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Anamnèse - Salvatore Minni

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Résumé :

ANAMNESE, n.f. (du grec anamnêsis) 1° Psychiatrie : Évocation de son passé par le patient 2° Liturgie : Prières à la mémoire.

Chaque nuit, elle fait le même rêve d’une femme en sang qui la supplie. Le lendemain, elle reçoit ses patients. Marie est psychanalyste. En écoutant l’inconscient des autres, elle tente de convoquer son passé. Mais quel est ce secret qu’elle ne veut plus entendre ? Un polar glaçant, aux frontières de l’inconscient.

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Vos #AvisPolar

  • Djustinee 3 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    Anamnèse, du grec anamnêsis : action de rappeler à la mémoire.
    En médecine, l’ensemble des renseignements fournis au médecin par le malade ou par son entourage sur l’histoire d’une maladie ou les circonstances qui l’ont précédée.
    En ésotérisme, le fait de recouvrer la connaissance totale de ses existences antérieures.

    N’oublie pas qui tu es

    Je découvre cet auteur belge grâce aux Editions Slatkine & Cie que je remercie pour l’envoi. Auteur très sympa rencontré au MonsLivre. Mais je dois dire que je commence à douter de son état mental (pour ceux qui n’auraient pas compris, c’est de l’humour).

    Je navigue en eaux troubles,
    Je suis dans le brouillard le plus complet,
    Je me sens menée par le bout du nez,
    Voilà mon ressenti en lisant ce thriller psychologique.
    C’est, pour moi, le but d’un thriller psychologique, alors je dis oui !

    Angoissant
    Captivant
    Bluffant
    Terrifiant
    Epatant
    Je me retrouve dans un thriller à l’atmosphère pesante et oppressante. L’écriture est fluide et je n’ai trouvé aucun temps mort. Le suspense est bien présent et maintenu jusqu’à la fin.

    Il y a une multitude de personnages tous aussi complexes les uns que les autres (certains borderlines même) mais la combinaison du récit et de ces personnages est parfaitement orchestrée. Tout est construit d’une main de maître.

    J’ai ouvert ce livre pour ne le fermer qu’une fois terminé ; c’est un véritable page-turner. C’est un thriller efficace sans fausse note, je vous le conseille !

    On ne ressort pas indemne de cette lecture.

  • bookliseuse 9 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    Prologue : Rosalie, 35 ans est assassinée chez elle. Son meurtrier grave sur son ventre, à l’aide d’une lame le nom SHIVA.

    De nos jours : Marie psychanalyste, est en proie à de terribles cauchemars. Ses cauchemars vont en s’aggravant quand elle commence à recevoir les appels étranges, d’un certain Paul, l’appelant pas un autre prénom, Vanessa, et la sommant d’avouer ses crimes. Hors, elle ne voit pas du tout de quoi il parle, et ne le connaît pas.

    Premier roman de cet auteur que je découvre et je suis assez perplexe. Pourquoi ? Parce qu’il y a du très bon, mais aussi, du beaucoup moins bon.

    Il y a des passages géniaux, avec des personnages bien travaillés, on sent leur mal-être, surtout le calvaire que Paul a vécu en prison. J’ai également beaucoup aimé la fin qui est surprenante, même si on imagine un peu la trame psychologique qui se joue, l’auteur nous distillant quelques informations aux fils des pages.

    Mais voilà, trop de personnage principaux, certains ne servent à rien, comme François le frère de Marie n’apporte rien. Des incohérences également, au début du roman, on a l’image d’un Paul rempli de désir de vengeance, et, en tournant les pages, il devient un homme parfait, bien sous tout rapport, avocat, on ne comprend plus rien. Tout me parait surréaliste. Des longueurs à n’en plus finir, j’ai fini par me perdre, on passe trop vite d’un personnage à un autre, et il y en a tellement qu’on a du mal à tout retenir, on tourne vite en rond.

    On a la sensation que l’auteur cherche encore ses marques, son style.

    Pour résumé, je suis assez mitigée quant à cette lecture, ni trop positive ni complètement négative.

  • Booksnpics 10 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    Salvatore Minni s’est révélé au grand public avec la parution de son premier thriller « Claustrations » paru aux éditions IFS (Collection Phénix Noir), mais également avec sa nouvelle « iniquité » publiée aux éditions Lamiroy. C’est peu dire si son deuxième roman allait être attendu de pieds fermes par ses lecteurs.

    C’est désormais chose faite depuis ce 17 octobre avec la parution d’ « Anamnèse » aux éditions Slatkine et Compagnie.

