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Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

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9 #AvisPolar
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Résumé :

Comment élucider
son propre meurtre ?

Alex est dans le coma depuis deux ans, à la suite d’un accident d’escalade. Sa petite amie Bea, ses parents et sa soeur envisagent l’arrêt des soins comme il ne réagit à rien autour de lui. Mais en réalité, Alex est parfaitement conscient : son corps est certes inerte, mais son esprit est vif, et il entend tout ce qui se passe autour de lui.

Quand un jour, Alex surprend deux policiers dans sa chambre, puis Bea se plaindre de se sentir suivie dans la rue, il comprend que le danger les menace tous deux. En se replongeant dans ses souvenirs fragmentés, et au fil de phrases perçues ici et là, Alex commence à douter que sa chute n’ait été qu’un accident. Mais comment faire pour sauver sa peau, et celle de sa petite amie, en étant cloué à son lit d’hôpital ?

Vos #AvisPolar

  • calyenol 18 juin 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Aujourd’hui je vous parle d’une lecture qui touche au coeur.
    .
    "Tout le monde est persuadé que je suis enfermé dans les ténèbres...Ils ne savent pas que je suis éveillé."
    .
    "Il était une fois mon meurtre",c’est l’histoire d’Alex qui adore l’escalade.
    Un jour où il part,il est un peu en froid avec Béa,sa petite amie avec qui le temps n’est pas tous les jours au beau fixe.
    Et ce jour là,il chutte de 20 mètres et se retrouve à l’hôpital en état de locked-in (dit enfermement intérieur).
    Il ne peut donc plus bouger,plus parler.
    Il respire grâce à une trachéotomie et est nourri via une sonde...mais il entend tout,il entend qu’il n’a pas été victime d’un accident.
    Alors il ne veut pas partir avant de savoir qui et pourquoi ?!
    .
    Quelle lecture bouleversante.
    On entre dans l’esprit d’Alex,on l’écoute,on le ressent dès les premières pages.
    Je ne savais pas si j’allais aimé ce livre puis j’ai adoré car au delà du polar,on touche ici la souffrance de l’être en état végétatif et me fait poser la question qui fait souvent débat en ce qui concerne l’euthanasie.
    Alors oui on mène l’enquête à travers Alex,on veut savoir ce qu’il s’est passé mais surtout on s’attache à ce personnage qui prend toute la place et on ne veut pas le laisser.
    L’auteure a fait un livre prenant,captivant,émouvant,avec une narration parfaite,intense.
    Plus on avance dans les chapitres moins on a envie de le finir...ou si peut-être,pour Alex,pour sa liberté.
    Il fallait oser ce genre de sujet,d’histoire,et c’est un pari réussi en ce qui me concerne.
    Il n’a rien à voir avec les thrillers que je lis habituellement et il m’a fait du bien—si j’ose dire—de par son genre.
    Un livre qu’on pourrait croire un brin voyeur,malsain par son côté immersion dans le corps de son personnage central,mais non,il a été pour moi un livre plus dans la compréhension de l’instant,du L.I.S.
    Qu’en dire d’autre...lisez le !

  • Happy Manda Passions 19 juin 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Ne resistez pas à la tentation lisez ce thriller psychologique performant et addictif.
    Alex 27 ans journaliste est dans un état de coma avancé après une chute en montagne. Mais il est bien conscient et vous vous retrouvez enfermé avec lui dans sa tête cloué dans un lit d’hopital. Vos journées sont ponctuées par les visites de vos proches et d’un etrange médecin.
    Les émotions vous submergent, la peur l’angoisse de la situation, le rythme redouble quand il comprend qu’une personne en veut à Béa sa petite amie.
    Doit il continuer à se battre et essayer de comprendre mais quand on est dans sa situation peu de possibilité s’offre à vous.
    Ce roman vous emporte dans une floppée de sentiments. La thématique repose sur cet etat d’enfermement corporel angoissant.
    IL se lit rapidement facilement et avec un reel plaisir. Un roman qu’on ne lache pas avant d’en connaitre le dénouement
    https://happymandapassions.blogspot.com/2019/06/il-etait-une-fois-mon-meurtre-emily-koch.html

