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Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

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15 #AvisPolar
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Résumé :

Février 2018. Anaïs sollicite l’aide de son ami Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. Pour elle, pas de doute, sa soeur Esther a été enlevée. Pourquoi aurait-elle, sinon, laissé derrière elle ses clés de voiture, ses papiers et son téléphone portable ?
Les mois passent et, tandis que l’enquête s’enlise, d’autres jeunes femmes se volatilisent. Jusqu’à ce qu’un corps soit retrouvé pendu dans une usine désaffectée, le crâne rasé, la langue sectionnée. Puis un deuxième...
Thomas sait désormais qu’un tueur en série sévit dans la région. Mais il ignore encore que ces cadavres ne sont que la partie immergée du plan machiavélique d’un individu avide de vengeance…

Source : Lisez !

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Vos #AvisPolar

  • Le Monde de Marie 26 mai 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Un prologue en trois parties, trois moments clé de l’intrigue que l’auteure nous dévoile et parmi lesquels on peine à comprendre le lien. Une intrigue qui s’étale sur plusieurs années. Le temps nécessaire pour construire une sombre machination.

    Thomas, Louise et le reste de la PJ vont enquêter sur cette sombre affaire. Un nombre de victimes dingue. Une orchestration fine qui captive le lecteur, le mène et le surprend sur le final. Ici on ne sait pas d’où vient le mal et lorsqu’on croit le comprendre, on est encore loin d’avoir tout découvert.

    Un sujet principal fort qui interpelle tant il est malheureusement trop présent dans notre société actuelle. Il touchera de près les victimes mais également les enquêteurs. L’auteure dénonce les inaptitudes, la non empathie, la non assistance qui pousse à la vengeance. Une vengeance qui prend ici des proportions inimaginables.
    Il nous faut attendre les trois derniers chapitres pour enfin comprendre d’où est né le mal et de quel manière il a imaginé et mis en oeuvre sa terrible vengeance. Une excellente lecture.

    https://mespassionsmesenvieslemondedemarie.blogspot.com/2022/05/delivre-nous-du-mal-chrystel-duchamp.html?m=1

  • Sharon 14 avril 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Préambule : j’ai été sensible à un des propos tenu par le commandant Thomas Missot, qui parle de ses femmes, qui rejettent tous les hommes en bloc, refusant même de lire des oeuvres écrites par des hommes. Il ne comprend pas ce point de vue. Moi non plus : je crois même que ce serait un bon signal d’alarme que je ne vais pas bien si je disais « Je renonce à lire Pierre Bottero ». Fin du préambule.

    Délivre-nous du mal est le troisième roman que je lis de Chrystel Duchamp et mon premier constat est simple : sa capacité à créer à chaque fois des intrigues totalement différentes d’un livre à l’autre. Ma capacité à chroniquer des livres est cependant vacillante et aujourd’hui (mercredi 9 mars), je tente de mettre à jour certaines chroniques.

    Je me questionne de plus en plus sur le féminisme et sur la littérature. Je ne me demande pas si un livre est féministe, mais quel état des lieux il fixe de la condition féminine. Le second constat que je dresse – un leitmotiv – est le manque de moyen de la police. les enquêteurs devraient avoir le don de bilocation pour pouvoir faire tout ce qui leur est demandé. Ce n’est pas Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon, qui dira le contraire. Oui, les doutes sont toujours là, pour lui, pour d’autres, pour ceux qui prennent à coeur leur métier. Ont-il vraiment fait tout ce qu’il fallait faire face aux victimes d’agressions ? Peuvent-ils vraiment rechercher quelqu’un qui est porté disparu alors que cette personne est majeure, donc libre de faire ce qu’elle veut, y compris de couper les ponts avec sa famille, ses proches, ses amis ? Dans quelle mesure une disparition peut-elle être qualifié d’inquiétante ?

