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N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

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Résumé :

« Tu l’as laissée mourir... »
Le soir de Noël, Christine Steinmeyer, animatrice radio à Toulouse, trouve dans sa boîte aux lettres le courrier d’une femme qui annonce son suicide. Elle est convaincue que le message ne lui est pas destiné. Erreur ? Canular ? Quand le lendemain, en direct, un auditeur l’accuse de n’avoir pas réagi, il n’est plus question de malentendu. Et bientôt, les insultes, les menaces, puis les incidents se multiplient, comme si quelqu’un cherchait à prendre le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s’effondre. Avant que l’horreur fasse irruption.
Dans les ténèbres qui s’emparent de sa vie, la seule lueur d’espoir pourrait bien venir d’un certain Martin Servaz.
Source : Éditions Pocket

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Vos #AvisPolar

  • emy8909 16 juin 2021
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Dans ce livre nous découvrons l’histoire de Christine Steinmeyer, qui le soir du réveillon de Noël reçoit une lettre accusatrice et qui dit clairement que la personne va se suicider.

    Elle va tout d’abord penser à une erreur, puis les événements vont s’enchainer, jusqu’à sa descente en enfer. Qui peut bien se cacher derrière cette lettre ? Et pourquoi elle ?

    Ce que j’ai aimer dans ce livre c’est de suivre l’histoire à travers un autre personnage que Martin Servaz, qui est en arrêt maladie dans le livre, suite à l’enlèvement de Marianne ( lire glacé puis le cercle).

    Cependant Martin reçoit des colis anonymes qui le mène petit à petit vers une enquête déjà classée. Même en arrêt, il ne peut s’empêcher de mener sa petite enquête officieusement.

    Ce livre nous plonge en plein dans le harcèlement physique et psychologique, il y eu des moments dur à lire, on se pose plein de questions jusqu’au moment fatidique où tout nous est enfin dévoilé.

    On peut clairement dire que @bernardminier sait nous tenir en haleine jusqu’au bout, et c’est se que j’aime avec cet auteur. Mais aussi car il sait rendre ses personnages humains avec des emotions que l’ont ressent à chaques mots

  • Pascal Proust 19 décembre 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Christine ,une animatrice radio comblée se retrouve harcelée dans sa vie et au travail par un inconnu.Elle doit faire front pour ne pas sombrer et Servaz,un commandant de police en maison de repos reçoit d’étranges messages qui l’oblige à reprendre du service.Un bon thriller

  • Virginie 11 septembre 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Il s’agissait de mon premier Bernard Minier et je n’ai pas réussi à rentrer dedans, j’ai essayé de m’accrocher, en vain... Je l’ai trouvé trop long, trop de descriptions...je me suis arrêtée au quart du livre. J’ai un autre Minier qui m’attend dans ma bibliothèque peut-être sera-t-il plus attrayant.

  • Oryane 7 juillet 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    𝒩’é𝓉𝑒𝒾𝓃𝓈 𝓅𝒶𝓈 𝓁𝒶 𝓁𝓊𝓂𝒾è𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝐵𝑒𝓇𝓃𝒶𝓇𝒹 𝑀𝒾𝓃𝒾𝑒𝓇 𝒶𝓊𝓍 𝑒𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃𝓈 𝒫𝑜𝒸𝒽𝑒
    .......
    résumé : « Tu l’as lais­sée mourir… »

    Christine Steinmeyer croyait que la mis­sive trou­vée le soir de Noël dans sa boîte aux let­tres ne lui était pas des­ti­née. Mais l’homme qui l’inter­pelle en direct à la radio, dans son émission, semble per­suadé du contraire… Bientôt, les inci­dents se mul­ti­plient, comme si quelqu’un avait pris le contrôle de son exis­tence. Tout ce qui fai­sait tenir Christine debout s’effon­dre. Avant que l’hor­reur fasse irrup­tion.

    Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d’une cham­bre d’hôtel. Une cham­bre où une artiste plas­ti­cienne s’est donné la mort un an plus tôt. Quelqu’un veut le voir repren­dre du ser­vice… ce qu’il va faire, à l’insu de sa hié­rar­chie et de ses col­lè­gues.

