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Une bonne intention - Solène Bakowski

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9 #AvisPolar
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Résumé :

« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue, car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres, cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Ju lit les Mots 26 janvier 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Waouh !! Quel Livre ! Quelle écriture !

    Oui, la vie est loin d’être un long fleuve tranquille et nos actes peuvent avoir des répercussions oh combien importantes sur nos vies mais aussi sur la vie des autres…

    Avec Un sac, l’auteur a largement conquis son public avec l’auto-édition et les éditions Bragelonne & Milady Thriller ont eu la très bonne idée de faciliter son accès à un plus large public.

    La vie d’Anna-Marie Caravelle est glauque, froide, horrible et cela avant même sa naissance. Un père qui se suicide pour ne pas assumer ses responsabilités, une mère qui la rend responsable de son malheur, au point d’en devenir folle. Ces révélations influeront sur son avenir et sur ses agissements bien entendu !

    L’affection donnée même par une tierce personne peut sauver un enfant, mais si l’amour donné n’attend rien en retour. Ann-Marie n’aura rien, ne fera face qu’à un vide affectif qui la poussera à la violence pour attirer l’attention, à la folie meurtrière pour se voir exister dans le regard de l’autre ! Elle va devenir une marginale, droguée, prostituée, alcoolique tout cela pour trouver l’amour. Elle ne cherche que cela Anna-Marie, qu’on l’aime, mais d’amour il n’y a point pour Ann-Marie.

    Une héroïne, qui n’a rien pour l’aider dans la vie, qui tente de survivre avec les moyens qu’elle a et la folie qui la guette.

    Un roman court, passionnant avec une histoire noire, qui vous colle à la peau, même quand vous le refermez, un roman qui vous met une claque dans la gueule tellement il est dur, sombre. Un roman que vous ne pourrez pas oublier tellement il remue les tripes.

    Un fil conducteur, cette femme avec son sac, que l’on apprend peu à peu à connaître… Qui nous amène jusqu’à la fin du roman

    Le déchéance humaine a son paroxysme ! Je n’ai jamais rien lu d’aussi dur et d’aussi troublant, la plume de l’auteur est incisive, directe, cynique. Une analyse très réaliste de l’amour maternel, du manque d’amour et de ses conséquences.

    Les personnages sont tous aussi sombres, les uns que les autres, certains ont une capacité à s’en sortir d’autres pas, une déchéance humaine qui n’est pas réservée à la rue …

    Le tout se passe dans Paris, le Paris glauque, le Paris qui vous emprisonne et qui ne vous relâche que complètement broyé. Paris, une ville qui devient un personnage à part entière, qui subjugue et fait peur.

    Malgré sa déchéance et son glissement inexorable vers la folie, j’ai été touchée par l’héroïne, qui nous démontre que nous ne sommes pas tous égaux en arrivant au monde, contrairement à une légende qui perdure.

    Avec Un Sac, l’auteur aborde les relations parents-enfants, l’absence de désir maternel et ce que cela peut engendrer comme conséquences. Le désir maternel est souvent pensé comme inné, mais l’auteur nous démontre que non. Car oui, on ne naît pas parent, cela se construit. Comment un enfant peut-il devenir le focalisateur de sa propre déchéance et devenir l’objet de sa haine. Comment l’accompagnement des traumatismes doit se faire avec une femme enceinte… Nos rencontres font parfois tout basculer….

    Ce livre ne peut pas vous laisser indifférent ! Ce livre va me marquer ! Ce livre est un vrai coup de coeur ! A dédier à toutes les Anna-Marie !

  • ellemlire 28 janvier 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Mati, neuf ans a perdu sa maman, sa grand-mère paternelle s’occupe d’elle très souvent pendant que son père sombre doucement, lentement. Mati écrit des lettres à sa mère, qu’elle poste sur le chemin de l’école, des lettres pour exprimer ses doutes, sa tristesse, son inquiétude. Un jour, Mati ne rentre pas de l’école… Rémi, un jeune homme particulier a intercepté ses courriers. Tout partait d’une bonne intention…

    "Au bout d’un moment, les craquements reprennent, le parquet s’insurge contre l’humidité qui s’infiltre, la moisissure qui s’immisce, le désarroi qui s’incruste, la pourriture qui menace."