    Mon troisième constat prend la forme d’une question : jusqu’où peut-on aller pour soutenir une cause qui nous tient à coeur, une cause qui nous tient au corps ? Un formateur m’a dit récemment : « les hommes souffrent aussi du patriarcat, il ne faut pas croire ». Je n’ai vu, ni dans la vie, ni dans ce roman, des hommes qui souffrent de leurs avantages. Je dirai même qu’ils trouvent la situation absolument normale. Ce roman fait écho à des propos, des actes qui ont lieu autour de nous, des états de fait que l’on ne remet pas suffisamment en cause, que l’on soit un homme ou que l’on soit une femme. Même l’homme qui pense être sensible à l’égalité homme/femme, aux droits des femmes (les mêmes que les hommes leur dénient) peut ne pas être conscient de ce qui ne va pas, il peut ne rien voir du tout.

    J’ai l’impression, en rédigeant cet avis, de ne pas avoir appris grand chose à ceux qui me lisent sur ce récit. C’est avant tout une histoire d’hommes et de femmes. Certains ont fait de leur mieux. Ce n’était pas assez pour contrebalancer ce que d’autres avaient fait de pire.

  • Clem_YCR 12 avril 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Janvier 2021 : j’ai lu Le sang des Belasko avec Armelle (Les Rêveries d’Isis) et j’ai été bluffée par la plume de Chrystel Duchamp et son huis clos machiavélique. C’est donc tout naturellement que j’ai récidivé avec Délivre-nous du mal.

    Février 2022 : c’est à nouveau avec Armelle que je partage cette lecture, et Mylène qui s’est joint à nous. Même si nous n’avons pas toutes lu au même rythme, j’ai apprécié découvrir l’intrigue de Chrystel Duchamp avec elles. Le roman se découpe en trois parties, sur trois périodes distinctes, qui viennent prolonger les trois prologues qui appâtent le lecteur avec succès. En effet, l’auteure nous immerge, dès les premières pages, dans un univers sombre et intriguant.

    2018. 2019. 2020. Avec les prologues, nous survolons des évènements de ces trois années, et nous essayons de faire les liens entre les trois histoires qui nous sont contées. Le corps du roman reprend, tour à tour les trois années et nous permet de prendre conscience, peu à peu, de ce qui se joue et de l’ampleur de l’affaire couverte par le héros. L’auteure nous surprend jusqu’au bout et instille le doute dans nos esprit, avant de conclure de manière plutôt magistrale.

    J’ai beaucoup aimé Thomas, le commandant de PJ, son rapport à sa fille et sa vision des choses au sein de son équipe. Son côté attentif mais pourtant surmené car impliqué à 1000% dans son boulot ; boulot qui lui a coûté son mariage. On ressent son déchirement entre son devoir de flic et son rôle de père, sa frustration face au comportement de sa fille, son impuissance. Thomas est vraiment un personnage humain, limité par les moyens à sa disposition ; il est touchant et apporte un côté très réel au récit.

    Pour autant, tout ne m’a pas plu dans l’écriture. J’ai noté notamment une différence perception, toute personnelle soit-elle, entre les parties un/deux et la troisième ; tant au niveau du développement de l’intrigue que des dialogues qui deviennent moins naturels. Chrystel Duchamp informe à travers son enquête policière, parfois d’une manière un peu trop scolaire, sur les moyens de la police ou encore les violences faites aux femmes. Ça a à la fois un côté instructif, et le mérite de dénoncer les choses, mais ça ralentit aussi le rythme.

    Si l’on peut accorder une chose à l’auteure, c’est de bien mener sa barque, et surtout son lecteur par le bout du nez. Le lecteur impatient de connaitre le fin mot de l’histoire fonce tête la première dans l’illusion tisée par les mots de Chrystel.

    Un plume addictive, au service d’un récit savamment orchestré et un brin effrayant.

