Taqawan - Eric Plamondon 

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Résumé :

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort.

Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source...

Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Vos #AvisPolar

  • madame.tapioca 4 mars 2019
    Taqawan - Eric Plamondon 

    Ne passez pas à côté de Taqawan !

    Taqawan c’est le nom donné par les indiens Mig’maq au saumon qui, de la mer, revient pour la première fois dans sa rivière natale. C’est ce poisson qui mettra le feu au poudre en 1981 lorsqu’on le Canada voudra interdire la pêche à cette petite communauté mig’maq nichée dans un coin du Québec. En marge d’un conflit d’une grande brutalité, on suit les parcours croisés de quatre personnages : Océane, adolescente mig’maq agressée par des policiers, Yves, agent de la faune démissionnaire, Caroline, Française venue enseigner au Québec et William, l’indien solitaire.
    Entrecoupée d’anecdotes historiques et d’informations quasi-encyclopédiques, l’intrigue policière se mêle à la résistance d’un peuple millénaire qui entend faire valoir ses droits.

    Quand on lit beaucoup, on cherche la pépite, la surprise qui va sortir des sentiers battus. Celle qui va nous maintenir dans l’idée que la littérature est la plus belle des expressions, qu’il y aura toujours de la place pour les raconteurs d’histoires et que ces histoires peuvent être amenées de diverses manières.
    « Taqawan » c’est ça. Un petit ovni de moins de 200 pages mais avec lequel on s’offre un superbe moment entre polar, roman historique, politique et chronique sociale. Un mille-feuilles littéraire qui se déguste et qui passe bien trop vite.

  • 1001histoires 5 avril 2019
    Taqawan - Eric Plamondon 

    Taqawan : le 11 juin 1981 dans un coin du Québec appelé Gaspésie et situé entre le fleuve Saint-Laurent et la rivière Ristigouche qui marque la frontière avec le Nouveau-Brunswick, commença la guerre du saumon. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les indiens Mi’gmaq sont-ils entrés en conflit contre le gouvernement de la province de Québec ? Pour expliquer et pour nous faire revivre cette révolte, Eric Plamondon offre au lecteur un kaléidoscope historico-policier exceptionnel. C’est un roman court ( environ 200 pages ) qui aborde une multitude de sujets pour comprendre et avec un fil conducteur ( la terrible agression subie par Océane le jour de ses quinze ans ) pour illustrer. Un roman noir éclairé par l’Histoire.

    L’Histoire de cette région n’a pas commencé avec Jacques Cartier ni même avec les Vikings, avant il y avait les Mi’gmaq, des nomades arrivés par le détroit de Béring. L’arrivée des européens, colonisation ou génocide ?

    "On parle désormais de génocide par tuerie interposée. Dans l’Ouest, l’homme blanc a réussi à éliminer les indiens en éliminant les bisons. Dans l’Est, il y avait les saumons. On les a pêchés à coup de barrage, de nasses et de filets jusqu’à l’épuisement des stocks".

    Le saumon. Fascinant saumon. Il quitte les rivières âgé de trois ans pour rejoindre les eaux de l’océan. Après avoir parcouru des milliers de kilomètres, il retrouve sa rivière d’origine. On l’appelle alors taqawan.

    Taqawan, c’est aussi le nom de tradition de William, un indien Mi’gmak solitaire qui va aider Yves Leclerc, ex-agent de conservation de la faune révolté par ce que l’on fait subir aux indiens, et l’institutrice française Caroline à protéger Océane. Jusqu’à ce que cette protection devienne une course sanglante. "Au Québec, on a tous du sang indien. Si c’est pas dans les veines, c’est sur les mains."

    Hymne à la Nature. Hymne à une vie respectueuse de l’environnement. Hymne aux traditions ancestrales. Ce roman se lit d’une traite. Et on en ressort ému, bouleversé et blessé par le comportement humain envers d’autres humains. Avec des mots simples, des anecdotes ordinaires, des légendes où la tradition côtoie le surnaturel, l’auteur réussit sans plaidoyer partisan, à nous faire comprendre pourquoi, alors qu’au Québec on parle indépendance, un peuple s’est révolté, tout simplement pour vivre comme il avait toujours vécu, en harmonie avec la Nature et surtout en respectant le saumon.

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