Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Bad man - Dathan AUERBACH

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

32 #AvisPolar
10 enquêteurs
l'ont vu/lu
6 enquêteurs
Veulent le voir/lire

Résumé :

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.
Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.
Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché.
Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.
Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore.

À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

Vos #AvisPolar

  • Anne-Sophie Books (Les lectures d’Anne-Sophie) 25 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Un thriller qui laisse des séquelles.
    Beaucoup d’excellentes chroniques ont été écrites ces derniers jours au sujet de Bad Man. Et pour cause !

    Peu de lecteurs pourraient rester de marbre pendant et après cette lecture.
    Si on s’imagine avant de la commencer qu’il s’agit d’un énième thriller sur une disparition d’enfant, il suffit de lire quelques pages pour comprendre notre erreur et être complètement happés par l’histoire et par le style.

    Ben a 20 ans. Il y a 5 ans, alors qu’il était dans un supermarché avec son petit frère, celui-ci a subitement disparu et l’enquête n’a jamais été résolue.
    Aujourd’hui à la recherche d’un emploi, la seule place qu’il parvient à décrocher est magasinier de nuit dans le supermarché en question.
    La police a cessé de chercher, ses parents ont arrêté d’espérer, et pour tous les autres, Eric n’est plus qu’un fait divers que l’on raconte à ses enfants pour leur faire peur.
    Alors, pour lui qui se reproche sans cesse la perte d’Éric, cela ressemble à une punition divine. Ou à la dernière chance de le retrouver.

    Et dès sa première nuit, Ben ressent que quelque chose cloche. Quelque chose ou quelqu’un.
    Entre cauchemars et réalité trouble, le lecteur plonge avec lui dans cette ultime quête de réponses.

    Mais au delà de ça, c’est surtout dans l’esprit de Ben que l’auteur nous immerge.
    Au gré des chapitres nous douterons avec lui de tout et de tous.
    Et parfois de Ben lui-même.

    De découvertes étranges en accidents inexpliqués, c’est une spirale noire et sans fin qui semble le grignoter devant nous, nous laissant impuissants à l’aider.

    Il est rare qu’un personnage de thriller atteigne une telle profondeur et touche autant à l’âme du lecteur.

    Ce jeune homme, à la fois fort et fragile, blessé tant psychologiquement que physiquement, nous fera ressentir une multitude de sentiments.
    Car c’est pour lui, bien plus que pour son frère que nous vibrons et frissonnons pendant les 445 pages.

    Au fur et à mesure que nous avançons dans l’histoire, le piège se referme. Sur Ben, mais également sur nous.

    Un thriller psychologique redoutable, qui nous laisse sur le carreau. Sonnés par l’histoire, et épatés par le talent de l’auteur.
    À lire ABSOLUMENT

  • Encore Un Livre 25 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Voilà 5 jours que j’ai fini BAD MAN de Dathan AUERBACH et je rame pour en parler. Parce que ce bouquin, pour être franche, je l’ai trouvé très spécial. Non pas que je n’ai pas aimé, bien au contraire la lecture de ce bouquin a été très immersive, mais je suis encore en pleine réflexion sur cette histoire, ce qui est un gage de qualité chez moi. Mais je ne suis pas certaine d’avoir tout compris.

    C’est une chronique compliquée à écrire, parce que ce style d’histoire non seulement se spoile très vite mais, j’ai envie de laisser les autres lecteurs se faire leur propre interprétation, leur préserver toute la saveur et la teneur de cette histoire anxiogène, partant parfois dans des délires bizarres.
    Le réel et l’irréel se mélangent, mais se dissocient très vite, c’est abrupt et j’ai dû parfois relire certains passages pour comprendre ce que j’avais raté.

    Ce roman sera l’un des plus étranges que j’ai lus, il réunit deux sentiments que j’ai éprouvés pour deux livres récemment lus : le glauque et la folie pour Le rôle de la guêpe
    et la part d’incompréhension d’Au cœur de la Folie.

    La disparition d’un enfant dans un supermarché reste une thématique usée mais, l’auteur a pris le contrepied en bâtissant un presque huis clos dans ce supermarché, dans une ambiance glauque et des personnages parfois au comportement suspect, je m’imaginais facilement moi avec eux dans cette atmosphère noire, avec des néons usés n’arrêtant pas de clignoter, il y a vraiment de quoi se faire son propre film.
    Le personnage fort est Ben, le frère d’Eric qui a disparu, en plus de porter cette culpabilité (à raison) de la disparition de son petit frère, retrouver cet endroit 5 ans après est douloureux, ses traits psychotiques n’arrangent rien (je crois), ni à sa quête ni à mon malaise grandissant d’ailleurs.

    Je ne sais pas si on peut parler d’invraisemblances dans ce texte, mais il y a certains points que je n’ai pas compris, au fur et à mesure de mes réflexions je me demande quel degré de lecture je n’ai pas réussi à saisir, c’est vraiment frustrant, il est clair que tout vient de ce qu’on attend et de l’interprétation des différents moments clés de l’histoire. De l’onirisme ? un peu, métaphorique non… Mais comment expliquer certains phénomènes ? et certains passages ambigus qui m’ont brouillé l’esprit ? Cela prend un sens alors que l’histoire part dans l’autre. On pense qu’il ne se passe pas grand chose et pourtant… Même si c’est le lot de toutes les histoires et de toutes les fictions, il est difficile de remettre en cause le talent de l’auteur car BAD MAN c’est autre chose que j’ai déjà lu, d’autres sensation, un autre contexte. Le malaise grandit, c’est hypnotique mais surtout c’est vraiment anxiogène, j’insiste là dessus mais ce mot colle parfaitement !

    Les choses prennent un sens dès le début mais ne comptez pas sur votre talent d’enquêteur ;). Grâce à une écriture singulière, un style envoutant qui se rapproche sacrément de KING, c’est une lecture qui mérite que l’on soit attentif, disponible, c’est un roman de très bonne facture littéraire.

    De belle envergure, BAD MAN possède les principaux attraits pour être original, une saisissante quête qui mènent à une excellente chute mais encore une fois selon notre interprétation et nos attentes en début de lecture 😉

    Il est donc difficile de ne pas vous recommander BAD MAN, une histoire à multiples sensations, une lecture que je ne suis pas prête d’oublier !

  • lireencore93420 26 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Ben est au supermarché avec son petit frère Eric, au toilettes alors que Ben nettoie sa peluche, Éric disparaît.
    Ben se sentant responsable de cette disparition feras tout pour le retrouver même travailler dans ce supermarché.
    Est ce que ça seras suffisant ?
    Le sujet est peu commun, la culpabilité de la disparition d’un enfant, le problème c’est que ça tourne autour que de ça, on tourne beaucoup en rond, c’est très lent.
    Apres l’ecriture est agréable, mais c’est le rythme qui est pas fait pour moi.
    Premiere déception de l’année

  • AUFILDESPAGES 26 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    En ouvrant ce livre sachez que vous vous aventurez dans une ambiance glauque et oppressante du début à la fin ! Ce livre est incroyablement un "ovni" pour moi .... Merci aux éditions @editionsbelfond pour cette découverte.
    J’en ressors avec une boule au ventre et à la fois des interrogations. Nous ne sommes pas à proprement dit dans un thriller .. non nous sommes plus dans un livre angoissant.
    Eric 3 ans disparaît dans un supermarché lors d’une pause "pipi" avec Ben son grand frère. L’affaire est vite classée mais Ben ne démord pas il veut savoir où est ERIC ! 5 ans plus tard il se fait embaucher dans le supermarché où le drame a eu lieu et il est bien décidé à révéler la vérité sur cette disparition
    Le + : l’ambiance oppressante qui nous tient en haleine, le personnage de Ben qui est à la fois fascinant mais aussi hyper complexe, le dénouement final ; Le prologue qui m’a induit en erreur (bingo j’adore)
    Le - : Le coté "onirique" du livre, je n’aime pas le coté fantastique que ce livre prends à certains moment ; ce n’est pas pour rien que l’auteur est comparé au maître du genre : KING ; Les longueurs et répétitions.
    Ce livre est fait pour vous si : Vous ne souhaitez pas un thriller à rebondissements, si vous aimez les ambiances avec des tensions oppressantes, si le côté fantasme rêve/réalité ne vous dérange pas.
    #BadMan