    Et si nos pro­ches n’étaient pas ce que nous croyons  ? Et si dans l’obs­cu­rité cer­tains secrets refu­saient de mou­rir  ? Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors pré­pa­rez-vous au pire…

    ....
    Avis : Dans N’éteins pas la lumière, nous retrouvons Martin Servaz dans un centre de repos et de soins pour flics dépressionnaires. Car depuis qu’il a acquis la quasi-certitude que Marianne, la femme de sa vie, est morte assassinée par Hirtmann, il soufre d’une dépression sévère dont il a du mal à sortir... jusqu’au moment où il reçoit une invitation anonyme à se rendre dans une chambre d’un grand hôtel de la région, le lendemain. Sa curiosité sera plus forte que la dépression, et il va se trouver alors embarqué dans une enquête non officielle pour laquelle il va se passionner, et le lecteur avec lui.

    Nous allons découvrir avec lui une histoire dans laquelle la manipulation mentale est élevée par son initiateur (ou initiatrice) inconnu(e) au rang d’œuvre d’art démoniaque. Il ne s’agit pas de la classique manipulation mentale des pervers narcissiques, ceux qui tentent d’assurer leur emprise psychologique sur leur conjoint(e) sans raison particulière, juste « pour le plaisir » de dominer. Là, le (ou la) coupable, qui ne sera connu(e) que vers la fin du roman, a une motivation bien précise, mais qui reste jusqu’à la fin inconnue du lecteur. Servaz va faire partie du jeu terrible et complexe qui est mis en place. Quel est le rôle qui lui est dévolu ? C’est un des enjeux de l’intrigue.

    Dans la chambre 117 de l’hôtel où il va se rendre s’est suicidée un an plus tôt une jeune artiste plasticienne, Célia Jabonka. Son suicide, d’après le médecin légiste, ne fait aucun doute, mais le flic se demande tout de même si ce suicide ne cache pas autre chose. Pendant qu’il tente de comprendre ce qui s’est passé, une autre jeune femme, Christine Steinmeyer, reçoit dans sa boîte aux lettres une première lettre qui semble écrite par une jeune femme inconnue, lettre dans laquelle elle annonce son suicide prochain. Elle prévient la police un peu tard, et à partir de là, sa vie bascule, se détraque, peu à peu, puis devient un enfer. Un enfer dans lequel quelqu’un cherche à l’enfoncer... mais qui, et pourquoi ? Elle n’en a aucune idée.

    Naturellement, il ne fait aucun doute pour le lecteur que ce que vit Christine est lié, d’une façon où d’une autre, à ce qu’a vécu Célia quelques mois plus tôt. Nous attendons que la jonction se fasse entre les deux évènements, et en attendant ce moment où Servaz et Christine vont se rencontrer et confronter leurs expériences respectives, nous allons découvrir plusieurs personnages clés du roman : Gérald, le fiancé de Christine, Denise, son assistante, Cordélia, stagiaire dans la station de radio dans laquelle Christine est animatrice, et surtout Léo, un célèbre spationaute français qui a été l’amant de Christine. À travers lui, nous avons un des points forts du roman, la toile de fond originale dans laquelle va se dérouler une partie de l’intrigue : les vols spatiaux, la cité de l’espace de Toulouse et l’entrainement des spationautes à la Cité des étoiles près de Moscou... Naturellement, le lecteur se demande si la solution du mystère pourrait avoir un rapport avec ces lieux magiques, excellemment décrits et bien documentés par Bernard Minier.

    Il faut avouer qu’au niveau de l’intrigue et du suspense, l’auteur fait très fort ! plusieurs fois on croit trouver la clé du mystère mais on s’aperçoit rapidement que l’auteur nous avait magistralement piégé. Dans les cent dernières pages du roman, les rebondissements s’enchaînent et il est impossible de lâcher le livre avant d’être arrivé au terme de l’histoire. Un terme qui annonce une suite probable, pour notre plus grand plaisir.

