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Sadorski et l’ange du péché - Romain Slocombe

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Résumé :

Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres soucis, notamment protéger Julie, la lycéenne juive réfugiée chez lui depuis la rafle du Vél’d’Hiv.
C’est alors qu’une affaire de lettre anonyme et d’adultère le conduit sur les plateaux du cinéma français de l’Occupation : parmi les jeunes actrices d’un drame tourné dans un couvent de dominicaines, l’inspecteur va rencontrer son " Ange du péché " et se transformer en criminel...

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  • 1001histoires 15 août 2020
    Sadorski et l’ange du péché - Romain Slocombe

    Sadorski et l’ange du péché : suite de la fresque historique consacrée à la seconde Guerre mondiale et à l’occupation, avec Léon Sadorski en guide ... sinistre ( voir deuxième tome ICI ).

    C’est en consultant la bibliographie à la fin de ce roman que j’ai pu mesurer l’étendue du travail d’historien de Romain Slocombe, les multiples documents administratifs et références à des correspondances, récits et journaux personnels. Cette documentation foisonnante permet au lecteur de mieux s’approprier ce troisième tome ( 730 pages mais je ne me suit pas ennuyé une seule seconde ! ) de l’Histoire de Paris en mars et avril 1943 pendant laquelle Sadorski ( Inspecteur principal adjoint à la 3ème section de la direction générale des Renseignements généraux et des Jeux et chef du Rayon juif ) louvoie à la frontière entre le bien et mal.

    Dans l’appartement où vivait la famille Odwak , Sadorski a trouvé le journal intime de Julie. Il le lit. Julie vit recluse avec la famille Sadorski, un peu comme Anne Franck. Les autorités allemandes sont bien sûr conscientes que toute la famille Odwak n’a pas été raflée. Mais il y a la protection de Léon Sadorski. Protéger une jeune juive et se comporter comme un salop, toujours prêt à brandir sa carte de réquisition pour accabler une femme, jeune de préférence, le plus souvent juive. Menacer une vendeuse de la Samaritaine, enquêter sur un possible trafic d’or, tout est bon pour profiter. Mais il veut aussi protéger Julie. Julie Odwak occupe une place centrale dans ce roman à travers la lecture de son journal intime, une vision spontanée et intime de la tragédie vécue par les juifs.

    Ce roman est le roman du Paris des privations, de la peur, de la violence. Le Paris de ceux qui collaborent anonymement par la délation et de ceux qui s’enrichissent avec le marché noir, le Paris de ceux pour qui collaborer est une aubaine. Paris avec ses affiches de propagande, les soldats allemands en permission, le couvre-feu et les rafles. Il n’y a pas eu que celle du Véld’Hiv, elles se poursuivent, il faut toujours envoyer plus de juifs vers l’Europe de l’Est.

    Et puis soudain un attentat de résistants, un bombardement des alliés. Sur tous les fronts, l’armée allemande vacille. Que faire pour ne pas être inquiété à la fin de la guerre ? Que faire pour sauver sa peau pendant l’occupation ? Sadorski a choisi, sans être pro-nazi, il veut de l’ordre quitte à l’imposer par la force et la peur. Il est nationaliste et anticommuniste ( le mot n’est pas assez fort pour lui, il lui préfère antibolcheviste ). Il est aussi raciste et antisémite. Mais il veut sauver Julie.

    Sadorski adore fouiner, il y a toujours une bonne affaire à découvrir ou profiter d’une belle femme. Les lumières des plateaux de cinéma l’attirent. Cette facette du Paris occupé est à la fois fascinante et incongrue : le cinéma français des années noires, les studios de la Villette, Radio-Cinéma. Sadorski croise Pierre Fresney dans les couloirs, Robert Bresson tourne son premier film "Les Anges du péché". Renée Faure est de la partie.

    Romain Slocombe continue d’explorer les années noires de l’occupation à Paris. Je ne m’en lasse pas. Il fallait oser mettre en scène un personnage comme Léon Sadorski. Mais c’est à ce prix que la reconstitution minutieuse de l’époque est réussie. La fin du roman est ouverte et laisse présager une suite. Je l’espère vivement !