  • Happy Manda Passions 12 avril 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    une lecture qui va prendre possession de vous voici #delivrenousdumal un polar intense et difficile à oublier.
    troisième roman que je lis de Chrystel Duchamp et je ne me lasse pas. Totalement différent des précédents, cette fois elle s’attaque à un sujet délicat et met en lumière la femme avec une grand F.
    Avec une poigne de fer dans un gant de velours elle dénonce un fait sociétal grave qu’il faut prendre en considération. Ici elle parle d’un débordement inimaginable, un meurtrier multi récidiviste que l’on pourrait presque comprendre. Cela fait peur et c’est divinement bien écrit.
    L’enquête se structure sur trois années, de 2018 à 2020 et s’étoffe de plusieurs mystères. Nous nous doutons que quelques chose les lient mais il faudra aller au bout de la lecture pour tout assembler.
    La soeur d’Anais Malori, Esther, a disparu en laissant une piste très étrange qui s’arrête pile dans une usine désaffectée.
    Et puis il y a l’histoire personnelle de Thomas divorcé et en conflit avec sa fille Léa qui se meurt chaque jour davantage en luttant contre une terrible maladie : l’anorexie.
    Je ne vous en dis pas plus ici, un peu plus sur mon blog #happymandapassions mais le mieux est de le dévorer.

  • Les_lecturesdeflo 7 avril 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    J’ai toujours une petite appréhension lorsque je commence la lecture d’un ouvrage d’un(e) auteur(e) que j’affectionne particulièrement. J’ai envie d’être transportée dans son univers, happée par l’histoire, touchée par ses personnages et scotchée par le dénouement.

    Je sais de quoi Chrystel est capable car j’ai adoré ses précédents ouvrages. Le sang des Belasko est même un de mes coups de coeur 2021. Aussi, j’avais hâte de retrouver sa plume et en même temps un peu de crainte, car on le sait tous, ça ne peut pas matcher à tous les coups.

    Alors qu’en est-il de ce 3ème roman ? Et bien c’est un carton plein.

    Avec cet ouvrage, Chrystel confirme qu’elle mérite sa place dans ma bibliothèque, et plus largement dans le monde du polar/thriller.

    Quel délice de se laisser porter dès les premières pages jusqu’à en oublier l’heure qui tourne et la lumière du jour qui décline.

    Retour au registre policier avec ce roman. Si les procédures de l’enquête pouvaient faire défaut dans L’art du meurtre, ici il n’en est rien. Un gros travail de recherche transpire dans cette histoire. Chrystel s’appuie sur des faits et cite ses sources. Elle nous offre un roman abouti, à la construction originale et non dépourvu de suspense. J’ai été bluffée par les dialogues, témoins de la grande maturité de son écriture.

    Je ne vais pas vous refaire le pitch, vous trouverez le résumé en commentaire. Sachez juste que sous une apparente banale enquête policière cet écrit aborde des thèmes forts et douloureux auxquels le lecteur ne peut rester insensible.

    Voici un excellent roman comme je les aime. C’est noir, machiavélique, macabre, mais surtout diaboliquement efficace.

  • Alex-Mot-à-Mots 18 mars 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    J’avais adoré le premier polar de l’auteure se déroulant dans le monde de l’art ; le second était tout aussi excellent et original. Alors j’ai été étonnée que ce troisième soit de facture plus classique.
    Une enquête de police suite à une disparition inquiétante de la soeur d’une écrivain qui se confie au commandant de la PJ Thomas Missot. Lui-même est inquiet dans sa vie personnelle car sa fille adolescente va mal.
    J’ai aimé suivre cette enquête à part suivie d’autres sur des jeunes femmes disparues puis retrouvées quelques années après mortes de façon terribles.
    J’ai adoré quand la folie a touchée un village entier de l’Ain.
    J’ai aimé découvrir le fin mot de ces histoires de disparitions et de folies villageoises.
    J’ai aimé le message derrière tous ces meurtres, un peu extrême sans doute, mais ce que subissent ces femmes n’est-il pas extrême lui aussi.
    L’image que je retiendrai :
    L’ergot de seigle n’a pas fini de faire des dégâts.

    https://alexmotamots.fr/delivre-nous-du-mal-chrystel-duchamp/

  • Chineuse Deculture 5 mars 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    La fin sauve le livre, " Délivre-nous du mal" se révèle une expérience de lecture intrigante. Concrètement les 200 premières pages tendent de manière assez grotesque une toile de personnage cousu de fil blanc. Le dernier tiers du livre révèle l’ampleur du propos de l’écrivaine sincèrement dense et captivant. La construction et les ellipses de temps densifie inutilement le cœur du sujet pourtant brillant.