  • Des Livres Mon Univers 27 mai 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    J’ai lu N’éteins pas la lumière,
    Ce troisième opus est assez différent des deux précédents ! On se retrouve à la période de Noël avec un Martin Servaz dépressif !
    Ce livre m’a fait peur, ce livre est machiavélique, ce livre est terrifiant !
    Non, n’éteignez pas la lumière, ou alors préparez vous au pire...
    Bernard Minier nous raconte une histoire effrayante sur les manipulateurs, la perversité et le Harcèlement, comment une personne malsaine peut complètement pourrir la vie d’une autre et je peux vous assurer que c’est épouvantable !
    On se retrouve au bord de la folie !
    Clairement,
    j’ai eu peur d’éteindre la lumière, l’auteur m’a bien eue !!
    Il s’est joué de moi, j’ai essayé de trouver qui était le stalker et bien je me suis plantée, c’est tellement facile de penser la même chose que moi, je ne m’y attendais pas !
    Et la fin effroyable ! Bravo .
    J’ai aimé la note de Bernard Minier à la fin qui m’a rappelé que ce n’était qu’une fiction tout droit sortie de son imaginaire, c’est vrai que je l’avais complètement oublié durant ma lecture, ce n’est qu’une fiction !

  • lireencore93420 20 avril 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Ce troisième tome met un peu en repos notre cher commandant Servaz, puisque justement il essaye de se remettre doucement des événements tragiques qui lui sont arrivées dans un établissement destiné aux policiers dépressifs
    L’histoire que nous propose l’auteur m’as beaucoup plus, je l’ai trouvée très psychologique, il aborde énormément de thèmes, comme le harcèlement et aussi la vengeance
    Comme les autres tomes on lit une histoire bien construite, avec des rebondissements et aussi des passages très difficile.
    Mais je l’ai trouvée un peu en dessous des autres volets, le début m’a paru un peu lent, contrairement aux deux volets précédents
    Il faut dire que le commandant Servaz rentre en scène, assez loin dans le récit, ce qui est un peu perturbant, faut bien le reconnaître.
    Mais j’ai beaucoup apprécié la tournure de la trame, et aussi les recherches approfondies de l’auteur.
    On apprend beaucoup de choses dans ce livre et on ressent le travail de documentation.
    Bon j’ai compris que c’était une petite pause pour notre cher commandant, et qu’il reviendra plus fort que jamais dans le prochain livre
    Evidemment je continue la série avec le prochain

  • LeslivresdePauline 13 février 2020
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Je ne suis pas quelqu’un de sensible dans mes lectures, mais ce livre la, c’était trop. Trop gore, trop tordu surtout. Il m’a mise mal à l’aise, je n’avais jamais ressenti ça avec un livre ! Se sera le dernier Minier que je lis..

  • La Caverne du Polar 30 août 2019
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    Aujourd’hui je vais vous parler du troisième tome de la série mettant en scène le commandant Martin Servaz. J’ai beaucoup aimé les deux premiers opus que sont Glacé et le Cercle, pour moi n‘éteins pas la lumière est un ton en-dessous. Mais comme toujours quel plaisir de retrouver Martin Servaz et toute son équipe. C’est parti en direction de la ville rose, la charmante ville de Toulouse.

    On fait la connaissance de Christine Steinmeyer, une brillante animatrice radio qui reçoit une lettre anonyme le soir de Noël. Cette lettre qui apparemment ne lui est pas destinée, est un appel au secours d’une personne qui va mettre fin à ses jours. Ceci va d’ailleurs être le point de départ du harcèlement quotidien auquel elle va devoir faire face. Au fil des jours sa vie bascule, on l’accuse d’harcèlement au travail, son couple explose et on s’introduit chez elle ! Pour Christine c’est une longue descente aux enfers… Va t’elle s’en sortir ou pas ?! Parallèlement, on retrouve un Martin Servaz en pleine dépression dans une maison de repos pour flic au bout du rouleau. Hors un matin, il reçoit un paquet qui contient une clef magnétique d’une chambre d’hôtel. Intrigué il décide de s’y rendre et il apprend que cette chambre est un peu spécial, car une jeune femme s’y est suicidée un an plus tôt. Bien entendu il n’en fallait pas plus pour que son instinct de flic refasse surface. Petit à petit il va commencer à enquêter de son côté, même si officiellement il n’a pas le droit. Bien sûr qu’il y a un lien entre les deux histoires, mais on ne sait pas quand ni comment elles vont se recouper.

