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La Saison des feux - Céleste Ng

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11 #AvisPolar
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Résumé :

Ils se sentent à l’abri chez eux ? Cela ne va pas durer.À Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire. Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont d’abord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence commence à mettre en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.
Après Tout ce qu’on ne s’est jamais dit (Sonatine Éditions, 2016), Celeste Ng confirme avec ce deuxième roman son talent exceptionnel. Rarement le feu qui couve sous la surface policée des riches banlieues américaines aura été montré avec tant d’acuité. Cette comédie de mœurs, qui n’est pas sans rappeler l’univers de Laura Kasischke, se lit comme un thriller. Avec cette galerie de portraits de femmes plus poignants les uns que les autres, c’est aussi l’occasion pour l’auteur d’un constat d’une justesse étonnante sur les rapports sociaux et familiaux aujourd’hui.

Galerie photos

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Les Lectures de Maud 5 juillet 2018
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Je suis de nouveau sortie de mes lectures de prédilection avec cette lecture. Basée sur une histoire que j’ai trouvé anthropologique sociale et culturelle entre les riches d’un côté les pauvres de l’autre.
    En effet la famille Richardson, décrite par Eléna la mère, dans leur belle maison, leur vie parfaite, leurs voitures, leurs projets déjà établis, ainsi que ceux de leurs enfants.
    Par opposition à Mia Warren, artiste, qui ne travaille que pour subvenir aux besoins ainsi que ceux de sa fille, et qui passe son temps à sa passion : la photographie.
    Comment ces deux familles vont d’abord se rencontrer, s’apprécier, même si Eléna maintient les clivages sociaux de prima bord ; puis vont se jalouser, la condescendance est très bien évoquée dans ce livre. Avec également l’idée que seuls des parents aisés peuvent apporter une bonne éducation à un enfant qu’il soit le leur (génétiquement parlant) ou pas.
    Ce qui m’a profondément gênée dans cette lecture est le côté revisité de la série Beverly Hills avec des adolescents en mal de quelque chose, toujours dans l’excès, sans règle et où l’argent et la situation des parents priment. Les riches voulant toujours se donner bonne conscience vont parfois à l’encontre de ce qui était à la base une bonne idée. Ici, embaucher Mia comme femme de ménage alors que Pearl est une amie des enfants de la famille ; quand elle vient passer un bon moment dans cette grande et belle maison, elle voit sa mère affairée dans la cuisine à préparer le dîner. Une situation qui va mettre mal à l’aise tout le monde. Différents événements vont pousser la famille Richardson à échanger des points de vue différents mais ce qui prime, le bien et le mal en fonction de leur situation. Il m’a manquée qu’un élément soit dévoilée à cette famille riche, et d’apparence parfaite, qui pensait qu’il n’y a que les pauvres qui peuvent faire des bêtises, et non bien-sûr leurs enfants, pour avoir une vision globale de ces familles.
    Seule Izzy, adolescente rebelle dans cette famille voit les choses d’un point de vue humain et non d’une manière sociétale.
    Je vous laisse découvrir ce livre par vous-même.

    Je remercie les éditions Babelio.com et Sonatine Editions pour leur confiance 😊

  • Leroy Delphine 4 septembre 2018
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Après un premier roman salué par la critique et le public (Tout ce qu’on ne s’est jamais dit), Céleste Ng nous livre son second roman, toujours très orienté sur les secrets de famille et les non-dits.

    Ici, nous sommes plongés dans la petite banlieue chic de Shaker Heights, à Cleveland où tous les habitants sont en apparence exemplaires et où tout est réglé pour que les habitants vivent en harmonie.
    Mia Warren et sa fille arrivent un jour et les Richardson, figures emblématiques de cette banlieue, leur louent un appartement. Si tout est au beau fixe au début entre les deux familles, des différences inconciliables vont semer le trouble dans la communauté et faire monter la tension...

    Le roman traite de plusieurs thèmes : la maternité tout d’abord sous toutes ces coutures, l’adoption, les mères porteuses, l’avortement, la famille nombreuse, ... et de la liberté de la femme dans ses choix.
    Un des autres thèmes abordés par le roman est la liberté de l’être. Qui de la "parfaite" Mme Richardson ou de la bohème Mia Warren est la plus libre des deux ? Malgré leur antagonisme flagrant, leurs vies pourraient tout à fait être interchangeables tant elles aspirent l’une et l’autre à se libérer d’un joug pesant dans leur quotidien...
    Enfin, l’adolescence est un thème largement abordé dans ce roman avec ses fantasmes, ses désillusions, son éveil à la vie, à l’amitié, à l’amour et à l’émancipation.

