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Le Carré des indigents - Hugues Pagan

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Résumé :

Dans « Le Carré des indigents, nous retrouvons l’inspecteur principal Claude Schneider, protagoniste récurrent des romans d’Hugues Pagan. Nous sommes dans les années 1970, peu avant la mort de Pompidou et l’accession de Giscard au pouvoir. Schneider est un jeune officier de police judiciaire, il a travaillé à Paris et vient d’être muté dans une ville moyenne de l’est de la France, une ville qu’il connaît bien. Dès sa prise de fonctions, un père éploré vient signaler la disparition de sa fille Betty, une adolescente sérieuse et sans histoires. Elle revenait de la bibliothèque sur son Solex, elle n’est jamais rentrée. Schneider a déjà l’intuition qu’elle est morte. De fait le cadavre de la jeune fille est retrouvé peu après, atrocement mutilé au niveau de la gorge.

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Vos #AvisPolar

  • jeanmid 29 avril 2022
    Le Carré des indigents - Hugues Pagan

    Quel plaisir d’avoir pu échanger de longues minutes avec Hugues Pagan aux derniers QDP !
    Ses anecdotes qui datent de son époque de flic à Dijon où il courait après les voyous et il entendait un de ses collègues évoquer un partage équitable des butins, sont un vrai régal .

    C’est en clair la même verve poétique que l’on retrouve dans ce roman magistral qui témoigne de manière romancée d’une époque révolue.
    Une époque - celle du début des années 70 - dans laquelle l’inspecteur principal Schneider officiait , revenant dans sa ville de sa jeunesse après une période où l’armée puis son entrée dans la police parisienne l’ont accaparé et où la guerre d’Algérie l’a marqué à vie. Un retour aux sources dans un nouveau bunker avec des patrons grisés par le pouvoir mais dont lui n’avait que faire car “ il n’avait pas de plan de carrière, ni rien qui pût y ressembler. Il poursuivait un chemin insondable, silencieux, et qui de toute évidence ne menait nulle part.”
    Schneider n’est pas un homme d’appareil , il fait son boulot pour lequel il est payé le plus consciencieusement possible. Et ça suffit à forcer le respect de ses collègues.
    Dès son arrivée il va être confronté à une sale affaire : la disparition de la jeune Betty Hoffmann. Une adolescente prête à croquer la vie à pleine dent . Un visage d’ange qui va hanter Schneider bien après l’avoir retrouvée sauvagement assassinée et qui va le pousser à poursuivre cette enquête coûte que coûte. Un crime comme un autre , ni le premier ni le dernier. Un crime à résoudre parce qu’il le faut , parce qu’il le doit à son père , parce qu’il ne peut laisser un crime impuni ou pour tenter de racheter tous ceux qui ont été commis en Algérie devant ses yeux.
    Schneider n’est pas un flic comme les autres : c’est un artiste au propre comme au figuré. Pianiste émérite et homme à femmes , doté d’un charme et d’un charisme hors pair , il cache au fond de sa grande carcasse des blessures de celles qui ne se referment pas de si tôt.
    On va le suivre avec son équipe du Groupe Criminel bigarrée dans ces enquêtes qui se suivent mais ne se ressemblent pas. Des sordides affaires où il faut avoir le coeur et les tripes bien accrochés pour continuer. Des affaires de flics et d’assassins qui usent les plus endurcis.

    Atmosphère poisseuse, celle des bas-fonds, odeurs nauséabondes des relents fétides et des corps en décomposition, corps ensanglanté supplicié d’une jeune victime innocente. Telles sont quelques images et quelques sensations que l’on retrouve dans ce roman noir, très noir,
    Dans ce décor désincarné, déambule cet anti -héros magnifique qui trimballe sa mélancolie et son caractère imprévisible, cette ombre énigmatique et impassible qui, tel un oiseau de nuit, déploie, solitaire, son ramage crépusculaire. Personnage miroir de l’auteur, Schneider trace sa route, déterminé à faire éclater la vérité, aussi rude soit-elle.
    L’écriture est flamboyante et poétique dans tout ce que la saleté du monde et des hommes a de pire. On est marqué par ce récit qui autopsie avec minutie ces terribles faits divers dans leur plus terrible laideur.
    L’auteur reprend avec un certain panache le style des pionniers du polar américain, où les surnoms se succèdent à l’envie et où les protagonistes de second plan surgissent au premier dans une harmonie parfaite. Je n’oublie pas les stars atypiques qui éblouissent de leur aura flamboyante comme ici Schneider et la journaliste Laura Traven dans leurs péripéties amoureuses.
    Un roman noir certes mais d’où l’émotion peut nous prendre aussi par surprise.
    Un futur classique du genre sans aucun doute.

