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Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

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20 #AvisPolar
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Résumé :

Été 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se termine, Julie disparaît.
30 ans plus tard, David est devenu écrivain, Samuel est son éditeur. Depuis le drame, ils n’ont jamais reparlé de Julie. Un jour, chacun reçoit une enveloppe. À l’intérieur, un manuscrit énigmatique relate les évènements de cet été tragique, apportant un tout nouvel éclairage sur l’affaire.

Vos #AvisPolar

  • Louison Lit 18 septembre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Avec Le douzième chapitre, Jérôme Loubry signe son second roman et nous propose une lente remontée dans le temps, un retour de 30 ans en arrière, ce n’est pas rien surtout pour les protagonistes de l’histoire qui n’étaient âgés à l’époque que de 12 ans. David, écrivain et Samuel son éditeur vont recevoir un manuscrit inimaginable et mystérieux qui comporte douze chapitres. En lisant, ils vont être amenés à revivre une période difficile de leur enfance, un été de 1986 où tout a basculé. Le scénario élaboré est d’une rare intelligence et nous donne tout de suite à réfléchir. Le récit vogue entre deux temporalités, le passé et le présent. Une vision des événements déformée par le prisme de l’enfance. Des moments très doux un peu à la « mistral gagnant » dont on se doute qu’ils ne vont pas durer et se verront modifiés par le drame qui couve. . Deux autres personnages m’ont aussi beaucoup touché, celui du balafré et oui c’est possible, et celui d’Olivier dont l’histoire m’a fait frémir j’aurai souhaité qu’elle soit encore plus développée. Le petit clin d’œil au Chiens de Détroit m’a fait sourire et j’ai aimé toutes les petites anecdotes des travers des écrivains, ça sent le vécu !
    L’écriture est vive et riche, on ne s’ennuie à aucun moment, le rythme est soutenu. J’ai adoré lire à côté des personnages comme par-dessus leur épaules dans une intimité parfaitement rendue par l’auteur, les détails donnés dans le manuscrit, c’était puissant et sombre aussi. On se demande où cela va nous mener et même avec toute mon imagination, j’étais bien loin du compte. Un roman noir que j’ai littéralement englouti et qui fait de moi une accro au style de cet auteur qui sait nous mettre des petits cailloux à suivre et des grains de sable pour enrayer nos meilleures théories. Bonne lecture.

  • Mes évasions livresques 25 septembre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Avec ce deuxième roman, Jérôme Loubry confirme son talent de conteur.
    Bien loin de la moiteur et de l’horreur des Chiens de Détroit, ce thriller ne s’attaque pas à un serial killer qui sévit dans une ville mais à un mystère surgissant du passé pour être résolu actuellement.

    Dans ce thriller, les souvenirs des personnages principaux vont aider à résoudre une enquête vieille de 30 ans.
    Ils vont recevoir un énigmatique manuscrit dont seul, le douzième chapitre, diffère, les mettant individuellement en situation afin de les aider à élucider ce qui avait pu leur échapper à l’époque...

    L’auteur nous plonge dans une atmosphère insouciante lorsqu’il décrit ce fameux été 1986. Avec ses drames, certes, mais un été heureux où trois amis passèrent une semaine idyllique jusqu’au soir de la disparition de l’un d’entre eux.

    Cette première partie, si elle n’est pas à proprement parler un thriller, est une source d’informations pour la seconde partie. De plus, son ton léger ne prépare pas du tout le lecteur à la noirceur qui va suivre...

    L’alternance entre le passé et le présent est parfaitement maîtrisée, tout se dilue à merveille.
    Une maîtrise qui est une marque des plus grands romans noirs de ces dernières années.

    Je me suis laissée entraîner par l’histoire, berner par le conteur :)

    Bien loin d’imaginer le final, j’ai été surprise jusqu’au dénouement.

    Le douzième chapitre est un excellent roman noir, passionnant, que je vous invite à découvrir au plus vite.

    Bravo à Jérôme Loubry pour cette plume qui nous berce et nous surprend, un auteur de thrillers qui prend de plus en plus de place dans la cour des grands.

  • Sangpages 6 octobre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Une mauvaise blague ?
    Un manuscrit posé devant ta porte. Un manuscrit sans précision mais qui, page après page, retranscrit une partie de ta vie. Des faits que tu as quasiment oubliés ou occultés parce que c’était plus simple. Là, noir sur blanc...
    Un roman destiné à trois personnes : Le sourd, le muet et l’aveugle. Trois personnes qui ont clairement quelque chose à se reprocher.
    Un douzième chapitre différent pour chacun mais qui semble détenir toutes les clés.
    Voilà une trame franchement originale. Un livre dans un livre, lu chapitre après chapitre qui te font découvrir bout par bout ce qu’il a bien pu se passer ce fameux été 1986 et ce qui en a découlé. Un peu à la manière des cassettes de "13 reasons why" chaque chapitre, comme chaque cassette amène de l’eau au moulin, te permet de comprendre.
    Des enfants qui savaient, des adultes qui se sont tus. David n’a d’autre choix que de se plonger tête la première dans son passé pour comprendre son douzième chapitre et...Terminer le livre.
    L’auteur nous emporte à nouveau avec brio dans cette ambiance toute particulière de ville décimée par le chômage. On retrouve dans cet opus cette même sensation que dans son précédent ouvrage : Les chiens de Détroit. Des lieus qui ont connu la gloire et qui sont, aujourd’hui, déchus. Une atmosphère limite étouffante. On sent les odeurs et cette fois-ci, encore mieux, on entend même le bruit de la mer !
    L’enfance toujours et encore omniprésente. Un sujet, sans doute, de prédilection pour Jérôme.
    Addictif. Une trame rondement menée. Des personnages forts, authentiques et humainement super bien développés. Une construction passé-présent assez classique mais bien tenue. Direct dans le truc, pas de temps mort. J’y ai retrouvé une once de ce qui m’avait fait adoré Ce qu’il nous faut c’est un mort de Hervé Commère et c’était fort agréable. Un final étonnant qui tient, finalement, plus de la tragédie que quoi que ce soit d’autre.
    Bref, un deuxième roman qui confirme définitivement le talent de Jérôme. Hé oui, on attend toujours l’auteur au tournant pour son deuxième bébé. C’est paris gagné pour Jerôme Loubry 🙂
    "Une promesse est une promesse" et moi : Je te promets que tu vas passer un sacré bon moment avec ce livre !