  • AUFILDESPAGES 27 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    En ouvrant ce livre sachez que vous vous aventurez dans une ambiance glauque et oppressante du début à la fin ! Ce livre est incroyablement un "ovni" pour moi .... J’en ressors avec une boule au ventre et à la fois des interrogations. Nous ne sommes pas à proprement dit dans un thriller .. non nous sommes plus dans un livre angoissant.
    Eric 3 ans disparaît dans un supermarché lors d’une pause "pipi" avec Ben son grand frère. L’affaire est vite classée mais Ben ne démord pas il veut savoir où est ERIC ! 5 ans plus tard il se fait embaucher dans le supermarché où le drame a eu lieu et il est bien décidé à révéler la vérité sur cette disparition
    Le + : l’ambiance oppressante qui nous tient en haleine, le personnage de Ben qui est à la fois fascinant mais aussi hyper complexe, le dénouement final ; Le prologue qui m’a induit en erreur (bingo j’adore)
    Le - : Le coté "onirique" du livre, je n’aime pas le coté fantastique que ce livre prends à certains moment ; ce n’est pas pour rien que l’auteur est comparé au maître du genre : KING ; Les longueurs et répétitions.
    Ce livre est fait pour vous si : Vous ne souhaitez pas un thriller à rebondissements, si vous aimez les ambiances avec des tensions oppressantes, si le côté fantasme rêve/réalité ne vous dérange pas.

  • Le Boobooker 28 février 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Je viens de le terminer et je suis sonnée ! Je ne m’attendais pas à ça !

    L’auteur nous plonge dans l’esprit de Ben, dont son frère a disparu depuis 5 ans, et ce personnage nous touche jusqu’au bout.

    L’univers est angoissant, on cherche ce petit garçon en même temps que lui puis on se pose de plus en plus de questions sur ce qui s’est vraiment passé...

    La fin nous laisse sur le carreau, en mode BIM. J’ai plein de questions en suspens et je laisse mon imagination faire le reste.

    J’ai clairement adoré, je l’ai dévoré en deux jours : vous ne pouvez pas passer à côté !

  • Les_lectures_de_linzio 1er mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Un thriller qui remut les tripes, non pas par des scènes de violence, de trash, de gore mais par son intensité psychologique !
    .
    Une ambiance sombre, stressante, anxiogène, oppressante dès les premières pages !
    .
    Eric, disparaît à l’âge de 3 ans dans un supermarché alors qu’il était avec son grand frère Ben !
    5 ans plus tard, toujours aucunes nouvelles....
    Quant à Ben, il décroche un job de magasinier dans ce magasin en question ! Va alors se passait des événements pour le moins étranges, oppressantes..
    .
    Ben n’arrive toujours pas à passer à autre chose, sa famille complètement détruite par cette disparition, la police qui n’enquête plus ! Il n’y a que Ben qui se bat encore aujourd hui, toujours à la recherche de nouveaux indices, de nouveaux éléments sur la disparition de son petit frère
    .
    Ben, un personne ô combien complexe. Il m’aura fait passé par toutes les émotions ! Tristesse, empathie, j’ai enquêté avec lui, j’ai douté avec lui, j’ai douté de lui par moment !
    .
    Pour moi sincèrement c’est un des personnages les plus intenses que j’ai pu lire ! Il m’a complètement happé ! Il va me rester en mémoire pendant un long moment !
    Alors bon certains passages n’avaient pour moi aucunes utilités à part m’ennuyer mais ils sont très peu...
    .
    Dathan Auerbach fait une entrée fracassante dans le monde du thriller psychologique, une plume facile à lire mais très profonde !
    .
    Quant à la fin et bien... et bien lisez le, vous vous ferez votre propre opinion 😉 perso je me pose encore des questions ^^

  • Charthémiss 1er mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    J’ai eu le plaisir de pouvoir lire « Bad man » en avant-première ET de rencontrer Dathan Auerbach en petit comité le 29 janvier dernier.

    Je déteste spoiler un livre (d’autant plus celui-ci).

    Si vous allez chez votre libraire, vous aurez entre les mains un thriller psychologique (étrange/surnaturel) à la frontière volontairement floue et aux « characters » extrêmement bien étudiés.
    Entre les lignes, c’est également une critique sociale et judiciaire de l’Amérique.

    Le suspense, l’angoisse grandissent comme il se doit au fil des pages mais pas forcément de la manière dont on les entend traditionnellement.
    En cela j’ai trouvé Dathan Auerbach original et donc intéressant.

    Sa lecture rend un peu dingue et la fin (sans révéler quoi que ce soit) laisse le lecteur libre quant à son interprétation.
    C’est voulu par l’auteur après lui avoir posé la question.

    Dernière chose : vous n’irez certainement plus jamais au supermarché avec l’esprit tranquille.

    Et donc pour en savoir plus, lisez-le !
    Franchement, l’écrivain est sacrément prometteur…

  • Happy Manda Passions 1er mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Un thriller imaginatif et obsédant. la frontière entre le réel et l’imaginaire dépasse tout entendement.

    Il m’a fallu plusieurs jours pour digérer ma lecture après avoir terminé le roman pour réussir à en parler. L’histoire vous penetre, bad man rentre dans votre esprit une musique lancinante qui ne vous quitte plus.

    Cinq anq que Eric 3 ans, le petit frère de Ben a disparu sous sa responsabilité. Pour Ben c’est les mêmes cauchemars, les memes espoirs, les mêmes gestes, placardant des avis de recherches partout, questionnant inlassablement. Sa belle mère a sombré dans le puit sans fond de la dépression, son père est démissionnaire, la famille est au bord de la faillite financière. Ben décide de partir travailler au supermarché ou il a vu pour la dernière fois son frère. Peu à peu d’étranges signes apparaissent. Mais plus personne ne croit en Ben il devra se battre seul. Bad Man est une entitée qui plane. Sort elle de l’imagination de Ben, est ce un guide vers la vérité ?

    Une ambiance glauque à souhait qui vous colle à peau, nous sommes rapidement accablée par Ben rongé par sa culpabilité, hanté par ses cauchemars.
    Il se débat contre les éléments mais tout semble contre lui. Obèse, handicapé et incompris il ne renonce pourtant pas. Le huis clos de son travail est étouffant au possible, l’auteur décrit une ambiance horrifique mêlant surnaturel, folie et présence malveillante.

    Un roman où l’on croit ce que l’on a envie de croire. J’ai été absorbée par la noirceur de l’histoire, un coté horrifique assez terrible qui vous donne la chair de poule.

    Quelques longueurs font perdre la sensation diabolique de l’atmosphère, mais ce fut un bonne lecture et surtout très marquante. Loin d’être un roman sur une enieme disparition d’enfant, triste oui effrayant surtout.

    J’ai eu envie d’aider Ben. L’auteur exploite des sujets amenant le rejet social d’autrui, il plante un décor glauque très détaillé. La fin livre l’horreur à son apogée, mon esprit trop gentil n’a hélas su mettre en correlation le début du roman et la fin, quelque chose m’a échappé.

    Un roman noir qui va vous captiver, un auteur qui sait travailler sur notre imagination et la pousser dans ses derniers retranchements.

    https://happymandapassions.blogspot.com/2019/03/bad-man-dathan-auerbach.html

  • meslivresetmoi33 3 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Une très très bonne lecture !
    Le véritable point fort de ce livre est le personnage de Ben. Jeune homme qui souffre mentalement et physiquement . Depuis la disparition de son petit frère Ben se sent coupable. Il était avec lui au supermarché quand le drame a eu lieu. Depuis il ne cesse de le chercher, et si ses parents ont plus ou moins abandonnés, lui continuera pour découvrir la vérité.
    Alors quand il décroche ce job dans le supermarché où sa vie a basculée, il se dit qu’il va pouvoir approfondir ses recherches...
    Il va alors se passer des choses étranges, dans ce lieu glauque et effrayant. .
    L’auteur a réussi à construire un personnage complexe avec lequel on va avoir peur, on va espérer, douter, culpabiliser...j’ai eu beaucoup d’empathie pour ce jeune homme que la vie n’a pas gâté.