  • L’atelier de Litote 20 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Pour son troisième roman, l’auteure nous entraîne dans un polar tout se qu’il y a de plus captivant. L’action se déroule à Lyon et c’est le commandant Thomas Missot qui va devoir résoudre l’énigme de la disparition d’Esther, signalée par sa sœur Anaïs, puis le meurtre rituel d’autres jeunes femmes, retrouvées pendues, le crane rasé et la langue coupée. Une enquête qui s’avère complexe et possède de multiple ramifications. J’ai vraiment appréciée les différentes thématiques abordées dans ce polar et qui sont d’une actualité criante. Pour point commun, on retrouve la violence sous de multiples formes, qu’elle soit conjugale, sexuelle, physique ou psychologique, faisant des victimes autant chez les femmes que chez les enfants. Un tueur en série est à l’œuvre dans la région et l’enquête va s’étaler sur plusieurs années. Lentement un plan élaboré par un cerveau malade commence à voir le jour. Une fois encore, on se laisse happer par cette intrigue brillante et bien amenée qui nous fait réfléchir sur la place des hommes et des femme. J’ai aussi aimé que plusieurs événements viennent en superposition, c’est dense et il y a beaucoup d’informations à traiter mais du coup cela en devient passionnant. Une grande part du roman est consacrée aussi à ce que vivent les personnages dans leur vie privée et la relation père/fille de Thomas et Léa était touchante au delà de tout. Suivre l’évolution de l’auteure au fil de ses romans reste un privilège et je dois dire que celui-ci est le plus aboutit. On sent tout de suite le gros travail de recherche derrière les lignes, tant sur les données scientifiques que sur un fait divers qui a bouleverser la France dans les années en 1951. De quoi passer un excellent moment avec des personnages attachants, un thriller comme je les aime. Bonne lecture.

    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2022/02/20/39354074.html

  • Riz-Deux-ZzZ 20 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    En bref, un thriller avec des bases intéressantes, des sujets maîtrisés mais je n’ai pas adhéré à la construction qu’a choisie Chrystel Duchamp...

    Le premier roman de l’auteure, "L’art du meurtre", a été une de mes meilleures lectures de 2021... j’avais donc une certaine excitation et surtout de grandes attentes pour ce nouvel opus. Peut-être un peu trop finalement, ce qui a fait ressortir les défauts que je n’aurais peut-être pas relevés autrement.

    [...]

    La première partie est vraiment captivante, avec une suite d’indices et de fausses pistes qui intrigue. Malgré un manque de repère chronologique qui m’a un peu perturbé, j’étais curieuse de savoir quel était le lien entre les différentes victimes. Mais, ensuite, le côté brouillon s’installe pour moi et je commence à perdre pied dans cette histoire : l’auteure nous amène sur une enquête qui n’a absolument aucun rapport, et va presque totalement délaisser sa première histoire... Le thème abordé est intéressant, c’est un sujet original que je n’avais jamais rencontré dans mes lectures de thriller et qui fait appel à des recherches historiques et scientifiques poussées. Malgré tout, j’ai ressenti un trop gros gouffre entre les deux parties du roman, la transition est trop abrupte pour moi.

    Le dénouement apporte encore d’autres sujets, d’autres façons de raconter l’histoire... Je suis d’autant plus chagrinée par tout ça, car je comprends le message que Chrystel Duchamp a voulu faire passer à travers son intrigue, message extrêmement important et totalement d’actualité, mais j’ai trouvé que c’était mal amené.