  • La bibliothèque de Céline 27 octobre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Après l’excellent Les chiens de Détroit qui fut pour moi un véritable coup de cœur ( eh oui, il m’arrive parfois d’utiliser cette expression même si je ne poursuis pas en disant que je n’en suis pas ressortie indemne…) je poursuis ma découverte des écrits de l’auteur avec Le douzième chapitre.

    J’ai tenté de le faire durer mais, en vain. En moins de 48 heures, je l’ai terminé. Un page-turner, c’est certain !!! Alors même si inconsciemment, on compare les titres d’un même auteur en eux, je me défends de le faire pour celui-ci. Les deux opus sont très différents. Et c’est tant mieux. Mon but n’est pas de lire une copie du premier.

    Dès les premières pages, j’ai été happée. Et pour cause : j’adore les livres qui mettent en scène les auteurs. David, le protagoniste est un célèbre écrivain qui vit quasiment reclus dans sa luxueuse maison près de l’océan. Le décor est posé. L’ambiance palpable. Je l’imagine ce David, dans son quotidien excitant aux yeux de certains, ennuyeux pour d’autres. Personnellement, je fais partie de la première catégorie. La routine de l’écrivain de thriller poursuit son cours jusqu’au jour où la réception d’une enveloppe va le renvoyer à un épisode tragique de son enfance. Un événement qui, plus ou moins inconsciemment, l’accompagne depuis trente ans.

    L’alternance entre les chapitres évoquant le passé et le présent a fait que je n’ai pas pu lâcher le livre. Le syndrome de « encore un chapitre » ! Le récit de l’enfance des personnages est très plaisant à lire même si tout n’est pas idyllique… Les petits moments passés entre amis, les maladresses de petits qui veulent jouer les grands jouxtent le présent, pesant. Très pesant. Décidément, l’enfance marque au fer rouge. Les tourments refont surface. Les cadavres sont déterrés. Les secrets percés. Les personnages plutôt torturés. Les fantômes rencontrent les vivants. Ou l’inverse.

    Bref, je n’ai pas vu les pages défiler. Je me suis retrouvée en clin d’œil projetée dans l’histoire sans me rendre compte que l’intrigue était sur le point d’être résolue. Petit bémol, j’avoue avoir » deviné » une partie du dénouement. L’effet de surprise a donc été moindre mais la lecture agréable.

    Un bon moment de lecture donc pour un thriller que j’ai globalement apprécié.

    Lecteurs, avez-vous noté le petit clin d’œil à Les chiens de Détroit ?

  • QuoiLire 4 novembre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    J’ai toujours le désir d’écrire un roman policier mais je n’a jamais eu l’idée de départ pour me lancer dans cette grande aventure ? Et puis il y a quelques mois, j’ai eu cette idée d’un lecteur qui lit par hasard un livre et découvre sur papier son histoire, son autre vie où il a commis un meurtre. Et là, au détour d’une librairie, je découvre le douzième livre de Jérôme Loubry qui reprend quasiment cette idée. Curieux de voir jusqu’où l’auteur avait poussé cette idée de départ, je me suis lancé dans la lecture de ce roman.

    Ce que l’on remarque à la lecture des premières pages, c’est la très belle plume de Jérôme Loubry : à la fois claire, limpide, elle coule comme l’eau dans un petit ru en pleine nature. Cette qualité rédactionnelle transporte immédiatement le lecteur dans l’ambiance alternativement des années 1980 et 2010.

    Comme les héros du roman, on découvre alors l’origine de .

    Ce roman est avant tout un roman de personnages, de leur relation, de leur évolution psychologique, de leurs premières amours adolescentes ; qui forgeront les futurs adultes. Si les enfants sont attachants, leurs versions adultes sont un peu moins fouillés, voire limite caricaturaux.

    Un roman agréable à lire qui ravira la plupart des lecteurs mais sans grande surprise pour les amateurs du genre.

    Attention, la suite divulgue une partie conséquente du roman, ne pas lire la suite si vous n’avez pas lu le livre.

    Ma déception vis-à-vis de ce livre provient essentiellement des fortes similarités avec Soeurs de Bernard Minier que j’avais découvert en début de cette année. Malheureusement, Jérôme Loubry n’a pas les qualités de conteur et de "trompeur" de Bernard Minier, dès la description du cadavre trouvé sur la plage, nous devinons la conclusion du livre. Dommage, car le livre avait bien commencé.
    (https://quoilire.wordpress.com/2018/11/04/jerome-loubry-le-douzieme-chapitre/)

  • Ophé Lit 6 décembre 2018
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    "Croyez-vous aux fantômes ? demanda le vieil homme.
    - Aux fantômes ? Non...non, je ne...
    - Vous devriez. Car toutes cette histoire est une histoire de fantômes. De ces morts qui reviennent à la vie... De ces vivants qui semblent déjà morts... Tous sont des fantômes. Et tous ont un message à porter. Pensez-y. N’oubliez jamais. Répétez-le et gardez-le en tête avant que vos souvenirs ne deviennent eux-mêmes des fantômes..."

    C’est un peu l’histoire de ce roman où les souvenirs et les fantômes du passé, que l’on croyait oubliés, resurgissent avec la violence d’une lame de fond qui emporte tout sur son passage.

    Dans ce second roman, Jérôme Loubry nous entraîne dans une intrigue où passé et présent se heurtent de plein fouet : Alors que David et Samuel, amis d’enfance, ont fait leurs vies en oubliant leur passé, ils reçoivent un manuscrit qui les projettent à l’été 1986, un manuscrit dont le douzième chapitre est crucial.
    Alors âgés de onze ans, ils vont vivre une semaine entre innocence de l’enfance et violence du monde des adultes. Un été qu’ils ont tout fait pour oublier mais que des fantômes du passé ont décidé de leur remémorer.

    L’auteur fait le pari d’une construction inédite dont je ne veux rien dire pour ne pas vous en gâcher la découverte, une construction qui donne un rythme intense à la lecture et nous fait voyager entre passé et présent au grès de la marée de Saint-Hilaire-de-Riez.En effet, l’intrigue se passe majoritairement en bord de mer, dans cette petite commune de Vendée, et comme pour son précédent roman, Jérôme apporte un grand soin à la description et à l’ambiance des lieux, au point de faire sentir à son lecteur l’odeur iodée des embruns et entendre le bruit des vagues s’écrasant sur la plage.
    Le tout est porté par un style aussi vif et percutant que poétique et doux, un style propre à Jérôme.

