Police - Hugo Boris

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Résumé :

ls sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme.

Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.

En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Vos #AvisPolar

  • O.Nadaco 20 juillet 2017
    Police - Hugo Boris

    J’ai entendu parler de ce livre via le blog “Les lectures d’Amandine” (lien vers la chronique en bas de l’article). Merci mille fois à Amandine de m’avoir donné envie de le lire... et surtout envie de le continuer.
    Un roman, c’est une rencontre entre le texte et le lecteur. Il arrive que cette rencontre ne se fasse pas parce que ce n’est pas le moment ; il arrive qu’elle ne se fasse jamais car les styles et les attentes ne correspondent pas. La rencontre avec Police ne s’est pas faite tout de suite pour moi. Sur le début le style m’a paru trop froid, trop distant.
    Derrière ce style ultra-maîtrisé qui me donnait au départ cette impression de froideur, se dégage une force hors du commun. Le narrateur est en retrait et c’est sans doute ce qui fait que l’on se sent pris au piège de ce convoi, que l’on entend chacune des paroles prononcées, qu’elle résonne en nous comme si c’était à nous que l’on parlait, nous lecteurs et passagers de cette histoire. Un vrai huis clos avec trois policiers, flics ordinaires de commissariat, qui prennent en charge un homme à reconduire à la frontière. Et là non seulement la rencontre s’est faite, mais j’ai été enfermée avec eux dans cette voiture tout du long, jusqu’à l’étouffement.
    On suit le cheminement de pensée de chacun des personnages dans la situation exceptionnelle qui les conduit à exécuter cette mission inhabituelle et les doutes, tellement de doutes sur le bien-fondé de celle-ci, jusqu’à remettre en question, une fois encore, sa profession, ses choix de vie...
    J’ai encore l’impression d’être dans cette voiture, d’étouffer, de vouloir ouvrir la fenêtre pour respirer un peu, sachant pourtant que ce n’est pas l’air qui manque, mais la dualité entre conscience personnelle et obligations professionnelles, alors même que ces dernières sont censées être pour le bien de tous, qui m’asphyxie.

  • CHOLLET 25 mai 2018
    Police - Hugo Boris

    Très bon polar de Hugo Boris, un roman réaliste, d’un réalité noire, un roman humain , un art du portrait indéniable. Une écriture fluide, pas de temps mort. Une tension grandissante au fil des pages. Un rythme fort et rapide, ponctué par des phrases brèves qui accentuent ce tempo. Un roman court, prenant et profond. Aucun cliché, pas de manichéisme, mais du vécu et du vrai.

    Dans son roman, l’auteur nous confronte à trois policiers sensibles, fragilisés, deux hommes Erik et Aristide et une femme Virginie, à la croisée des chemins, leur vie prête à basculer et de l’autre côté un réfugié tadjik devant être transféré à l’aéroport pour sa reconduite à la frontière. Face à cet homme, étranger, ces trois policiers vont voir leur conscience osciller entre humanité et devoir. Livre se déroulant sur un cours laps de temps et dans très peu de lieu, sorte de huit clos : dans la voiture vers l’aéroport, dans les locaux de la police des frontières à Roissy.

    L’action se déroule durant une nuit. Trois fonctionnaires, deux hommes et une femme vont devoir, suite à l’incendie du centre de rétention du XII ème arrondissement de Paris accompagner à l’aéroport un étranger. Cet homme profondément silencieux est condamné à mort dans son pays. Nos trois policiers sont face à un dilemme, obéir et amener à la mort un homme ou désobéir. Le doute s’insuffle dans la tête des trois. Peut-être la mission de trop qui réveille la conscience tout en gardant à l’esprit les valeurs d’obéissance et de loyauté. Trois fonctionnaires fatigués, usés par leur profession, avec leurs problèmes personnels et professionnels. Les vérités tombent, montrant des blessures, le stress, la perte de motivation, les rouages de leur métier fait de violences. Peut être pour Virginie aussi sa sensibilité exacerbée par sa grossesse et son avortement du lendemain, elle, la femme mariée qui attend un enfant de Aristide .