    J’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre, et encore plus avant de me décider à écrire cet avis. Je vais essayer de faire de mon mieux pour vous expliquer mon ressenti par rapport à cette lecture.

    Le sujet de départ était très intéressant, mais j’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec le style de Solène Bakowski. J’ai trouvé l’ambiance du roman très froide, très lente, très noire. Une grande solitude et des non-dits règnent dans ce livre. J’ai fait énormément de pause, je me suis aussi demandée à maintes reprises si je n’allais pas abandonner cette lecture, mais j’en avais eu de si bons échos, j’ai persévéré.

    "Quelques fumeurs qui chaloupent d’une jambe sur l’autre pour conjurer le froid dans le brouillard de leurs cigarettes, tournent la tête vers leurs éclats de voix. L’hôpital, c’est un peu l’antichambre du cimetière. Ici, le tapage est proscrit et il vaut mieux faire profil bas, éviter d’attirer l’attention de la faucheuse."

    Les personnages sont très particuliers. Mati est entourée et si seule à la fois, elle est aussi dotée d’une grande maturité et d’une grande sensibilité pour son âge. Eliane la grand-mère cache un secret et agit souvent dans son propre intérêt avant celui de sa petite-fille. le père est absent, perdu, incapable de surmonter sa tristesse suite au décès de son épouse. Rémi, qui apparaît vers le milieu du livre semble humain, sensible et altruiste.

    "Les jours passent, le printemps renaît, la vie revient à la vie. le soleil éclabousse les corps, les visages, les carrosseries et les plaques de goudron, les oiseaux pépient dans les branches. Pendant que la nature explose, l’enfant guette l’homme devant le bureau de poste et l’homme guette l’enfant. Leur rencontre, ils l’appellent et la redoutent simultanément."

    Mais finalement, avec le recul, ce n’est pas l’histoire en elle-même qui m’a déplu, mais la manière de mettre en scène et de raconter de l’auteure. Ce livre raconte un drame mais je n’ai pas ressenti de tristesse ou de colère durant ma lecture, juste de l’agacement, et de l’ennui. J’aurais aimé être triste avec et pour les personnages, avoir peur avec eux, m’inquiéter, mais je n’ai malheureusement ressenti aucune de ces émotions… Je n’ai pas tourné les pages pour savoir, mais plus pour terminer ma découverte de cette auteure. Alors je me demande si je dois tenter Un sac de la même auteure, ou s’il vaut mieux que je m’arrête là..

    En bref, Une bonne intention de la part de l’auteure, mais qui n’a pas fonctionné avec moi. On ne peut pas plaire à tout le monde : ce livre reste un thriller psychologique à recommander vivement aux amateurs d’ambiance lourde, lente et pesante.

    Merci aux éditions Bragelonne et à Netgalley pour cette lecture.

    https://ellemlireblog.wordpress.com/2018/05/30/une-bonne-intention-solene-bakowski/

  • mimi85600 12 mars 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Tout commence avec une lettre de Mati pour sa maman décédée. Mati qui explique combien sa maman lui manque, combien elle souffre de cette absence.

    Puis il y a son père, cet homme brisé par le chagrin, qui noie sa peine dans l’alcool et la drogue et en devient parfois violent.

    Ensuite, gravitent autours d’eux les parents de ce dernier : Mamie Eliane, une femme acariâtre qui ne supportait pas sa belle-fille, et son époux avec qui elle ne semble plus avoir de communication.

    Mati va jusqu’à envoyer ses lettres à s a maman en les lui adressant au " Paradis Blanc " . Mais c’est Rémi, un jeune homme un peu spécial travaillant à la poste qui va découvrir ses lettres et se prendre d’affection pour cette petite fille de 9 ans.

    Mais un jour, Mati disparaît. Commence alors une longue descente aux enfers pour cette famille déjà douloureusement touchée.