    La saison des feux est une comédie de mœurs très bien écrite, où les femmes ont la part belle, avec de très bons personnages, et bien que je ne suis pas la lectrice cible de ce genre de romans, j’ai apprécié la moralité sous-jacente.

    Le feu du titre quant à lui est omniprésent, dès les premières pages avec l’incendie d’une maison, dans la tension qui monte petit à petit entre les personnages, dans le désir ardent des adolescents dans leur éveil à la sexualité, dans la rage et la jalousie éprouvées par les personnages. Dans ce roman, le feu est aussi là pour faire table rase du passé et recommencer à zéro.

    Pas du tout un thriller même si un suspense est distillé dans cette comédie de mœurs, La saison des feux vous réjouira si vous aimez les histoires d’apparences et de drames humains.

  • Lucie de Abracadabooks 17 janvier 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Si La saison des feux est souvent étiqueté « thriller », il tient tout autant de la critique sociale. Celeste Ng place son histoire au coeur des années 1990, du Grunge et des chemises à carreaux. J’imagine une ambiance à la Hocus Pocus (Kenny Ortega, 1993) dans la banlieue chic et aseptisée de Cleveland, Ohio : Shaker Heights. C’est dans cette utopie urbaine lisse et respectueuse des règles depuis 3 générations que les secrets vont éclater et les faux-semblants partir en fumée.

    Amateurs de page-turners, soyez prévenus, Celeste Ng ne nous sert pas un thriller aux ficelles grosses comme ma jambe en sortant de l’avion. Si le suspense est un élément central de son intrigue, elle dénoue minutieusement son histoire et prend le temps de poser son décor et les personnages qui l’habitent, en plaçant sa loupe sur les femmes en particulier. Et elles sont nombreuses au fil des pages de La Saison des feux. Nombreuses et tout aussi complexes les unes que les autres.

    La Saison des feux est un bijou anthropologique. À la manière d’une Margaret Mead dans le Japon d’après-guerre, elle analyse et tente d’interpréter les comportements sociaux d’une classe aisée de l’Amérique de Bill Clinton, dans tout ce qu’elle a de plus contradictoire. Le résultat est passionnant. À lire absolument !

  • Maks 9 février 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    "La saison des feux" est une satire sociale et familiale se déroulant dans les beaux quartiers utopiques américains, vous savez ces maisons bourgeoises clonées les unes sur les autres et alignées au centimètre près, avec une pelouse impeccable, où les poubelles sont invisibles, ou papa possède une grosse berline clinquante, maman un SUV dernier cri et "fifille" un cabriolet rutilant. Le genre de lieu où tout est rose en apparence mais où jalousies, critiques, ragots et coups bas sont les maîtres mots.

    Ici, une mère artiste et marginale accompagnée de sa fille débrouillarde vont débarquer et changer les règles du jeu, mettre un sacré coup de pied dans la ruche et faire tourner la tête des gens, et cela sans le vouloir vraiment, juste avec leur manière d’être "normales".

    Un scénario qui pourrait ressembler à une série TV destinée aux jeunes femmes en quête d’histoires faites pour se détendre à l’instar des télés réalité ou les embrouilles des uns font le bonheur des autres. (attention rien de péjoratif ni dégradant dans mes propos, c’est juste pour souligner le cliché).
    C’est un roman qui pourrait être comme ça, mais c’est sans compter sur la plume de Celeste Ng qui prend les ingrédients cités ci dessus et les sculptes à la manière d’un thriller à suspense dont les différents personnages ne seront pas épargnés, où les clichés vont êtres malmenés pour le plus grand plaisir des lectrices et des lecteurs grâce à une dynamique imparable. Il est vrai que j’avais un peu peur en lisant le quatrième de couverture de tomber sur une histoire "cucu" mais non, c’est prenant et les pages défilent sans que l’on ne s’en rende compte afin de connaître le fin mot de l’histoire.

    Je ne connaissais pas cette auteure, Celeste Ng, mais une chose est certaine, je vais m’y intéresser de plus près à l’avenir. Les éditions Sonatine ont le don de nous présenter des valeurs sûres et originales, encore une fois cela se confirme ici.