    Les personnages secondaires ne sont pas en reste comme la belle-mère de Ben, Beverly ou encore Marty (qui semble cacher bien des choses)

    Le suspens est au rendez-vous, ce qui en fait une très bonne lecture. .
    Pour la fin, je reste mitigée et en même temps je crois que ça n’aurait pas pu finir autrement !!

  • Valérie 3 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Très bon polar...malaisant à souhait.
    On a de l’empathie pour le personnage principal de l’histoire qui survit plutôt qu’il ne vit.
    Bizarre le magasin qui lui crie de ne plus revenir....
    Etranges les nouveaux amis qu’il se fait...
    J’ai beaucoup aimé le style de ce nouvel auteur. AU fil des pages on a tellement envie de savoir comment ça va se terminer qu’on n’arrive plus à lâcher le livre.
    La fin est inattendue mais en totale adéquation avec le prologue.

  • claire chronique 5 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Tout d’abord, merci aux éditions Belfond pour ce service-presse. Bon, je vous dis tout de suite : n’ayez pas peur du prologue. Ayez confiance !
    Nous faisons la connaissance de Ben, grand frère d’Eric. Ils partent faire leurs courses dans le supermarché lorsqu’arrive une tragédie. Eric a disparu !
    Ensuite l’auteur nous fait faire un bond de cinq ans. Et Eric n’a pas réapparu. Ni même décédé. Et l’enquête est au point mort.
    Ben se fait employer dans le même supermarché où son frère a disparu. Bill Palmer en est le directeur. À ses côtés, trois collègues un peu bizarres. Marty et Franck, qui travaillent avec lui, et Beverly, la responsable du rayon boulangerie au comportement un peu spécial.
    Ben est obsédé par la disparition de son frère. Il le pense toujours en vie.
    Nous sommes dans un univers très oppressant. Vous avez le supermarché où vous vous sentez très vite mal à l’aise que ce soit dans l’entrepôt ou dans les rayons et je ne vous parle même pas de cette machine pour broyer les cartons et puis, évidemment, tout cela près d’une forêt.
    Je ne vous cacherai pas qu’il y a des longueurs malheureusement, mais c’est tout à fait excusable, car, arrivé vers la fin du bouquin, on est happé et on veut tout savoir. ENFIN !
    Je vous dis tout de suite : oui, on se croirait dans un Stephen King. L’univers, les protagonistes pas nets et les endroits. Même le père et la belle-mère de Ben vous sembleront « pas tranquilles », enfin... surtout la belle-mère qui vouera un culte à Eric. Quant à son père, lui préfère ne plus parler de cette histoire. Et toujours la même question : qu’est-il arrivé à Eric ?!
    Je mettrai quand même cinq étoiles, car pour un premier roman, l’auteur a mis la barre très haute. J’ai eu un pincement au coeur et versé une petite larme lorsque j’ai lu la note de l’auteur. Hâte de me replonger dans son univers dans un prochain roman.

  • MELMAMAN 5 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Dans ce livre le sujet est peu commun, elle concerne la culpabilité de la disparition d’un enfant,cela pose un problème car dans une bonne partie du livre cela tourne autour que de ça, on tourne beaucoup en rond, ce qui donne une histoire lente.
    Mais en ce qui concerne l’ecriture elle est agréable, ce qui ma donner envie d’allez jusqu’au bout.

  • L’atelier de Litote 5 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Enfin un thriller qui traite de la disparition d’un enfant, sous une forme différente de ce qu’on peut avoir l’habitude de lire. Ben, 15 ans va faire quelques courses au supermarché du coin, en compagnie de son petit frère Eric 3 ans. Ici commence l’horreur lorsque cherchant dans tous les rayons du magasin, il n’arrive pas à retrouver Eric qui s’est volatilisé. Cinq ans plus tard, Ben ne s’est toujours pas pardonné et continuer à chercher son frère ce que même la police semble avoir arrêté de faire.
    Ben est le personnage principal et une grande partie du livre nous livre son point de vue, ses interrogations, ses doutes et tout ce qui lui passe dans la tête. Rapidement le lecteur éprouve de l’empathie pour ce personnage qui apparaît avec de multiples blessures tant physiques que psychologiques. Tous les moments où on s’attarde sur l’effondrement de cette famille suite à la disparition d’Eric sont forts et riches en émotions. Dès le début il y a de nombreux faits étranges qui nous amènent à réfléchir sur ce qui a bien pu arriver à Eric. Il faut dire que la galerie des personnages à soupçonner ne cesse de s’agrandir à mesure que l’histoire s’installe. Le personnage de Marty recèle une belle ambigüité tout comme celui du gérant du magasin Bill Palmer, on sent qu’il y a quelque chose qui cloche sans pouvoir mettre le doigt dessus. Le travail de nuit semble bien sombre dans les allées vides et les réserves que je n’imaginais pas aussi glauques. Pourtant, je pense que le livre aurait pu gagner en efficacité en étant plus court, car il y a eu de nombreux moments où l’action s’enlisait et où il ne se passait pas grand-chose dans les rayonnages du magasin. J’avais envie de sentir plus de suspense et de tension. Bad man reste un roman avec de belles qualités même s’il n’a pas su me convaincre à 100%. Bonne lecture.

  • Maks 6 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    « Bad Man » nous donne le ton dès les premières pages, sombre, angoissant, vaporeux (un peu comme une ambiance à la Stephen King dans Joyland), le lecteur est tout de suite agrippé par une écriture hypnotique dont on a du mal à se détourner pour faire autre chose. Cela est dû à cette aspect lent et en même temps captivant qui rend le lecteur accro au récit, l’écriture est vraiment maitrisée pour que nous ne nous ennuyons pas un seul instant, pourtant il n’y a pas forcement beaucoup d’action, c’est juste que d’être dans la tête du personnage principal et de suivre ses pensées et ses déductions est addictif.

    Personnage pour lequel on se prend de compassion, notamment à cause de ses difficultés a avoir de vrais amis, du jugement des autres sur son physique ou encore à sa combativité pour retrouver son petit frère (ce qui l’empêche de s’intéresser aux autres), il est mentalement isolé, dans son monde. Nous allons le voir s’épanouir tout en ne sachant pas comment s’y prendre, nous découvrirons également qu’il ne suffit pas de vouloir quelques chose pour y parvenir.

    L’histoire en elle-même peut paraître classique, mais attention il n’en est rien au vu de la direction qu’elle prend qui se révèle surprenante, parfois on à l’impression qu’il y a quelque chose de surnaturel dans l’air sans vraiment pouvoir définir de quoi il s’agit. Là ou nous voyons que le texte est bien écrit également, c’est avec la possibilité pour n’importe quel personnage d’être coupable. Pour chacun je me suis dit « c’est lui » pour finalement me le dire au suivant et au suivant, ce qui instaure un gros doute sur la capacité du lecteur a analyser les faits. La fin du roman est géniale car très inattendue.

    Amateurs de thrillers, de romans noirs, d’histoires angoissantes, de suspense et de psychologie, vous ne pouvez absolument pas passer à côté de Bad Man.

  • lesmotsdelau 8 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Cela fait plusieurs jours que j’ai terminé ce livre, j’ai attendu de le digérer un peu avant d’en écrire mon retour. Tout était là, le décor, les personnages, une écriture efficace et une dynamique pour le moins intéressante, dans les débuts.
    Il avait tout pour me plaire, pourtant lui et moi n’avons pas vraiment fusionné comme je l’espérais. Je suis dubitative sur de nombreux points, est-ce des incohérences ou moi qui ai loupé des points précis ?
    Même en relisant certains passages et en prenant le recul nécessaire je ne sais toujours pas. Le fait est qu’à un moment j’ai un peu décroché puis nos chemins se sont quelque peu séparés.

