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La rage - Zygmunt Miloszewski

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Résumé :

Cap au nord-est de la Pologne, à Olsztyn. C’est là que le procureur Teodore Szacki officie désormais. Ce nouveau fief est le théâtre d’une enquête tortueuse qui va sortir Szacki de l’ennui. Un cadavre brûlé par des armes chimiques et composé d’ossements provenant de plusieurs victimes est retrouvé sur un chantier. Absorbé par cette affaire, le procureur ne prend pas la pleine mesure d’une plainte déposée pour violences conjugales. Mis en cause par sa hiérarchie, Szacki, poussé à bout, va alors connaître la rage, celle des justiciers assoiffés de vengeance...

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Vos #AvisPolar

  • LesRêveriesd’Isis 6 octobre 2020
    La rage - Zygmunt Miloszewski

    Ce roman n’est pas le premier de la série consacrée à Teodore Szacki, et pourtant, cela ne m’a posé aucun souci pour lire l’œuvre. Les rappels sont faits tout en finesse, et d’une manière générale, nous n’avons pas besoin de connaître le passé de Teodore pour comprendre son présent. Le procureur est ici dans une nouvelle région depuis peu, sa vie privée est un peu houleuse et chaque dispute fait ressortir l’intransigeance de cet homme. En effet, le procureur est un homme dur, monolithique. Il ne faut pas attendre de lui compassion et bons sentiments. Il n’aime que les affaires juteuses, juge aisément ses concitoyens et repousse en bloc tout ce qui ne lui semble pas digne d’intérêt. Son adjoint n’est pas plus humain en apparence, si bien que lorsque l’un deux commet une erreur, l’autre se charge de lui faire boire le calice jusqu’à la lie. Ce duo est étonnant et dérangeant par certains aspects. La froideur qui les caractérise m’a soufflée et j’ai eu envie de les secouer un peu, de temps en temps, pour qu’ils cessent de voir le monde en teinte monochrome. C’est peut être le seul élément du roman qui ne m’a pas pleinement emportée. J’aime m’accrocher aux personnages et projeter mon humanité dans la leur. Or, leurs traits de caractère m’ont interdit toute identification. Néanmoins, la raideur morale que nous observons est sans aucun doute conçue à dessein et permet de préparer le renversement final. A aucun moment nous ne voyons venir les choses et, au fil des pages, nous aurions presque oublié le premier chapitre qui annonce pourtant une partie de la catastrophe.

    En ce sens la construction de l’oeuvre est à la fois complexe et signifiante. Nous sommes plongés en plein cœur du récit, avant d’amorcer une pause et de tout reprendre depuis le début. Le décompte se fait sous forme de jours, et à chaque chapitre, nous découvrons des actualités qui sont publiées dans les médias. Le moins que l’on puisse dire est que ces actualités sont indigestes, collées toutes les unes aux autres, sans agencement, sans développement, comme un assemblage de gros titres. Ce choix crée une litanie qui rythme la course poursuite contre l’assassin, elle met aussi en lumière les sujets parfois insignifiants que l’on trouve dans les médias. Finalement, la mise en page nous noie comme la vraie information – celle que nous attendons et que nous brûlons de découvrir imprimée- est diluée. Ces chapitres éveillent notre curiosité mais jouent aussi et surtout le rôle de leitmotiv qui nous donne envie d’en savoir plus et nous frustre à la fois par l’inanité de leur contenu par rapport à ce qui nous préoccupe vraiment.

    L’enquête en elle-même est très originale. Le mode opératoire de l’assassin est on ne peut plus détonnant et original, les ramifications de l’enquête et les motivations du criminel m’ont complètement soufflée. Je suis restée ébahie devant les faits évoqués et je dois reconnaître que je n’ai jamais lu ça ailleurs. Cette enquête mêle violence, vengeance, quête de justice et manipulation subtile car le criminel ne veut pas juste s’en prendre à certaines personnes, il espère faire tomber dans son piège d’autres individus afin d’obtenir quelque chose. Et dans cette optique, certains détails, qui nous paraissaient absolument insignifiants au début, prennent une ampleur insoupçonnée deux cent pages plus loin. Un véritable esprit machiavélique tire les ficelles pour notre plus grand plaisir. Arrivée au terme de ce roman, je me trouve tiraillée entre l’envie de lire la suite et de comprendre ce qu’il adviendra du procureur Szacki, et l’envie de lire les opus précédents pour comprendre le cheminement de cet homme. Bref, vous l’aurez compris, La Rage remplit parfaitement son rôle et tient ses promesses.

    Ainsi, ce roman est absolument parfait. Je ne trouve aucun bémol à apporter : nous avons sous les yeux une enquête résistante et glaçante, des rebondissements inattendus et des révélations stupéfiantes. Le procureur s’humanise à la fin et livre sans doute la bataille la plus dure de sa vie tandis que nous retenons notre souffle. Une excellente lecture en somme.

  • Sylvie Geoffrion 23 juillet 2019
    La rage - Zygmunt Miloszewski

    "Ne fais pas ça Téo, ne fais pas ça." C’est ce que l’on aurait envie de crier à notre procureur chouchou. Comme dans "Seven", le film.
    C’est la fin de cette plus qu’intéressante trilogie qui nous a fait découvrir un procureur/sherif/-Théodore Szacki- un pays -la Pologne- qui tente de se définir dans sa jeune modernité et liberté.
    Avant d’ouvrir ce dernier titre, j’étais déjà triste de savoir que Téo me quitterait.
    La quarantaine et déjà Téo se sent "vieux". Vieux de tout. Il supporte le poids de la vie, de ses choix, des choses, des événements, des décisions et de son "courroux".
    On le retrouve à Olsztyn, capitale de la Voïvodie de Varmie-Mazurie. Et encore ici, l’auteur en profite pour écorcher (entre autres) le manque de vision des urbanistes, des architectes, des gestionnaires dans le développement urbain. On sent que l’auteur, Zygmunt Miloszewski, respecte la pierre, la beauté, l’ARTchitecture , la signification de l’histoire dans le bâti. Il n’hésite pas à nous le montrer lors des promenades dans la ville. Il ne nous épargne pas non plus le portrait - sans compromis, sans accomodements- des Polonais, de la Pologne et de ses institutions dans cette société complexe qui se cherche encore et dans cette province belle et laide, charmante et assommante tout à la fois.
    La Rage met fin aux réflexions de notre procureur sur la justice l’institution et celle de l’homme, la vérité et ses perspectives, la vengeance. Avec l’humoir noir et le cynisme qu’on lui connaît, Zygmunt Miloszewski réussit encore à écrire un excellent roman dont la thématique est universelle et touche tout le monde dans toutes les couches de la société.
    Et c’est la fin pour Teodore Szacki, une fin élégante, noble, juste.
    Je ne peux que vous convier, si ce n’est déjà fait, à vous jeter sur cette trilogie : Les impliqués, Un fond de vérité et finalement La Rage.
    Bref, je me souhaite de retrouver cet auteur, Zygmunt Miloszewski, et sa Pologne très très bientôt. Quelle belle rencontre ce fut !
    P.S. : 5 étoiles pour l’ensemble de la trilogie.

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