    Je vais conclure en vous disant de ne pas hésiter à franchir le pas, c’est un roman qui vaut la peine de se pencher dessus.

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Le feu brule entre ces pages ! Il consume le lecteur, comme il consume les personnages…

    Des personnages vivants dans une autre sphère, qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Il suffit d’un grain de sable pour que tout parte en fumée, à l’image de ces non-dits et des secrets qui jalonnent le récit.

    Une intrigue que l’auteur construit sur des bases que l’on pourrait penser branlantes, mais tout est étudié, millimétré pour que le récit soit d’une rare qualité. La plume, raconte détaille, décortique avec minutie, pour terminer sa course folle avec une psychologie des personnages qui enflamme le lecteur.

    Chacun sera touché par la grâce… La grâce ou la révélation de leur identité propre… Ils vont passer d’êtres lisses, insipides pour prendre de l’épaisseur et trouver leur identité. Une identité qui sera gravée en eux… Mais leur sera peut-être salvatrice un jour… Sans qu’eux même ne sachent réellement d’où leur vient ce goût amer… Une amertume qui devient palpable au fil du récit et qui prend tout son sens… Mais les regrets sont-ils salvateurs ? Les regrets corrigent-ils la trajectoire que l’on peut prendre ?

    Parfois oui ! Parfois les regrets, nous font prendre conscience de nos erreurs et nous tentons de corriger le futur. Mais certaines personnes, ne sont pas prêtes à assumer leurs erreurs et leurs regrets les consumeront. Jamais ce feu ne s’éteindra…

    La saison des feux est non seulement physique et réelle avec cette maison qui se consume littéralement… Mais c’est surtout un feu, que chaque être de cette intrigue va effleurer. Chacun aura sa part de doute, sa part de remise en cause… Mais parfois le feu laisse des cicatrices indélébiles qui marquent au fer rouge, et celles qui font le plus souffrir ne sont pas les plus apparentes.

    J’ai plongé dans cette histoire qui m’a prise dans ses filets, pour me recracher en deux jours, sonnée, meurtrie au même titre que ces personnages que l’auteur malmène, mais qu’elle va faire évoluer, grandir et cela d’une manière lente, douce, emplie de rage. Chacun sortira différent, le lecteur aussi… Un lien ténu mais invisible se créé, non pas avec des révélations qui laissent sur le carreau, mais par cette trame, ce tissage solide que les êtres arrivent à créer…

    Avec sa plume, l’auteur dissèque l’existence lisse d’une certaine frange de la population américaine, en livrant une vraie étude sociétale mais surtout livre un thriller d’une rare densité.

  • Lectures noires pour nuits blanches 21 mars 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    "La plupart des communautés se développent au hasard, les meilleures sont planifiées. "

    Une banlieue chic de Cleveland. Elena Richardson y vit depuis toujours avec son mari et ses quatre enfants. Mia, une artiste, mène une existance bohème avec sa fille. Elle va devenir la locataire d’Elena. Les vies des deux familles vont s’entremêler menaçant le calme et la paix de ce si paisible quartier.

    Il fait bon vivre à Shake Heights, tout est conçu pour que règne l’harmonie. Des règles, de nombreuses règles pour planifier tout ça. De la couleur des maisons, la tonte des pelouses "arborées", aux poubelles que l’on dépose à l’arrière de la maison pour ne pas nuire au paysage idyllique. Tout est beau, propre et lisse. Mais une fois les portes des habitations fermées, quel secret s’y cache ?

    Celeste Ng nous dépeint une société américaine où tout n’est qu’apparences. Il faut suivre les règles, toujours, et ceux qui ne le font pas seront jugés et condamnés. Mais en silence, sans faire de vagues, parce qu’il faut maintenir les apparences...

    Quand Mia débarque, elle la mère célibataire, artiste qui ne reste jamais très longtemps au même endroit, elle va susciter l’admiration de certains, la curiosité chez d’autres et bientôt la suspicion.

    Ce roman traite également de beaucoup de thèmes différents, les relations mère-fille, les classes sociales, l’adoption, l’avortement, les adolescents... Des sujets pas toujours faciles, traités avec un oeil critique et bien développés.

    Les personnages sont très fouillés et leur psychologie bien travaillée. On apprend à les connaître au fil de l’histoire. J’ai beaucoup aimé Mia, son côté cool et détaché mais à qui rien n’échappe. Et j’ai adoré Izzy, une sorte d’Ovni dans le quartier et dans sa propre famille. Elle amène une petite touche de fraîcheur et de fantaisie dans ce monde psychorigide. J’ai beaucoup moins apprécié Elena, trop psychorigide justement, toujours méfiante et suspicieuse, trop calculatrice à vouloir tout contrôler. L’habitante parfaite de Shaker Heights en somme.