  • Au fil des Pages 20 juin 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Tout d’abord merci Netgalley et Calmann levy pour cette découverte ! J’avoue que ce fut une belle surprise. Le thème pour commencer le locked-in syndrom Alex le subit, il est enfermé dans ce corps qu’il ne maitrise plus, il entend son entourage et se voit confronter à une dure réalité : Son accident est un acte prémédité … Oui quelqu’un a voulu sa mort !
    Le moins que l’on puisse dire c’est que pour un premier roman l’auteure OSE.
    On ressent la peine, la douleur et l’impuissance d’Alex face à ce corps qui le rejette, dans son quotidien. Cela m’a émue de lire un tel livre car j’avoue que je ne connaissais que trop peu ce syndrome et je n’imagine pas combien cela doit être dur  vivre dans ce corps inerte mon dieu … entendre les pleurs, les conversations de son entourage sans pouvoir bouger, ni répondre présent … le cauchemar ; Forcément en lisant ce livre et en suivant l’actualité on ne peut que faire le rapprochement avec l’histoire de à Vincent Lambert …
    Bref au-delà de l’enquête que j’ai mis un peu de côté, j’avoue que le psycho et le côté Humain m’a beaucoup touché dans ce livre.

  • Anne-Sophie Books (Les lectures d’Anne-Sophie) 21 juin 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Un livre que vous ne lâcherez plus une fois commencé.

    Imaginez.
    Vous êtes Alex, la petite trentaine, journaliste, très sportif, en excellente santé... et vous vous réveillez allongé dans un lit d’hôpital, après des mois de coma, et dans l’impossibilité de communiquer.
    Dans l’impossibilité TOTALE.

    Vos membres ne vous répondent pas, pas plus que le moindre de vos muscles.

    Mais vous entendez tout.
    Et vous ressentez le moindre contact.

    C’est ainsi que vous apprenez que pour les médecins, vous êtes dans un état végétatif avancé, sans aucun espoir de réveil.
    Que vous entendez les membres de votre famille essayer de se faire à l’idée d’accepter l’arrêt des soins.
    Et surtout, c’est comme ça que vous comprenez que si vous êtes là, ce n’est pas du tout suite à un simple accident d’escalade.

    Mais que pouvez-vous faire ?
    Comment leur faire comprendre que vous êtes conscient ? M
    Que vous les entendez, les sentez, les comprenez ?
    Comment leur faire savoir que vous voulez vivre ?
    Que vous aimeriez qu’ils attendent encore ?
    Qu’ils y croient encore ?

    Et surtout comment faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé le jour de votre chute ?

    Pour cette question, votre mémoire fissurée, les quelques bribes de discussions que vous entendez, et de longues journées de réflexion peuvent vous aider à y répondre.

    Quant aux autres questions...

    Avec ce thriller psychologique Emily Koch fait très fort.

    En nous immergeant totalement dans la tête d’Alex, elle nous fait ressentir, percevoir et réfléchir de la même façon que lui.

    Tout comme lui, on se sent incapable de bouger, de parler, de se faire comprendre ou entendre de qui que ce soit.

    Tout comme lui on cherche désespérément un moyen d’y parvenir.

    On ressent son désespoir, ses douleurs et même son ambivalence pour sa survie face à ce quasiment rien qui est son quotidien.

    Et on aimerait tant l’aider à se souvenir de qui l’a poussé, et surtout de pourquoi.

    Est-ce en rapport avec une des affaires qu’il couvrait ?
    Ou l’un de ses proches aurait-il intérêt à le faire disparaître ?
    Et arrivera-t-il finalement à s’en sortir ?

    Vous le saurez en lisant cet excellent thriller.

    Il Était Une Fois Mon Meurtre est un premier roman à ne pas louper.

  • Lisez.du.polar 26 juin 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    ⭐️ Chrønique in Løve ⭐️

    C’est avec beaucoup d’émotion que je referme le premier roman d’Emily Koch "Il était une fois mon meurtre".
    Ce livre m’a complètement transportée, littéralement bouleversée !

    C’est un huis-clos atypique que nous livre l’auteure, celui du corps d’Alex, prisonnier du locked-in syndrom. Dans l’incapacité de communiquer, Alex va tenter de résoudre l’énigme de sa tentative de meurtre grâce aux dernières sensations qui le relient au monde extérieur : l’ouïe, l’odorat, le goût, la sensibilité de sa peau.

    Quelle force ! Quelle intelligence d’écriture !
    L’intrigue narrative passe rapidement au second plan tant le lecteur est happé par le combat d’Alex pour renaître à la vie. Je vous l’avoue, j’ai lu les 30 dernières pages dans un flot continu de larmes, tant l’émotion est puissante, l’écriture bouleversante...