    Avis complet : https://www.instagram.com/p/CY9nyEuIKJ5/

  • valmyvoyou lit 16 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Le 26 février 2018, Anaïs est inquiète : cela fait plusieurs jours qu’elle n’a pas de nouvelles de sa sœur. Elle utilise alors son double de clés pour pénétrer dans l’appartement d’Esther. Le logement est en désordre et aucune affaire personnelle ne manque. La jeune femme n’a pas pu partir volontairement : elle n’a emporté ni ses clés, ni ses papiers, ni son téléphone, ni même une brosse à dents. Le plus perturbant est qu’elle a laissé son chat, sans nourriture et sans eau. Anaïs est persuadée qu’elle a été enlevée. Elle demande de l’aide à son ami, Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon. L’enquête ne relève pas de sa juridiction. Par égard pour Anaïs, il accepte d’intervenir, même si Esther est majeure et qu’elle a laissé un mot : « Ne me cherchez pas ».

    Alors que l’enquête s’enlise, un témoignage évoque la disparition d’une autre femme. Puis, un corps est retrouvé, pendu dans une usine désaffectée. Sa disposition semble exprimer un message : les cheveux sont rasés, la langue est sectionnée et cautérisée. La scène est insoutenable et elle est suivie d’autres carnages. Un tueur en série sévit dans la région, mais un événement horrible et incroyable parasite les recherches. Le nombre de morts est exponentiel.

    Lorsqu’il est entré dans la Police, Thomas Missot ne voulait pas être un personnage de roman ou de film. Il espérait réussir à maintenir une frontière entre son travail et sa vie privée. Il n’y est pas parvenu. Il le regrette et essaie de faire des efforts pour être présent pour sa fille. Hélas, les affaires qui le préoccupent investissent ses soirées et il est tiraillé par sa conscience. Il ne sait pas de quelle manière soutenir sa fille chez qui il perçoit un mal-être. J’ai aimé qu’il ne soit pas qu’un flic compétent, mais aussi un homme sensible ; il est tiraillé entre sa conscience professionnelle et l’immédiateté qu’exige sa fonction et entre ses préoccupations de père, ainsi que son émotivité d’homme.

    Le livre commence par trois prologues différents, ce que j’ai trouvé très original. Il faut attendre la fin pour comprendre leur portée. Le premier raconte les faits qui provoquent l’inquiétude d’Anaïs, le deuxième décrit la découverte macabre faite par un photographe qui pratique l’urbex et le dernier concerne un homme, confronté à son épouse décédée. Chaque événement se produit une année différente du précédent. Cependant, lorsqu’ils réapparaissent dans l’histoire, ce n’est pas de manière distincte, ils sont insérés lorsque leurs répercussions deviennent visibles. L’enchaînement d’informations ne permet pas d’anticiper la conclusion, au contraire, l’énigme est multidimensionnelle. Chaque entrée embrume l’intrigue. J’ai été très touchée par la sensibilité avec laquelle Chrystel Duchamp a traité la thématique centrale, autour de laquelle de nombreux tentacules prennent naissance.

    Ce suspense commence comme un thriller, puis bascule dans le roman très noir. Ensuite, des éléments mystérieux et historiques s’ajoutent. Quel est leur fondement ? Criminel, ésotérique, scientifique ? Quel est ce mal dont la délivrance est demandée dans le titre ? La libération légitime-t-elle une réparation à grande échelle ? Par le choix irréversible effectué par certains personnages, l’auteure alerte sur la nécessité d’une réponse adaptée et juste de la part de la société au sujet de crimes banalisés. Enfin, à l’image du reste du livre, la fin est glaçante, elle provoque peur et malaise.

    J’ai adoré Délivre-nous du mal !

  • Musemania 14 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    S’il y a bien une auteure féminine de littérature noire francophone dont j’attends ses romans avec impatience, c’est bien ceux de Chrystel Duchamp. Je la suis depuis ses débuts avec « L’art du meurtre » et je m’impatientais de découvrir son troisième et dernier thriller, « Délivre-nous du mal ». Mais c’est chose faite et quel plaisir !