    Prenez une petite ville de Floride coupée du monde, mettez-y une poignée de personnages autour d’une étrange disparition d’enfant. Voilà la base de cette intrigue qui va vous immerger petit à petit dans une ambiance quelque peu étouffante.
    Ben a quinze ans et doit s’occuper de son jeune frère Éric trois ans. L’adolescent est vite fatigué par le comportement du jeune garçon, mais en grand frère responsable il prend sur lui, gère de son mieux quitte à céder à quelques caprices enfantins.
    Sa vie va prendre un tournant dramatique lorsqu’ Éric va disparaitre mystérieusement alors qu’ils faisaient tous les deux des courses dans le supermarché du coin.
    Cinq années plus tard, toujours en quête de réponse, il va se faire embaucher comme manutentionnaire de nuit dans ce même magasin.
    Rongé par la culpabilité et l’horreur dans laquelle sa vie à plongée il ne cessera jamais de tout retourner pour connaitre la vérité. Celle-ci aura un prix et le passage en caisse risque de lui revenir très cher.

    Roman présenté comme digne successeur de Stephen King, pour moi la comparaison est un peu présomptueuse. Malgré une grande qualité d’écriture, il m’a manqué des ingrédients pour pouvoir dire qu’il est dans la même lignée que le maître niveau suspense et angoisse.
    L’auteur prend bien le temps de planter son décor qui semble figé dans le temps. Il nous faire vivre aux côtés de ses personnages, jouant ainsi avec le lecteur afin de lui faire monter la pression petit à petit. C’est un aspect que j’ai aimé dans le début et encore une fois accompagné par une dynamique d’écriture plaisante. Le déroulement de l’intrigue va en grande partie se passer dans ce supermarché, l’ambiance y est pesante et anxiogène.
    La ville semble coupée du monde, nous nous promenons avant tout dans ce lieu qui se trouve cerné par une forêt très dense. Un huis clos en quelque sorte, qui va conforter cette impression d’étouffement et de regard en coin, car dans cette ville tout le monde semble cacher quelque chose.
    Ce qui m’a embêté c’est le contenu, le texte est très long, certes au début c’est appréciable pour camper le décor, mais après c’est trop et selon moi cette rallonge fait perdre de la qualité et de l’intensité au récit. Le réel et l’imaginaire se côtoient de si près que là aussi on peut vite se perdre et sur certains passages décrocher.
    Je parlais d’invraisemblances au début de ce retour, cela aussi est un point gênant, j’aime être baladée et surprise dans mes lectures, mais ici ça n’a pas été le cas. Ce sont plus des éléments qui ne concordent pas tout à fait entre eux où alors j’ai vraiment loupé des choses malgré ma lecture attentive.
    Le fait de revenir en arrière pour relire certains passages pour essayer de comprendre l’élément nouveau ne rend pas la lecture fluide comme elle le devrait.
    C’est dommage, car l’ambiance et la qualité d’écriture sont là, mais trop d’éléments viennent parasiter le tout et au final on ne va pas bien loin.
    Quant à la fin elle m’a laissé vraiment de marbre, alors tout cela renforce mon impression assez mitigée et un rendez-vous quelque peu manqué.
    Je remercie les éditions Belfond et BePolar pour l’envoi de ce livre.

  • Mes évasions livresques 11 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Bad Man est un thriller sur la thématique de la disparition d’enfant qui utilise un angle narratif inédit.

    En effet, la réalité, bien concrète de la vie de Ben et de ses parents est noire, réaliste et monotone. Une vie lambda blessée par une tragédie qui déchire les membres de cette famille et laisse Ben dans un état de culpabilité énorme touchant sa santé mentale et ses rapports envers autrui.

    D’un autre côté, le lecteur est confronté à une dimension un peu surnaturelle, imaginaire dans laquelle on perd facilement pied et le fil de l’intrigue...

    J’ai un ressenti un peu mitigé vis-à-vis de ce roman que j’ai trouvé très prometteur sur de nombreux points et décevant et déroutant sur d’autres.

    Pour ce qui est du positif, il y a tout d’abord l’ambiance, très anxiogène, parfaitement maîtrisée et qui arrive à placer le lecteur comme spectateur du récit aux côtés du personnage principal.
    L’ambiance dans le supermarché, lieu très important du roman qui pourrait être assimilé à un personnage tant ce lieu semble prendre vie par moment.
    La psychologie de Ben est fort bien développée au point que le lecteur s’identifie facilement au personnage , à ressentir ses craintes, ses rages et ses doutes...

    Malheureusement, si l’auteur dépeint très bien ses personnages, il n’en est pas de même sur son intrigue, sur laquelle il demeure assez vague et ne répond pas à toutes les interrogations que le lecteur se pose au fil du récit.

    J’ai vibré avec les personnages, leurs peurs, leurs doutes mais je n’ai pas réussi à être totalement convaincue par le dénouement qui m’a un peu déconcertée et laissée sur ma faim...

    Le frisson est bien là, rendu par une ambiance intrigante et oppressante mais malheureusement, le rythme lent du récit et le dénouement fantasque me laisse avec une lecture en demi-teinte...

    Cependant, les personnages et l’ambiance du livre me hanteront longtemps...

  • Le Monde de Marie 11 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Ce roman c’est une ambiance parfois pesante, parfois étrange. On sent que quelque chose ne tourne pas rond et on se méfie énormément. C’est aussi un personnage principal, Ben, très attachant, qui, se sentant responsable de la disparition de son frère Éric, n’aura jamais baissé les bras pour le retrouver.

    Un rythme constant qui embarque le lecteur jusqu’à un dénouement où tout s’accélère. Une intrigue très bien construite qui nous fait imaginer plein de choses mais qui est parvenue à totalement me surprendre sur son final. J’ai refermé ce livre abasourdie par le cran qu’a eu l’auteur de terminer ainsi. Le monstre était loin d’être celui auquel je m’attendais mais surtout, je n’aurais jamais pensée que les choses puissent finir ainsi.

    J’ai été séduite.

  • nathf 12 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Floride - Ben, 15 ans, va au supermarché avec Eric, son frère de 3 ans quand celui-ci se volatilise.
    Cinq ans plus tard, sans aucune nouvelle du garçonnet, Ben essaie de survivre malgré la culpabilité entre sa belle-mère devenue dépressive, à la limite de la folie et son père qui se noie dans le travail.
    Espérant trouver un indice, il se fait embaucher comme manutentionnaire de nuit dans le fameux magasin.

    Le roman était prometteur, vendu comme un mélange de Night Shyamalan et de Stephen King.
    Malheureusement, je n’ai retrouvé la patte d’aucun d’ entre eux.
    L’ambiance y est pourtant anxiogène et stressante, mais trop nombreuses longueurs dissolvent le suspens.
    Selon moi, une coupe d’une centaine de pages aurait permis au récit de gagner en intensité.
    Malgré tout, les personnages sont bien travaillés.
    J’ai beaucoup aimé Ben, ado obèse, boiteux et attachant.
    Pétri de remords, il garde néanmoins une détermination à toute épreuve pour retrouver son frère.
    En ce qui concerne le dénouement, il m’a carrément laissée sur ma faim (ou alors, c’est moi qui ai loupé un épisode).
    Comme je n’ai pas le monopole du bon goût, lisez-le pour vous forger votre propre opinion.