    Merci, merci aux Editions Calmann-Lévy et à Netgalley pour m’avoir permis de découvrir ce magnifique roman 🖤

  • Angie - Blog Culturez-moi 4 juillet 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Emily Koch est journaliste. Il y a quelques années elle a subi un accident. Fauchée par une voiture sur un passage piéton, elle a passé de longues semaines à l’hôpital à se battre, à réapprendre à marcher et à vivre. De là est née l’idée de ce roman. L’histoire de cette homme piégé dans un lit d’hôpital, dans son propre corps. Un huis-clos psychologique on ne peut plus original. Pourtant, la mayonnaise n’a malheureusement pas pris avec moi.

    Trop de digressions
    L’auteure prend une prise de risque assez audacieuse : mettre en place un thriller psychologique dont le personnage principal est un homme dans le coma, c’est plutôt osé. Alex est dans un état végétatif depuis deux ans suite à une chute durant une séance d’escalade. Si tous les médecins pensent qu’il n’a aucune perception du monde qui l’entoure il n’en est rien. Alex entend tout, sent tout et peut même entrevoir les silhouettes. Mais seul son esprit est en marche. Son corps lui est intégralement paralysé. Au détour de visites dans sa chambre et de conversations entendues, il va comprendre que son accident n’en était peut-être finalement pas un.

    Comme toujours lorsque j’ai une déception livresque, je ne vais pas trop disserter mais simplement vous expliquer en quelques mots pourquoi ce livre et moi on ne s’est pas trouvé. Concrètement, je me suis vraiment ennuyée. Alex est prisonnier à l’intérieur de sa tête, donc il pense, beaucoup, beaucoup trop. Le roman est sens cesse ponctué de digressions, de flash-back qui souvent n’apportent pas grand-chose – si ce n’est rien – à la trame principale. Finalement, les « moments médicaux » m’ont plus intéressé que « l’enquête » d’Alex pour élucider sa propre tentative de meurtre. La seule chose qui m’a poussée à lire le roman jusqu’au bout c’est cette question qui n’a rien à voir avec le meurtre : Alex va-t-il se réveiller ?

    Je ne vous cache pas que j’ai lu certaines pages en diagonal tant j’avais hâte que l’auteure en vienne au fait. Hormis Alex, j’ai trouvé les personnages superficiels, plats, trop peu développés sur les éléments qui auraient permis qu’on s’intéresse à eux. Quant à la fin… J’en aurais voulu une autre. Mais ça, c’est purement subjectif.

    En bref
    Malgré une deuxième moitié un peu plus rythmée, Il était une fois mon meurtre n’a pas su capter mon attention. L’idée de base est originale, malheureusement l’auteure s’est perdue trop souvent dans des digressions qui ont alourdi sans cesse l’histoire. Peut-être que je n’ai pas lu ce roman au bon moment ? Peut-être que je n’ai pas réussi à me mettre assez dans la peau d’Alex, dans sa manière de penser ?
    Comme toujours, si ce roman vous tente, ne m’écoutez pas et faites-vous votre avis dessus. Je sais que de nombreux lecteurs l’ont apprécié. Il en faut pour tout le monde mais celui-ci n’était pas pour moi ☺

    https://culturez-moi.com/il-etait-une-fois-mon-meurtre/

  • Stef Eleane 11 août 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Que je vous dise, ce roman vous emmène dans la tête d’un homme enfermé dans son corps. Oui vous avez bien lu ! Considéré comme en état végétatif et pourtant conscient de son environnement.

    416 pages dans sa tête. Ce n’est même plus un huis clos à ce stage. On pourrait trouver le temps long. Se sentir étouffer. Et pourtant..

    Alex est dans le coma depuis près de deux ans suite à un accident d’escalade. Les médecins ont fait tous les tests, ils sont certains qu’il est dans un coma profond. Il ne ressent plus rien. Il n’entend plus. Il n’est plus là. Pourtant, Alex lui entend, ressent, sent et aperçoit son entourage. Il sait que ses proches envisagent d’arrêter les soins. Il est presque résigné à cette issue jusqu’au jour où deux policiers entrent dans sa chambre.

