Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Bons baisers de Moscou : l’interrogatoire de Jean-Luc Bizien

Bepolar : C’est le retour de Justin Case. Comment va-t-il ? Comment tu pourrais nous le présenter ?
Jean-Luc Bizien : Il est dans une forme olympique et je m’en réjouis, tout comme je me réjouis de le retrouver enfin !
Justin Case est un jeune homme richissime, qui consacre sa fortune à rétablir la justice. Autant dire que cet obsessionnel – il déteste les erreurs judiciaires, surtout depuis que son père a été condamné à tort – a BEAUCOUP de travail.
Il a réuni autour de lui une équipe de professionnels et entre en scène, dès qu’une affaire suspecte se présente.
Son credo ?
"Il y a la loi... et il y a la justice. Je parcours le monde pour rétablir la seconde, parfois au mépris de la première."
Vous voilà prévenus !

Je n’ai jamais cessé de songer à une suite – à l’époque, on avait même annoncé deux tomes à venir

Bepolar : Il a fait une petite pause de quelques années avant de revenir avec ce nouveau roman. Quelle est ta relation à tes personnages ? Qu’est-ce qui dans ton cas t’a donné envie d’écrire de nouveau sur lui ?
Jean-Luc Bizien :Certains de mes personnages me sont chers – le Paik Dong-Soo de la Trilogie des ténèbres, le Vuk Kovasevic des Échappés de l’enfer, le Steiner des Veilleurs... – et Justin Case en fait partie.
La "petite pause" (six ans, tout de même) m’a été imposée par l’un de ces caprices éditoriaux que l’on ne s’explique pas : la série marchait bien, mais c’est ainsi. Ne plus collaborer avec les éditions Gründ a sonné le glas de Justin Case... mais au vu de ses initiales, nul ne sera surpris de le voir revenir d’entre les morts.
Je n’ai jamais cessé de songer à une suite – à l’époque, on avait même annoncé deux tomes à venir – et quand l’occasion s’est présentée de lui redonner vie, aux éditions French Pulp, j’ai saisi l’opportunité illico.
Justin Case, c’est pour moi la possibilité d’aborder certains sujets – c’est à mon sens la principale fonction du thriller –, certaines aberrations de nos sociétés contemporaines et de les traiter sous la forme de récits rythmés (de "page turner", pour reprendre la terminologie à la mode). J’y travaille dans l’espoir que les ados comme leurs aînés liront ces aventures... et qu’ils pourront aborder ensemble les sujets de fond (la peine de mort, les trafics humains, les mafias modernes, etc.)

spip-slider

Bepolar : Cette fois l’intrigue se déroule à Moscou, qu’est-ce qui t’a donné envie de place ton récit là bas ?
Jean-Luc Bizien :D’abord, une réelle envie de dépaysement – j’ai besoin de voyager avant d’inviter les lecteurs à me rejoindre dans de nouvelles histoires.
La Russie d’aujourd’hui était un cadre que je n’avais pas encore exploité.
Je suis en train d’achever le tome 2 des Veilleurs, qui se déroule à Paris. Je travaille en parallèle à un prochain roman noir, dont l’action prend place à la frontière entre les USA et le Mexique...
Ensuite, le sujet que je voulais traiter à cette occasion – le trafic de matières radioactives, l’avènement des réseaux mafieux internationaux – m’autorisait un clin d’œil appuyé à James Bond et à tous les prédécesseurs de Justin Case.
Dans ce cas... Quoi de mieux que Moscou, sous la présidence de Poutine ?

Un bon thriller s’appuie sur des bases rigoureuses, parfaitement documentées – on n’a pas le droit à l’erreur

Bepolar : Quelle est la part de documentation quand tu écris sur un nouveau pays ?
Jean-Luc Bizien :Elle est conséquente. Quand je n’ai pas eu l’occasion de me rendre sur place – comme pour la série qui prend source en Corée du Nord, ou bien ce titre à Moscou – je reste des heures sur Internet. Tout y passe : reportages, Google Maps, etc.
Je fais l’éponge, j’emmagasine un maximum d’informations, d’images, de témoignages... puis je laisse reposer le tout, pour éviter l’écueil du didactisme forcené. Cet effroyable cour magistral de l’écrivain qui, tout fier de son savoir nouvellement acquis, cherche à l’étaler au risque d’ennuyer prodigieusement son lecteur.
Un bon thriller s’appuie sur des bases rigoureuses, parfaitement documentées – on n’a pas le droit à l’erreur, les lecteurs sont extrêmement exigeants –, mais c’est l’histoire et les personnages qui priment ensuite.
Et le rythme, dans le cas du thriller. Ce tempo si particulier qui génère le besoin de tourner les pages.