    Bibliographie de l’auteur ICI

  • QuoiLire 4 janvier 2019
    Sadorski et l’ange du péché - Romain Slocombe

    Après la chasse, les arrestations de juifs et la participation à la rafle du Vel-d’hiv, on pouvait se demander jusqu’où l’inspecteur Léon Sadorski. Il termine en apothéose (si j’ose dire) en prenant part à la déportation des juifs, en commanditant ou en commettant des assassinats pour assurer ses arrières, tout en continuant ses précédentes malversations d’extorsion de fond ou de récupération des biens.

    Mais le pire ne vient pas forcément de ce personnage infâme, le pire est l’attitude de la société pendant cette période ou comme l’anecdote des courses à Longchamp qui reprirent une heure à peine après un bombardement alors que les corps et blessés n’ont pas tous été évacués du site.

    Il faut savoir qu’en fin de livre, l’auteur donne toutes les références documentaires qui lui ont permis de retracer l’histoire de cet inspecteur et des personnes qui ont eu le malheur de croiser son chemin. C’est un travail digne d’un historien, un travail monumental qui rend d’autant plus horrible le livre. C’est donc à la fois un roman extrêmement noire, mais surtout qu’il faudrait lire pour le devoir de mémoire. Lire cette série m’a rappelé un roman étudié en français en classe de quatrième qui m’avait mis en véritable claque en me faisant découvrir l’horreur de la Shoah et des camps d’extermination.

    Même si Romain Slocombe cherche l’exactitude en donnant l’ensemble des dates, lieux, qualités des personnes, du fait des nombreuses histoires en parallèle, le roman est d’une grande fluidité et de se lire à une vitesse folle malgré ses plus de 700 pages.
    (quoilire.wordpress.com/2019/01/04/romain-slocombe-sardoski-et-lange-du-peche/)

  • jeanmid 30 septembre 2018
    Sadorski et l’ange du péché - Romain Slocombe

    Ce dernier volet de la trilogie des aventures et forfaitures de l’Inspecteur Principal Adjoint Léon Sadorski est sans doute le plus émouvant pour moi .
    On y retrouve notre IPA en 1943 , empreint aux doutes après la première grande défaite de l’armée allemande face aux russes , à Stalingrad.
    Chef du "rayon juif " aux Renseignements Généraux, il est pourtant toujours aussi dynamique dans sa collaboration hyperactive avec les nazis , ne rechignant dans aucune tâche de dénonciation que ce soit de juifs , de communistes ou d’honnêtes citoyens aryens authentiques qui pour leur plus grand malheur ont croisé la route de l’IPA Sadorski . Mais l’inspecteur sent le vent tourner . Il joue même avec le feu en abritant chez lui la jeune lycéenne juive Julie Odwak , dont les parents ont été raflés destination les camps de l’Est et sur laquelle il ne cesse de fantasmer . Toujours en proie à ses contradictions, il brutalise , tue , et tente de se racheter une conduite - où plutôt de protéger ses miches au cas où l’Allemagne serait vaincue - allant même jusqu’à tenter de sauver une autre jeune fille juive d’une déportations garantie .Mais quelques bonnes actions tardives ne pourront racheter tous les péchés qu’il a sur la conscience.
    Romain Slocombe nous offre avec " Sardorski et l’ange du péché " un roman historique qui retrace les heures sombres de la France sous Pétain dont l’administration a fait de la collaboration un acte fondamental de sa gouvernance aux bottes de Berlin . Plus que cela , elle engage à cette période- là les forces de police dans un jusqu’au boutisme qui dépasse le simple zèle mais doit démontrer aux forces occupantes qu’elles sont l’un des maillons essentiels de la politique d’épuration décrétée par Hitler et son état major . L’auteur nous refait revivre cette terrible période avec de multiples détails - résultats sans aucun doute d’un énorme travail de recherches minutieuses -qui rend ce roman de fiction extrêmement réaliste . Il ne nous épargne rien : ni l’injustice criarde , ni la lâcheté et la compromission ordinaire, ni les crimes gratuits , ni les exécutions sommaires , ni les tortures , ni les souffrances banalisées , ni la peur permanente à laquelle est soumise la population quant elle possède un patronyme étranger , à connotation juive , quand elle est affiliée au Parti communiste, bref quand elle est différente ou qu’elle résiste à l’infamie .
    Un roman qui nous rappelle à notre devoir de mémoire et de vigilance quand autour de nous l’extrémisme politique et religieux refait surface .

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