    Ce roman est classé parmi les thrillers et polars, je ne trouve pas que ça en soit un. Plutôt une satire sociale de la société riche américaine.
    Si vous voulez du sang et de l’action, passer votre chemin. Pas de suspense non plus, le livre commence par la fin et on revient en arrière.
    Mais j’ai tout de même passé un agréable moment. Ca détend et ça fait du bien,

  • Sangpages 18 avril 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Question de feu, on y est direct. La maison des Richardson est en flamme dès la première page. Bien sûr, on s’interroge sur le pourquoi du comment en se doutant bien que la réponse se trouvera dans le passé.
    On revient donc, dès le 2ème chapitre, avant l’incendie, avec l’installation de Mia et Pearl à Shaker Heights, une petite ville pittoresque de la banlieue de Cleveland.
    Mais attention, Shaker Heights n’est pas n’importe quelle ville. Elle a été construite avec des règles bien précises et des manières de faire définies. De la couleur des maisons en passant par la tonte du gazon obligatoire jusqu’aux poubelles qui doivent impérativement être cachées. Idyllique ? Pas si sûr !
    Mia, photographe, bohème sur les bords et sur les côtés pourrait bien faire tache dans ce magnifique paysage.
    J’ai véritablement adoré ce concept. Cette vision sarcastique d’une société propre en ordre. Une société soit disant bien-pensante qui fonctionne exclusivement selon des règles et où les apparences sont plus importantes que tout.
    La saison des feux est une histoire d’apparence (Vous l’aviez compris 😜) somme toute assez banale qui pourtant vous prendra et ne vous lâchera plus, tout en vous donnant à réfléchir au sens de la vie.
    Pas tout à fait un thriller, pas tout à fait quoi que ce soit d’ailleurs. Un de ces livres inclassables qu’il est bien difficile de définir. Un de ces livres qui doit se lire pour comprendre.
    Mia est photographe et j’ai eu, tout au long, cette sensation qu’elle n’aurait pas pu être une autre type d’artiste. J’ai eu l’impression de regarder cette histoire au travers de son objectif puisque comme une photo, ce livre m’est apparu comme une succession d’images.
    Une image de chacun des personnages. Celle qu’ils veulent bien montrer. Des instants de vie tout en apparence. Des snapshots.
    L’image d’une pile de petits billets verts qui ouvrent toutes les portes et obtiennent ce qu’ils veulent quand ils le veulent.
    L’image d’une famille en apparence unie où chacun est en fait tout simplement seul.
    L’image d’une société où l’on juge tout un chacun à tour de bras.
    Mais aussi l’image d’un bonheur simple. Celui de Mia et sa fille.
    Mais la saison des feux c’est aussi et surtout, un questionnement pertinent sur l’adoption, la mère biologique et ses droits.
    Un livre émouvant, bien monté, bien mené qui tient plus que largement la route. Une histoire qui n’est, comme je l’ai déjà dit, ni un thriller ni un polar mais où le suspense est clairement de mise. Pas de sang, pas d’hémoglobine mais pourtant bourré de tensions. La réflexion qui s’en suit, pourrait même vous faire passer quelques nuits blanches...
    Qui donc a pu mettre le feu et surtout pourquoi ?
    En résumé, c’est drôlement bon ! Un coup de coeur pour ma part et donc à lire absolument !