    Même si j’ai un peu moins aimé ce livre que les deux premiers tomes, je dois dire que Bernard Minier sait vraiment se renouveler. Les trois opus sont vraiment très différents les uns des autres. Que ce soit au niveau de l’intrigue, de l’enquête et des personnages. Dans n’éteins pas la lumière, le thème principal est la manipulation et le harcèlement sous toutes ces formes… L’auteur a voulu nous mettre dans la peau d’une victime d’un manipulateur, sur ce point le livre est une vraie réussite.

    N’éteins pas la lumière est un bon roman, mais j’ai regretté la quasi absence de certains personnages que j’apprécie beaucoup, comme, Vincent Espérandieu, Samira Cheung et Julian Hirtmann… Irène Ziegler quant à elle a complètement disparue. J’espère vraiment les retrouver dans Nuit le quatrième tome des aventures du commandant Martin Servaz.

  • universpolars 24 novembre 2018
    N’éteins pas la lumière - Bernard Minier

    C’est dans un froid polaire quelque part en Europe de l’est, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, que Bernard Minier nous fait entrer dans son roman. Une ouverture, une petite brèche, que nous profitons d’emprunter afin de suivre les pas de Martin Servaz, ce flic intuitif que nous avons appris à connaître en dévorant les deux premiers romans de l’auteur.

    Nos pas craquent dans la neige gelée derrière ceux du flic et après quelques mètres parcourus nous nous arrêtons net ; Martin Servaz est entré dans cette cabane perdue au milieu de cette forêt de Bialowieza et découvre l’horreur qu’il s’attendait pourtant à découvrir. Bienvenus dans le monde de Bernard Minier !

    Cette introduction n’est pas vraiment anodine lorsque l’on connaît le parcours de ce flic méchamment harcelé dont la provocation devient un danger permanent pour lui et ses proches. Mais si ce prélude glacial et direct va être mis quelque peu entre parenthèses, le harcèlement, la provocation, quant à eux, vont prendre une dimension étouffante dans cette oeuvre brisante ! Là je parle des nerfs ; des nôtres, mais surtout ceux des personnages.

    Bernard Minier nous présente son troisième roman ; ayant lu les deux premiers, je suis en mesure de vous dire que ses oeuvres vont crescendo au niveau de la qualité d’écriture, d’une part, mais surtout au niveau de la structure de l’intrigue, d’autre part.

    L’auteur reprend l’atmosphère dans laquelle nous avons évolué auparavant, soit dans le froid, la glace, le givre et le blanc comme couleur prédominante. Nous sommes dans la période des fêtes de fin d’année et l’hiver n’a visiblement pas envie de nous quitter si rapidement.

    Ce qui me fascine déjà après avoir tourné quelques pages, - à nouveau !, - c’est le fait d’être si vite aspiré dans le décor, dans l’histoire, dans l’ambiance. Les romans de Bernard Minier sont une Ambiance avec un grand "A" ! Une écriture descriptive habile et détaillée - pourtant simple -, extrêmement prenante, qui nous pousse toujours un peu plus dans son atmosphère d’abord, puis dans son antre et ses pièges à répétition.

    L’auteur maîtrise et joue avec les éléments avec une dextérité plus que bluffante. Et encore une fois, nous découvrons ce puissant personnage charismatique, envahissant et fascinant que nous côtoyons que ce soit en montagne, en forêt, dans la ville rose qu’est Toulouse, soit un peu partout, même ici hors des frontières de la terre ; je parle évidemment du décor !

    Mais revenons à notre flic.

    Martin Servaz, au bout du rouleau, a perdu la raison depuis quelques mois, diagnostiqué inapte au service par sa hiérarchie. Dépression, survie, c’est dans une maison de repos qu’il va atterrir afin de pouvoir rester à la surface de l’eau. Une eau froide et glacée qui le paralyse à un point que ses mouvements deviennent difficiles à exécuter pour rester à l’air libre et ainsi respirer une vie qui lui échappe petit à petit.

    A ce sujet, l’auteur place bien en avant cette difficulté qu’ont les flics à prendre sur eux tous les malheurs du monde, sans toutefois pouvoir tous les évacuer. Un trop plein, la dérive, l’alcool parfois, la dépression, le suicide pour certains. Un sujet qui me touche, merci Bernard.

