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Du poison dans la tête - Jacques Saussey

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Résumé :

Une femme, en plein hiver, se jette nue dans la Seine. Un homme qui prend possession de ses victimes, les ruines, puis les oblige à se suicider. Un colis qui arrive entre les mains de Magne, fait remonter à la surface une affaire de plus de 30 ans. Comment mener deux affaires de front, quand vos vie perso part en vrille ?

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Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 24 octobre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    J’avais découvert Jacques Saussey en octobre 2018 avec son roman « Enfermé.e » qui m’avait littéralement scotchée au mur par l’émotion qu’il avait suscitée en moi en abordant une thématique oh combien douloureuse dont on parle peu : naître dans le mauvais corps. Je ne connaissais pas alors son couple d’enquêteurs Lisa Heslin et Daniel Magne que le lecteur aguerri a déjà découvert dans de nombreux ouvrages précédents. Si j’en crois sa biographie, « Du poison dans la tête » est donc le huitième volume des enquêtes de ce binôme. Les éditions French Pulp ont eu la gentillesse de me l’adresser et je les remercie de m’avoir fait découvrir cette plume. Si vous me suivez, vous savez que je me suis jetée sur la première librairie venue pour acheter tous les livres de Jacques Saussey qu’elle avait en rayon. Quand on aime….

    Lorsque je débute la lecture d’un thriller, j’aime être happée dès les premières pages. Parfois, l’auteur décide de prendre un peu son temps pour installer son intrigue, ses personnages ou la thématique qu’il souhaite aborder : pas Jacques. Jacques met les pieds dans le plat en publiant d’entrée de jeu des chiffres qui donnent le tournis : 219 000 femmes âgées de 18 à 75 ans subissent en moyenne et chaque année, des violences physiques et/ou sexuelles de leur partenaire, ancien ou actuel, 94 000 sont victimes de viol ou de tentative de viol, une seule sur 10 porte plainte, 91 fois sur 100, l’agresseur est une personne connue de sa proie, dans 47 % des cas, c’est le conjoint ou l’ex-conjoint… Je vous laisse méditer.

    La thématique m’apparaît immédiatement, et après quelques recherches sur l’auteur, j’ai la certitude que le monsieur est un défenseur du droit des femmes, ce qui me le rend immédiatement sympathique. Le chapitre 1, direct, cruel, terriblement sadique ne fait que confirmer mes premières impressions : nous n’allons pas à la rencontre d’un enfant de chœur, mais un salopard, pervers narcissique puissance 10 qui profite de certaines habilités pour s’introduire dans le mental des jeunes femmes qu’il séduit, pour les amener jusqu’au suicide psychologiquement assisté. « Dans son regard éperdu, elle a insufflé tout l’amour qu’elle avait pour lui. Il a perçu sa confiance, et son désespoir aussi. Mais les routes que parcourent les êtres humains ne sont pas parallèles comme des rails de chemin de fer. Les aiguillages sont inévitables, à la longue. »

    Je ne sais que peu de choses sur le couple Lisa / Magne, mais je suis évidemment avide de découvrir dans les opus précédents comment leur relation a commencé et évolué. Je ne peux que parler de ce roman-ci où je me pose mille et une questions sur ce duo qui semble avoir un fonctionnement particulier, une communication minimaliste, énormément centrée sur le langage corporel plus que sur la parole, et surtout parent d’un petit Oscar adopté lorsqu’il avait 4 ans. Après le chapitre 1 qui fait un peu office de prologue et aiguille le lecteur sur une future enquête, qu’elle ne fut pas surprise de découvrir que Jacques Saussey avait aussi d’autres projets de thématiques pour son livre.

    D’abord, ce roman met en lumière la résurgence du passé et l’effet totalement dévastateur qu’il peut avoir sur nos vies. La personne concernée par la résurgence d’un souvenir ou d’un secret se métamorphose en quelqu’un de totalement différent, obsédée par ce passé qu’elle croyait définitivement enterré. Le cerveau est un organe fabuleux qui se charge alors de vous faire disjoncter. Les réactions deviennent tripales, l’analyse feutrée des faits passe au second plan, cette personne marche alors sur un fil suspendu dans le vide. J’appelle ça un héros à la Olivier Marchal, naviguant sur la tangente de la ligne rouge, y posant de plus en plus souvent un pied. Malheureusement, ce genre de comportement a vite tendance à déborder du cadre personnel et s’étend très vite à l’entourage, touché lui aussi, par ricochet, par une chose qu’il ne comprend pas. Quand s’ajoute à cette situation déjà précaire, une seconde résurgence du passé, qui concerne là aussi le domaine affectif, qui met gravement en danger l’équilibre familial, la stabilité et l’harmonie commencent à sérieusement tanguer. Jacques Saussey fait ressurgir le passé de deux manières bien précises, certes différentes, mais dont le résultat est le même : la fin d’une ère.