  • 4bookine 13 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Un thriller psychologique poignant et énigmatique.
    Une disparition peut tuer une famille ce qui est le cas dans ce roman. Les parents indirectement on porter la faute sur leur fils aîné qui pour eux est responsable de la non surveillance de son petit frère et donc de sa disparition.
    Une famille détruite par les non-dits et le manque de communication. Plus personne ne croit que Éric reviendra, la police ainsi que la famille.
    La belle-mère est profondément meurtrie dans son chagrin voire dépressive. Elle passe son temps dans la chambre de Eric qui n’a pas changé depuis sa disparition. Elle lui parle, elle fredonne des chansons que Éric préféraient.
    Le père est absent et s’est replié dans le travail de chauffeur livreur.
    Quand Ben décide de reprendre sa vie en main après son diplôme, il est indirectement poussé à travailler dans le lieu où son petit frère a disparu. Le patron n’étant pas physionomiste, il n’a pas fait le rapprochement de cette disparition qui remonte à quelques années. Il espionne ses employés et surtout Ben car vu sa corpulence et son handicap il craint pour le rangement des étagères, que celui-ci ne se fasse pas comme il faut. Quand il découvre un tract, il part en vrille et vire, enfin essaye de virer, Ben car vu l’accident tragique d’un des employés, la situation devient différente.
    Ben est le seul qui continue à espérer et qui veut comprendre. Surtout quand un de ses collègues lui dit qu’il l’a vu et que Ben découvre le doudou de son frère. Il reprend de plus belle et soupçonne tout le monde. Il enquête, il espionne à son tour les voisins et ses collègues. Ne faisant plus confiance à l’inspecteur chargé de l’affaire à l’époque, il reprend seul les investigations. Il en devient parano jusqu’aux cauchemars qui le hantent. Un roman abrupt. Quand j’y repense je n’aurai jamais imaginé ça de cette personne. Mensonge est le maître mot de ce thriller. Pourquoi ? est la question à laquelle Ben veut répondre. Trouveras-il sa réponse et son petit frère ?

    Un roman qui perturbe, un roman qui nous interpelle sur la place de chaque être humain. Ce thriller est un coup de poignard sans la moindre trace de sang ou presque. La fin est juste une porte ouverte à d’autres histoires frissonnantes.
    [Article complet]

  • Nos Livres et Nos Mots 17 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    J’ai fini ce livre il y a quelques jours, et j’ai dû me poser un peu pour savoir si j’avais aimé ou pas...

    Pour être honnête, je n’ai pas eu le Grand Frisson, même si l’ambiance est anxiogene, et me demande même si je ne suis pas passée à côté de l’histoire.

    Le personnage de Ben, 20 ans, rongé par ses douleurs physique et mentale m’a énormément émue. Je ressens encore son sentiment de culpabilité d’avoir perdu son frère et son acharnement à le retrouver.. Il aura été pour moi LA révélation de ce thriller.

    Il est vrai que le lieu choisi pour cette intrigue, un supermarché, n’est pas commun.

    Ce thriller est pointillé de nombreux détails, mais j’ai la sensation que l’auteur n’a pas été au bout... et beaucoup de questions restent en suspens (sans vouloir spoilier, que devient l’appareil photo ?..).

    Ces différents éléments, ainsi que le dénouement, me laissent penser que peut-être une suite est en cours d’écriture ?..

  • valmyvoyou lit 22 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Il y a cinq ans, Éric, un petit garçon de trois ans a disparu. Il était sous la responsabilité de Ben, son frère aîné. L’adolescent n’a jamais ménagé ses recherches pour le retrouver, mais la piste s’arrête au supermarché dans lequel l’enfant s’est volatilisé.

    Lorsque Ben cherche du travail, il n’y a justement que ce magasin qui lui offre un emploi de magasinier. C’est un poste de nuit. Ben tente de faire parler les murs, de savoir ce qui est arrivé à son petit frère. Il sent que les réponses se trouvent à sa portée, mais qu’il ne sait pas où les chercher. De plus, quelqu’un cherche à jouer avec ses nerfs. Ou alors est-ce lui qui nous manipule ?

    Nous sommes plongés dans l’esprit de Ben et je me suis sentie aussi déroutée que lui. J’ai été très perturbée par Ben, lui-même, ainsi que par son entourage.

    L’ambiance est anxiogène, mais je ne pouvais m’empêcher de continuer, d’essayer de comprendre. De nombreuses informations arrivaient sans que j’arrive à les relier. Tout le long du livre, je me suis demandé où m’emmenait l’auteur. J’ai, parfois, eu très peur, mais c’est surtout l’ambiance noire, limite glauque qui me tenait en alerte. Je suis devenue paranoïaque, j’ai soupçonné tout le monde.

    J’ai senti que je passais à côté de quelque chose. D’ailleurs, je n’étais pas sûre d’avoir bien compris la fin. Mon amie La Plume de Lulu m’a rappelé un élément du début que j’avais oublié. A ce moment-là, je me suis aperçue que cela fermait la boucle. Mais à force de recevoir des informations et que mon esprit échafaude tous les plans, je pense que je n’ai pas fait attention à certains détails. Et ce fait, je pense que ma compréhension du livre n’est pas complète.

    Conclusion

    C’est un livre que j’ai dévoré. J’étais immergée dans le cerveau de Ben, j’ai aimé être complètement embrouillée et ne pas savoir où l’auteur m’emmenait. Cependant, le fait d’être sous tension me donne la sensation que la fin est arrivée abruptement et que cela a provoqué une impression de chute. Je ne suis plus sûre de ce que j’ai compris et je ne suis pas certaine d’aimer la conclusion. Elle a déclenché beaucoup de questions en moi sur ce qu’il se passe après. C’est assez bizarre, car je pense avoir aimé ce livre tout en restant déroutée.

  • Root 23 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule. Une vie, des vies, une famille qui explose. Un geste, sans importance, au mauvais moment. Ben a demandé à Éric s’il voulait aller aux toilettes avant de passer à la caisse du supermarché. Éric a dit non. Puis Éric a tout de même voulu y aller. Ben a laissé sa place dans la file et l’a accompagné. Mais il en est ressorti seul. Pendant que Ben nettoyait le doudou de son petit frère, le gamin s’est volatilisé. Et personne n’a rien vu.
    Cinq ans que Ben vit avec ça sur la conscience. Qu’il s’acharne à poursuivre les recherches que la police a trop vite abandonnées. Chaque jour, il affronte le regard de son père, qui se tue à la tâche pour faire bouillir la marmite, et les absences de sa belle-mère, réfugiée dans un autre monde pour ne pas faire face à l’inacceptable. Sans plan précis si ce n’est de découvrir la vérité, il se fait embaucher au supermarché où le drame s’est produit. Mais très vite, les lieux lui semblent… vivants, et hostiles. Bruits étranges, sensation d’être épié, les nuits de travail nourrissent l’obsession de Ben pour Éric et décuplent sa peine et sa rage. Ses collègues, prévenants, paraissent sincères, mais à qui peut-il faire confiance ?

    L’ambiance de ce bouquin est très particulière. Sombre. Oppressante. La misère sociale vous colle aux doigts et le personnage de Ben déchire le cœur. Ado complexé, torturé et éclopé, on voudrait le réconforter, lui dire que ce n’était pas sa faute. Qu’il était un bon frère et qu’il doit à présent vivre sa vie. En même temps, on admire sa persévérance, on l’encourage silencieusement. Il porte une telle tristesse, en lui, sur lui, qu’on en est mal à l’aise, coincé dans un rôle de voyeur impuissant. On arpente les rayons du supermarché avec lui les mâchoires serrées, parce que ce maudit supermarché a bel et bien un truc qui cloche ! Je n’ai pas honte de dire qu’il m’a foutu la trouille. Chapeau à l’auteur pour l’atmosphère qu’il est parvenu à créer à partir de pas grand-chose. Dathan Auerbach m’a trimballée un bon moment, j’y suis allée à l’aveuglette sans jamais réussir à émettre une hypothèse un tant soit peu plausible. Si l’histoire souffre de quelques longueurs – en grande partie dues au comportement de Ben – et laisse certains points en suspens, elle a quelque chose d’original et les personnages sont tous très convaincants. Entre folie et réalité, Bad Man est un roman qui vous tiraille, vous malmène les nerfs, et vous conduit sur des chemins auxquels vous n’auriez probablement pas songé. Il n’est pas parfait, certes, mais il est tout de même pas mal du tout.

  • Amandine Bouquine 28 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    En lisant le résumé de ce livre, on pourrait se dire “ mouais...une histoire d’enlèvement dans un supermarché, rien de très original. “
    Détrompez vous car ce livre est une bombe !!!!
    Je l’ai adoré !
    On découvre le personnage de Ben, adolescent de 20 ans, qui se retrouve seul à chercher Éric, son petit frère, disparu 5 ans plus tôt.
    Seul, car tout le monde à abandonner l’espoir de le revoir un jour.
    Ben est attachant et surtout il m’a beaucoup touché, c’est un adolescent complexé, paumé et qui culpabilise de ne pas assez avoir veiller sur son petit frère.