    La puissance d’un thriller psychologique, de manière générale, repose essentiellement sur les tensions existant entre les protagonistes d’un roman, et la force des émotions que l’auteur parvient à nous faire ressentir (ou non), ce dernier cherchant la plupart du temps à nous perdre dans les brumes de son récit.

    « Anamnèse » est définitivement un de ces romans qui nous emmène à la frontière de la folie, nous plongeant – tout comme le personnage de Marie – en plein cauchemar.

    Faisant ici le choix de mixer la narration simple et un grand nombre de dialogues – bien plus que pour son précédent roman – , l’auteur nous livre un thriller à la construction complexe, comme l’est également – il ne faut pas se le cacher – l’esprit humain et sa capacité à réagir, à se protéger face à une agression, un traumatisme psychologique, ou un choc émotionnel extrême.

    Au fil de ma lecture, je me suis retrouvée dans le même état d’incompréhension que le personnage principal. Cette complexité, les chapitres courts, les phrases fragmentées m’ont personnellement donné ce rythme de lecture propre à créer l’attente. Car oui, ce roman a fonctionné pour moi. Tout comme Marie, je me suis posé mille questions, comme si perdue au coeur d’une histoire sans fin.

    Les lecteurs ayant déjà pu découvrir le premier opus de l’auteur savent que Salvatore Minni sait nous « promener » pour nous offrir un twist final dans les toutes dernières pages. « Anamnèse » ne déroge pas à la règle. Et c’est tant mieux !

    Salvatore Minni est de ces auteurs dont je continuerai, sans aucuns doutes, à suivre les écrits.

    Je remercie les éditions Slatkine et Compagnie pour cette lecture et leur confiance !

  • universpolars 11 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    L’historique d’une maladie, ça vous tente ? Nous connaissons toutes et tous - du moins dans les grandes lignes -, le phénomène de l’amnésie. Mais il y a aussi plus ou moins son contraire, l’anamnèse. Il s’agit de l’exploration d’une maladie, les circonstances qui l’ont précédée, son déroulement, soit l’ensemble des renseignements liés à cet état. Grossièrement dit, il s’agit de son histoire et le conteur en est le patient. Soit ...

    L’auteur frappe assez fort dès le prologue. Les contours d’une vengeance viscérale, dessinés pour le moment en filigrane, sont déjà perceptibles. C’est du moins l’impression que cela donne.

    Salvatore Minni nous plonge dans une pure folie. Un état dans lequel nous nous enfonçons au même titre que l’un des personnages de ce thriller, une femme psychiatre. Des cauchemars à répétition, des ressentis, des sensations de déjà vu, du sang, des hallucinations auditives ; tous ces paramètres vont se mélanger durant le récit.

    L’auteur nous place face à une trame tordue et malléable, qui peut se déformer à tout moment. Nous sentons pertinemment que nous allons nous faire avoir si nous ne sommes pas assez vigilants ! C’est du moins ce que j’ai ressenti et je me suis attaché à tous les détails, insignifiants ou non. Parano ? Un peu ...

    Dire que les personnages sont troubles est un euphémisme ! Nous ne les distinguons qu’à travers une vitre sale, opaque et surtout déformante. L’auteur joue méchamment avec nos nerfs pour ce qui a trait au caractère complexe et embrouillé de ces personnes ! Des protagonistes défigurés de l’intérieur ...

    On ne sait pas trop où l’on met les pieds et nous avançons donc à tâtons, avec une sorte de tension permanente. Au cours de la lecture, j’ai constamment soupçonné l’auteur de nous faire progresser dans un environnement qui est totalement biaisé. Encore une sensation ...

    L’inconscient va jouer ici un rôle crucial. Notre cerveau garde et place au fin fond de ses synapses le fondement-même de nos actes. Mais ce cerveau, incroyable machine, est notre meilleur allié pour nous protéger et nous préserver. Un puissant mécanisme qui me fascinera toujours !

    Une réalité chimérique, paradoxe total !

    Cela m’a toujours frappé de voir comment le cerveau, le subconscient et les émotions pouvaient se lier - se liguer ! - pour nous défendre et nous conserver ! Quelle chimie !

    Salvatore Minni va utiliser toutes ces subtilités liées à cette puissante machine pour tenter de nous déstabiliser. Franchement, lorsque je suis arrivé au bout de ce récit, j’ai recommencé le bouquin sur une centaine de pages, juste pour vérifier quelques points ! Bluffant ! Après, c’est vrai, nous voyons plus ou moins où l’auteur veut nous emmener, mais c’est très bien amené.

