- Auteur : Michaël MENTION
- Genre : Post-apocalyptique
- Editeur : Belfond
- Collection : Belfond noir
- Date de sortie : 6 mars 2025
- EAN : 9782714404619
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Résumé :
Roman apocalyptique, satirique et détonnant, Qu’un sang impur questionne les limites du vivre ensemble dans un décor à la croisée du film Vingt-huit jours plus tard de Danny Boyle et des séries The Walking Dead et The Last of Us.
Matt, conseiller bancaire et jeune père de famille, déguste une bière en terrasse lorsqu’un phénomène étrange se produit : les feuilles des arbres tombent d’un seul coup, quelques secondes avant qu’une onde de choc retentisse dans la capitale. Attaque russe ? Explosion nucléaire ? Volcan en éruption ? Séisme ? Obéissant au principe de précaution, le président confine ses habitants. Et voilà Matt, Clem et leur petit garçon coincés dans leur immeuble de banlieue avec leurs voisins. La panique n’est pas loin, mais chacun fait preuve de philosophie. Jusqu’à ce qu’une terrifiante épidémie gangrène la population et que les principes de vie en société laissent place à la sauvagerie la plus barbare…






































































































































lecturesdudimanche 24 juin 2026
Qu’un sang impur - Michaël Mention
On sait de l’auteur qu’il est aussi inclassable que protéiforme. Ces particularités avaient d’ailleurs été à l’origine de mon coup de cœur pour « Les Gentils ». Lorsque j’ai eu la chance d’intégrer le Club Belfond Noir (merci !), j’étais intriguée de savoir ce que nous réserverait ce livre au titre énigmatique.
Nous sommes dans un futur pas très lointain. Tellement peu lointain qu’il pourrait bien s’agir de nous… Un jour comme un autre (rythmé par les rancœurs stupides et malvenues déversées sur les réseaux sociaux ou les promesses politiques décevantes), un choc fait trembler l’Europe (au sens propre comme au figuré). La secousse n’est pas immédiatement identifiée, la terreur serre donc les cœurs dès les premières lignes, annonciatrice d’un drame imminent. Pourtant, après quelques heures d’angoisse, l’auteur rouvre l’espoir à ses héros, l’espace de quelques pages. Pour mieux les piéger, eux, mais aussi les lecteurs. Et voilà que sonne un nouveau confinement, dont les enjeux sont bien plus graves que ce à quoi le covid nous a habitués. L’auteur nous confine dans un immeuble, avec un couple et leur fils, une famille musulmane, un écrivaillon plus ou moins raté, une vielle fille paranoïaque biberonnée aux complots made in internet, et un vieil homme qui cherche à tout prix à éviter à sa bien-aimée épouse, malade d’Alzheimer, de saisir la gravité de la situation.
Les circonstances du confinement forcent les habitants à une cohabitation plus proche que le simple fait d’habiter le même immeuble, et au vu des profils différents, on imagine aisément les dérapages qu’on ne peut contrôler qu’un temps. Ajoutons à cela que chacun n’a pas la conscience aussi tranquille que ça, et le cocktail s’avère détonnant.
Sauf que, me concernant, il n’a pas explosé en mode feu d’artifice.
Déjà, et c’est un bémol de taille, ce à quoi sont confrontés nos héros est une thématique que j’ai en horreur. Où que je la croise (à l’écran ou à l’écrit), ça me dérange. C’est purement et simplement personnel. Heureusement, ce n’est pas la partie la plus importante. On en arrive à mon second bémol : si l’auteur énonce quelques vérités cinglantes sur notre monde que je ne peux qu’admettre partager aussi, j’ai eu l’impression que les éléments étaient placés là comme ça, sans qu’ils apportent une véritable plus-value à l’histoire. J’ai tiqué également sur le mode de transmission et la résolution.