    L’écriture très noire mais également très soignée, très sensible de Solène Bakowski rend cette lecture particulièrement bouleversante.

    Comment ne pas s’attacher à cette petite Mati, dévastée par la mort de sa maman et au jeune Rémi ? Comment ne pas détester mamie Eliane ?

    Vous l’aurez donc compris, c’est dur, c’est sombre, c’est triste, mais c’est d’une beauté ! L’auteur sait manier les mots et dépeindre les émotions avec brio. Mettre le nez dans ce livre, c’est ne plus pouvoir le lâcher ensuite tellement vous voulez savoir comment tout va se terminer.

    Ce fut donc une excellente lecture que je ne peux que conseiller. Merci à Solène Bakowski et aux éditions Bragelonne pour l’envoi du roman.

  • Sangpages 12 mars 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Ca se fait de rien dire ?
    Ou plutôt de juste dire ...c’est wow !
    Ca se fait une chronique comme ça ?
    Ca se fait de vouloir le garder pour soi, tellement c’est beau... égoïstement ?
    Ouais ok j’ai compris, ça se fait pas...et surtout ce ne serait pas une chronique...
    Bon je vais vous en dire un peu plus mais pas trop parce que le tout, vous allez le découvrir vous-même !!!
    Départ en fanfare sous fond d’enterrement dont le descriptif est fabuleux. Plongée en apnée. Un évènement dramatique qui fait que tout devient possible, même le pire. Un émotionnel à fleur de peau. Une histoire qu’on n’attend pas. Un début qui laisse présager tout autre chose. Une suite logique qui ne vient pas. Qui nous surprend et qui nous bouleverse. La douleur et la détresse omniprésentes. La rencontre de deux êtres malmenés par la vie. Une rencontre tout simplement pure.
    Au milieu de tout ça une petite fille de 10 ans qui vit, qui croit, qui espère, qui déchante, qui subit, qui survit...
    Un regard saisissant, perturbant face à la mort, la famille, les sentiments, le deuil, la perte, le doute, la suspicion au travers des yeux des différents protagonistes.
    Un effet papillon, un élément déclencheur qui fait tout basculer, qui remet tout en question.
    Il y a tant de choses dans ce livres, tant de points soulevés, tant de portraits différents. Tant de regards...celui des autres. Tant de mauvaises interprétations. Tant de force, tant de peines, tant d’amour, tant de haine, tant de discours et pourtant tant de choses non dites.
    Solène, elle fait chanter les mots. Elle leur donne une intensité inégalable, une émotion hors du commun. Ses phrases courtes, percutantes, ses répétitions qui soulèvent le coeur. Tu voudrai presque relire chaque phrase, même la plus insignifiante pour l’imprimer à tout jamais au fond de ta rétine. La plume de Solène, moi, elle me tourneboule la tête 😵
    Tout simplement superbe comme une sordide douceur !

  • Des plumes et des livres 25 mai 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    J’ai longtemps entendu parler de Solène Bakowski et à Polar Lens je me suis lancée, j’ai pris mon premier roman après avoir échangé quelques mots avec l’auteure. Mon choix s’est porté sur Une bonne intention car la couverture m’a attirée. Une histoire mettant en scène un enfant, une petite fille pour être précise me captivait.

    Je ne regrette pas mon choix ! Solène Bakowski a gagné une nouvelle fan de son écriture. Même si parfois, je trouvais trop de descriptions qui ralentissait l’intrigue, j’ai vraiment été captivée par l’intrigue.

    Une bonne intention se présente comme un thriller psychologique. Cependant, loin de ce contenter d’une seule case pour se ranger, le roman de Solène Bakowski aborde de nombreux thèmes comme les secrets de famille, les relations toxiques etc.

    Au début, j’ai été un peu perturbée par le changement de point de vue car rien ne nous est précisé avant de commencer un chapitre. Cependant, au fil des pages, on s’y fait et on suit les différents membres de la famille de Mati avec intérêt.

    Les personnages de Solène Bakowski sont ordinaires mais tellement complexes, ce qui rend son roman très réaliste et c’est ce qui est d’autant plus poignant et intrigant.