    L’amitié "Car les grandes amitiés naissent ainsi, en un simple sourire", l’innocence de l’enfance, les madeleines de Proust et les souvenirs que l’ont garde précieusement tandis que d’autres sont enfermés à double tour dans les tréfonds de nos mémoires sont des sujets centraux dans ce roman. Un fil rouge que l’on déroule avec avidité pour découvrir l’épilogue de ce fameux été.

    Un roman coup de cœur qui au delà d’une intrigue bien construite, offre dans son écriture, des moments de poésie qui m’ont fascinés.

  • Les Lectures d’Anne-Sophie 8 janvier 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Jérôme Loubry signe là un thriller remarquablement bien écrit et terriblement prenant.

    Avec Le Douzième Chapitre l’auteur nous promène, de 1986 à 2017, des souvenirs de David à ceux de Samuel, de leur enfance, plus que difficile, à leur réussite, plus que méritée.
    Nous nous attachons aux enfants qu’ils ont été, et nous admirons les adultes qu’ils sont devenus.

    Grâce à son style narratif, et à l’univers qu’il lui a permis de créer, Jérôme Loubry nous fait basculer de l’autre côté de la page, aux côtés de ces deux enfants devenus adultes un peu trop tôt.

    Les divers protagonistes, les décors, la trame, tout est parfaitement construit.
    On alterne entre les deux époques de manière très fluide, sans aucun temps d’arrêt.

    La psychologie des personnages est très intelligemment proposée, permettant une empathie naturelle sans pour autant verser dans les atermoiements faciles.

    L’immersion dans l’histoire est instantanée.
    On tourne les pages comme on tournerait celles de l’album photos d’un ami nous contant son enfance.

    Cette plongée dans les souvenirs de David et Samuel nous permet de (re)vivre ce terrible été comme si nous nous y trouvions avec eux.

    La douceur et la simplicité de ces enfants côtoient l’atmosphère anxiogène que les adultes font peser sur ces quelques jours, nous faisant passer de l’espoir à la crainte comme eux passent du rêve au cauchemar.

    L’évolution des personnages, après les tragédies vécues, semble on ne peut plus naturelle, évitant ainsi au lecteur de buter sur l’écueil des caricatures.

    La lecture de ce roman est donc très agréable, et l’histoire tellement addictive qu’elle vous fera sans peine perdre quelques heures de sommeil si vous le commencez un soir.

    Cette idée de « chapitres » est originale et très habile, permettant de relancer sans arrêt la trame de l’histoire d’après les différents points de vue, mais sans jamais nous perdre.

    Pour ceux qui ont eu le plaisir de lire son livre précédent (Les chiens de Détroit), une petite référence est glissée lors d’un dialogue. Un petit clin d’oeil que j’ai beaucoup apprécié.

    Rythme, histoire, style…il y a quantité de raisons de lire ce roman, et aucune de s’en priver.
    Un thriller impossible à lâcher une fois commencé, vous voici prévenus !

  • lecturesdudimanche 30 janvier 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Il existe des titres qui, d’un coup, se mettent à inonder la blogosphère. Quand, en plus, les retours sont enchantés, comme c’est le cas pour ce « douzième chapitre« , ma faiblesse n’a pas besoin d’une autre excuse ! J’ai donc cédé et sollicité auprès de NetGalley l’accès à ce titre, reçu et dévoré dans la foulée ! (Merci aux Editions Camann-Lévy !)
    Globalement, mon avis est très positif sur cette lecture, si l’on omet le fait que la fin n’a pas pu me surprendre.
    Le « douzième chapitre », c’est le maillon qui va enrayer la machine bien huilée de David, écrivain à succès, et de Samuel, son meilleur ami d’enfance devenu son éditeur. Un matin, ils reçoivent une enveloppe qui contient un manuscrit en tout point identique, sauf le douzième chapitre… Ce manuscrit, c’est l’histoire de leur dernier été dans le quartier de vacances des Mouettes qu’il raconte. Ce dernier été que, depuis tant d’années, ils ont pris soin d’enterrer au plus profond d’eux-mêmes !
    On a donc une alternance entre présent et passé dans la première partie, même si le présent se limite à décrire les ravages que cause la lecture de ce manuscrit empoisonné. En deuxième partie, c’est le besoin de comprendre qui guide Samuel dans une quête désespérée de la vérité.
    J’ai aimé la narration et les personnages, la mise en place soignée du contexte… Mais voilà, peut-être justement trop bien soignée, de sorte que le dénouement final n’a pas sonné comme une révélation pour moi, mais bien comme une évidence !

    Abstraction faite de ceci, j’ai beaucoup aimé la construction de l’histoire. La joie et l’insouciance des enfants qui côtoient sans la comprendre la peur et la colère des adultes, le tout décrit avec une belle maîtrise de l’humanité et des émotions.

    Voilà un auteur à suivre, sans aucun doute !

  • valmyvoyou lit 2 février 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    David est écrivain, Samuel est son éditeur. Ils sont amis depuis l’enfance. Ils reçoivent chacun une grosse enveloppe, avec un manuscrit à l’intérieur. Ce dernier revient sur un drame qui s’est passé lorsqu’ils avaient douze ans et passaient des vacances, dans un centre appartenant au patron de leurs parents. Cette année-là, les adultes sont très tendus, car une fuite les a avertis que l’usine va fermer.

    Une troisième personne, dont l’identité sera révélée bien plus tard, a reçu le même courrier. Les trois textes sont identiques, à l’exception du douzième chapitre, qui dévoile le rôle que chacun a joué.

    Ce thriller est un livre d’alternance. Temporelle puisque l’on passe de l’année 1986 à 2017. De contexte, l’innocence de l’enfance côtoie la maltraitance de la part des adultes. Les drames succèdent aux moments de bonheur. Certains personnages sont autant des victimes que des coupables, ils ont beaucoup souffert et ont fait souffrir énormément. Le rythme est tour à tour, rapide et vif, puis plus lent, décrivant la langueur des vacances. La douceur est aux côtés de la tension, l’insouciance est au milieu d’un climat anxiogène. Les souvenirs d’enfants sont confrontés à l’enquête que ceux-ci mènent en étant adultes. C’est un roman noir avec beaucoup de tendresse.

    Les personnages sont cohérents. Les enfants ont des comportements correspondant à leur âge, ce qui a fait que j’ai adhéré à l’histoire et je me suis attachée à eux. C’était très intéressant de voir quels adultes, ils sont devenus. Au fil des chapitres, ils découvrent des choses sur eux-mêmes et sur leur passé.