    Le fait de suivre un ou une auteur(e) depuis ses tout débuts dans le milieu de l’édition, permet de constater s’il y a une évolution que ce soit dans l’intrigue, dans le style d’écriture ou encore dans la façon de traiter de la psychologie des personnages.

    Dès son tout premier livre, j’avais été épatée par la maîtrise dont elle faisait preuve en matière de codes du thriller attractif. A l’époque déjà, je trouvais qu’elle avait déjà placé la barre très haute pour son premier roman et je constate que son évolution est en fait parfaite.

    Son second livre, « Le sang des Belasko » avait aussi démontré qu’elle savait mettre le suspens un cran au-dessus en offrant un huit-clos implacable.

    Par son dernier, « Délivre-nous du mal », on revient au modèle de l’investigation policière sur une série de meurtres et je n’ai aucun grief à formuler car j’ai adoré et dévoré ce livre !

    En premier lieu, l’auteure débute avec non pas un mais des prologues mystérieux. C’est assez rare pour le souligner. Ensuite, par des chapitres assez courts, le rythme de croisière est vite atteint et il se déroule sur les chapeaux de roue.

    Ensuite, quand vous approchez du final et que les éléments s’emboîtent doucement, vous ne pouvez vous empêcher d’essayer de faire durer le plaisir au maximum.

    Depuis son premier thriller qui se déroulait dans le milieu de l’art, Chrystel Duchamp appose une petite touche personnelle de cet amour pour l’art. J’apprécie beaucoup cet apport qui en fait sa signature respective.

    Le machiavélisme de l’intrigue fera que vous serez absolument scotchée à sa lecture. C’est à la fois palpitant et haletant par le suspens grandissant crescendo. Je vous recommande vivement ce thriller plus que réussi !

  • Rose 12 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Mais quelle claque ce thriller ! J’ai adoré, l’autrice m’a totalement embarquée, bernée, essorée !

    En plus d’avoir trouvé le roman haletant (particulièrement sur la deuxième partie), j’ai trouvé les sujets de ce roman vraiment intéressants et importants. Et en plus il y a de l’originalité sur plein de points... mais je vous laisse découvrir lesquels !

    Malgré quelques incohérences et beaucoup trop de personnages, j’ai quand même trouvé la construction super intéressante. Tout est dosé comme il faut. Le personnage du flic est vraiment attachant. C’est difficile d’en dire plus sans divulgâcher, donc le mieux c’est de le lire. Il ne fait que 256 pages il me semble, donc ça serait dommage de s’en priver :p

    Par contre, si vous êtes sensible, attention, car des sujets difficiles sont abordés et des scènes sont choquantes. Il y a également quelques scènes violentes avec des détails pénibles ! Mais l’ambiance n’est pas très angoissante selon moi malgré le côté très haletant, suspense.

    C’est donc encore une réussite pour moi avec Chrystel Duchamp et, heureusement, en attendant le prochain, il me reste L’Art du meurtre à découvrir héhé.

  • Lectures noires pour nuits blanches 7 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Le livre s’ouvre sur trois prologues très intrigants. Trois histoires, trois temporalités différentes qui, à priori, ne semblent pas avoir de lien entre elles. Si quelqu’un arrive à trouver d’emblée ce qui va relier tout ça qu’il se mette illico à l’écriture d’un bouquin.

    Une construction originale qui a tout de suite piqué ma curiosité et éveillé mon intérêt. Intérêt qui n’a pas varié d’un iota durant toute ma lecture.

    L’intrigue est complexe et machiavélique. J’ai l’image d’une grosse pelote emmêlée, sur laquelle vous vous acharnez à tirer en ayant l’impression d’avoir plus de deux bouts. L’auteure gère à merveille et arrive à nous surprendre jusqu’à la toute fin.

    Les sujets abordés sont variés, peu communs pour certains, tristement d’actualité pour d’autres. C’est bien plus qu’une banale enquête sur des disparitions, c’est un scénario calibré et peaufiné dans les moindres détails. Nous allons de surprise en surprise, sans surenchère, tout en finesse.