    Pour Martin Servaz, il faut admettre que recevoir un colis d’Europe de l’est et découvrir à l’intérieur le coeur d’une femme qui lui est chère, cela peut bien le rendre complètement amorphe, dans une douleur constante et une impuissance totale. L’expéditeur n’est rien d’autre que ce psychopathe bien connu de notre flic, que vous connaissez aussi si vous avez lu les précédents romans.

    Abonné aux courriers, Servaz va également recevoir par la poste un paquet contenant des éléments troublants qui vont raviver son instinct de flic. Il ne faudra pas plus pour le faire démarrer au quart de tour.

    Parallèlement, nous rencontrons une femme, Christine Steinmeyer, animatrice radio, qui reçoit une étrange lettre dans sa boîte le soir du réveillon - décidément, la poste est très sollicitée dans ce roman ! - ; une femme semble vouloir mettre fin à ses jours, cette missive ressemble à un ras-le-bol ou un appel à l’aide. La lettre n’est pas signée, Christine est désemparée, cela doit être une erreur ou une blague. Début d’angoisse.

    Cette femme, Christine, est un personnage troublant. Nous sommes face à une personne réunissant presque toutes les phobies possibles. Une victime née, peut-être, mais il y a quelque chose de dérangeant qui émane de cette personne, évidemment.

    Une lourde et puissante machine destructrice va se mettre en branle pour se diriger droit sur Christine et ne va plus pouvoir s’arrêter ; à partir de ce moment-là, une personne ne va plus la lâcher.

    Un étau invisible mais solide est en mouvement depuis le début. Un mouvement lent mais constant - un bon diesel ! -, qui se referme gentiment sur cette Christine. Pour ce personnage déjà bien fragile, ces intenses pressions psychologiques vont la détruire à petit feu. Son entourage, même intime, va s’avérer être un élément hostile et dangereux.

    Bernard Minier nous maintient dans une atmosphère lourde et dérangeante. Au bout d’une centaine de pages, on devine où l’auteur veut en venir, le lien est fait entre l’enquête officieuse de notre flic à la dérive et les pressions psychologiques perpétrées sur Christine. Le dénominateur commun devient clair et regroupera bien des aspects inquiétants ; pressions, manipulations, contrôle de l’autre, emprise, destruction, soumission, dégradation ; tout un programme !

    La lecture devient gênante, nous nous mettons à la place du personnage et nous devenons fous à force d’essayer de compatir et de comprendre ! Le personnage nous embarque avec lui, malgré lui, dans un tourbillon infernal qui nous met mal à l’aise et qui nous tient en alerte maximale. L’auteur ne nous lâchera plus non plus.

    Comme à son habitude, Bernard Minier, généreux, nous laissera quelques indices pour avancer dans l’intrigue ; mais ce même Bernard Minier, cette fois vicieux et nettement moins généreux, nous en placera ensuite quelques autres entre les mains ce qui impliquera comme conséquence d’éliminer les premiers qui deviennent caduques ; cet état de faits nous contraint à faire quelques pas en arrière, comme si nous étions sur un plateau géant du jeu de l’échelle !

    Néanmoins, les pièces de ce puzzle relativement stressant s’assembleront tout de même.

    Toulouse, ville de l’espace, ville de l’aéronautique ; Bernard Minier place ce secteur d’activité au centre, ou peut-être à l’épicentre de son intrigue. Il semble en connaître un rayon sur le sujet et nous en fait profiter ; généreux. Scandales, cachotteries, surentraînements, cloisonnement, tests physiques et psychiques ardus ; voici quelques paramètres qui qualifient ce monde en apesanteur. Et alors ? Allez-vous peut-être me dire... Et alors vous verrez bien !

    Ce roman nous est servi en trois actes ; Bernard Minier dirige avec brio cet opéra qui réunit tous les codes d’un thriller efficace. Le rythme est soutenu, notre chef d’orchestre ne lâchera pas la baguette jusqu’à la dernière page. La parenthèse fermée au début de cette symphonie ne sera pas définitive et loin d’être un point final ! Des aires de Gustav Mahler tourneront encore autour de vous après avoir fermé le roman. Ce qui, personnellement, me fait bien plaisir...

    La musique adoucie les mœurs ? Je ne crois pas non.

    Bonne lecture.

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