    Mais qui a envoyé ce manuscrit et que cherche à dévoiler cette personne ?

    Même si j’avais compris un fait important de l’histoire, il ne représente qu’une partie de ce qui est à découvrir. Je n’ai pas lâché Le douzième chapitre avant de connaître toute la vérité. J’ai été bluffée par certaines révélations. Le suspense est addictif, c’est un thriller d’ambiance, il n’y a pas de scènes sanglantes, l’aspect psychologique est très fort. J’ai adoré ce livre. J’ai été scotchée par la conclusion, mais peut-être un peu trop pour que ce soit un coup de cœur. Un élément, que je ne peux pas révéler dans ma chronique, fait que je n’en ai pas eu un, mais que je l’ai frôlé.

  • Axelle de Lecturesetgourmandises 6 février 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    David est un écrivain à succès qui mène une vie assez tranquille (trop tranquille selon l’avis de sa femme Sarah qui aimerait profiter davantage des soirées mondaines).

    Un matin, il découvre un manuscrit déposé devant sa porte après avoir reçu un appel affolé de son ami d’enfance et éditeur, Samuel.

    Ce manuscrit va littéralement chambouler son quotidien, et surtout devenir une véritable obsession au point de mettre son couple en péril.

    En commençant la lecture de ce texte déposé de manière anonyme, David sera transporté dans son enfance, lors de l’été 1986, lorsqu’il passait ses vacances en famille. Cette saison était son moment préféré de l’année, une semaine entière au cours de laquelle il quittait son logement HLM pour vivre de folles aventures avec Samuel.

    Lors de cet été, ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge avec qui ils passeront le reste des vacances. Le trio devient alors inséparable, de jour comme de nuit.

    Jusqu’au jour où Julie disparait, sans savoir comment ni pourquoi.

    L’auteur alterne présent et passé et joue avec les nerfs de son lecteur. Tout comme David, on brûle de connaitre la raison d’être de ce manuscrit, on veut savoir qui en est l’auteur et surtout quel est le but de toute cette histoire.

    De nombreux secrets entourent cet été 1986 et le retour dans le passé est éprouvant pour David. Son ami Samuel a lui-même reçu une copie identique de ce manuscrit, à une exception près : le douzième chapitre.

    Par ailleurs, une troisième personne en recevra une copie, toujours avec un douzième chapitre différent.

    Lors de cet été 1986, les trois enfants vivront un réel bonheur : le plaisir de passer des moments ensemble, l’insouciance de leur jeunesse et une amitié sincère qui les rendra inséparables. Enfin, inséparables jusqu’au jour où Julie disparaitra mystérieusement.

    Avec ce roman, j’ai retrouvé un rythme de lecture confortable, moi qui peinait ces derniers temps à lire plus d’une vingtaine de pages d’affilée.

    J’ai lu ce livre quasiment d’une traite. La lecture est fluide et se déroule avec une facilité déconcertante.

    Avec ce second roman, Jérôme Loubry nous ramène en enfance, l’époque jeune et insouciante où l’on se croit invincibles. Néanmoins, David et Samuel seront contraints d’entrer dans l’âge adulte de manière très brutale lorsqu’ils seront confrontés à la disparition de leur amie.

    David réalisera que son passé est entouré de mensonges et de secrets. Se poseront alors de nombreuses questions auxquelles David tentera de trouver des réponses tant bien que mal.

    Moi qui avait diminué drastiquement mon rythme de lecture ces dernières semaines, j’ai enfin pu retrouver une certaine euphorie livresque.

  • Missbook Missbook 13 février 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

     » Le douzième chapitre « de Jérôme Loubry est publié aux éditions Calmann Levy dans la collection Noir en cette année 2018. Lorsque le passé se rappelle douloureusement au présent, et que les mailles de l’intrigue se tissent sur la côte vendéenne, il ne m’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité !
     » L’assassin n’est pas obligatoirement celui qui tue. C’est aussi celui qui l’y encourage. « 
    David Malet est devenu un écrivain célèbre, et Samuel son éditeur. Trente ans qu’ils partagent une amitié construite lors de vacances à Saint-Hilaire de Riez, station balnéaire vendéenne, lorsqu’ils étaient enfants.
    Mais ce jour-là, Samuel semble très tendu lorsqu’il téléphone à David… En effet, il vient de recevoir une enveloppe kraft au contenu très énigmatique. Le sourd, le muet et l’aveugle sont les destinataires du récit d’un été bien particulier. Un été où tout a basculé. Sur les conseils de son ami, David découvre au seuil de sa porte qu’il est également l’un des trois destinataires.
    p. 26 : » Et sans m’en douter, juste en me penchant pour attraper cette enveloppe, à l’apparence inoffensive, je saisis à pleine main mes malheurs les plus précieux. « 
    Étrangement, ce témoin ponctue les chapitres de détails bien trop précis et personnels pour que David et Samuel le prenne à la légère… Reste à savoir qui recevra la troisième enveloppe… ?
    Que s’est-il vraiment passé durant l’été 1986 ?
    En février 1986, Paul Vermont, héritier des entreprises Vermont Sidérurgie, apprend de la bouche de son comptable, la fin imminente de l’usine familiale.
    p. 12 : » – Deux cent dix-huit salariés sur le carreau…
    - Ce n’est pas votre faute, la conjoncture… « 
    Les salariés ont l’habitude de se retrouver chaque été sur les plages de Vendée, où l’entreprise leur met à disposition des pavillons. David y retrouve Samuel, échappant ainsi aux brutalités de son beau-père. A douze ans, les garçons profitent de la plage chaque jour. Et c’est là qu’ils vont faire la rencontre de Julie, en vacances sur la côte avec sa Tatie.
    p. 37 : » La première fois que David vit Julie, ce fut le 15 août 1986 […] Julie intégra le duo avec un naturel désarmant. A croire qu’ils l’attendaient depuis toujours. « 
    Très vite ils deviennent inséparables, et les prémices d’une idylle amoureuse naît entre David et Julie, jusqu’à cette terrible nuit…
    p. 129 : » La triste nuit de cet été 1986. La nuit où la pleine lune brilla pour la dernière fois au-dessus d’une maison hantée par la folie des hommes « 
    Suite à une fuite, les salariés apprennent la fermeture prochaine de l’usine. Déjà anéanti par le suicide de son épouse, Paul Vermont reçoit des menaces de mort.
    Retour en 2017. Samuel demande à David de ne pas lire le chapitre douze du manuscrit avant qu’il le rejoigne. Ce chapitre semble avoir été personnalisé, en fonction du rôle de chacun d’entre eux durant cette fatidique nuit d’été 1986…
    p. 185 : » – La culpabilité, David ! Voilà ce qui transpire de mon chapitre douze, la culpabilité ! Celui qui a envoyé ce texte voulait que je me sente coupable de la mort de Julie. Cela fait presque trente ans que je la ressens, cette culpabilité, je n’ai pas besoin qu’un connard l’écrive noir sur blanc ! « 
    David va mener sa propre enquête, risquant son couple et sa peau pour découvrir enfin la vérité sur ce passé qui le ronge de l’intérieur depuis si longtemps !
    p. 284 : » – Monsieur Vermont, je vous ai menti hier. Je ne suis pas venu simplement parce que des souvenirs remontent à la surface de ma mémoire. Quelqu’un les a fait remonter. On nous a écrit un texte sur ce triste été 1986. Et il semble que le meurtrier ne soit pas celui que la justice a mis en prison à cette époque. « 
    Un exercice de style brillamment travaillé que ces allers retours entre passé et présent ! Là où le lecteur aurait pu s’y perdre, il ne fait qu’aviver sa curiosité ! Addictif et très rythmé, c’est un polar psychologique bien plus que physique, il traite également de la conjoncture économique et sociale à travers la condition ouvrière dans une région affectée par la crise. La relation temporelle et l’impuissance des enfants qu’ils étaient en 1986 aux adultes d’aujourd’hui produit un attachement du lecteur aux personnages. Un affect qui tient son rôle dans la manière dont le lecteur va appréhender le rebondissement final.
    p. 164 : » Je me reprochai mon silence de l’époque, mon manque de courage face aux adultes, ma surdité et mon incompréhension, mes pleurs et mes cauchemars…. « 