    A tout cela s’ajoute le personnage du flic, Thomas, que j’ai beaucoup apprécié. Intéressant et attachant, son histoire personnelle s’imbrique parfaitement dans l’intrigue.

    C’est grâce aux conseils de Katia @encoreunlivre que j’ai enfin découvert cette auteure et j’en suis plus que ravie. Je vais me procurer ses précédents romans sans tarder.

    Un thriller à l’intrigue machiavélique, fort bien construit, des thématiques ultra intéressantes qui saura vous surprendre de bout en bout. Une réussite sur tous les plans.

  • Aude Lagandré 4 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    Chrystel Duchamp m’avait séduite l’année dernière avec « Le sang des Belasko » par l’originalité de sa construction narrative, une maison comme personnage central, et la dextérité avec laquelle elle avait su développer ce huis clos. Cette année, la voilà de retour avec un roman très différent, mais toujours soucieuse d’offrir une certaine originalité. « Délivre-nous du mal » c’est l’histoire d’Anaïs dont la sœur s’est évaporée après une conversation un peu animée sur un sujet sensible. Persuadée qu’Esther a été kidnappée, elle fait appel à Thomas, commandant de police judiciaire pour la retrouver. C’est aussi l’histoire de Mathéo, photographe Urbex qui cherche à « capturer l’âme du vide ». C’est encore l’histoire de Pierre, 65 ans, devenu veuf récemment qui voit le fantôme de sa femme. Sauf que… Anaïs, Mathéo et Pierre ne vivent pas dans le même espace-temps. Chacun de ces personnages dont l’histoire est racontée dans la partie « prologues » respire à une année d’écart.

    « Délivre-nous du mal » est construit en trois parties, mais ces trois parties ne déroulent pas celles du prologue. Vous me suivez ? Cela veut dire que dans la partie 2 par exemple, l’auteur ne va pas développer l’histoire de Mathéo. Pourtant, c’est ce à quoi je m’attendais… Chrystel a fait un autre choix de narration. J’avoue avoir été un peu inquiète de savoir comment elle allait s’y prendre pour que le récit continue sans que le lecteur ait l’impression qu’il soit haché, ou que l’auteur se contente d’utiliser la mention « un an plus tard ». Certes, l’enquête se déroule sur plusieurs mois, mais son évolution ne se sent pas passer… Elle est naturelle, presque invisible. Les protagonistes rencontrés dans le prologue sont insérés dans le récit comme si les retrouver coulait de source, sans qu’ils prennent toute la place.

    « Délivre-nous du mal » aborde donc le thème de la disparition, volontaire ou forcée. Partant du postulat que l’on ne connaît jamais réellement les gens qui nous entourent, l’auteur aborde cette volonté de disparaître née au Japon (les évaporés). « Leur but : tout abandonner, tout recommencer ». Cela n’est pourtant pas si simple… Il y a ceux qui disparaissent par choix, et ceux qui disparaissent par nécessité. D’autant qu’ici, les disparitions ne concernent que des femmes, comme par hasard. Alors, si tous les éléments d’un bon polar sont réunis, disparitions, découverte de corps, enquête de police, qu’est-ce que ce roman a précisément de différent ?