    Tout, jusqu’à accepter un emploi dans le supermarché de sa disparition…

    Mais il s’y passe d’étranges choses…Qui cherche à persécuter Ben ? Quand aux employés, que savent t-il réellement sur la disparition d’Éric ? En sont t-il témoins ou complices ?
    L’écriture est fluide, il se lit très facilement.
    L’ambiance est angoissante tout le long du roman, l’auteur nous emmène sur pleins de piste pour trouver le coupable. Tout ça avec une fin totalement inattendue... Bref, foncez, ce livre vaut vraiment le coup !

  • Komboloi 28 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Merci au site Babelio et aux éditions Belfond de m’avoir donné l’occasion de découvrir cet auteur.

    J’ai un sentiment assez curieux à l’issue de la lecture de ce roman. Je n’ai pas adoré, je n’ai pas détesté, je ne sais en fait pas trop quoi en penser.

    En fait je crois que ce sentiment mitigé provient de la fin du roman. Elle m’a déçu et j’avoue avoir eu beaucoup de mal à la comprendre. Ce n’est pas inintéressant, on reste sur beaucoup de questions sans réponse et cela permet au lecteur de faire fonctionner son imagination.

    Durant tout le long, ce roman immerge le lecteur dans une ambiance particulière au rythme très lent et on s’y habitue. L’enquête menée par le personnage principal sur la disparition de son frère survenue il y a des années nous perd en fausses pistes et conjonctures en frôlant parfois le surnaturel.

    La psychologie des personnages et leur évolution est très creusée. Cette disparition a très clairement fracturée cette famille et l’obstination du frère va venir ajouter de réelle tension. On assiste à la mise en abyme de cette famille et du protagoniste principal. Sur ce plan, ce roman est presque un coup de maître. Ne pas oublier également les personnages secondaires que j’ai trouvé plutôt bien amené dans le récit.

    Mais voilà tout s’accélère beaucoup trop à la fin. Ce changement de rythme est fréquent dans les romans policiers, cela permet d’accentuer la tension en vu de la résolution de l’affaire mais là le changement est trop brusque et personnellement ça m’a perdu. La fin a malheureusement gâché le reste pour moi.

    3 étoiles quand même car c’est loin d’être un mauvais roman , on y passe un moment agréable.

  • kateginger63 29 mars 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Deux frères dans un supermarché hanté
    *
    Je ne vous cache pas que j’ai suivi les sirènes de la bonne publicité autour de ce roman. De plus, l’histoire se passant dans un supermarché et nous vantant une atmosphère à la "Shining" de King, je n’ai pas pû résister.
    Alors qu’en est-il ? Je sors vraiment perplexe de cette lecture. On m’avait prévenu que le prologue cachait des propos sibyllins. Qu’après l’épilogue, il prendrait tout son sens. Effectivement. L’ambiance oppressante du début donne le ton. Un cadavre découvert par deux jeunes garçons.
    *
    Deux frères dans un supermarché. Le plus jeune disparaît définitivement. Ben l’aîné, culpabilise énormément. C’est pourquoi, cinq ans après, il postule pour un emploi dans ce même supermarché. Et c’est là que démarre vraiment l’intrigue.
    De suspicions en enquêtes, Ben cherche activement son petit frère Eric.
    Entouré de personnages étranges et charismatiques, ce grand frère perd petit à petit la raison. On suspecte tout le monde. Qui ment ? Qui détient la vérité ? Le lecteur se sent piégé, happé dans cette grande machine qu’est le magasin.
    *
    L’auteur a très bien retranscrit cette atmosphère sombre, étouffante, moite (la chaleur de la Floride) et sinistre. J’ai tourné en rond. Est-ce voulu ? J’ai eu l’impression de me retrouver dans ces allées vides de clients à la merci d’un employé zélé. Vous savez, comme dans une série TV d’horreur où le tueur à la tronçonneuse déambule dans les rayons.
    *
    Le récit est lent, dénué d’actions flamboyantes. Je n’ai pas eu ce frisson de peur. J’attendais la chute, un dénouement qui apporterait une fin nette. C’est à nous, lecteurs, d’imaginer la suite et les circonstances de cette disparition d’enfant. C’est clair que ça apporte une dynamique mais globalement, je suis sortie frustrée.
    *
    La plume de l’auteur est fluide avec des chapitres courts, un seul narrateur.
    Je me rends compte que cette façon de raconter est déstabilisante, voire angoissante. Encore une fois, cette construction originale - pour l’instant, il n’y a que Stephen King qui y a réussi - a eu pour but de nous créer des sensations de malaise et de petit frisson mais pour moi, il a raté son effet.
    *
    Et au final, je ne sais même pas si c’est un thriller ou un roman d’épouvante/terreur . Etait-on dans la réalité ou dans le délire de Ben ?
    *
    Merci à Netgalley et les éditions Belfond.

  • lecturesdudimanche 6 avril 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Lorsque j’ai la chance de recevoir un livre, j’aime commencer par les remerciements, dès lors merci à Babelio et aux Editions Belfond Noir pour la réception de cette incroyable histoire ! J’avais bien sûr lu le résumé avant de le solliciter par « Masse Critique », je savais donc qu’il ‘agissait de l’histoire du petit Eric, 3 ans, qui disparaît au supermarché alors qu’il y accompagnait son grand frère Ben. Dès lors, lorsque le premier chapitre s’ouvre sur ladite visite au supermarché, on se met d’emblée à trembler ! Comme si l’on avait, par notre super-pouvoir de lecteur, la possibilité d’empêcher l’inéluctable ! Ouais, j’ai essayé de prévenir Ben, mais raté ! Eric a disparu ! (Je n’ai donc pas de super-pouvoirs… #déçue…)

    Cinq ans plus tard, la famille est toujours anéantie par la disparition du petit Eric, sa mère Deirdra (belle-mère de Ben) a sombré dans une attente omniprésente, refusant obstinément de quitter la maison, au cas où Eric reviendrait… Pour le père de Ben et Eric, l’acharnement au travail devient vital pour tenter de sauver la situation financière catastrophique dans laquelle ils demeurent depuis que Deirdra ne travaille plus. Ben, lui, est hanté par la culpabilité et met tout en oeuvre pour se faire le plus discret possible, tandis qu’hors de chez lui, il sillonne les rues pour continuer d’interroger les habitants, animé par l’espoir de retrouver son petit frère. Parallèlement, il cherche un job afin d’aider sa famille. Mais toutes les portes se referment sur lui, le boiteux un peu gros… Lorsqu’enfin un poste s’offre à lui, il s’agit d’un job de magasinier de nuit dans le supermarché où Eric a disparu… C’est un choc pour Ben, mais la famille a besoin d’argent ! Et dès les premières nuits, Ben ressent que ce travail pourra peut-être enfin lui apporter des réponses, le genre de réponses qu’il a l’impression d’être le seul à chercher, persuadé que la police a depuis longtemps abandonné toutes recherches. Et effectivement, le supermarché se met à cracher des indices et à brouiller les pistes. Tout et tout le monde devient suspect, alors que la police semble persuadée de la folie de Ben.

    Lorsqu’on entre dans le monde nocturne de ce supermarché, on ne sait pas si c’est un autre monde ou la réalité. L’adage « La nuit, tous les chats sont gris » prend tout son sens. On égrène les cartons avec Ben et Marty, au rythme de leur amitié naissance empreinte de méfiance, on hume les odeurs de cuisson de pain en prenant soin de ne pas croiser Beverly, on crache sur le dos du patron en prenant une pause sur le parking… Rien ne semble se passer, et pourtant tout se passe…

    Savant mélange de thriller psychologique et de roman d’atmosphère, « Bad Man » arrive à nous donner envie de tourner les pages frénétiquement malgré une action d’apparence lente ! On s’attache à Ben, et moi de mon côté à Marty aussi (pour son humour, pour ses goûts musicaux, pour sa personnalité un peu déjantée), même si rien ne nous confirme qu’on ne va pas, à un moment, le regretter. Le supermarché et ses ombres, Ben et ses démons, Marty et ses secrets… Démêler le vrai du faux s’avère compliqué jusqu’au dénouement final qui m’a brisé le cœur (ha non, c’est vrai, j’en ai pas…) !