    De plus, sa petite amie, Béa, est harcelée depuis quelque temps. Alex réfléchit, il ne peut faire que cela, il a tout le temps. Et commence à douter de son accident. Il mène l’enquête en récoltant des conversations des uns et des autres.

    Epatée

    Je suis sincèrement étonnée d’apprendre que ce roman est le premier de l’auteur. Il est parfaitement abouti. Très maitrisé. Il faut avoir l’audace de faire tenir une intrigue sur autant de pages dans un espace si petit que le cerveau d’un être humain.

    Tout se passe dans une chambre d’hôpital et à part quelques souvenirs qui nous sortent de cet espace clos, nous sommes emprisonnés comme le personnage principal de ce corps inerte.

    Emily Koch arrive malgré tout le tour de force de ne jamais lasser son lecteur et nous tenir en haleine.

    Ce qui nous tient

    Il y a bien entendu l’intrigue. Le point de départ de l’histoire, de la situation : l’accident. On espère bien découvrir le fin mot de cette histoire. Tout comme comprendre si Béa est bien harcelée ou si tout est dans sa tête.

    Mais ce qui m’a finalement le plus mis en haleine, est de savoir si Alex allait réussir à faire savoir qu’il était tout à fait conscient de son sort.

    Un gout amer

    Alors que le sujet de la fin de vie est en plein cœur de l’actualité au moment de ma lecture avec l’affaire Vincent Lambert. Je dois bien avouer que ma conviction profonde est malgré tout ébranlée pendant cette lecture.

    En conclusion, une sacrée belle découverte.

  • Paco 2 septembre 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    "Il était une fois l’assassin de mon meurtre" le titre m’a bien intrigué au départ mais là il faut dire qu’en lisant ce livre on découvre l’histoire d’un homme, Alex, qui en est le narrateur du livre, plongé dans le coma depuis quelques mois depuis un accident en allant escalader.

    Malgré son état et le fait que son entourage soit encore partagé à devoir le laisser "partir", Alex entend ce qu’il se passe autour de lui et petit à petit l’histoire commence. Que lui est il arrivé ? Pourquoi a t’il eu cet accident ?

    C’est un livre dont j’ai eu beaucoup de plaisir à lire par la façon dont Alex nous raconte avec précision tout ce qu’il entend, ce qu’il ressent, sa vie aussi au cotés des siens avant l’accident.

    Jusqu’à la fin Emily Koch, l’auteure, arrive à faire de son histoire un thriller avec la question du "doit on laisser ou vivre ou laisser partir" les personnes dans un état critique.

    Pour ma part ça vaut bien 5 étoiles.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Il était une fois mon meurtre - Emily Koch

    Alex est un jeune journaliste passionné d’escalade. A l’instar de tous les passionnés faisant fi des règles de sécurité, un jour c’est l’accident. Alex se retrouve à l’hôpital dans le coma. C’est du moins par ce terme que les médecins qualifient son état. Sauf que… « Je ne parle pas, je ne bouge pas. Je ne peux pas leur expliquer que j’entends tout. » Alex est prisonnier de lui-même. On appelle cela le « locked-in syndrom ». Au moment où le roman commence, il est dans cet état depuis déjà 18 mois, une éternité. Le lecteur partage à la fois ses pensées, son quotidien dans sa chambre d’hôpital, mais également certains éléments de son passé, supposément ceux qui l’ont amené là. Rapidement, on entrevoit que la réalité de l’accident n’est pas aussi évidente qu’elle y paraît et que cette chute de plus de 20 mètres n’a peut-être rien d’accidentelle. Comment agir lorsque l’on est prisonnier de son corps ?

    Ce roman aborde la thématique de l’un de mes pires cauchemars : être incapable de prendre les décisions inhérentes à ma propre condition dans le cas d’un accident ou d’une intense faiblesse, conséquence d’une saleté de maladie. D’une certaine façon, c’est comme si l’on était enterré vivant. « To be locked in », veut bien dire être enfermé, verrouillé de l’intérieur, ici de soi-même. Face aux nombreux rebondissements suscités par l’affaire Vincent Lambert, ce roman a déclenché de sérieuses réflexions sur un problème de société, oserai-je dire d’humanité.