    Petit conseil, lisez absolument tout, même ce qu’il y a entre les lignes ...

    Bonne lecture.

  • lecturesdudimanche 12 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    Ce titre énigmatique m’attirait pour deux raisons… La première, le résumé ! Une héroïne en proie à des cauchemars sanglants qui s’enfonce dans la folie, faut avouer que c’est tentant ! La deuxième, Salvatore Minni est, outre auteur, l’un des organisateurs du salon « Iris Noir » (mon retour ici), et j’avais hâte de le rencontrer tout en ayant envie de connaître l’auteur derrière l’organisateur !

    Mon enthousiasme avait été refroidi par quelques retours négatifs, mais j’ai décidé de rester « aware », comme dirait mon compatriote JCVD, afin de ne pas biaiser ma lecture, et j’ai bien fait !

    Dans « Anamnèse », nous suivons Marie, psy de son état, qui vit des nuits agitées, tourmentées par des cauchemars sanglants, et qui en plus commence à être harcelée au téléphone par un olibrius qui s’obstine à l’appeler Vanessa. Alors qu’elle commence à sérieusement perdre pied, elle est contrainte de prendre un peu de repos, ce qui n’est pas du goût de son plus cruel patient, Jack Lee… Et pendant ce temps, son assistante qui cumule également le mandat de meilleure amie (on aime ça, en Belgique, le cumul des mandats… Ok, je sors…) se met à gratter dans le passé de son amie, sous prétexte de « s’inquiéter pour elle »…

    Le pitch de départ est bon, le développement s’emballe et, pour ma part, le final était surprenant !

    Si la plume manque peut-être encore un peu de puissance, on sent que l’auteur se laisse porter par son imagination. Cela peut paraître un peu brouillon, mais à l’écoute de la table ronde sur le processus de création durant laquelle Salvatore Minni nous a expliqué comment il fonctionnait, je comprends mieux et son récit prend tout de suite une autre dimension sous cet éclairage. Je pense néanmoins que le roman aurait gagné en intensité avec une amenée moins rapide du dérapage de Marie dont on fait la connaissance alors qu’elle est déjà sur la corde raide.

    Je pense sincèrement que l’écriture de l’auteur va s’améliorer et s’intensifier dans ses prochains écrits que je suivrai très certainement !

    Et puis pour les petits Belges, les clins d’œil à notre pays sont assez sympas !

    Pour conclure, Anamnèse se lit très vite, suffisamment pour être porté d’une traite du début à la fin et prendre ainsi la mesure des dysfonctionnements que l’être humain peut rencontrer !

    Un grand merci à Marion, des éditions Slatkine & Cie pour l’envoi de ce roman !

  • livrement-ka 13 décembre 2019
    Anamnèse - Salvatore Minni

    DEBUT DU LIVRE
    A la veille de ses trente-cinq ans, Rosalie avait commencé à se lever la nuit. Insomnies chroniques.

    A V I S
    Marie qui exerce le métier de psychanalyste se retrouve un jour face à un homme Paul qui voit en elle Vanessa. Comment expliquer cela ?
    Quant à son patient Monsieur LEE, il semble être plus que dérangé.
    Marie va tenter de remonter dans son passé pour essayer de comprendre cette vie qui est en train de lui échapper.

    Je vois l’ombre pousser Maman.

    Vous souhaitez plonger dans un thriller psychologique époustouflant ? Foncez, courez, volez et surtout jetez vous sur ce livre qui vous restera en tête quelques temps. Ce livre fera soit votre joie, soit votre déception.
    Pas de faux semblants, on ne peut que l’aimer ou le détester, pas de demi-mesures.

    Il faut savoir qu’après avoir lu ce livre, il m’a fallu deux ou trois jours pour le chroniquer, tellement j’avais encore des questions en tête, des choses qui me semblaient trop..... trop je ne sais pas trop quoi, mais trop cela est sûr. Je n’arrivais pas à me positionner quant au ressenti : ai-je aimé ou non, ai-je tout compris ? je ne pense pas et cela m’a un peu perturbé car j’ai l’impression d’être passée à côté de choses importantes.

    Pourquoi s’était-il mutilé ? Il n’arrivait pas à comprendre son geste. Tu m’étonnes tu étais enragé et ivre. Tu devais faire mal à quelqu’un et voilà.