  • Booksnpics 18 février 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Après avoir emmené ses lecteurs au coeur de la ville de Détroit confrontée aux conséquences de la crise des ‘subprimes’, Jérôme Loubry nous transporte en Vendée, et plus particulièrement à Saint-Hilaire-de-Riez, où les employés de l’entreprise familiale, Vermont Sidérurgie, passaient chaque année leurs vacances.
    A l’été 1986, la situation économique de l’entreprise n’est cependant pas des plus florissantes et est au coeur de tous les débats. Mais loin de tous ces problèmes d’adultes, les enfants profitent inlassablement de la plage et de ces maisons de vacances, s’échappant le temps d’une semaine de leur quotidien.
    David et Samuel, 12 ans, sont des amis de longues date. Julie, nouvellement arrivée, va vite rejoindre leur petit groupe. Ils deviendront inséparables jusqu’à la disparition de cette dernière…
    Trente ans plus tard, David est devenu écrivain. Samuel est son éditeur. Lorsqu’ils reçoivent un mystérieux manuscrit, les événement de ce fameux été 86 se rappellent à leur mémoire….
    Bien que reprenant le thème de l’enfance, le contexte du déclin économique d’une région, Jérôme Loubry nous emmène à mille lieues de son premier roman. Construit de manière classique, l’auteur utilise de manière habile ce retour au passé, cette alternance de chapitres afin de tenir son lecteur en situation d’attente. Faisant contraster l’innocence des enfants à la réalité des adultes, ce fameux manuscrit va servir de catalyseur, de révélateur dans cette quête de vérité, à l’heure où les fantômes du passé refont surface.
    Ce deuxième roman est définitivement une réussite. le talent de narrateur de l’auteur se confirme et garde cette habileté à nous livrer un récit d’une extrême justesse, sans longueurs inutiles.

  • Encore Un Livre 28 février 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Jérôme Loubry avait fait de la ville de Detroit l’ héroïne de son premier thriller « LES CHIENS DE DETROIT »

    L’héroïne de son second roman LE DOUZIÈME CHAPITRE vous la rencontrerez au fil des pages, à la lecture des chapitres issus d’un manuscrit que chacun des trois personnages clés recevra à l’aube d’un événement attendu ou redouté par certains.

    Des chapitres retraçant d’une incroyable précision l’été 1986 de David et Samuel..

    Je pense que dans ma vie de lectrice, l’alternance passé / présent est la trame que j’ai sans doute le plus lue. Dans cette alternance, ce roman est parfaitement maîtrisé, je ne l’ai pas lâché, ou disons qu’ il ne m’a pas lâchée… ce n’est pas tout à fait la même chose ! 😉

    Parfois il faut laisser mûrir l’idée que l’on se fait des qualités d’un auteur, dans LES CHIENS DE DETROIT ce sentiment d’un très bon premier thriller était présent, l’auteur avait eu le talent de créer une atmosphère plus que parfaite autour de DETROIT. Mais je n’avais pas été aussi enthousiaste que la plupart des critiques, l’enquête que je n’avais pas réussi à m’approprier reste dans ma tête toujours aussi confuse Mais à demi-mot il était incontestable que l’auteur possédait ce quelque chose dans l’écriture qui en ferait un auteur incontournable dans le roman noir, en tout cas celui que j’aime.

    Parce qu’il s’agit bien d’un roman noir, écrit à la perfection. D’une qualité littéraire que je n’avais pas relevée au précèdent opus. Cette histoire monte en puissance !

    Pour être honnête, l’intrigue restera ordinaire pour certains lecteurs, j’en conviens. Mais ce roman noir m’a subtilement fait penser au ressenti de ma lecture de SEUL LE SILENCE de R.J. ELLORY, une lecture qui m’a littéralement marquée et subjuguée. C’est aussi le cas pour LE DOUZIÈME CHAPITRE de Jérôme Loubry avec ce style de savoir mener l’intrigue, cette façon littéraire de parsemer en nous les réminiscences des protagonistes. C’est une histoire élégamment envoûtante, où il m’a fallut lire et relire certaines phrases tant elle sont belles et pleine de résonances. Prendre le plaisir de laisser reposer quelques minutes la lecture, tant les révélations nous entraînent vers d’autres questions.

    Je ne parle pas de rebondissements, mais de révélations car jusqu’à la fin l’intrigue reste intacte et au delà de tout soupçon. Avec si peu de personnages, il aurait été facile de voir au fur et à mesure un certain plan se dessiner. Jusqu’à la fin j’ai été saisie, jusqu’à la fin je n’ai pas été en mesure d’entrevoir un scénario possible..jusqu’à la fin l’histoire tient la route.