    Si le lecteur suit donc deux enquêtes, un prédateur à coffrer et l’ouverture d’un coffre qui fait ressurgir les mystères du passé, il est surtout le témoin de l’évolution d’une famille sur le point d’imploser. J’ai été très touchée par la façon que l’auteur a eue de démontrer comment de harcelé, on devient harceleur. Par une écriture délicate et méthodique suscitant compassion et peine, l’auteur parvient à inverser la vapeur en transformant la souffrance ressentie en hargne et volonté d’être respecté. Comment un être doux, docile et tendre peut-il devenir un petit caïd ? La démarche est à mon sens d’une grande finesse d’analyse, sans jugement, simplement en explorant la somme des possibilités.

    Par extension, « Du poison dans la tête » est aussi une photographie à l’instant T de notre société, de ses problématiques et de ses contradictions. Ce que j’aime énormément chez les auteurs français de noir c’est cette habilité à introduire des thématiques très actuelles sous le prétexte d’une enquête, qui n’en reste pas moins intéressante, mais qui permet de réfléchir au monde qui nous entoure par un autre prisme que la becquée quotidienne vomie par BFM TV. Ainsi, la problématique de l’immigration clandestine ce n’est pas juste de gober des images terribles de gens désespérés agglutinés sur un bateau et accueillis par la police. Elle peut impliquer bien d’autres drames plus personnels qui méritent d’être soulevés.

    Bien sûr, je ne néglige pas la passionnante thématique de l’emprise et de la déconstruction du mécanisme d’action des prédateurs « ces amibes de l’âme » : annihilation de la personnalité par l’instillation de mots blessants pour rabaisser l’autre, manipulation, isolement de la victime. « Son trip, c’est de planter ses griffes dans le cerveau d’une proie et de se substituer à sa propre volonté. Il s’y infiltre et dévore tout ce qui s’y trouve. Plus il détruit sa victime, et plus il resplendit. Et lorsqu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même, quand il lui a rongé jusqu’au moindre neurone, il s’en va et abandonne sa carcasse sur le bord de la route. » Cette fascination pour son bourreau, très souvent charismatique, l’aveuglement, la masturbation cérébrale permanente pour trouver d’invraisemblables excuses pour absoudre ses actes, ou ses paroles, je les ai vécues dans mon cœur de mère, lorsque mon aînée a croisé sur sa route ce genre de personnage. On prend alors toute la mesure du phénomène, en se rendant compte qu’il est impossible de raisonner la victime et que pour la « sauver », il faut tenter de se frayer un chemin dans sa capacité de réflexion et d’analyse au milieu de toutes les émotions qui la traversent. Une bataille à mort contre un monstre invisible, un véritable chemin de croix, une lutte entre sentiments et raison.

    Qu’est-ce que la sauce Saussey ? Une écriture précise, minutieuse, parfois chirurgicale. Un récit construit intelligemment qui se passe de surabondance de twists, de retournements de situation farfelus, de situations grotesques ou de réactions irréalistes. Avant tout, Jacques Saussey est un observateur sagace de notre société et c’est fidèlement qu’il retranscrit ce qu’il voit. Il ne verse pas dans la surabondance ni dans le clinquant. Et vous savez quoi ? Ça fonctionne parfaitement bien. Ce roman se lit avec grand plaisir, tout seul, addicts que nous sommes à cette retranscription fidèle de la réalité.

  • Sonia Boulimique des Livres 24 octobre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    Huitième récit des aventures du couple d’enquêteurs Daniel Magne et Lisa Heslin. Peut tout à fait se lire indépendamment des autres.

    Voilà une enquête à tiroirs qui va vous tenir en haleine du début jusqu’à la fin.

    Daniel et Lisa ont adopté Oscar, lui offrant une vie équilibrée. Sauf qu’Oscar est le souffre-douleur de ses camarades de classe.

    Daniel reçoit un bien étrange colis au Bastion. Cette boîte de Pandore va lui exploser à la figure. Son passé remonte à la surface, ce drame qu’il a vécu en 1975. Dès lors, il n’aura de cesse de trouver celui qui a enlevé la vie dans des conditions atroces à Fanny. Même si cela doit lui coûter sa carrière, son mariage ou sa vie.

    Un site de rencontres, un musicien charmant à la recherche du grand amour, un prédateur, manipulateur, violent, prêt à tout pour assouvir sa soif de possession et de domination mentale.