  • Sangpages 18 avril 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Question de feu, on y est direct. La maison des Richardson est en flamme dès la première page. Bien sûr, on s’interroge sur le pourquoi du comment en se doutant bien que la réponse se trouvera dans le passé.
    On revient donc, dès le 2ème chapitre, avant l’incendie, avec l’installation de Mia et Pearl à Shaker Heights, une petite ville pittoresque de la banlieue de Cleveland.
    Mais attention, Shaker Heights n’est pas n’importe quelle ville. Elle a été construite avec des règles bien précises et des manières de faire définies. De la couleur des maisons en passant par la tonte du gazon obligatoire jusqu’aux poubelles qui doivent impérativement être cachées. Idyllique ? Pas si sûr !
    Mia, photographe, bohème sur les bords et sur les côtés pourrait bien faire tache dans ce magnifique paysage.
    J’ai véritablement adoré ce concept. Cette vision sarcastique d’une société propre en ordre. Une société soit disant bien-pensante qui fonctionne exclusivement selon des règles et où les apparences sont plus importantes que tout.
    La saison des feux est une histoire d’apparence (Vous l’aviez compris 😜) somme toute assez banale qui pourtant vous prendra et ne vous lâchera plus, tout en vous donnant à réfléchir au sens de la vie.
    Pas tout à fait un thriller, pas tout à fait quoi que ce soit d’ailleurs. Un de ces livres inclassables qu’il est bien difficile de définir. Un de ces livres qui doit se lire pour comprendre.
    Mia est photographe et j’ai eu, tout au long, cette sensation qu’elle n’aurait pas pu être une autre type d’artiste. J’ai eu l’impression de regarder cette histoire au travers de son objectif puisque comme une photo, ce livre m’est apparu comme une succession d’images.
    Une image de chacun des personnages. Celle qu’ils veulent bien montrer. Des instants de vie tout en apparence. Des snapshots.
    L’image d’une pile de petits billets verts qui ouvrent toutes les portes et obtiennent ce qu’ils veulent quand ils le veulent.
    L’image d’une famille en apparence unie où chacun est en fait tout simplement seul.
    L’image d’une société où l’on juge tout un chacun à tour de bras.
    Mais aussi l’image d’un bonheur simple. Celui de Mia et sa fille.
    Mais la saison des feux c’est aussi et surtout, un questionnement pertinent sur l’adoption, la mère biologique et ses droits.
    Un livre émouvant, bien monté, bien mené qui tient plus que largement la route. Une histoire qui n’est, comme je l’ai déjà dit, ni un thriller ni un polar mais où le suspense est clairement de mise. Pas de sang, pas d’hémoglobine mais pourtant bourré de tensions. La réflexion qui s’en suit, pourrait même vous faire passer quelques nuits blanches...
    Qui donc a pu mettre le feu et surtout pourquoi ?
    En résumé, c’est drôlement bon ! Un coup de coeur pour ma part et donc à lire absolument !

  • LeoLab 1er août 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Plus un roman noir qu’un thriller. Une histoire de familles que tout oppose. Des vérités et des mensonges, des secrets et des fourberies. Tout ce gloubi-boulga de ces choses qui font de ce roman une très bonne lecture. J’ai adoré ces heures en compagnie de cette panoplie de personnages qu’on aime, qu’on déteste ou qu’on aime détester.

  • eTemporel 15 septembre 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Quand le voile des apparences ne peut être déchiré, il faut parfois y mettre le feu... J’avais beaucoup aimé Tout ce qu’on ne s’est jamais dit, de la même autrice, et je me suis lancée avec grand plaisir dans cette nouvelle étude de mœurs. Car ce roman a beau être placé dans la catégorie thriller, ce n’en est, à mon sens, pas un. C’est simplement l’histoire de deux familles que tout sépare, qui vont se croiser l’espace de quelques mois, et leur rencontre sera loin d’être exempte de conséquences.

    Mais commençons par le commencement. Lorsque Mia Warren débarque à Shaker Heights avec sa fille adolescente, Pearl, c’est pour de bon. Elle le lui a promis : les déménagements impromptus et sans fin, c’est terminé. Elles s’installent définitivement cette fois. Mais c’est compter sans tout ce qui constitue l’essence même de cette petite ville encapsulée dans les apparences : les règles, l’ordre, les conventions de ces familles toutes coulées dans le même moule. Or, Mia n’a rien à voir avec tout ça : elle est photographe, bohème, a d’autres aspirations que celles d’avoir un mari, une belle maison avec un chien, des enfants et des amies à inviter à déjeuner.

    Elles vont s’installer dans la maison de location des Richardson, l’une de ces familles parfaites où Papa est avocat, Maman journaliste et les enfants populaires et sportifs. Parfaite ? Peut-être pas tant que ça en réalité car la plus jeune, Izzy, n’attend qu’une bonne occasion de dérailler. Malgré tout, les enfants ne tardent pas à faire connaissance et à tisser des liens qui bouleverseront leurs vies à tous.