Pour contrebalancer cette approche un peu négative, je note la solidarité (qui a toutefois des limites liées aux rancœurs personnelles) qui réunit les habitants. Un message d’espoir qui tend à démontrer qu’un peu de compassion et de bienveillance ne feraient pas de mal à ce monde. Mais l’humain ne réfléchit pas comme ça, et l’auteur le démontre brillament avec les dérives personnelles de chaque protagoniste. C’est d’ailleurs les parties de l’histoire que j’ai préférées. Car c’est un fait indéniable que l’être humain pense d’abord et avant tout à lui, quitte à s’en mordre rapidement les doigts ensuite.
La magie n’a pas vraiment opéré, cette fois, mais ma relation à la thématique centrale est forcément à mettre en cause, eu égard à la masse d’avis conquis qui parsème la blogosphère et que je vous invite à découvrir.
Par contre, lire en LC avec le groupe de lecteurs issus de la communauté du Club Belfond Noir a été une très chouette expérience, un petit rendez-vous chaque matin pour debriefer des pages lues, j’ai beaucoup apprécié !
livrisme 27 octobre 2025
Qu’un sang impur - Michaël Mention
COUP DE COEUR
Thriller coup de poing, coeur en miettes
Énorme. Coup. De. Coeur. quand même
(et je pèse mes mots, parce que là, on est sur un thriller qui m’a littéralement happée, genre, lecture en moins de 24h, cerveau en PLS, coeur en lambeau).
Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant de choses en lisant un polar : j’ai frissonné, vibré, haleté, angoissé, pleuré (oui, tout ça, en un seul roman. Merci à l’auteur de m’avoir retournée à ce point là, au calme).
Les personnages ? Tous attachants. Même les plus détestables ont réussi à gratter un petit quelque chose en moi (la magie noire ? la plume ? un sort ? Allez savoir).
Et cette plume, parlons-en : simple, accessible, pas snob pour un sou, mais diablement immersive. le genre d’écriture qui ne fait pas de manières mais qui te cloue sur place (BANGER).
Franchement, pour mon premier roman de cet auteur que je découvre : je suis subjuguée. Et aussi un peu détruite émotionnellement, mais apparemment, j’aime ça donc tout va bien.
À lire si vous aimez les thrillers qui vous prennent aux tripes, vous retournent le coeur et vous laissent avec cette douce impression d’avoir été piétiné avec élégance.
livrisme 27 octobre 2025
Qu’un sang impur - Michaël Mention
COUP DE COEUR
Thriller coup de poing, coeur en miettes
Énorme. Coup. De. Coeur. quand même
(et je pèse mes mots, parce que là, on est sur un thriller qui m’a littéralement happée, genre, lecture en moins de 24h, cerveau en PLS, coeur en lambeau).
Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti autant de choses en lisant un polar : j’ai frissonné, vibré, haleté, angoissé, pleuré (oui, tout ça, en un seul roman. Merci à l’auteur de m’avoir retournée à ce point là, au calme).
Les personnages ? Tous attachants. Même les plus détestables ont réussi à gratter un petit quelque chose en moi (la magie noire ? la plume ? un sort ? Allez savoir).
Et cette plume, parlons-en : simple, accessible, pas snob pour un sou, mais diablement immersive. le genre d’écriture qui ne fait pas de manières mais qui te cloue sur place (BANGER).
Franchement, pour mon premier roman de cet auteur que je découvre : je suis subjuguée. Et aussi un peu détruite émotionnellement, mais apparemment, j’aime ça donc tout va bien.
À lire si vous aimez les thrillers qui vous prennent aux tripes, vous retournent le coeur et vous laissent avec cette douce impression d’avoir été piétiné avec élégance.
spitfire89 16 septembre 2025
Qu’un sang impur - Michaël Mention
Roman d’un chaos post-apocalyptique sélectionné pour le premier Prix Ensemble pour l’Imaginaire, un huis clos satirique, social, une étude de moeurs sans concession dans un immeuble confiné. l’auteur pose un questionnement sur le comportement des habitants qui seront cloîtré en promiscuité alors que la chaos règne à l’extérieur. Une lecture entre 10 cloverfield lane, la saga 28 jours, 28 semaines et 28 ans plus tard, ou encore la tours. Très rythmé, percutant, une ambiance angoissante et suffocante qui monte crescendo, des personnages complexes et très différents. Politique, violence, action et suspense. Un texte bien construit, prenant, un classique du genre avec l’usage de ses codes.