    Myriam, à bout, poussée au suicide par….

    Ludo, Fred et Ophélie, flics, vont mener une enquête en dehors de toute procédure, aux trousses d’un assassin, une vengeance à la vie à la mort.

    Alexandra, roumaine, obligée d’écarter les cuisses pour subvenir à ses besoins, cache une terrible blessure.

    Cela fait beaucoup d’histoires et de tranches de vie qui vont se télescoper et se fondre les unes dans les autres. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour chacun des personnages, ils m’ont tous offert des sentiments différents pour chacun mais oh combien intenses.

    Le rythme est soutenu, on passe d’un récit à un autre, tous les protagonistes défilent, chapitre après chapitre, ou même paragraphe après paragraphe, augmentant un peu plus la vitesse et donnant un relief supplémentaire. Le lecteur reste accroché à tout ce qu’il peut, accoudoirs, mouchoir, mug, bouquin.

    La famille, qu’elle soit de sang ou de cœur, le passé, les déviances, les personnes toxiques sont autant de thèmes que l’on retrouve à travers ces vies brisées. Alors, oui, c’est noir, car Jacques porte un regard très réaliste sur notre société, mais il ne verse jamais dans le pathos. La violence n’est pas que physique, et ça, on a trop tendance à l’oublier. La violence que l’on ne voit pas, que l’on ne devine pas, fait bien plus mal que les coups.

    La plume de Jacques est magnifique, à la fois simple et complexe, maîtrisée et terriblement addictive. Tout s’emboîte, c’est hallucinant. D’une fluidité incroyable.

    Un roman à dévorer sans modération d’un auteur qui assoit un peu plus son talent dans le monde du polar. Je serai prête pour la suite, j’ai hâte de voir rebondir tout ce petit monde !

    Je remercie les Éditions French Pulp pour cet envoi.

  • Sharon 24 octobre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    Ce livre est la huitième enquête de Daniel Magne et Lisa Heslin. C’est toujours bon à savoir pour les fans qui, j’en suis sûre, se précipiteront sur ce volume, parce qu’il est toujours agréable de retrouver une nouvelle aventure de ses héros. Il est non moins agréable de découvrir de nouveaux héros, même en prenant, comme moi, le train en cours de route.
    Daniel et Lisa sont en couple, ils sont les parents adoptifs d’Oscar, qui a été abandonné, déjà grand, quatre ans plus tôt. Ils ont également une magnifique bergère allemande, Sham, très attachée à Lisa. Dis ainsi, cela pourrait vous faire penser à une vie de famille très classique. Mais le passé revient en force, de trois manières différentes, et cela fait beaucoup pour un seul couple, un seul service.
    Lisa ne voulait plus que Daniel ait de secrets pour elle, il en aura un, quand un vieux camarade d’enfance, décédé, lui fait envoyer une boite contenant des effets qui lui rappellent leur dernière année de collège, l’année où Fanny fut assassinée – et l’assassin jamais retrouvé. Cold case à l’américaine ? Ce serait vraiment trop facile, parce que l’on ne travaille pas ainsi en France (la prescription existe, les dates de clôture de dossier quand un nouvel élément n’est pas trouvé aussi) et parce que les enquêteurs ont déjà beaucoup à faire avec les affaires encore en cours, les affaires pour lesquelles on peut encore trouver de nouveaux éléments. Pourtant, Magne ne renonce pas – quarante ans qu’il traîne ce poids sur le coeur, il ne va pas renoncer maintenant que quelqu’un lui rappelle le passé. Il en devient obsessionnel au point de presque oublier Lisa et Oscar.
    Et pourtant, pendant ce temps, le passé se manifeste d’une autre manière. Oui, je sais, écrit ainsi, c’est presque mélodramatique. Pourtant, c’est presque rempli d’espoir qu’est cette partie, pour Oscar. Vous me direz que l’espoir et l’amour ont une drôle d’apparence. Pourtant, il illustre jusqu’où une mère peut aller pour son enfant – loin, vous vous en doutez, et c’est vraiment le fil conducteur de deux des intrigues qui composent ce roman.
    La troisième ? Comme la première, elle illustre le titre du roman. Oui, c’est du poison, littéralement, que distille un homme dans le coeur d’une femme, au point de l’amener à se couper des autres, à se vider de toute sa personnalité, au point de disparaître complètement. Oui, de tels hommes existent, malheureusement, et si je n’en ai pas croisé personnellement, j’ai pu constater les ravages qu’ils peuvent entraîner. Je ne pense pas être la seule. Ce roman les pousse à son paroxysme, en nous montrant les conséquences pour les proches, mais aussi le mécanisme par lequel le prédateur (je n’ai pas d’autres mots) met sa proie sous son emprise – le genre des mots convient parfaitement à la situation.
    Alors, Du poison dans la tête n’est pas un livre facile, aimable, un roman policier que l’on lit pour se distraire. Il nous montre un instantané de la société française, de la place aussi que l’on veut bien donner à certaines personnes – leur valeur diffère selon leur date d’arrivée sur le territoire – la manière dont les femmes peuvent être protégées ou pas – la violence n’est pas que physique, nous ne devons pas l’oublier, et elle est encore plus difficile, pour ne pas dire impossible à prouver.
    Et s’il fallait conclure d’une phrase, je vous dirai : « un livre à lire si la société française contemporaine vous questionne ».