    En accompagnant David dans la lecture de ses chapitres, à la rencontre de ses souvenirs assassins et de ses petites morts, on avance dans une intrigue palpitante et pleine de mystères…J’ai choisi cette citation parmi tant d’autres. À la relecture de mon avis je me rends compte que je parle d’un thriller/ roman noir. Il ne sera peut-être pas représentatif, n’utilisant pas les mêmes codes et ses mots clés pour en parler. La délicatesse d’écriture, mes ressentis émotionnels ont été les valeurs ajoutées à l’histoire, LE DOUZIÈME CHAPITRE est un roman noir, subtil, bordé de finesse et pourtant d’une très grande intensité ! Jérôme Loubry assure sa place d’excellent romancier de la littérature noire française.

  • Lectures noires pour nuits blanches 6 mars 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    près Les chiens de Détroit que j’avais adoré, j’avais hâte de retrouver la plume de Jérôme Loubry. Pour son deuxième roman il plante le décor en France et change totalement d’atmosphère. Il y a pourtant de nombreuses similitudes, la noirceur tout d’abord, le mystère, l’enfance très présente, le suspense et ce côté terriblement addictif.

    Le sénario est brillant. L’idée de ce mannuscrit qui raconte le passé et ce douzième chapitre différent à chaque fois. C’est original, très mystérieux et prenant.

    "Vous allez être trois à recevoir ce récit. Trois personnages qui se sont rendus coupables, bien que de manières différentes.
    L’un n’a pas entendu le chant de l’Amour : il est le sourd.
    L’autre à vu, mais a eu peur : il est le muet.
    Le dernier a abandonné alors que la solution se trouvait sous ses yeux : il est l’aveugle. "

    Avec habilité, l’auteur entremêle passé et présent, fait remonter les souvenirs de l’enfance et revivre les fantômes.

    "Car toute cette histoire est une histoire de fantômes. De ces morts qui reviennent à la vie... De ces vivants qui semblent déjà morts... Tous sont des fantômes. Et tous ont un message à porter."

    Il ajoute à son récit un petit ingrédient, et pas des moindres, une touche de tendresse. Ces enfants sont terriblement attachants.
    On éprouve de suite pour eux une grande empathie et pour les autres personnages également et pas seulement les plus sympathiques.

    Dans ce roman l’accent est mis sur l’enfance. Les premiers émois, les doutes et les peurs. Les douleurs et les souvenirs qui vont nous suivre toute notre vie.
    J’ai beaucoup aimé suivre ces enfants pendant cet été 1986. J’étais à peine plus âgée qu’eux cet été-là et je me souviens très bien de mes vacances cette année. Un brin de nostalgie m’a accompagné tout au long de ma lecture et bien après avoir posé le livre.

    L’intrigue est rondement menée. Au fil des pages, on récolte les indices que l’auteur nous sème. J’ai été bien attentive car j’ai deviné l’énigme en partie. Mais peu importe, ça n’a en rien gâché ma lecture qui fut excellente.

    Un deuxième roman très réussi et comme on dit souvent jamais deux sans trois. Vivement le prochain !

  • Lettres et caractères 6 mars 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    J’en suis certaine : Le douzième chapitre va intégrer le club très select des valeurs sûres. Vous savez, ces romans coups de coeur à conseiller les yeux fermés car ils visent un large public et déçoivent rarement. Ces livres que l’on prête ou que l’on offre volontiers à ses amis qui nous gratifient en retour d’un large sourire et d’un "merci, j’ai adoré".
    Le problème de ce club c’est de trouver de nouvelles pépites : ça devient assez casse-gueule d’offrir La vérité sur l’affaire Harry Québert ou Nous rêvions juste de liberté à moins de tomber sur un lecteur débarquant tout juste de Mars.
    Eh bien vous l’avez votre nouvelle pépite !
    Et pourquoi suis-je aussi sûre de moi sur ce coup-là ? Tout simplement parce que des romans qui renferment leurs secrets jusqu’à la fin sont extrêmement rares. A un moment ou à un autre on finit toujours pas comprendre des bribes de l’intrigue mais pas ici. Pas pour moi en tout cas. J’ai évolué dans un brouillard épais doublé d’une ambiance pesante jusqu’au dénouement. Cette histoire est absolument dingue ! Tel un tourbillon, elle m’a prise au piège dès les premières lignes. De suite je me suis sentie tellement à l’aise avec les personnages, concernée par leurs problèmes et en empathie totale avec eux. Rarement je me suis installée aussi facilement dans un roman.
    En temps normal je referme mon livre dès que le sommeil arrive, mais là Morphée avait beau me faire les yeux doux pas moyen de làcher mon histoire de manuscrit à déchiffrer et de drame à élucider. Car comme son nom le laisse supposer, Le douzième chapitre est l’histoire d’un livre dans le livre. D’un manuscrit envoyé aux protagonistes d’une sombre affaire survenue 30 ans plus tôt. Grâce à lui ils arriveront à percer le mystère de ce drame, mais une seule chose change entre toutes les versions de ce manuscrit : le douzième chapitre...

  • ju_se_livre 5 avril 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    C’était THE auteur que je voulais rencontrer aux Quais du polar. J’ai eu un coup de foudre pour *Les chiens de Détroit* c’est donc avec précipitation que je me suis plongée dedans. Et la magie a de nouveau opéré.

    J’aime sa plume. Je dirais même plus je suis fan de sa plume. Il a une façon de construire son récit qui fait que de suite on est dans l’ambiance. Ce n’est pas chronologique et je me suis délectée de ces allers-retours entre le présent et le passé. C’est bourré de suspense et je ne me suis pas ennuyée à un seul instant. Au contraire, le syndrome du "encore un petit chapitre" m’a de nouveau frappé.

    Le personnage de David est vraiment agréable à suivre. Et comme lui on se pose des questions. Jérôme Loubry arrive à créer des personnages forts, empathiques. Une histoire bien construite, une ambiance très pesante pendant la première partie. Et même si j’avais entr’apercu le dénouement, je n’ai absolument pas été déçue par cette lecture.

    C’est définitif, Mr Loubry fait parti dorénavant de mes auteurs chouchous. Ces livres sont aussi captivants qu’il est sympathique. Et j’attends de pied ferme une nouvelle parution.

  • mimi85600 10 juillet 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    N’ayant pas eu le loisir de découvrir " Les chiens de détroit ", premier roman de Jérome Loubry mais en ayant entendu beaucoup de bien, lorsque son second " Le douzième chapitre" à pointé le bout de son nez, je n’ai pas longtemps hésité à me jeter à l’eau.