    Une plume à découvrir, si ce n’est déjà fait !

  • Encore Un Livre 16 juillet 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Cette histoire vient de supplanter toutes celles que j’avais lues dans le genre, et ce n’est pas peu dire.. Je ne vais pas avoir les mots pour donner un ressenti assez personnel (et peut-être trop) mais ce roman est un grand huit émotionnel. Je ne sais pas quoi dire d’autre, je suis très étonnée de ce qu’a été ma lecture et pétrie de remords de ne pas l’avoir lu avant. J’aurais pu rater l’embarquement, j’aurais pu en faire une mauvaise interprétation dès la première partie, mais le talent est indéniable je suis soufflée par ce roman, soufflée de la simplicité par laquelle l’auteure a réussi à m’embarquer..

    Solène Bakowski ne possède pas qu’une plume, aussi remarquable et sublime soit-elle d’ailleurs, c’est aussi une voix.

    À force de devoir mettre tout le monde dans des cases et dans des genres je suis certaine que certains lecteurs n’ont pas encore osé franchir le cap de la littérature noire, je les encourage fortement à lire Une bonne intention.

    Un titre qui prend toute son ampleur…car cet ouvrage possède de multiples thématiques universelles. Pour les âmes sensibles concernant les enfants, rien ne doit faire peur à lire Une bonne intention ici c’est tout autre chose. Vous allez être bousculés par les émotions et les situations décrites avec délicatesse mais pas pour de sordides détails. Avec ce deuxième degré de lecture, la disparition de Mati n’est qu’un prétexte aux messages qu’a voulu véhiculer Solène..

    L’auteure aurait pu proposer différentes fins, de la plus insensée à la plus convenue, je m’en fichais. Ma lecture, la découverte de tous les personnages principaux brillamment développés, l’intention et le ton portés à cette histoire ont balayé toutes les appréhensions que je ressens habituellement quand vient la fin.

    Ceux qui me connaissent un petit peu, savent qu’il m’en faut pour être impressionnée et bouleversée, ce n’est pas mon but ultime quand j’ouvre un roman. Les rares fois où ç’est arrivé, je n’ai rien vu venir et sincèrement ce roman rejoint mon top 5.

    Je ne sais pas quoi dire d’autre, lisez-le, sortez-le, achetez-le…

    Extrait choisi :

    « Pourquoi est-ce qu’on n’arrive jamais à dire qui on est au fond, les démons qui dansent dans les affres de nos âmes, les poussées sublimes qui nous transpercent parfois ? Les mots sont si fades, décourageants, qu’ils rendent tout banal. »

    Ce n’est pas dans mes habitudes, mais je vais remercier l’auteure pour ce roman, pour ces messages sublimés par sa plume mais surtout pour sa manière de les transmettre, pour ces personnages qu’elle a crées et combien si réels…

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    Mati a 9 ans. Elle a perdu sa maman. Ce décès rejaillit sur toute la famille, surtout sur son papa qui ne s’en relève pas. Un soir, Mati ne rentre pas de l’école. Évidemment, le pire est envisagé. Pensez-vous, une enfant qui disparaît, c’est forcément une tragédie. Comment imaginer que cette disparition partait d’une bonne intention ? Impossible alors d’arrêter l’enchaînement des événements tragiques qui vont se succéder, fera grandir cette petite fille d’un seul coup et condamnera un équilibre familial déjà profondément fissuré.

    Comment rester insensible à cette histoire imaginée par Solène Bakowski ? Difficile par son injustice, intense d’émotions opposées qui s’affrontent, allant du sentiment de profonde iniquité, au besoin terrifiant de vengeance, en passant par un besoin viscéral, maternel, de protéger l’enfant qui souffre, victime de décisions d’adultes qui la dépassent, mais confrontée à des conséquences qui la percutent de plein fouet.