    Pour quelles raisons ? je n’en ai aucune idée et je ne pense pas qu’un relecture m’apportera plus d’éclaircissements.
    Comment sortir indemne d’une histoire comme celle-là, dans laquelle même le personnage principal est perturbant. On essaie de se rattacher à des branches qui peu à peu s’effondrent sans que l’on sache pourquoi.
    Une plongée dans le domaine psychiatrique dans lequel les réactions, le vocabulaire et les agissements sont troublants et ne sont en aucun cas familiers.
    L’auteur manie l’intrigue avec une agilité étonnante et tient le lecteur en haleine du début à la fin.

    J’ai une faveur à te demander avant de disparaître . Peux tu me promettre , qu’ensuite tu quitteras le corps de Marie pour toujours ?

    Les personnages peuvent sembler attachants mais au final ils nous entraînent dans leur univers à la limite de la folie.
    Entre les rêves totalement déments du personnage principal, et un de ses patient très particulier, on a l’impression de marcher entre inconscience et réalité.
    Une écriture stressante, mais efficace. de nombreux chapitres vont permettre de reprendre son souffle et surtout de prendre un peu de recul face à cette ambiance pesante et surtout étouffante. le tout divsié en trois grande parties.
    La couverture est assez intrigante et surtout très révélatrice de l’histoire.
    Le livre est à conseiller à des adultes. Je pense qu’il est déconseillé à un public trop sensible ou trop jeune.

  • Kirzy 2 janvier 2020
    Anamnèse - Salvatore Minni

    On ne va pas se mentir, je ressors très mitigée de cette lecture.
    La première partie est pourtant excellente, énigmatique et piquante à souhait dans son flirt avec la folie : Marie, psychanalyste, est hantée par de terribles cauchemars qui mettent en scène une femme en sang, à l’agonie, ligotée, qui l’implore. Un des ses patients la fascine par la violence de ses réactions et la rage qui semble le ronger depuis la mort de sa femme et de sa fille. Un homme étrange la harcèle en l’appelant Vanessa, comme s’il la connaissait. Tout est en place pour se régaler avec les codes du polar psychologique.

    Mais voilà, j’ai trouvé la deuxième partie terriblement maladroite voire ratée par moments. C’est là que j’attendais une montée en tension insoutenable, mais j’ai complètement décrochée à cause d’incohérences temporelles gênantes : d’habitude, j’apprécie le procédé de l’ellipse mais là, ça ne fonctionne pas, comme s’il manquait des passages entiers qui auraient du être là. Surtout, l’invraisemblance des réactions des personnages m’a bloquée. Par exemple, l’amie de Marie, Sophie, réagit de façon très bizarre en acceptant tranquilou de diner et flirter avec le harceleur de sa copine. Ces maladresses sont accentuées par des dialogues très clichés « feuilleton TV » qui sonnent faux.

    La troisième partie est, elle, réussie, très bien traitée et tout s’éclaire ( si jamais on n’avait pas compris les ressorts principaux de l’intrigue ), on revient sur une ligne claire et pertinente. Mais elle ne fait qu’une trentaine de pages , pas assez pour faire oublier ce qui a précédé. Bien sûr, ces dernières pages peuvent justifier les flottements et les invraisemblances de la deuxième partie.

    Une anamnèse désigne en psychiatrie le retour à la mémoire du passé, vécu, oublié ou refoulé. C’est un ressort passionnant pour un polar ( le sommet avec Shutter island du grand Dennis Lehane ), je regrette qu’ici, cela n’ait pas fonctionné avec moi.

  • Maks 2 janvier 2020
    Anamnèse - Salvatore Minni

    "Anamnèse" est un thriller véritablement démoniaque, Salvatore Minni ballade le lecteur dans l’intrigue avec une aisance certaine, la folie guette à chaque page et le lecteur est toujours surpris par les événements. (source : site de l’auteur)

    Les personnages eux sont bons, même très bons pour certains, malgré une confusion dû au nombre de ceux-ci et du passage de l’un à l’autre en permanence. J’ai bien accroché sur Marie et Sophie, mais les autres se sont mélangés dans ma tête une bonne première partie du récit, heureusement, en se concentrant vraiment, le récit prend sens et nous entraîne dans une histoire folle.

    De rebondissements en rebondissements, la surprise est de taille dans la scène finale qui m’a laissée sans voix, hébété. Une fin parfaite qui gomme les quelques soucis de lectures du début.

