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Chacun sa vérité - Sara Lövestam

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Résumé :

« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.

Depuis trois ans, Kouplan est en « situation irrégulière ». Sa demande d’asile a été rejetée par la Suède mais il ne peut rentrer dans son pays, l’Iran, sans risquer sa vie. Dans l’attente d’un avenir meilleur, il lui faut échapper à la vigilance quotidienne des autorités, tout en gagnant assez d’argent pour subvenir à ses besoins : ex-journaliste, il songe à poursuivre dans l’investigation. Un jour, il propose ses services sur Internet et une femme lui répond : sa fille de six ans a été enlevée. Cette enquête va le précipiter dans le Stockholm underground, ces recoins de la ville où les clandestins sont des proies faciles pour les criminels…

Premier volet de la tétralogie Kouplan, Chacun sa vérité a reçu le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

Vos #AvisPolar

  • 1001histoires 2 février 2018
    Chacun sa vérité - Sara Lövestam

    Publié en 2015 sous le titre original de "Sanning med modifikation". C’est le premier titre de la série Kouplan que l’auteure a souhaité baptiser "Comment Kouplan a survécu : la vérité".

    Kouplan vit à Stockholm dans une minuscule chambre sous-louée et dont il peine à payer le loyer. Sa demande d’asile a été refusée. Il est en situation irrégulière, il est sans-papiers. Lors d’un banal contrôle d’identité, il peut être arrêté et expulsé. Comment passer inaperçu en Suède quand on est iranien ? La vue d’un policier provoque en lui une peur panique. Il lui faut sans cesse fuir, se fondre dans la foule ou adopter une attitude susceptible de le rendre invisible. Ses problèmes d’argent semblent presque dérisoires comparés à la peur, sauf quand il a faim. Kouplan est jeune, il dit qu’il a vingt huit ans mais il a moins, d’ailleurs il ressemble à un adolescent.

    Octobre, l’hiver approche, pour survivre il lui faut de l’argent. Kouplan a passé une annonce sur internet : "Détective privé. Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi". Bientôt une réponse. Pernilla l’appelle à l’aide. Sa petite fille Julia, six ans, a disparu. La maman qui vit séparée du père ne veut pas faire appel à la police. Kouplan sera bien payé. Il a enfin un travail. Quelques recherches sur internet lui suffisent pour devenir un spécialiste des enlèvements d’enfant. Il passe à l’action.

    En quelques pages, le décor est planté. Kouplan est devenu le plus sympathique des détectives. Pernilla est une mère à la fois attachante et intrigante. Stockholm est bien décrit à travers le regard de Kouplan qui ne cesse de scruter autour de lui à la recherche du moindre uniforme de policier. Il ne doit pas se faire remarquer. Il est en situation irrégulière, sans-papiers. Le style de Sara Lövestam est simple, direct et efficace. Les chapitres sont courts. La lecture est facile et agréable. Les pages défilent.

    Kouplan passe à l’action. Mais il n’a rien à sa disposition. Le temps passe, déjà presque deux semaines que Julia a disparu. Ah si seulement il pouvait visionner les caméras de surveillance du centre commercial où Pernilla a perdu de vue sa fille. A défaut de méthodes d’investigation révolutionnaires, Kouplan a une intuition rare, il fouille dans la passé de Pernilla. Pourquoi ne veut-elle pas faire appel à la police ? Il évoque fréquemment sa mère. "Maman, dis-moi, ...". Il sait que sa mère lui répondrait "En matière de psychisme humain, tout est possible ...". La mère de Kouplan est psy en Iran. Il est sans nouvelles. Qu’est devenu son frère ? Par bribes le passé de Kouplan se reconstitue.

    Futurs lecteurs, n’ayez aucune crainte, ce roman est bien un polar efficace avec du suspense. Kouplan est bien un détective privé, avec ses indics comme Rachid qui fait la plonge au kebab. Kouplan se révèle particulièrement performant dans ses filatures. La fin du roman apporte sont lot de surprises. L’énigme est résolue, Kouplan va pouvoir continuer à exercer le métier de détective pour notre plus grand plaisir, bienvenue dans le cercle de ceux qui recherchent la vérité. Sincères félicitations à Sara Lövestam, une jeune auteure qui peut être fière de son premier roman policier.

    http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2016/11/sara-lovestam.html

  • Jean-Yves GAUTHIER 19 mars 2018
    Chacun sa vérité - Sara Lövestam

    Les aventures de Kouplan... Rien à voir avec Coplan, le célèbre agent secret mis en histoire par Paul Kenny (même si il y avait 3 auteurs pour raconter ses péripéties...), même si on peut y voir quelques analogies pour peu qu’on ait l’esprit vagabond. Pour le côté secret d’abord. Kouplan navigue dans l’underground de part son statut illégal de migrant sans papiers, parallèle avec le statut "secret" de Coplan, agent des services secrets. Et l’auteure, Sara Lovestam, brosse ici un état sociétal de la Suède actuelle comme Paul Kenny de son temps sur l’état politique, social de l’époque. Le personnage est original même si à l’origine il était journaliste d’investigation dans son Iran natal. Quel migrant aurait l’idée de devenir Détective ? Kouplan et je n’en connais pas d’autres. Il se met au service de ceux qui n’attendent plus rien des services classiques de police. Il n’a pour se débrouiller que son esprit inventif, son sens aigu de l’observation et de déduction, faisant fi de toutes les techniques au service des enquêteurs, il arrive à ses fins. Le personnage est sympa et attachant dans son côté atypique. Même si le type d’intrigue a déjà été vu à maintes fois, il ne l’a jamais été abordé de cette manière d’ou l’intérêt porté à la lecture de ce roman ou polar, on peut facilement le faire entrer dans l’une ou l’autre case. Mais est il besoin de le rattacher à un style pour l’apprécier ?? Pas certain. Autre prouesse de l’auteure, nous donner à connaître la fin de l’intrigue avant la fin du bouquin. Elle réussit, pourtant, à continuer de nous accrocher sur la suite de son histoire. Bref tout ça pour dire qu’on passe un super moment, qu’on attend avec impatience la suite des aventures de Kouplan, qu’on aime le style de Sara Lovestam. Un Polar à lire d’urgence.