    J’ai mis du temps à rentrer dans l’histoire, que j’ai trouvée très longue à démarrer. Le style est très narratif avec peu de dialogues et le premier tiers de ma lecture a été assez laborieux. Puis j’ai lu tout le reste en une journée et j’ai adoré ! Les thèmes proposés par l’autrice tournent tous autour de la maternité : impérieux désir d’enfant, infertilité, adoption, avortement et surtout relations entre mère et fille. Il y a beaucoup de secrets dans cette histoire, si bien que le lecteur assiste, impuissant, à l’enchaînement des événements qui vont conduire Izzy à mettre le feu à sa maison - je ne spoile pas, le livre s’ouvre là-dessus.

    Le point fort de ce roman réside incontestablement dans la construction de ses personnages. Il n’y a pas de manichéisme ici, personne n’est ni tout blanc ni tout noir, mais tout en nuances au contraire. On s’attache à chaque personnage, pour des raisons diverses et variées. Tous sont complexes, bien construits et semblent sincères dans leur démarche, cohérents. Un roman fort sur deux cellules familiales qui se télescopent, pour le meilleur comme pour le pire.

  • Cigale17 25 septembre 2019
    La Saison des feux - Céleste Ng

    Le deuxième roman de Celeste Ng, on prononce « ing » (ŋ), est au moins aussi réussi que le premier : Tout ce qu’on ne s’est jamais dit ! Comme dans le précédent roman, l’histoire commence par ce que l’on suppose être la situation finale : Mme Richardson regarde sa belle maison de Shaker Heights en proie aux flammes… Trois de ses enfants, sa fille Lexie (en terminale) et ses deux garçons, Trip (en première) et Moody (en seconde) la rejoignent au matin. Pas de doute, c’est Isabelle (Izzy), la plus jeune des enfants Richardson, qui a fait le coup et personne ne l’a vue depuis la veille. Et la veille au soir, justement, Mia et sa fille Pearl avaient rendu, dans la boîte aux lettres des Richardson, les clés de l’appartement que ceux-ci leur louaient, et elles étaient parties dans leur petite voiture chargée de bagages. Jusqu’à l’incendie, toute la ville ne parlait que de la petite Mirabelle McCullough « se demandant si le juge avait pris la bonne ou la mauvaise décision, si ses nouveaux parents auraient dû avoir la garde ou si elle aurait dû être rendue à sa mère ».

    Voilà, les principaux protagonistes nous ont été présentés. Remontons jusqu’au mois de juin de l’année précédente et voyons comment on en est arrivé là. Tout commence avec l’arrivée de Mia Waren, artiste photographe, plutôt bohème, survivant essentiellement grâce à de petits boulots, et de Pearl, sa fille adolescente. Madame Richardson va louer aux deux femmes, à un loyer modique, un appartement qu’elle possède, dans un quartier moins chic que le sien bien sûr, mais de là, Pearl pourra fréquenter une bonne école. Nous en sommes aux pages 24-25, et nous comprenons déjà comment fonctionne Madame Richardson : [Elle] considérait la maison comme une forme d’œuvre de bienfaisance […] et ne louait qu’à des personnes qu’elle estimait méritantes […] M. Yang [au rez-de-chaussée] était exactement le genre de locataire qu’elle voulait : une personne gentille à qui elle pouvait rendre service et qui lui en était reconnaissante. »

    À travers Mia Waren et Elena Richardson, deux mondes vont se côtoyer et chacun a de la difficulté à comprendre comment fonctionne l’autre. Tout diffère : la façon de vivre, les valeurs primordiales, l’importance attachée à l’avis des gens, les priorités, les moyens financiers, etc. Quant aux adolescents, Pearl envie la stabilité que les parents Richardson offrent à leurs enfants alors que Izzy, puis Lexie dans des circonstances difficiles, sont fascinées par la relation de Mia avec sa fille et voudrait parfois bénéficier d’une telle bienveillance... Pour leur part, les garçons tombent amoureux de Pearl, si différente des filles qu’ils sont habitués à fréquenter.

    J’ai beaucoup aimé ce roman qui avance par petites touches, s’attardant tour à tour sur les personnages, développant des relations improbables, riches ou décevantes, toujours avec une grande finesse psychologique et distillant une tension qui ne fait que grandir. Comme dans le premier roman de Celest Ng, les non-dits finissent par détruire les sentiments, et la découverte de la vie par les adolescents s’avère brutalement douloureuse. L’auteure observe aussi les relations entre les femmes : femmes d’un milieu social différent, mère et fille et vice versa, mais aussi mère biologique, mère adoptive, mère porteuse… Bref, vivement le troisième !

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