Le Berceau des ténèbres -Jean-Luc Bizien

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Résumé :

Ancien officier des services de renseignements, militaire parfaitement entraîné, le lieutenant Paik Dong Soo est parvenu à quitter l’enfer de son pays-prison, la Corée du Nord. Grâce à son ami le journaliste américain Seth Ballahan, il a réussi à exfiltrer sa femme et son fils et à gagner New York. Pour lui, le plus dur est désormais de s’adapter à ce nouveau monde, où la liberté le paralyse. Jusqu’au jour où un étrange visiteur fait appel à ses anciennes compétences. Des enfants ont été enlevés en plein Chinatown, les gens sont inquiets et pour les commerçants, la peur est le pire ennemi des affaires. Incapable de son côté de recueillir le moindre renseignement fiable au coeur d’une communauté fermée, la police est impuissante. Pourtant, jour après jour, les rumeurs les plus atroces se propagent. Il faut intervenir vite. Puisque les voies judiciaires sont lentes, restent les méthodes radicales de Paik Dong Soo. Avec les risques qu’elles comportent...

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Vos avis

  • Ophé Lit 3 octobre 2018
    Le Berceau des ténèbres -Jean-Luc Bizien

    C’est avec regrets que j’ai achevé la trilogie des Ténèbres de Jean-Luc Bizien avec le tome 3 : Le berceau des ténèbres.
    Ne vous y trompez pas, je ne regrette en rien cette lecture, mais les personnages auxquels j’ai fait mes adieux.
    Comme je l’avais évoqué sur mes retours des tomes précédents, les personnages de cette trilogie sont attachants. Charismatiques, torturés, écorchés par la vie, je me suis prise d’une réelle affection pour eux et c’est donc avec regrets que je les quitte et que je les laisse poursuivre leurs vies au delà des pages de ce roman.
    Ce troisième tome est mon préféré des trois. Outre les Seth Ballahan et Paik Dong-Soo qui ont pris davantage d’épaisseur et davantage vie dans mon esprit, l’intrigue est captivante.
    Jean-Luc nous promène dans New York, nous fait découvrir les mécanismes des mafias de quartier…
    J’ai retrouvé les références musicales chères à Mister Bizien, mais aussi des références cinématographiques et un clin d’œil à un autre auteur de la Ligue de l’Imaginaire (sauf erreur de ma part et tu me corrigeras si c’est le cas JL).
    On y découvre un Dong-Soo en pleine dissonance cognitive… comment trouver son équilibre dans une ville qui permet toutes les libertés et tous les excès quand on a grandit en Corée du Nord, sous le joug de la dictature…
    Quant à Ballahan le voilà Directeur du journal, papa attentif et mari hyper attentionné…
    Au coeur de la Grosse Pomme, Ballahan le journaliste et Dong-Soo l’ancien militaire Nord Coréen se lancent à la poursuite d’un énigmatique fantôme « The Ace », auteur d’enlèvements d’enfants au coeur de Little Italy et de Chinatown…
    Je vous conseille vivement de plonger au cœur de cette trilogie, de partir à la découverte des deux Corées, de l’amitié, de la plume de Jean-Luc et de ses références musicales…

  • C’est Contagieux 20 novembre 2018
    Le Berceau des ténèbres -Jean-Luc Bizien

    Ça devrait être interdit de nous régaler autant… Après quatre années de quasi-absence, Jean-Luc Bizien revient et emporte tout sur son passage, tel un torrent, bringuebalant le lecteur, brindille impuissante qui va se laisser submerger par les flots, se cogner la tête contre les rochers, abîmer son dos sur les dénivelés pour terminer exsangue, sur le cul, une fois la source tarie. Pfiouuuu, c’est pas de tout repos la vie d’un lecteur… Puissant, haletant, addictif, ce livre est à l’image de son auteur, incontournable !
    Dernier-né d’une trilogie atypique (la trilogie dite des Ténèbres) mettant en scène un flic Coréen du Nord, Paik Dong-Soo et un journaliste américain frondeur, Seth Ballahan, Bizien crée un univers original, à la continuité linéaire et cohérente. Après deux incursions en Corée du Nord, c’est à New-York que nous allons suivre nos deux compères.