    Les amateurs de thrillers psychologiques adorerons.

    https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2020/01/anamnese-salvatore-minni.html

  • Musemania 9 février 2020
    Anamnèse - Salvatore Minni

    Membre du comité de lecture des éditions “Les Nouveaux Auteurs”, j’avais découvert la plume de Salvatore Minni lorsque j’avais choisi, lu et noté son manuscrit anonymisé de son premier livre, « Claustrations », qui fut ensuite publié par IFS.

    Salvatore Minni aime les thrillers psychologiques et faire que ses lecteurs remuent leurs méninges et tirent leurs cheveux à la lecture de ses livres. Encore ici, l’histoire fait qu’il vaut mieux le lire de manière reposée pour en comprendre toutes les subtilités.

    Même si j’ai respecté cette atmosphère, j’en ressors un peu mitigée malgré tout. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais la fin m’a laissée de marbre. Je n’ai pas eu l’impression d’être surprise par le final et finalement, cela a eu un peu un effet flan (ça monte, ça grime bien et puis en fin de compte, cela s’écrase).

    Je ressens vraiment un petit goût de trop peu. Il est vrai que lorsqu’un écrivain place la barre très haute avec son premier opus, il est parfois difficile et éreintant de tenir la distance en produisant une oeuvre qui soit aussi bonne ou à tout le moins au même goût que la première. Peut-être que j’aurais souhaité un peu plus de piquant, surtout que la quatrième de couverture m’en promettait en quelque sorte.

    Contrairement à certains blogueurs ou blogueuses, je ne veux pas démolir ce livre, tout comme son auteur. Tout d’abord, pour la simple et bonne raison que je n’en vois pas du tout l’intérêt. Cela arrive lorsque les lecteurs d’un précédent bouquin adorent votre premier mais qu’à la parution, ils en ressortent déçus. Cela m’est déjà arrivé avec des auteurs mais ce n’est pas pour autant que je ne retenterai pas l’expérience et que je ne le suivrai plus dans le futur. Un auteur se doit aussi de se renouveler, d’essayer de tenter de toucher un autre type de lectorat. Donc, sans rancune Salvatore, la prochaine cela marchera peut-être mieux entre nous deux 🙂

    Comme je vous l’ai déjà dit, quand j’écris une chronique sur un livre que je n’ai pas aimé ou pour lequel je reste avec un sentiment mitigé, je ne peux que vous conseiller de le lire aussi et ainsi, vous en faire votre propre opinion. Cela sera l’occasion d’en discuter et de partager nos avis 😉

    Lu dans la cadre du Prix des Lecteurs des librairies Club.

  • Marie Nel 7 mars 2020
    Anamnèse - Salvatore Minni

    J’ai reçu ce roman dans le cadre de la masse critique de Babelio consacrée au Mauvais genre. Salvatore Minni est un auteur que j’avais hâte de lire, j’ai vu passer beaucoup de très bons avis sur son premier roman Claustrations que je n’ai pas lu. J’avais donc envie de le découvrir avec ce second roman. Pour moi, ce fut une belle découverte, une histoire qui m’a beaucoup déstabilisée. C’est le titre qui m’a interpellée dès le départ. Je connais l’anamnèse, je sais ce que c’est. Faire une anamnèse avec un psychiatre peut être très déstabilisant, puisqu’il va retracer toute l’histoire de notre vie pour pouvoir comprendre les troubles qui nous habitent. Et ce retour en arrière peut être très déstabilisant et marquant.

    Je ne vais pas trop revenir sur le fond de l’histoire, le résumé en dit déjà bien assez et ce serait trop dommage de révéler des choses importantes. Surtout qu’il s’agit ici d’un thriller, il faut découvrir les révélations au rythme qu’a voulu l’auteur.

    Je peux donc vous dire que l’on va suivre Marie, une jeune femme psychanalyste, qui fait un cauchemar récurrent d’une femme lacérée de coups de couteau et la suppliant. Elle ne comprend pas d’où cela peut venir. En même temps, elle reçoit en consultation un patient, Jack Lee, aux troubles psychiatriques très forts. Et un homme qu’elle ne connait pas va l’apostropher dans la rue en l’appelant par un autre prénom, et il va insister lourdement. Elle ne comprend pas ce qu’il lui veut. Elle est secondée par son assistante et amie, Sophie, qui ne comprend vraiment pas ce qu’il se passe. La descente aux enfers pour Marie va commencer, elle sera totalement perdue, voudra trouver des réponses auprès de son père Luc. Mais va-t-elle arriver à comprendre pourquoi elle voit cette femme dans ses rêves et ce que tout cela peut bien vouloir dire.