    Je me suis donc plongée dans ces pages, baladée entre 1986 et ce fameux été où David et Samuel, âgés de 12 ans séjournaient dans le centre de vacances de l’entreprise où travaillaient leur parents, et 2017 où l’on retrouve ces mêmes personnages, devenus adules, écrivain pour l’un, éditeur pour l’autre. Deux temporalités pour comprendre les évènements de ce qui furent leurs dernières vacances avenue des Mouettes à Saint-Hilaire de Riez. Ma Vendée natale tenant lieu de décors à ce roman, je n’ai donc pas été dépaysée.

    Durant ce dernier séjour au bord de la mer avant la fermeture de la Métallurgie Vermont, les deux jeunes garçons rencontrèrent Julie, une fillette de leur âge et devinrent rapidement inséparables. Seulement voilà, un beau jour Julie fut portée disparue. Que s’est-il passé ? C’est ce que, 30 ans plus tard, un mystérieux corbeau tente de faire découvrir à David et Samuel en leur déposant chacun une enveloppe contenant un manuscrit relatant ce fameux été.

    De prime abord, l’idée est intéressante et le style de l’auteur très agréable. Mais le récit est, à mon sens, gâché par de nombreuses longueurs, beaucoup trop de passages en italiques et quelques invraisemblances. Si les enfants sont attachants, les adultes qu’ils sont devenus le sont nettement moins et les passages se déroulant en 2007 sont quelque peu barbant. J’avais presque envie de sauter directement à chaque passage du manuscrit pour découvrir ce qu’il s’était réellement passé durant l’été 1986. Dommage qu’ils aient tous été écrits en italique car des chapitres entiers de plusieurs pages en italique, ça finit par piquer les yeux.

    Puis, arrivée la moitié du livre, j’avais déjà eu connaissance de ce douzième chapitre et pensait donc déjà savoir l’essentiel. Puis, peu à peu mais assez rapidement j’ai compris de quoi il retournait exactement et lorsque j’ai découvert à la fin que j’avais raison, je n’ai eu aucune surprise. Et cette fin, n’est-elle pas un peu tiré par les cheveux ? Bref, je suis ressortie de cette lecture un peu mitigée. C’était pas mal mais c’était pas non plus la claque dont parlent certains lecteurs.

    Mais le mieux est de vous faire votre propre avis en le lisant à votre tour. Alors bonne lecture et n’hésitez pas à venir me donner votre ressenti.

    Merci aux éditions Calmann-Levy pour l’envoi de ce roman.

  • universpolars 4 octobre 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Il y a des histoires qui te marquent à jamais, certaines un peu moins et d’autres non. Putain, celle-ci restera gravée dans mon âme de lecteur. Ce récit est un pacte, une histoire de confiance - de conscience ! -, mais surtout de promesses !

    L’intro donne le ton, rapidement, un air qui s’essouffle, un son dissonant qui suscite de l’instabilité. De la musique d’avenir. Oui, car nous allons traverser une génération, dans un sens comme dans l’autre. Un passé lancé à pleine vitesse vers l’instant présent et visé en pleine gueule !

    Deux hommes, la quarantaine bien frappée - amis d’enfance -, l’un écrivain, l’autre éditeur, vont chacun recevoir un manuscrit posé devant leur domicile, respectivement quelques chapitres d’un roman. Leur histoire.

    Nous allons alors ratisser le passé, par le biais de plusieurs chapitres écrits par une personne qui n’a, semble-t-il, jamais oublié. Une œuvre posthume car, d’une certaine manière, l’âme de l’auteur de ce récit semble déjà éteinte depuis des dizaines d’années.

    Ces deux amis - et probablement encore une autre personne - vont découvrir ces quelques chapitres relatant une partie de leur vie - de leur enfance -, un pan de leur existence vers lequel il sera judicieux de tourner la tête, puis de se retourner et peut-être même de faire quelques pas vers lui.

    Par ce manuscrit, nous allons nous imprégner de ce passé, nous allons nous immiscer dans une histoire qui ne nous concerne pas, qui ne nous regarde pas, mais nous voulons absolument savoir ce qu’il s’est passé durant l’été 1986. David, l’écrivain, qui en devient le personnage principal, souhaitera aussi savoir, bien qu’il le sache probablement déjà, ou alors pas du tout. Il va devoir suivre, un peu par procuration, une partie de sa propre enfance.

    Ce récit imbriqué dans cette histoire, ce conte de vacances, cette fable de l’horreur qui fait rebondir à travers les années, à travers les pages, les chapitres, quelques vérités abominables, m’a touché, c’est indéniable. La manière d’écrire cet épisode, décoloré par le temps et délavé par les années, en est pour beaucoup. Jérôme Loubry, vos mots ont atteint leur but !

    L’auteur, avec ce récit emmêlé dans son histoire, nous enfouit dans une trame opaque, oppressante et troublante. Rien n’est vraiment dit et nous devons nous contenter de semi-vérités, ce qui implique, par définition, quelques mensonges.

    Nous sommes constamment en train de sauter sur place pour tenter d’observer à travers une fenêtre située trop haut, avec une vitre bien trop opaque ! Mais lorsque tout commence enfin à s’éclaircir, la réalité qui nous saute à la gueule reste plutôt sombre, fait mal et surprend ! Violence, enfance, résilience, culpabilité, promesses (!!), alcool, vengeance, injustice, blessures ou encore douleur. Mais, surtout, la peur, la peur d’enfants.

    Lorsque le passé vient frapper à ta porte à grands coups d’arguments, lorsque des souvenirs enfouis dans un tiroir verrouillé depuis des dizaines d’années sont obligés de resurgir, tu peux alors imaginer que tu n’as peut-être pas tout compris.

    Ce qui est fascinant dans cette intrigue, c’est que nous avons constamment l’impression d’être proche du but, de la finalité que nous recherchons. Mais l’auteur, de son côté, tire constamment sur un tapis sur lequel est posée cette vérité qui s’éloigne toujours un peu plus.

    Mais nous saurons tout et c’est terriblement bien amené. Cette histoire te laissera un moment sur le carreau, pas possible autrement. Une histoire de promesses et de choix à faire. Mais ces choix, souvent, n’en sont tout simplement pas !

    Bonne lecture.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Après le remarquable « Les chiens de Détroit », Jérôme Loubry récidive avec « Le douzième chapitre. »
    Très différent de son premier opus qui se déroulait alors aux Etats-Unis, l’auteur a choisi de situer l’essentiel de son intrigue en Vendée, France.