Bepolar : Est-ce que tu construis tes polars comme tes romans d’imaginaire ? Est-ce que c’est le même processus créatif, ou d’écriture ?
Jean-Luc Bizien :C’est exactement la même chose, à la documentation près. Même s’il m’est arrivé de croiser des lecteurs qui m’affirmaient que "les dragons, ça ne se comportait comme ça" ou que "ce sortilège ne peut pas exister". Les lecteurs de fantasy sont eux aussi exigeants, mais la documentation rigoureuse n’est pas leur souci premier. Ils sont plus en attente d’une véritable cohérence du monde proposé.
Cela dit, thriller et fantasy se rejoignent à mon sens sur un point : ils sont tous les deux de formidables vecteurs de communication et leurs auteurs peuvent aborder tous les sujets de société, sous couvert d’une bonne histoire, articulée autour de savants rebondissements.

Pour moi, Justin Case serait comme le cousin de Batman et Largo Winch

Bepolar : En parcourant les critiques, j’ai vu que certains lecteurs évoquaient James Bond ou Largo Winch pour parler de Justin. Est-ce que ce sont des références voulues pour toi ?
Jean-Luc Bizien :Tout à fait. Je les revendique et les assume à 200%.
Pour moi, Justin Case serait comme le cousin de Batman et Largo Winch – un milliardaire épris de justice, qui n’hésite pas à prendre des risques et à aller sur le terrain pour savoir exactement de quoi il retourne.
La différence, c’est que Batman comme Largo sont des héros plus adultes (pour ne pas dire "trop âgés"), tandis que Justin permet à la plupart des adolescents de s’identifier à lui – il a tout juste une vingtaine d’années.

Bepolar : Le livre vient de sortir, comment vis-tu ces premiers jours ?
Jean-Luc Bizien :Comme à chaque sortie de nouveau titre depuis bientôt 25 ans : je fais le malin, mais je suis mort de trouille parce qu’un livre, c’est le résultat de semaines, de mois de travail en solitaire et qu’on écrit pour toucher un lectorat, pour partager avec un maximum de monde cette histoire qui nous a fait vibrer en premier chef. Pour essayer de communiquer les émotions ressenties lors de sa création.
Il arrive que le livre manque sa cible et dans ce cas on est malheureux, mais je n’ai qu’une seule véritable crainte : celle de décevoir ceux qui m’ont fait confiance et qui étaient au rendez-vous. Tous ceux qui attendent "le prochain Bizien".

Je mets le point final à Hurlements

Bepolar : Quels sont tes projets, sur quoi travailles-tu ?
Jean-Luc Bizien :Dans l’ordre : j’achève le tome 2 des Veilleurs, je termine un roman noir contemporain et je mets le point final à Hurlements, le jeu de rôle publié en 1989 qui fête ses trente ans – ce qui ne me rajeunit pas.
Ensuite, je passerai à l’écriture du premier tome d’une série historique, qui n’a pas encore d’éditeur.

Bepolar : Et quand pourrons nous te voir en dédicace en 2020 ?
Jean-Luc Bizien :Je vais me faire un peu plus rare en début d’année (j’achève 2019 sur les rotules, après avoir participé à un salon par semaine pendant plus de trois mois mois et je dois m’enfermer pour écrire). De plus, je voudrais me consacrer à mon fils cadet qui viendra peut-être bientôt vivre en Corse lui aussi – dans ces conditions, pas question de repartir sur les routes tous les week-ends.
Disons que je serai beaucoup plus présent au second semestre, d’autant que j’aurai à ce moment-là plusieurs nouveautés à défendre – mais il est encore trop tôt pour en parler.

Galerie photos

spip-slider
spip-bandeau

Votre #AvisPolar

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.