  • Ju lit les Mots 11 mars 2019
    Chacun sa vérité - Sara Lövestam

    Construire une intrigue qui saura se démarquer se révèle parfois être un vrai challenge pour l’auteur, surtout quand ce même auteur n’avait ni l’intention, ni l’impression d’écrire un polar…

    Pourtant son bouquin a obtenu un franc succès, en Suède avec le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

    Je ne classerais pas ce livre dans la catégorie des Polars…

    L’auteur arrive à planter son intrigue en partant d’une histoire, assez banale, mais qui peut faire basculer la vie des protagonistes, construits avec brio par l’auteur.

    D’un côté, on a Kouplan, un détective privé, sans vraiment l’être, qui ne veut qu’une chose, passer inaperçu aux yeux de la police… La seule chose qu’il attend, c’est d’avoir ses papiers…

    De l’autre côté, on a cette maman, Pernilla qui perd sa fille Julia, six ans, lors d’une virée au centre commercial. Pourquoi elle ne prévient pas la police ?

    L’intrigue va peu à peu se mettre en place, sous la plume de l’auteur qui va entrainer son lecteur dans la réalité des sans-papiers mais pas seulement… La psychologie des personnages est extrêmement bien décortiquée pour laisser place aux questions que le lecteur ne peut que poser…

    En se lançant dans son enquête, Kouplan va parcourir tout Stockholm, côtoyer des criminels, pour qui les clandestins sont des proies faciles. Entre le jeune homme qui se sent traqué et cette mère fragilisée, la confiance se construit et va mettre en lumière certaines zones d’ombres…

    C’est cette relation qui donne vie à ce livre, car l’histoire en elle-même est assez banale, mais elle devient touchante sous la plume de l’auteur avec des phrases nerveuses et courtes qui transpirent d’émotion.

    Un récit, court mais intense qui entraine le lecteur vers un final, que l’on devine, en partie, mais qui se termine par une révélation inattendue… Et c’est là que le talent de l’auteur réside ! Elle met un point final qui explique la construction d’un personnage…

    Sara Lovestam décrit l’immigration et le ressenti des réfugiés sans fioritures et de manière touchante. On sent que l’auteur veut faire évoluer le regard de la société et je dois dire que c’est cohérent, bien construit et extrêmement bien mené.

    Un polar qui n’en est pas un… Un livre qui trompe, mais un livre où chacun a sa vérité…

  • bookliseuse 30 mars 2019
    Chacun sa vérité - Sara Lövestam

    Une enquête de Kouplan, détective sans-papiers à Stockholm - Tome 1

    Stockholm- Suède

    Kouplan, jeune réfugié iranien de 25 ans, est un "sans-papier", qui vit dans la clandestinité.

    Faute de pouvoir exercer son ancien métier de journaliste, il décide de se reconvertir en détective privé. Il passe une annonce dans le journal, et c’est plutôt avec surprise, qu’il est très vite contacté par une jeune femme, Pernilla, dont Julia, sa fille de 6 ans a été kidnappée il y a 4 jours.

    Rapidement Kouplan trouve Pernilla étrange. Pourquoi ne contacte-telle pas plutôt la police ? Qu-a-t-elle à cacher ? Pourquoi Julia ne va pas à la maternelle comme les autres enfants ?

    L’auteur arrive à nous faire rentrer dans l’intimité des personnages, dévoilant une misère humaine cachée aux yeux de tous, où chacun fait ce qui lui semble juste pour s’en sortir.

    Si vous voulez de l’action, passé votre tour, car il n’y en a pas. L’auteur a priorisé le cheminement intellectuel que fait Kouplan pour dénouer tous le mystère qui rôde autour de Pernilla. Un roman noir, psychologique, où l’on se perd entre réel et imaginaire.

    Ce que l’on découvre dans les dernières pages sur Kouplan m’a vraiment surprise, je n’ai rien vu venir.

    Un bon roman même si un peu d’action aurait été top.

  • Sylvie Geoffrion 23 octobre 2019
    Chacun sa vérité - Sara Lövestam

    Je découvre une autre autrice venant du nord : Sara Lovestam. Suédoise et écrivaine de polars. Attention, nous sommes loin du flic ou du détective alcoolo, déprimé, combattant ses démons ou essuyant une faillite de vie de famille . Ce que nous présente, avec beaucoup de délicatesse et d’humanité, Sara Lovestam dans "Chacun sa vérité" est une Suède quelque peu répressive par sa police des frontières qui traque le réfugié, le migrant, le sans papier et Kouplan, détective privé iranien, migrant et sans papier. Kouplan seul dans un pays où tout est à apprendre : la langue, les moeurs, les gens, etc. Kouplan est jeune, petit, dans la vingtaine, mais peut facilement se faire passer pour un jeune ado, humain, travaillant fort pour survivre dans le quotidien alors qu’il n’est personne... Personnage atypique et adopté tout de suite. Ici, on parle de folie, de psychiatrie, de perception mais aussi de traite d’humains et d’esclavage sexuel. On me dit que "Chacun sa vérité" est le premier volet d’une tétralogie mettant en scène Kouplan. Je serai bien heureuse de continuer le chemin avec lui.

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