    Mati est une victime à bien des égards. Victime d’un drame familial qui a profondément perturbé sa famille, victime d’une décision cruelle prise bien avant sa naissance, victime d’une grand-mère toute puissante dans son royaume, victime du silence de son grand-père qui laisse faire, victime de la société qui voit d’un très mauvais oeil une amitié jugée contre nature, victime de la propension de l’être humain prompt à juger sans savoir, victime de la pitié générale qu’elle ne mérite pas.

    Plusieurs personnages sont dépeints de manière profonde et sensible, et font la part belle à la plume de Solène Bakowski.

    Mati d’abord, perdue dans une fourmilière parentelle qu’elle n’intègre pas toujours, dans des secrets familiaux qu’elle suppute sans parvenir à les toucher du doigt. Petite fille silencieuse qui constate que sa maman souffre d’un mal mystérieux, que son papa s’enfonce lentement vers le même genre de mal, sans que rien ne puisse arrêter sa propagation. Petite fille courageuse qui cherche à comprendre, et qui souffre tellement de ne pas être assez importante ou digne d’être aimée.

    « Plus rien n’a de sens pour ce petit être déboussolé qui se convainc, jour après jour, qu’elle ne mérite l’amour de personne. »

    Rémy, autiste, est brillant de cette aura qui, justement, fait sa différence. Inadapté au monde dans lequel il vit. Innocent des sentiments que ses actes peuvent provoquer, inconscient qu’une bienveillance intrinsèque peut être mal interprétée. Beau portrait d’un être pur par ses intentions, donner de l’espoir, et redonner le sourire à une petite fille qui en manque cruellement.

    La grand-mère est toxique à souhait, fondamentalement méchante, inhumaine, sadique, responsable de la faillite émotionnelle familiale. Le lecteur apprend à la détester, elle est odieuse, on lui mettrait bien quelques claques pour lui remettre les idées en place, on lui dirait bien ses quatre vérités !

    Le point commun de ces personnages réside dans la façon immensément crédible dont les tempéraments sont dépeints, une vraie justesse de discours en fonction de l’âge ou du sexe, une mise à distance des uns, dans les yeux des autres permet d’apporter cette vraisemblance nécessaire à l’histoire de chacun. Enfin, l’habilité de l’auteur à confronter les générations, l’innocence de Mati 9 ans, face à la perversité de sa grand-mère accentue des vérités que nous adultes, avons oublié.

    « Qui sont ces adultes qui mentent et accusent sans preuve ? Qui sont ces grands qui vous abandonnent, seule ? Alors comme ça, on peut relater n’importe quoi ? »

    Encore un livre supplémentaire lu cette année qui traite de la toxicité familiale et met en lumière la façon dont un être humain peut évoluer lorsqu’il grandit dans un contexte similaire. A contrario, et cette partie-là, m’a vraiment touchée, le lecteur se retrouve également dans la tête de quelqu’un qui ne voit le mal nulle part, une personne dont le seul but est de rapprocher une fillette de sa mère. Et c’est de manière presque logique, sans méchanceté aucune, que la solution finale envisagée devient plus une ode à la joie qu’une raison d’être triste. C’est de manière brillante que Solène Bakowski oppose l’être humain mauvais de nature, à celui bon par nature.

    Le roman pose aussi la question du secret familial. Dans quelle mesure peut-il rester secret ? À quel moment explose-t-il au grand jour ? Quels sont les sentiments particuliers qui contribuent à sa mise en lumière ? Quels dégâts peut-il faire au sein d’une famille et plus encore dans la tête d’une petite fille de 9 ans, assaillie d’émotions qu’elle ne comprend pas et qu’elle ne maîtrise pas ?

    Enfin, je voudrais remercier l’auteur d’avoir si bien compris et décrit le processus de dépression par le biais d’une lettre magnifique que Karine a écrit à sa fille… Comment ce mal insidieux qui ronge jusqu’à la plus petite motivation comme celle de se lever le matin provoque le changement total dans l’être profond d’une personne.