    Je regrette simplement ne pas avoir reçu toutes les réponses à mes questionnements, mais c’est un détail par rapport à l’impression générale que m’a laissée ce roman. J’avoue que c’est un tour de force de transformer en page turner cette histoire à priori lentement déroulée, c’est un paradoxe incroyable qui, a lui seul, fait de ce livre une réussite.

    Je ne sais pas s’il faut comparer l’auteur au King, mais il est vrai que par moment, Ben m’a rappelé le Blaze du King.

    Très bonne lecture, malgré une immense tristesse qui a rythmé les dernières lignes…

    Quant à la postface de l’auteur, elle met en lumière beaucoup de choses au sujet de l’un des personnages et donne une dimension différente à l’histoire… Chapeau bas, Monsieur Auerbach, mission accomplie, je suis une lectrice comblée… (Mais triste ! 😋)

  • Loudiebouhlis 9 avril 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Je me vois obligé de commencer cet article en disant que je ne supporte plus que l’on compare un livre à un autre. Bad Man a joliment était comparé à "Shinning" de Stephen King, parce que les lieux se déroulant dans un supermarché glauque, rappelé l’hôtel de Shinning. Autant vous dire maintenant que ça n’a absolument rien à voir. Aucun rapport...

    Comme souvent quand je lis ce genre de commentaire accrocheur, je m’attends à flipper comme pas possible. Parce qu’il faut le dire "Shinning" est sûrement l’un des livres les plus "WHAT THE FUCK" que j’ai pu lire étant gamine. Bon autant vous dire le livre de Dathan Auerbach n’a rien de flippant, absolument rien. Une ambiance glauque, certes, mais qui ne va pas jusqu’à vous faire frissonner, non. 

    Pour vous dresser un peu le tableau, il y a cinq ans, Ben perds son petit frère Eric, alors âgé de 3 ans, dans un supermarché. Celui-ci ne sera jamais retrouvé. Mais Ben ne se pardonne pas. Il reste persuadé que tout est de sa faute, d’autant plus lorsqu’il voit sa famille s’étioler sous ses yeux. Ben ne lâche rien. Il a ce besoin viscéral de savoir ce qui est arrivé à Eric, mais surtout de le retrouver. Quitte à plonger dans une paranoïa dont il ne se relèvera pas.

    Pendant les cent premières pages, le rythme est lent même un peu redondant. Il ne se passe pas grand chose de vraiment palpitant mais ce n’est pas gênant car peu à peu tout prend son sens. L’auteur m’a tenue en haleine pendant ses 450 pages et lorsque je doutais de la longueur du roman, celui-ci me poussait à tourner mes pages oubliant cette question futile. On voit notre personnage principal, Ben, un jeune homme de vingt ans, très attachant pour le lecteur, être obsédé par le besoin de retrouver son frère. Et on le devient aussi. On ne désire rien d’autre. J’en suis arrivé au point de ne pas vouloir que ça tourne au thriller glauque mais qu’au contraire, Ben retrouve son petit frère et que tout se termine bien dans le meilleur des mondes.

    Mais nous ne sommes pas dans le pays des Bisounours, mais plutôt dans un thriller psychologique intensément sombre. Tout comme le personnage principal, on se laisse complètement happé par les doutes, les différentes indices, la suspicion. Toutes les théories sont exploitées pour le lecteur. Je dois l’avouer, je me suis retrouvé dans toutes les folies de Ben, s’imaginant réagir de la même façon que lui. Avec impulsivité et besoin vital.

    Dathan Auerbach développe parfaitement ses personnages, faisant en sorte qu’ils collent parfaitement à la situation. Alors que Deirdra, la mère d’Eric sombre dans la dépression, Clint, le père des garçons, tente de maintenir sa famille hors de l’eau. Il garde les pieds sur terre, permettant à sa famille d’en rester une. Ben est le héros de notre histoire. Ben est attachant et déterminé malgré ses faiblesses et ses erreurs, je n’ai pas pu m’empêcher de lui pardonner ses incartades car j’étais clairement investis de la même mission que lui. Vous l’aurez compris, j’ai été totalement immergé dans cette histoire, ayant le besoin viscéral d’en connaître la fin car je dois reconnaître que pour un second roman (Premier publié en France) celui-ci est parfaitement construit. Le côté noir et psychologique se développe tout au long du roman, ne permettant aucun doute sur le sens que l’auteur veux lui donner. 

    Pour ne pas spoiler, je ne parlerais pas de cette fin qui me laisse dubitatif. Je l’aime sans l’aimer. Vous allez me dire que ma phrase n’a aucun sens mais c’est clairement ce que je ressens. Une sorte de déception et à la fois de fierté pour cette fin surprenante.

  • Lectures noires pour nuits blanches 17 avril 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Je ressors de cette lecture plus que mitigée et très sceptique. Après l’avis plus qu’enthousiaste d’une booktubeuse, je m’étais jetée dessus, pressée moi aussi de déambuler dans les allées de ce supermarché à la recherche de la vérité. Je pense que j’aurais mieux fait de n’en jamais pousser la porte...
    Je n’ai pas détesté, mais en y repensant après coup, je me rends compte que la plupart du temps je me suis ennuyée et j’étais dans l’attente de quelque chose qui n’est jamais arrivé.

    C’est bien simple, il ne se passe rien ou plutôt on a l’impression qu’il va se passer quelque chose et puis finalement non, fausse alerte, rien qu’un pétard mouillé. Un peu comme si vous faites un tour dans les montagnes russes, vous montez, vous prenez de la vitesse, vous vous préparez au grand saut et au moment de la descente, un petit bon de rien du tout et voilà. Il faut attendre les 50 dernières pages pour que le rythme s’accélère et encore. Je ne dis pas que je veux des rebondissements toutes les trois pages, mais là aucune promesse n’est tenue.

    C’était pourtant prometteur mais pour moi l’auteur n’a pas assez poussé dans l’angoisse. Il a su instaurer une ambiance oppressante mais qui ne tient pas sur la durée. Trop de longueurs et d’ennui font que ça retombe comme un soufflé et on n’y croit plus. Ca manque de rythme et ça devient confus.

    Il y a pourtant des choses que j’ai beaucoup aimé, le lieu inhabituel et l’ambiance, le sentiment de paranoïa qui s’installe mais qui n’est hélas pas assez exploité. Et le personnage atypique de Ben. Blessé aussi bien physiquement que psychologiquement, rongé par la culpabilité, il va pourtant tout faire pour retrouver son frère en doutant de tous y compris de lui-même. Une sorte de anti-héros auquel on finit par s’attacher.

    Ce qui m’a le plus gênée dans ce livre, c’est le sentiment qu’il me reste quand je tourne les dernières pages et lis cette fin que là vraiment je déteste. Je suis dubitative. J’ai l’impression d’être passée à côté de certaines choses et pire de n’avoir pas tout compris.
    L’auteur nous aurait bien laissé des indices dès le départ, mais j’ai mis tellement de temps à venir à bout de ce livre que je les avais oubliés. J’ai relu certains passages à la fin mais franchement je ne suis pas plus éclairée. Beaucoup de choses restent sans réponses, comme passées à la trappe.

    Je ne sais pas si je suis la seule dans ce cas, le peu de retours que j’ai lus après coup sont plutôt dithyrambiques. Ce ne sera pas la première fois, ni probablement pas la dernière, que je suis à contre courant.

    Pour résumer j’ai l’impression qu’à la lecture de ce roman je suis restée dans l’expectative et je n’ai eu que de l’ennui et une immense frustration. Pour moi à oublier très vite mais n’hésitez pas à vous faire votre propre avis.

