un lien entre ce meurtre et les agissements d’une cellule terroriste sur notre territoire. L’auteur nous plonge ainsi, en même temps que Ludivine et ses compagnons, au cœur d’une formidable enquête mêlant radicalisation, manipulation et sécurité intérieure.

    Quel plaisir de retrouver les personnages de Ludivine, Segnon et Guilhem, ils prennent tous de l’ampleur et leurs personnalités s’étoffent d’un tome à l’autre. Comme pour tout personnage récurrent que l’on retrouve avec joie on s’y attache forcément.
    Il est clairement dans l’air du temps à travers sa thématique dans l’appel du néant. Le sujet est très bien abordé et quelle documentation monstrueuse pour ce roman ! Rien n’a été laissé au hasard. Entre le mode de recrutement, l’organisation d’une cellule terroriste, les techniques d’investigations spécifiques utilisées pour la recherche de criminels de ce genre, j’ai appris pas mal de choses et le livre est cohérant du début à la fin. Il retrace également le « parcours » de Djinn, de l’enfance à l’âge adulte. L’auteur nous démontre à quel point certaines personnes peuvent tomber du mauvais côté de la barrière par rapport au déroulement de leur vie.
    Autant j’aime un peu moins Maxime Chattam dans le roman noir, autant je le trouve formidable niveau thriller. Ce troisième opus est évidemment très différent de ce que l’auteur a l’habitude de faire. On parle ici essentiellement de terrorisme, un sujet qui n’est pas facile à traiter et qui à première vue n’attire pas grand monde, honnêtement fallait oser !

    Pour moi L’appel du néant est un thriller bien construit avec une intrigue prenante et pleine de suspense. Le dénouement est très réussi également. Comme très souvent avec Maxime Chattam on est dans la noirceur la plus totale de l’âme humaine. Mais je dois bien avouer que je comprends très bien que cette thématique choisit ne plait pas à tout le monde.

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