    « Comment t’expliquer le cancer qu’est la dépression, sa façon insidieuse de prendre possession de ce que tu es…(…) Mais les jours passent et le malaise se transforme en boule au fond de ta gorge et de ton ventre. Les nuits sont de plus en plus courtes, les journées de plus en plus longues, tu te lèves moins vite puisque tu n’en vois plus l’intérêt, l’avenir s’émousse, la vie s’affadit. (…) Pourtant, tu luttes. Contre toi-même, en permanence. Tu luttes pour pouvoir te relever. Tu luttes contre ta propre faiblesse et ton incapacité à rendre aux autres l’entrain qu’ils essaient de t’insuffler. Jusqu’au moment où, autour de toi, on s’épuise de te voir si épuisée. »

    Il y a matière à discussion dans ce livre. Il est riche d’idées, riche de thématiques au final simples, mais largement compliquées par l’homme. J’ai aimé cette petite combattante du quotidien qu’est Mati, une innocence qui ne connaît pas la résignation, ni le découragement, mais aussi, une petite fille vengeresse qui ne pardonne pas qu’on lui ait pris l’essentiel. C’est tendre et dur, bienveillant et cruel, innocent, mais pas dénué de représailles.

    Ce n’est jamais tout blanc ou tout noir chez Solène Bakowski, c’est tout en nuance, c’est psychologiquement travaillé, avec habilité. Je l’ai découverte dans le projet d’écriture à quatre mains lancé avec Amélie Antoine. C’est drôle parce que dans mon esprit, elles forment un vrai duo. Elles ont pourtant chacune leur univers. J’ai eu de la chance de découvrir l’une grâce à l’autre !

  • bonne_heure_litteraire 12 décembre 2019
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    .
    ⚠️Je vous l’annonce de suite, c’est avis est le mien, il pourra vous paraitre dur mais je suis ici pour faire part de mon ressenti en toute honnêteté.⚠️
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    Je me suis ennuyée, dès les premières pages et jusqu’a la fin...
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    L’écriture est brouillonne et bien trop imagée ce qui est vraiment pénible (ça va 5 minutes après c’est lourd...et on ne s’improvise pas maître de la prose)😴
    .
    Evidemment je ne comprend absolument pas le coup de coeur de certaines personnes l’ayant lu mais les goûts et les couleurs...
    .
    Très grosse déception, très mal écrit, histoire creuse et franchement pas touchante, à aucun moment. Il va de soit que je ne prendrai plus la peine de lire un livre de cette auteure 🙅‍♀️
    .
    Je pense que c’est tout a fait le genre de livre qui engendre une panne de lecture tant il est une perte de temps et décevant.
    .
    En tout cas l’avantage est qu’il ne fera plus partie de ma bibliothéque, ce qui laissera la place à un livre qui en vaudra vraiment le coup 😉
    .
    Je suis bien consciente que mon avis peut paraitre méchant mais franchement, je dis ce que je pense 🤷‍♀️ et là c’est totalement ce que j’ai ressenti. Ça partait peut être " d’une bonne intention" mais ce fut un gros FLOP .

  • Helene0_63 27 février 2020
    Une bonne intention - Solène Bakowski

    UNE BONNE INTENTION

    Définition du coup de cœur : "il marque une attirance forte et soudaine pour quelque chose ou quelqu’un. Le cœur s’agite ainsi face à ce qui nous rend heureux. L’expression n’est pas forcément liée à l’amour. " Je crois que c’est exactement ce que ce livre a déclenché en moi ❤

    J’ai avalé les pages à toute allure. Je me suis attachée à Rémi et Mati comme jamais. J’ai eu des sentiments contradictoires à propos des grands parent qui sont un peu particuliers il faut bien l’avouer.

    En même temps, en refermant ce livre, je suis triste car toute cette histoire va me manquer.

    C’est un roman noir d’une infinie douceur et bienveillance 💕

    Je me suis jetée à corps perdu dans cette histoire qui m’a chamboulée.

    Solene bakowski a su maîtriser la psychologie de des personnages à la perfection.
    Il va me falloir du temps pour reprendre mes esprits et passer à autre chose. C’est un livre qui vous marquera à coup sur.

    Vous aimez les histoires de famille, les secrets, la psychologie et surtout les histoires d’amour.... ? N’attendez plus lisez ce livre

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