  • VALERIE FREDERICK 8 mai 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Je referme ce roman un peu déçue car il ne m’aura pas mis la grosse claque promise par tant de médias et bloggeurs littéraires mais j’avoue tout de même qu’il s’agit d’un thriller habillement, subtilement mené.
    L’auteur réussit à entraîner son lecteur dans une ambiance poisseuse tant au niveau climatique qu’au niveau social. Nous sommes dans les milieux ouvriers flottant tout juste au-dessus de l’océan de la misère américaine. Ben, vingt ans, vient péniblement de finir ses études et tente de trouver son premier job, histoire d’aider son père, livreur de journaux, à honorer les diverses factures domestiques. Sa belle-mère, Deirdra, est par la force des choses devenue femme au foyer. En fait, elle a complètement craqué nerveusement suite à la disparition du demi-frère de Ben, Éric, alors âgé de trois ans, cinq années auparavant. Les deux garçons étaient en train de faire quelques courses dans un supermarché voisin quand le plus petit a disparu. Totalement volatilisé. Aucune trace, aucune piste n’ont été relevées par la police.
    Alors quand Ben se retrouve embauché par le supermarché en question, en tant que magasinier de nuit, beaucoup d’éléments vont perturber le jeune homme et le pousser à prendre les rênes d’une enquête personnelle qui allègerait, peut être sa culpabilité et permettrait de remonter le temps afin que les événements se passent bien autrement.
    Ben, ce géant de cent dix kilos au corps aussi abîmé que son âme va devoir se débattre dans un environnement bien trouble.

    L’ambiance est très proche de celles instaurées par Stephen King : la personnification de la nature, le côté « Poker face » des personnages, l’enfance troublée, ainsi que la malfaisance humaine. J’ai aimé avoir à réfléchir sur le sens de l’intrigue, le fait que ce qui s’est passé ne saute pas aux yeux à la simple première lecture.
    Bref, un thriller « habille » mais qui souffre de quelques longueurs !

  • Lettres et caractères 16 mai 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Alors qu’il a la responsabilité de son petit-frère de 3 ans, Ben l’emmène au supermarché pour chercher de quoi remplir le frigo. En grand-frère attentionné il l’accompagne aux toilettes quand Eric lui fait part de son envie pressante. Mais il ne faut qu’une seconde pour qu’Eric se volatilise.

    Ben a beau sillonner les rayons en hurlant son nom, invectiver les clients à la caisse qui restent impassibles, son petit-frère reste introuvable. Cinq ans après, Ben se fait recruter par le supermarché qui a été le théâtre de son cauchemar. Il n’a jamais baissé les bras et continue de placarder des avis de recherche dans toute la ville. Remettre les pieds dans ce supermarché va faire rejaillir des souvenirs enfuis.

    Et si le secret de cette disparition était resté enfermé en ces lieux depuis tout ce temps ?

    Bad man est un thriller que l’on voit beaucoup circuler en ce moment. Quand j’ai demandé aux éditions Belfond l’accès à ce roman, il n’y avait pas encore trop d’avis qui circulaient à son sujet mais depuis je n’ai cessé de lire des critiques plutôt négatives sur ce titre. Et ce qui devait arriver, arriva : j’ai repoussé autant que possible cette lecture, sentant d’avance que ça n’allait pas prendre sur moi. Et ce fut bien le cas : Bad man est aussi une déception pour moi. Pourtant le démarrage est très réussi, avec un prologue assez mystérieux et inquiétant puis avec le jour où tout bascule dans la vie de Ben et d’Eric. Ce tandem apparaît très vite comme terriblement attachant et les scènes de la vie quotidienne appuient sur l’insouciance d’instants heureux qui précèdent souvent les plus grands drames. Mais après la disparition d’Eric, l’histoire s’enlise, on s’embourbe dans une intrigue qui n’en est pas vraiment une. On suit Ben dans sa quête de vérité et sa détermination à retrouver son petit-frère vivant mais dans les faits, il ne se passe pas grand-chose. Ben passe ses nuits à bosser dans son supermarché avec ses collèges Marty, Beverly et Franck. Et quand l’attention s’est totalement relâchée face à ce vide qui s’étale sur plusieurs pages, voilà qu’une scène semble sortir de nulle part pour apporter un élément à l’enquête. Pour moi Bad man a un énorme défaut : la rythmique de l’histoire. Toute l’intensité du récit se situe dans le premier tiers du livre, ensuite ça devient flou, limite inintéressant par moment et même quand arrive le dénouement tout est confus. La fin manque énormément d’explications, on se retrouve lâché devant une scène incompréhensible pour moi. J’ai bien pensé à relire le prologue pour tenter de comprendre mais ça n’est toujours pas clair en ce qui me concerne et alors ça, c’est bien le genre de chose qui énerve la lectrice que je suis.

    J’ai un vrai faible pour les auteurs que je qualifierais de conteurs. Ces auteurs-là vous attrapent dès les premières lignes et ne vous lâchent plus jusqu’à la fin. Ils vous font vivre l’intrigue et vibrer au rythme des rebondissements, leur écriture est fluide et le dénouement ressemble à un feu d’artifices. Depuis quelques temps, j’ai l’impression que les auteurs de thrillers délaissent cette approche pour proposer à la place des romans flous, manquant terriblement de suspense et d’introductions et de liaisons entre les scènes, laissant le lecteur sur le carreau. C’est peut-être plus moderne, moins populaire mais c’est terriblement chiant !

    Ceci dit si l’un de vous a compris la fin et veut bien me l’expliquer en privé, ça sera avec plaisir car là pour le moment je reste passablement énervée par ce que je viens de lire en ayant de plus en plus le sentiment d’avoir perdu mon temps.

    Avis complet sur : https://www.lettres-et-caracteres.com/le-blog/bad-man-dathan-auerbach

  • mimi85600 10 juillet 2019
    Bad man - Dathan AUERBACH

    Un doudou qui tombe dans les toilettes... Quelques minutes d’inattention de Ben, 15 ans, alors qu’il le nettoie et le sèche... Et c’est le drame... Son petit frère, Eric, 3 ans, disparaît mystérieusement. Avis de recherches, battues, appels a témoins... Tout est mis en oeuvre pour tenter de le retrouver. Mais 5 ans plus tard, il demeure toujours introuvable. La police semble même s’être complètement désintéressée de l’affaire. Quant à la famille, le père se mure dans le silence et refuse de l’évoquer et la mère est en dépression et voue un culte malsain a son enfant disparu, rejetant la faute sur Ben qui au milieu de tout ça est le seul a continuer inlassablement à chercher son petit frère, rongé par la culpabilité.

    Conscient que sa famille a grandement besoin d’argent, il va donc se faire embaucher comme magasinier dans le supermarché même où a eu lieu la disparition d’Eric. Dès lors, il se met en quête de réponses, comme si les lieux pouvaient lui révéler enfin la vérité. Que s’est-il passé ce jour-là, 5 ans plus tôt ? Où est passé Eric ? Est-il encore vivant ? Que dissimule l’horrible directeur du supermarché qui semble avoir tant à cacher ? Qu’est ce que Ben va découvrir ?

    Voila toutes les questions qu’on se pose en lisant ce livre. Mais au delà de toutes ces questions dont on attend les réponses, c’est l’ambiance qu’a su créer l’auteur qui vous prend aux tripes et qui rend le récit immersif a souhait. .Les personnages sont soignés et ô combien attachants, surtout Ben qui porte à lui tout seul le roman et son collègue et ami Marty. A contrario, certains autres personnages vous hérissent les poils tant ils sont détestables. Et qu’ils soient l’un ou l’autre, vous en arrivez à les suspecter tous les uns après les autres.

    Et lorsque vous plongez dans ce roman, vous ne pouvez plus le lâcher mais vous n’avez pas envie qu’il se termine. Pour ma part, j’ai volontairement fait durer ma lecture une semaine parce que j’étais terriblement tiraillée entre l’envie de connaître le dénouement et la tristesse de refermer définitivement mon livre. Mais fatalement, qu’on le veuille ou non, la fin finit par arriver et là quelle claque ! Pour ne pas spoiler, je ne dirai rien de plus à part qu’elle m’a mise sur le cul et que je ne m’en suis encore pas remise. Elle me hante encore et me hantera longtemps.

    Vous l’aurez donc compris, j’ai adoré Bad Man, c’est même un énorme coup de coeur et je ne suis pas prête de l’oublier.

    Merci infiniment aux Editions Belfond pour l’envoi de ce roman.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.