  • Killing79 24 février 2022
    Le Carré des indigents - Hugues Pagan

    Hugues Pagan est un écrivain assez discret qui n’est pas très prolifique. Je l’avais repéré lors d’une émission dans laquelle il parlait de son dernier roman, après 20 ans d’absence. C’était en 2017. Par curiosité, j’avais tenté ce « Profil perdu » et je n’avais pas regretté mon choix.

    Avec cet auteur, l’ambiance est au cœur du roman. Il a été inspecteur de police pendant de longues années. Il sait de quoi il parle. Pour raconter ce métier, il ne cherche pas à faire de la surenchère. Pas de descriptions sanguinolentes, pas de poursuites effrénées, pas de tueur en série démoniaque, pas de rebondissements à répétition, seulement une réalité. Le lecteur est au plus près du quotidien d’un service de police.

    On retrouve son personnage récurrent, Schneider, dans le début des années 70 alors qu’il n’était encore qu’un jeune officier. Plusieurs dossiers atterrissent sur son bureau et il met un point d’honneur à les résoudre. A ses côtés, on déambule dans toute la structure judiciaire, où l’on croise les effluves du pouvoir, de la politique, de l’information. Chaque partie du système déplace ses pions pour défendre ses intérêts. Dans ce monde d’ambition, Schneider apparaît comme un chien dans un jeu de quilles, incontrôlable. Il n’est pas prêt à lâcher ses convictions même sous la pression.

    L’auteur a conservé son écriture envoutante, qui alterne entre élégance et crudité. Par les mots, il sait cerner les maux d’une société. Loin d’être nostalgique, ce roman sombre est le témoignage d’une époque, sans concession. Même si l’intrigue peut paraitre un peu faible et qu’il ne se passe pas grand-chose, Hugues Pagan a encore réussi à me passionner, en m’immergeant dans la vie tourmentée de son antihéros taciturne. Je suis heureux que ce maître du roman noir soit revenu aux affaires !

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2022/02/24/737-hugues-pagan-le-carre-des-indigents/

  • L’atelier de Litote 22 février 2022
    Le Carré des indigents - Hugues Pagan

    Tout débute par la sordide histoire de la jeune Betty, quinze ans « au visage de chaton ébouriffé » ( attention aux répétitions). Son père simple cheminot, inquiet de ne pas voir rentrer sa fille unique, va signaler sa disparition au commissariat. C’est l’inspecteur Schneider qui va être en charge de l’affaire. De retour de la guerre d’Algérie, il a rejoint la ville où il a grandit. Il est nouvellement nommé chef du Groupe Criminel. Un roman sombre où l’on rencontre des personnages secondaires bien construits et touchants, des petites gens modestes aux mauvais garçons. J’ai trouvé le personnage de Schneider formidable, il est discret, parlant peu, ne lâchant jamais rien, il force le respect par son intégrité et ne recours pas à la violence comme il est d’usage dans la police à cette époque. Son passé en Algérie revient souvent le hanté, notamment le largage de napalm sur des villages civils. Son rapport avec les femmes est complexe depuis qu’il a perdu son premier amour, il ne s’en ait jamais remis. L’auteur nous brosse un tableau sombre et désabusé où les notes de piano et le blues qu’aime tant Schneider lui colle parfaitement à la peau. Alors même si on nage dans une certaine noirceur, il y a un côté humaniste et une attention particulière est portée aux malheurs des pauvres gens dont tout le monde se fout. Il y a enfin le rappel d’une époque révolue, on est sous la fin du mandat Pompidou et la politique oscille entre la crainte des rouges et celles des immigrés. Un polar à l’atmosphère poisseuse, crimes, braquages autant d’enquêtes que l’équipe très soudée du Groupe criminel est prête à relever. Une écriture fluide et captivante qui nous fait entrer dans une autre dimension et nous changent des polars actuels. Bonne lecture.

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