    Il n’y a pas que Marie qui est perdue, j’y étais moi-même par moment. Pas perdue dans le sens de l’histoire, perdue surtout dans la compréhension de ce que vivait Marie. Car en tant que lecteur, l’auteur nous donne des pistes sur ce qu’il se passe autour de Marie. On suit ainsi Jack Lee dans la recherche de sa petite fille et on suit aussi Paul, cet homme qui a reconnu en Marie une autre personne. Tous ces personnages sont torturés eux aussi et ont eu de graves problèmes dans leur passé qui font qu’ils sont perturbés dans le présent. On apprendra tout cela petit à petit. Il y a pas mal de personnages. J’ai lu certains avis qui disaient qu’il y en avait trop, entrainant une incompréhension. J’avais ainsi peur de me perdre moi-même, mais non, bien au contraire. J’ai réussi à m’imprégner de chacun d’eux, de leurs problèmes, de leurs vécus. C’est vrai qu’ils sont nombreux, mais je les trouve tous marquants. Parfois, je me demandais pourquoi untel était présent, et lorsque l’explication a été donnée, je me suis rendue compte qu’ils étaient tous aussi importants les uns que les autres.

    Le roman est divisé en trois parties, inégales. La dernière étant la plus petite, la première la plus conséquente. J’ai suivi la première avec beaucoup d’attention, c’était pour moi la plus passionnante puisque c’est celle où il se passe le plus d’événements. La seconde partie est celle qui m’a le plus perdue au niveau compréhension. Je n’arrivais pas à comprendre où l’auteur voulait m’emmener. J’ai eu toutes les réponses dans la troisième et dernière partie qui est vraiment celle de toutes les révélations. Et ce, jusqu’à la dernière page, jusqu’au dernier mot. Je suis tombée de haut, j’étais loin de m’imaginer une telle chose. J’ai parfois été perturbée par quelques notions de temps qui ne sont pas toujours précisées par l’auteur. Disons que le temps n’est pas le même d’un chapitre à un autre, on peut commencer un matin avec un personnage et continuer le chapitre suivant avec un autre personnage et de nuit. Mais cela ne m’a pas dérangée plus que cela dans ma lecture. J’essayais tellement de comprendre qui était qui, savoir qui était réellement Marie. Je me suis demandée plus d’une fois si elle était folle ou pas réellement. J’avoue avoir été obligée de lire la fin plusieurs fois, tellement je ne m’y attendais pas. En la connaissant, le reste du livre prend alors un tout autre éclairage et je me suis dit que l’auteur m’avait vraiment menée par le bout du nez tout le long.

    J’ai lu rapidement ce livre, en à peine deux jours. J’ai vraiment été prise par l’histoire et le fait de vouloir savoir m’a pressée dans ma lecture. Je ne me suis pourtant pas tellement attachée aux personnages, chose assez rare pour moi. Peut-être est-ce dû à leur nombre important, ou au fait qu’ils ne sont pas détaillés physiquement comme on a l’habitude de voir dans les romans. Ici, c’est surtout leur aspect psychologique qui est dépeint. Même Marie ne m’a pas plus bouleversée que ça. Je pense que c’est dû au fait d’assister à des meurtres atroces et de la soupçonner, je n’avais pas envie de m’attacher à une meurtrière.

    Le style de l’auteur est efficace, avec des phrases courtes qui se succèdent au moment d’une action importante. Je regrette juste qu’il y ait eu peu de descriptions de décors, on est vraiment plus ici dans une histoire où c’est la psychologie des personnages qui sont mis en avant. C’est un choix de l’auteur qui se respecte tout autant.

    Maintenant que j’ai fini ce roman, j’ai très envie de découvrir son premier, Claustrations. Surtout que d’après certains avis, il serait meilleur que celui-ci. Quand je vois déjà comme celui-ci a été perturbant, cela donne envie de le découvrir

    Rien que pour ce but final où Salvatore Minni a voulu m’emmener, qui est plutôt réussi, je dirais que ce livre a été une bonne lecture. J’aime être perdue et arriver sur des chemins insoupçonnés. C’est donc une très bonne découverte pour moi. Il m’aura manqué un peu de densité dans les personnages et dans les décors pour en faire un coup de cœur. Mais cela reste néanmoins un très bon moment de lecture, déstabilisant à souhait.. Et qui me donne envie de lire le premier roman de l’auteur et surtout de le suivre dans une prochaine publication.

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