    Le roman aborde 2 tranches de vie :
    L’été 1986, dernier été à Saint-Hilaire-de-Riez pour Samuel et David avant la fermeture de l’usine dans laquelle travaillent leurs parents.
    Août 2017, date à laquelle les mêmes Samuel et David se retrouvent avec un manuscrit étrange qui revient sur les événements qu’ils ont vécus ensemble durant cet été 86.
    Samuel et David se connaissent depuis toujours. Ils ont passé l’essentiel de leur enfance ensemble, ont partagé de ces événements qui solidifient une amitié pour toujours.
    Tant et si bien que 30 ans plus tard, l’un est devenu écrivain (David), l’autre son éditeur (Samuel)
    Ils reçoivent tous les deux ce manuscrit qui comprend 12 chapitres, envoyé avec la note suivante :
    « L’un n’a pas entendu le chant de l’Amour : il est le sourd
    L’autre a vu, mais a eu peur : il est le muet
    Le dernier a abandonné alors que la solution se trouvait sous ses yeux : il est aveugle »
    Cela les oblige à revivre leur passé, en 1986, lors de ce dernier été en Vendée où l’un des leurs avait tragiquement disparu.

    La construction passé/présent est incontestablement celle que je préfère dans les romans que je lis. C’est une façon, certes assez classique, mais efficace de happer le lecteur, lui permettant de suivre à part égale, des histoires en deux temps, le maintenant dans un état de dépendance jouissif.
    Plus encore, j’aime beaucoup découvrir de quelle manière un auteur va parvenir à rassembler deux espaces temps pour n’en faire plus qu’un seul.
    Opération réussie pour Jérôme Loubry qui parvient, par un savant dosage, à maintenir le suspense ! Et je ne vous parle même pas de l’intrigue « policière », en tant que telle, je vous laisse la découvrir.

    Avant tout, c’est un roman sur l’enfance.
    Je finis par croire que c’est un thème qui me poursuit dans mes lectures…
    On se souvient tous de nos vacances familiales quand on était gosse.
    Pour peu que nos parents aient eu une maison dans un lieu précis, c’était chaque année la même destination ! Arrivée dans cet endroit qu’on connaissait par coeur, installation, reprise d’habitudes estivales, retrouvailles avec les copains du coin.
    Et surtout … Diminution de la vigilance des parents, eux aussi en vacances.
    Grosso modo, ils nous foutaient la paix. C’est d’autant plus vrai quand l’enfance se déroule au milieu des coups, d’une violence vicieuse et intrinsèque qui vous fait vivre dans un état de peur permanent : les vacances sonnent alors comme un état de grâce, une parenthèse dans un quotidien morose et triste.
    Exactement ce que j’ai ressenti dans ce livre dont les descriptions de vacances de David correspondent à des émotions personnelles vécues.
    J’ai beaucoup aimé ce temps où l’innocence des enfants, les premières amitiés, les amours naissants contraste avec l’inquiétude des adultes dont les problèmes sont eux bien réels, laissant entrevoir un monde dans lequel on n’a pas du tout envie d’entrer….

    Une belle dextérité aussi dans la manière de créer, à partir d’événements anodins, des habitudes qui vous poursuivent une vie entière. Il faut en effet toute une vie pour se construire des souvenirs…
    « Sans se douter un instant que ce fantôme le poursuivrait toute son existence et toquerait à la porte de sa conscience à chaque fois qu’il boirait un café…

    Comme chez Guillaume Musso dans « La jeune fille et la nuit », le lecteur explore de belles réflexions sur le métier d’écrivain, qui semble être une interrogation omniprésente chez nos auteurs en ce moment.
    « L’écrivain, lui, il s’emmerde. Voilà pourquoi il invente des histoires. La routine morne et soporifique est donc nécessaire à son métier. « 

    « J’ai peur,(…)
    De quoi ?
    D’être un personnage (…)
    En tant que romancier, je passe mon temps à inventer des personnages. (…) Et là, j’ai peur d’être devenu à mon tour un personnage. J’ai l’impression que quelqu’un réécrit mon passé sans que j’aie quoi que ce soit à en redire. »

    Enfin, dédicace personnelle : merci de m’avoir fait découvrir Hiroshi Sugimoto.
    Ce tableau a déclenché beaucoup, beaucoup d’émotions… et même des larmes.
    Impossible de comprendre pourquoi….

  • calyenol 15 octobre 2019
    Le Douzième Chapitre - Jérôme Loubry

    Ce week-end a été avec Jérôme Loubry et " 𝕷𝖊 𝖉𝖔𝖚𝖟𝖎𝖊̀𝖒𝖊 𝖈𝖍𝖆𝖕𝖎𝖙𝖗𝖊 "
    .
    " Il n’est jamais bon de ramener les fantômes à la vie."
    .
    Un été en 1986.
    Trois enfants,David,Samuel...et Julie.
    Des hommes en colère...
    Des vacances attendues qui auraient pu être parfaites dans cette petite station balnéaire de Vendée.
    Mais un soir,tout dérape...et Julie disparaît.
    Trente ans plus tard,David est écrivain et Samuel son éditeur.
    Ils reçoivent chacun un manuscrit racontant ce qu’il c’est passé cet été là avec un chapitre à ne pas louper,le chapitre douze.
    .
    " Mais elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin ;et rose elle a vécu ce que vivent les roses,l’espace d’un matin."
    .
    Quelle superbe découverte d’auteur.
    Et quelle histoire !
    Chaque chapitre m’a captivé et chaque chapitre m’a donné envie de lire de suite le suivant.
    Embarquée dès la première page, l’auteur m’a bluffé.
    Une histoire pleine de tension où l’on se demande ce qu’il va se passer,puis ce qu’il a pu se passer.
    Un excellent thriller psychologique qui m’a rappelé qu’enfant,on tait ce que l’on entend,ce que l’on peut voir,on ne dit pas tout.
    Il nous montre ce que l’homme peut faire par peur,par colère... jusqu’à mettre un chouilla mal à l’aise.
    J’ai adoré l’alternance entre passé et présent habilement faite,les événements distillés juste comme il faut pour me tenir en haleine.
    L’intrigue est prenante et bien menée,toujours avec ce soupçon de suspense.
    Une belle plume,sans chichis pour une lecture rythmée sans longueurs,avec un dénouement surprenant.
    Des personnages attachants pour un roman addictif.
    Un perfect pour moi et un excellent moment de lecture.
    J’ose vous le dire ....allez j’ose—lisez le,si ce n’est déjà fait !

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