    Il est à signaler que l’auteur ayant bien amené les choses, il n’y a aucun besoin d’avoir lu les deux volets précédents (qui eux avaient une vraie gémellité) pour lire celui-ci. Au contraire, c’est l’esprit vierge que vous aborderez cette forêt hospitalière dont les feuilles bruissent d’une douce sonorité et les sentiers lumineux vous indiquent le chemin. C’est quasiment un stand-alone. Vous pouvez donc y aller les yeux fermés.

    Vif, aux enjeux débordants qui dégoulinent du bouquin tellement ils sont amples, ce livre est un condensé de sensations frétillantes. L’intrigue est intense, tendue comme un fil de corde, tranchante comme une lame de rasoir. Tu sens bien que tes mains s’arrachent sur la surface abrupte et coupante des pages tournées. Mais tu n’arrives pas à arrêter de les tourner ces satanées pages.
    Le style est fluide, maîtrisé, les chapitres claquent au vent, s’entrechoquent. De véritables bouffées d’angoisse s’insinuent insidieusement… Oubliez vos ongles soignés et propres, ça va ronger sec !

    Quand Ballahan devient Callahan (oui, l’inspecteur Harry !) et que Paik dégraisse du voyou (en plus de votre vaisselle), c’est sanglant, suintant, angoissant et ça ne fait pas de quartier.

    Le travail sur la caractérisation est monstrueux, autant te dire que l’empathie tu la prends en pleine gueule.
    Bizien a ce talent extraordinaire de faire évoluer ses personnages d’un livre à l’autre avec finesse et cohérence que ce soit dans leur attitude, leur caractère et leur ouverture au monde qui les entoure. A travers eux, c’est l’auteur que l’on voit grandir, sa psychologie que l’on voit évoluer. Le livre de la maturité en somme.

    Avec Paik Dong-Soo, Bizien invente un personnage iconique, quasi mythique dont le mutisme et l’hermétisme en font une figure instantanée de la littérature de genre. Un vrai héros tout droit sorti des meilleurs thrillers asiatiques. Dong-Soo importe la dangerosité de la Corée du Nord en plein Manhattan. Glacial.

    Quant à Seth Ballahan, le travail d’humanisation apporté par l’auteur à ce personnage est tout simplement phénoménal et hypra-réaliste. Il se dit que l’auteur a mis beaucoup de lui dans Seth, ce qui le rend d’autant plus attachant.

    Mais pas de bonne histoire sans de bons méchants disait Sir Alfred.
    Le vilain principal, The Ace, remplit parfaitement son rôle. C’est LE bad guy absolu, sadique, malade, tourmenté, effrayant. Une figure du mal qui ne prend plaisir que dans la souffrance. Un must !

    Et il n’est pas seul, le bestiaire est riche : Truands italiens, mafia chinoise, gueules cassées des bas-fonds, psychopathes torturés…
    Bizien, au sommet de son art, se permet même une scène à la « Indiana Jones » qui distille, alors que la tension est à son comble, un large et généreux sourire au lecteur (un peu gore quand même le sourire). Mais c’est la force de ce bouquin d’insuffler un peu d’humour et quelques situations cocasses, de grandes envolées viriles et une bonne dose d’amitié à une intrigue poisseuse et stressante.

    En parlant d’amitié, impossible de terminer cette chronique sans citer l’emprunt d’un des personnages fétiches de Maxime Chattam qui joue un rôle-clé dans le livre. Excitant. Vous allez adorer.

    Pour résumer : c’est Beau, c’est Bien, C’est Bizien !
    https://cestcontagieux.com/2015/10/04/le-berceau-des-tenebres-de-jean-luc-bizien-la-chronique-preferee-du-leader-supreme/

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