La Frontière des ténèbres - Jean-Luc Bizien

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Résumé :

En répondant à l’appel de son mystérieux homologue coréen, l’ex-grand reporter Seth Ballahan croit s’offrir un séjour d’agrément. Hélas, sitôt arrivé à Séoul avec sa femme et sa fille, il est confronté à un double homicide. Des meurtres impossibles, perpétrés dans un village-pilote, entièrement géré par l’électronique et la video. Qui a frappé derrière les murailles du village ? Qui a pu s’introduire dans cet Eden de façade, ce nirvana sécuritaire ? Quel monstre est assez puissant pour se jouer des caméras, des gardiens et du système de surveillance ?

Ballahan devra, pour le savoir, réunir toutes les pièces d’un puzzle effrayant. et faire équipe, pour l’occasion, avec le seul homme capable de défier les autorités de Corée du Nord. Mais il faudra franchir la terrible frontière du pays le plus fermé du monde et jouer une véritable partie d’échecs avec la mort.

Vos avis

  • Ophé Lit 3 octobre 2018
    La Frontière des ténèbres - Jean-Luc Bizien

    Comme pour le premier roman de la trilogie, ce n’est pas l’intrigue qui m’a emporté mais les personnages…
    L’histoire pour autant est bien construite mais en définitive je voulais davantage connaître le sort réservé aux protagonistes que solutionner l’enquête…
    Jean-Luc nous décrit un peu moins les mécanismes opérant en Corée du Nord, mais il l’avait magistralement bien fait dans le premier tome. Il insiste, en revanche, un peu plus sur les relations entre les deux pays et nous entraîne dans une histoire d’espionnage… Au delà du contexte dans lequel il nous raconte cette histoire, il donne plus de profondeurs et de vie encore aux personnages présents sur ces deux tomes et ce pour mon plus grand plaisir (pardonnez moi de ne pas développer mais je ne m’y risquerai pas pour ne pas divulguer tant des éléments du tome 1 que du début du tome 2).
    J’ai retrouvé Jean-Luc dans ses références musicales mais aussi un petit clin d’œil cinématographique qui m’aura fait sourire (chuuuuut je ne spoilerai pas 😉).

  • C’est Contagieux 20 novembre 2018
    La Frontière des ténèbres - Jean-Luc Bizien

    Si ça te saoules Séoul, va plutôt vers le Nord. Qu’aurais-tu fait en Corée du Sud ? Tu verras, c’est Corée…ment plus accueillant du côté de Pyongyang…
    C’est avec plaisir que l’on retrouve Seth Ballahan et Paik Doo-Song, nos deux personnages au caractère bien trempé de « L’Évangile des Ténèbres » (pour lire la chronique, cliquez ici !).
    Cette fois-ci, ce sont les deux versants de la Corée que va nous faire visiter Jean-Luc Bizien. Le Sud puis le Nord puis le Sud puis le Nord… À en perdre la boussole…

    Car il est surprenant de constater à quel point les deux côtés de la Corée sont aux antipodes l’un de l’autre. Modernisation à outrance d’un côté, obscurantisme répressif de l’autre.
    Selon le versant de la frontière, on passe d’un monde multicolore et chatoyant, sorte de version de l’île des plaisirs de Pinocchio, à un monde monochrome d’une noirceur poisseuse.

    Les chapitres se succèdent comme des fondus enchaînés. Le mot clôturant le chapitre se voit souvent démarrer le chapitre suivant. Une belle figure de style pour une immersion totale. Une écriture puissamment cinématographique.

    L’intrigue est palpitante à plus d’un titre : Espionnage, course-poursuite, mission-suicide, infiltration et dézinguage.
    Ça commence par des meurtres atroces à résoudre et ça finit par un ball-trap meurtrier et une chasse à l’homme en Corée du Nord ou Paik Doo-Song se lance dans une quête désespérée pour retrouver sa femme et son enfant.

    Moins définitif que son prédécesseur, cette frontière des ténèbres ne tient jamais aussi bien en haleine que quand l’action se situe en Corée du Nord. Dès lors, la parano vous reprend et ne vous lâchera plus qu’en dehors de la frontière. Mais avant d’en sortir, vous frissonnerez de tous les membres de votre corps…

    Bizien bat du tambour quand il écrit, il vous tambourine ses mots, à coups de grosse caisse, accélérant ses chapitres tandis que l’intrigue court à sa conclusion. Comme une sorte de montage « hyper cut », resserré à l’extrême.
    Et vous tournez les pages, vous tournez les pages, le front en nage, le souffle du dragon (Imoogi en coréen) sur votre échine, le palpitant qui menace à tout instant de se décrocher, la gorge sèche… Et si ? Et si ? Noooon !

    En plus d’être un thriller haletant, ce livre est avant tout une ode aux sentiments humains, l’amour bien sûr, mais l’amitié aussi. Des sentiments exacerbés parce qu’une vie vécue intensément l’est. Pas de demi-mesure ni de passivité ici. Les liens sont noués à l’extrême.

    Plus que l’intrigue c’est ce sentiment de bien-être qui en découle. Seth Ballahan s’est réconcilié avec sa femme, a laissé de côté rancœurs et colère et aspire à la plénitude du bonheur.
    Et on se dit que l’auteur devait lui-même être en plein conte de fée amoureux pour laisser autant son cœur parler et nous régaler de cette ambiance feutrée. Soupirs… Ah l’amour… Re-soupirs… (Et c’est à petits pas, sans bruit, que nous refermons la page Gossip).

    Sans compter les superbes phrases lâchées par l’auteur : « Il était resté silencieux, un bol de thé fumant à la main, tandis que le ciel de plomb se veinait de feu, que des coulées de lave incandescentes striaient la voûte, éparpillant des copeaux d’or fin qui chassaient l’obscurité en scintillant. » Brillant.

    C’est beau, c’est bien, c’est Bizien.

    https://cestcontagieux.com/2015/09/23/la-frontiere-des-tenebres-de-jean-luc-bizien-la-chronique-recommandee-par-kim-jong-un/

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