    Que feront ils ? Qu’aurions nous fait à leur place ?

  • Maks 11 février 2019
    Police - Hugo Boris

    Hugo Boris nous plonge ici dans un huis clos à l’intérieur d’une voiture des forces de l’ordre, une patrouille à qui l’on confie une mission très simple en apparence mais qui va s’avérée difficile à mener à bien psychologiquement, car oui ce n’est pas un polar, il n’y a pas d’action mais juste de l’oppression et c’est ce qui fait l’originalité du roman, ce huis clos oppressant et pourtant quotidien et banal.

    L’écriture m’a parue parfois lourde, agrémentée de certaines phrases alambiquées pour dire une chose simple, est-ce pour le style ou pour gonfler le nombre de pages ? Je laisse le bénéfice du doute en choisissant la première option, malheureusement je ne suis pas plus convaincu.

    Les personnages eux m’ont donnés une sensation de froid glacial, insensible pour l’un, indifférent pour l’autre et bizare pour la fille.
    Je dois dire que cet aspect m’a décontenancé et donc m’a un peu gâché le plaisir, aucun personnage n’est sympathique, c’est triste non ? Surtout pour des policiers, car les clichés habituels du flic sont présents.

    Bref, vous l’aurez compris, je suis mitigé, ma lecture en a souffert malgré de bonnes choses, heureusement, le final est surprenant !

  • Killing79 22 février 2019
    Police - Hugo Boris

    « Police » est un roman court (moins de 200 pages). Toute l’action se concentre dans peu de lieux et sur un petit laps de temps. On suit trois agents de police, qui sont missionnés pour transférer un homme. Mais cette mission n’est qu’un prétexte pour nous ouvrir les portes de ce monde que l’on connaît peu ou partiellement.

    Dès les premières lignes, le lecteur est intégré au quotidien de ces forces de l’ordre. Hugo Boris nous brosse rapidement les portraits de ces personnages, afin que l’on puisse appréhender leurs comportements. Il ne détaille pas leurs vies, mais crée juste un contexte relationnel. Ainsi on entre en empathie avec eux. On ressent leurs émotions et on vit cette expérience à leurs côtés parce que le récit est fluide et transpire le réalisme. Ce petit groupe nous accepte et on devient un spectateur privilégié de cette tragédie humaine.

    Et c’est ça la grande force de ce roman, qui se veut être un condensé de ce que représente le dur métier de policier. Car plus que de me plonger dans la vie extraordinaire de ces redresseurs de l’ombre, il a provoqué chez moi, un déferlement d’émotions. De l’amour, de l’amitié, de la tristesse, de la colère, de la panique, je suis passé par tous les états en même temps que les personnages.
    La plume d’Hugo Boris est belle et agréable et transfère avec efficacité une certaine sensibilité sans jamais tomber dans les clichés ou le manichéisme. J’ai lu ce livre presque d’une seule traite tant je me suis laissé transporter par la puissance de cette boule de tensions, qui emportée par la vitesse des événements, fait naître un véritable suspense. Je voulais connaître la suite, savoir comment l’histoire allait tourner.

    A la fermeture de ce texte, je suis ressorti ému par le destin de tous les protagonistes, qui sont régulièrement partagés entre moralité et professionnalisme. Hugo Boris fait une belle déclaration de respect au monde judiciaire pourtant si peu considéré. Il me prouve aussi qu’un livre peut être bref et profond à la fois !

  • books.travels.cats.food 21 mars 2019
    Police - Hugo Boris

    J’avais découvert cet auteur en mai 2018 avec "Je n’ai pas dansé depuis longtemps" et c’est dans un tout autre registre que je l’ai retrouvé ici. Il nous parle de frontières, de consciences et d’(in)humanité. des mots justes pour une histoire touchante.

    Un huis-clos psychologique d’où l’on ne ressort pas forcément indemne. Aurait-on fait les mêmes choix que les protagonistes ? Comment réagirions-nous devant une telle situation ?

    A lire sans hésiter !! Je guetterai ses prochains livres !

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