    D’abord, Chrystel Duchamp a une manière singulière d’utiliser l’espace-temps qu’elle s’approprie totalement pour en faire vraiment ce qu’elle veut. Le lecteur a l’impression que le récit est linéaire alors qu’il ne l’est pas du tout. Pour annoncer le temps qui passe, pas de grosses ficelles, pas de gros sabots. Douceur et virtuosité. Ensuite, j’ai trouvé qu’elle avait vraiment travaillé ses transitions (cela va de pair avec son utilisation de l’espace-temps) pour annoncer des actions ou des twists insérés dans le récit de manière naturelle, presque désinvolte, sans allumer de grosses lanternes rouges censées interpeller son lecteur « c’est maintenant, c’est là que tu dois te concentrer ! ». Enfin, et c’est peut-être la grande nouveauté par rapport à ces romans précédents, elle a inséré dans le roman des problématiques de société. Je crois qu’elle touche là un point essentiel pour sortir de la case « polar grand public » en se rapprochant petit à petit du roman noir. Il faut bien comprendre que lorsque l’on est un grand lecteur de littérature noire, les enquêtes de police finissent par lasser, même si cela reste agréable à lire. Une lecture de détente dont on se souvient à peine quelques semaines plus tard. Lorsque l’on touche au roman noir en abordant des thématiques sociétales, on joue dans une autre cour. Je pense que Chrystel Duchamp l’a compris. Sous le couvert de disparitions, « Délivre-nous du mal » aborde surtout des évènements qui se déroulent derrière des portes closes et qui ont des conséquences graves sur le psychisme de celles qui le subissent. Il suffit alors de croiser sur sa route la personne qui va vous permettre de livrer une bataille. L’auteur développe alors son propos dans une dernière partie qui flirte avec le fantastique, presque le conte. Jusqu’où peut-on aller pour défendre une cause ?

    Encore une fois, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce troisième roman, fort réussi. J’ai particulièrement aimé sa construction, la surprise engendrée par le placement tout sauf simpliste des pions sur l’échiquier, la volonté de se renouveler et de ne pas se reposer sur ses lauriers. Si l’on écrit pour être lu, il ne faut pas négliger la pression qui pèse sur les épaules d’un auteur sur les ventes. Or, pour vendre, on se trahit parfois… J’espère de tout cœur que tel ne sera pas le cas.

  • Rom Thrillersbooks Addict 2 février 2022
    Délivre-nous du mal - Chrystel Duchamp

    📚Chronique - « Délivre-nous du mal » - Chrystel Duchamp -
     
    Février 2018, Thomas Missot, commandant à la PJ de Lyon, est sollicité par l’une de ses amies, Anaïs.
    Sa sœur, Esther, a disparu en laissant juste un mot « Ne me cherchez pas ». Mais Anaïs en est convaincue, il ne s’agit pas de son écriture.

    Thomas décide de contacter sa collègue Louise, capitaine de gendarmerie en charge des disparitions, qui décide d’ouvrir une enquête.
    Malgré que cela ne soit pas son affaire, Thomas tente d’aider Louise à percer les mystères qui entourent cette disparition.

    Alors que le temps passe, et que l’enquête piétine, une jeune femme est retrouvée pendue
    dans une usine désinfectée, le crâne rasé, la langue sectionnée.

    S’agit-il d’Esther ? Que se cache-t-il derrière ce macabre rituel ?
    Thomas et Louise vont alors tout mettre en œuvre pour déjouer le plan diabolique qui semble se dessiner devant eux.
     
    😈 « Ne nous soumets pas à la tentation mais délivre-nous du… »
     
    Immersif au possible, ce thriller
    ne vous lâchera pas une seule seconde.

    Avec une construction toute aussi originale que soignée par ses temporalités, des disparitions qui se mêlent et s’entremêlent, l’auteure tisse méticuleusement la toile d’une intrigue
    époustouflante.

    Le rythme est haletant, les disparitions et meurtres s’enchainent sans que personne ne semble pouvoir les arrêter.

    Le duo d’enquêteurs fonctionne à merveille et les
    dialogues sont tout simplement savoureux. En effet, la plume est toujours aussi vive et précise accompagnée d’un soupçon d’humour.

    L’autre point fort de ce nouveau roman est qu’il est une nouvelle fois fortement bien documenté
    sur plusieurs sujets que je ne connaissais pas et cela le rend d’autant plus captivant.

    La fin est, quant à elle, habilement menée et complètement épatante !

    💣 Avec « Délivre-nous du mal » , chrystel.Duchamp nous questionne sur la condition de la femme à notre époque et ses potentielles conséquences glaçantes.
    Pari gagné pour l’auteure de nous proposer un troisième opus, aussi bon que les précédents, plus noir, et c’est pour ma part une nouvelle fois un coup de 🖤 !

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