    Accrochez-vous parce qu’Emily Koch ne va rien vous épargner. Évidemment, nous sommes dans un thriller, il y a bien une enquête à résoudre, mais ce n’est vraiment pas ce que je vais retenir de ce roman. Je me souviendrai surtout de ce sentiment terrible d’oppression, d’impuissance, de soumission aux autres. Alex « vit » grâce à une trachéotomie qui l’aide à respirer et une sonde qui le nourrit. Son corps est inerte, mais son cerveau fonctionne. Avec ce dernier, l’auteur lui attribue le droit de conserver 4 sens : l’odorat, le toucher, l’ouïe, le goût virtuel basé sur des souvenirs. À mon sens, une belle définition de la torture… J’en oublie un, qui ne fait pas partie du package des 5 sens : la douleur. Parce que oui, Alex souffre. « Imaginez qu’on vous glisse des lames de rasoir dans la gorge comme si c’étaient de simples gouttes de miel. » La présence de crampes régulières, dues à son corps allongé le terrassent de douleur. Une crampe ce n’est pourtant pas la pire des douleurs, et pourtant, la façon dont elle est décrite et les incidences qu’elle provoque vous laisse sur le carreau. Souvenez-vous simplement de ce type de douleur. Imaginez que vous ne puissiez pas vous lever, encore moins crier, juste subir. « J’ai poussé un nouveau hurlement silencieux. »

    Parallèlement à la douleur physique, Alex souffre psychologiquement, et de manière épouvantable. D’abord, par l’absence de souvenirs qu’il a de son accident, par l’incompréhension de sa situation, mais aussi et surtout par l’impossibilité des autres à imaginer ce qu’il vit : les gestes brutaux du personnel hospitalier, les surnoms dégradants, les changements de positions qui le laissent souvent coincé d’un bras, ou d’une jambe. Supposé se trouver dans un état végétatif, sans conscience, sans possibilités d’entendre, de comprendre ou de sentir par les médecins, Alex se retrouve à la merci des autres. Il est non seulement dépendant, mais aussi victime de ses bourreaux inconscients. La vie à l’hôpital rythme ses journées apportant chaque jour son lot de frustrations : les visiteurs qui parlent de lui comme s’il n’était pas là, qui mangent, transformant chaque odeur en une véritable torture, la soif permanente, la faim tiraillante provoquée par les odeurs. « Je ne rêvais pas, là ? Ils allaient manger de l’indien à emporter sous mon nez. Les plats dégageaient un fumet divin. J’en ai eu l’eau à la bouche. J’avais déjà soif, comme d’habitude, et mon estomac s’est mis à gronder de jalousie. Comment vous pouvez m’infliger ça ? »

    Alors, évidemment ce roman met le lecteur devant le même choix impossible que celui infligé à Alex : se battre et vivre, laisser aller et mourir. L’auteur impose à son protagoniste d’explorer ces deux possibilités en les faisant évoluer au gré de son intrigue et des informations découvertes. Le résultat est saisissant… et terrifiant. Emily Koch excelle dans la retranscription des douleurs physiques qui assaillent Alex, des tourments moraux, mais surtout de cette incommensurable, intolérable impuissance qui transperce chaque page et m’a littéralement fendu le cœur.

    Je termine en vous disant qu’évidemment, le spectre thématique qui rôde sans cesse est celui de l’euthanasie. J’ai beaucoup pensé à Vincent Lambert… La première interrogation qui a surgi était de savoir s’il souffre, et s’il est conscient. J’espère que non, dix ans c’est long. « Décris-moi les émotions que tu as ressenties au cours du cheminement qui t’a conduit à décider de mourir. L’élément principal (répondait mon moi hospitalisé), c’est que je passe un temps fou à me rappeler les sensations que j’éprouvais en faisant des choses. Faire, voilà ce qui me manque. »Vous vous ferez, j’en suis sûre, votre propre opinion si vous décidez de me faire confiance en lisant ce livre.

    Si l’exercice était périlleux, la fin m’apparaissait comme une mission impossible : difficile pour l’auteur de s’en sortir. Je redoutais un scénario, en espérais un autre. Je ne vous divulgâcherai rien, mais je veux bien en parler avec ceux qui auront le courage de s’attaquer à ce roman. C’est un récit extrêmement réaliste, angoissant, qui laisse l’imagination vagabonder aux conséquences d’être enterré vivant à l’intérieur de son propre corps.

    Outre le fait de m’avoir sortie d’une énorme panne de lecture, ce thriller est diablement réussi, jouant sur nos peurs, naviguant dans les limbes de la vie et de la mort, « quelque part entre l’éveil et le néant. »

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