Kevin Vergne - Marianne Peyronnet

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Résumé :

Présentation de l’éditeur
Kevin Vergne a dix-huit ans, et du temps pour entretenir sa haine du monde.il gagne sa pitance en braconnant la nuit. Au détour d’un camp de Roms s’invite alors la sauvagerie. Percutant, dérangeant, Vergne Kevin est un premier roman coup de poing !

Vos #AvisPolar

  • Jessica Poncin 27 février 2019
    Kevin Vergne - Marianne Peyronnet

    « Vergne Kevin » est un premier roman écrit par Marianne Peyronnet et publié par Fleur Sauvage. Un roman disponible depuis le mois de janvier en librairie.

    Je remercie le label LBS pour cette réception inattendue. Un excellent choix, car dès sa réception, j’ai été intriguée par le livre, en commençant par sa couverture. Le dernier livre que j’avais lu de cette maison d’édition intitulé « Sombres résurgences » de JB Leblanc a d’ailleurs 2-3 petites similitudes. Il partage avec Vergne Kevin le fait de montrer crûment la précarité sociale et les bas-fonds de la société.

    Le roman est court tout comme les phrases, vives, coupantes et sèches. Le tout forme un roman coup de poing que je pourrais légitimement inclure dans mon petit billet consacré aux lectures percutantes. D’ailleurs, ce livre n’est pas sans me rappeler celui écrit par l’auteure belge Adeline Dieudonné. A l’instar du père dans « La Vraie vie », Kevin Vergne est un personnage ignoble, calculateur qui aime particulièrement la chasse et la violence. La forêt, la nuit, est pour lui un terrain de jeu où il se sent comme le maître des lieux.

    Ce jeune homme a pourtant la chance d’avoir grandi dans une famille aimante possédant un toit décent. Malgré ses conditions privilégiées, il hait les siens (à part son grand-père décédé) et va un soir jusqu’à frapper sa mère. Alors, c’est la rupture. Son père le met à la porte, laissant Kevin sans ressources. Dans un bar, le jeune homme tombe sur un ancien camarade de classe qui vit dans une ferme miteuse avec son père et son frère. Ils acceptent d’héberger Kevin qui en contrepartie va chasser la nuit, rapportant du gibier, qu’ils découpent et revendent.

    Mais comme nous sommes dans une histoire basculant facilement dans le sordide vous vous doutez que les choses vont très très mal tourner…

    "Il avait lancé l’Apocalypse Rom, la solution finale, sans se salir les mains mais en faisant souffrir. L’ennemi était puni d’avoir osé souiller sa terre et il se repaissait de son supplice."

    Une écriture parfaitement maîtrisée et qui vous accroche du premier mot à la dernière ligne.

    En bref :
    Un premier roman glauque sans temps mort.

    Une plume percutante présentant un anti-héros violent et détestable aux idées extrémistes.

  • L’atelier de Litote 2 mars 2019
    Kevin Vergne - Marianne Peyronnet

    Kevin a développé une haine féroce du monde, de sa famille, des étrangers, de tout le monde seul, son grand père avait grâce à ses yeux. A dix huit ans à peine, il se retrouve à la rue et trouve refuge chez un ancien camarade de classe qui vit avec son père et son grand frère dans une ferme vraiment répugnante. En échange de cet hébergement et d’un peu d’argent, il va rapporter le produit de sa chasse nocturne. Un camp de Rome a élu domicile aux abords du village et cela est insupportable pour Kevin. Dès lors une nouvelle marche est franchie dans l’ignominie. Même si il y a quelques éléments qui nous permettent de comprendre pourquoi il se sent exclu de la société, comme un mauvais aiguillage scolaire, une situation géographique peu avantageuse, un village du centre de la France paumé où il ne se passe rien avec une population vieillissante, je suis restée stupéfaite par toute la haine qu’il porte en lui. Il est rare de rencontrer un personnage aussi exécrable de bout en bout d’un roman, sa violence et son art de la manipulation en font une véritable petite ordure. Il faut dire que pas un seul des personnages ne vient rattraper l’autre, ils ont un côté cul terreux de la France profonde avec des idées d’extrême droite. Ils sont à vomir et en ce sens l’auteure nous en parle à la perfection. Pas évident de tenir une ligne si sombre et j’ai aimé sa façon de maintenir le lecteur sous emprise lorsque l’on atteint des sommets de violence. Je dis souvent que pour m’attacher à un personnage j’ai besoin d’éprouver un minimum d’empathie pour lui et bien je me trompais, lorsque j’éprouve de la haine, cela fonctionne aussi, c’est une découverte pour moi. J’ai aussi aimé tous les passages qui se passent dans la nature, dans la forêt à ces moments là j’ai apprécié de voir Kevin se ressourcer et donner le meilleur de lui-même. L’écriture ne nous épargne rien de la saleté, de la vulgarité, de la torture. On peut même percevoir les odeurs nauséabondes mais c’est pour mieux nous immerger dans un monde révoltant, celui de Kevin Vergne. Cette lecture est un coup de cœur tout autant qu’un coup de poing. Bonne lecture.

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