  • universpolars 2 novembre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    L’entrée en matière révèle déjà bien des points sensibles au niveau de la nature humaine. Suicide, manipulation, domination, mais aussi harcèlement dans le cercle scolaire, douleurs, silence et frustrations. L’adolescence, quelle période violente !

    Nous retrouvons le commandant Daniel Magne, de la criminelle de Paris, qui va nous emmener très très loin. Oui, très loin en arrière, jusqu’en 1975 (excellente année, soit dit en passant ...).

    Lorsque de vieux souvenirs resurgissent d’un coup, sans crier gare, cela peut être assez violent et même douloureux. Un colis adressé à son nom, provenant du passé et atterrissant sur son bureau, sera l’outil nécessaire pour ouvrir une brèche sur ce passé.

    C’est avec beaucoup d’adresse que l’auteur nous emmène dans le temps, où nous allons effleurer une affaire criminelle. Des faits ignobles commis plus de 40 ans en arrière. Nous nous enfoncerons toujours un peu plus, comme dans un marécage, vers des faits anciens qui s’animeront toujours un peu plus, qui reprendront de la couleur, de la consistance et beaucoup de noirceur.

    Ce récit va prendre une tournure qui va vous donner quelques belles émotions. La plus forte sera probablement la haine. Une vive répulsion accompagnée d’une frustration collante et insupportable. Un vent froid chargé d’impunité, d’injustice, va souffler contre vos yeux plissés, gorgés de rage et de rancœur !

    C’est du moins ma propre émotion, mais aussi celle du commandant Daniel Magne !

    L’auteur nous enlisera également dans une violence perverse et sadique : la violence psychologique, le contrôle ou encore ce que l’on peut appeler le stalking. Un pervers narcissique détruit tout de l’intérieur, en grattant toujours plus loin, plus fort, patiemment, jusqu’à atteindre l’âme de sa victime. Cette intrigue vous expliquera ce phénomène en détail.

    Ce millésime de Jacques Saussey vous fera aussi entrer avec indiscrétion dans la sphère familiale du commandant Magne. Le mot déchirement sera celui qui vous viendra peut-être en premier lorsque vous tournerez ces pages impliquant cette famille.

    Mais, au final, c’est le mot justice que vous murmurerez, en vous demandant peut-être ce qu’elle représente vraiment. Qu’est-ce qui est juste ? Qu’est ce qui est bien ou mal ? Par rapport à quoi ? A qui ? Êtes-vous parfois persuadés de faire quelque chose de juste ? En êtes-vous certain ? Ou alors essayez-vous juste de vous en persuader ? La justice des hommes est-elle infaillible et son fonctionnement protège-t-il vraiment les victimes ? Vaste sujet ...

    Jacques Saussey, par diverses situations familiales ou criminelles, mais toujours tragiques, nous pousse à ces quelques réflexions.

    Ce polar, très bien écrit, est à lire, évidemment.

    Bonne lecture.

  • L’atelier de Litote 5 novembre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    Nous retrouvons dans cette huitième enquête Daniel Magne et Lisa Heslin et je ne m’en lasse pas, au contraire je reconnais à l’auteur son talent pour continuer à me surprendre avec un couple hors normes que j’adore. Aussi c’est un peu le pavé dans la marre avec non pas une enquête mais trois enquêtes. En parallèle Daniel Magne voit son passé resurgir et menacer de l’entraîner loin, très loin. Lisa Heslin mènera un combat personnel pour son fils Oscar et deux personnages secondaires Ludo et Fred, travaillant sous les ordres de Daniel viennent un peu plus sur le devant avec la traque d’un pervers narcissique redoutable. Quand au jeune Oscar son parcours reste édifiant et l’amorce d’une transformation voit le jour. Le thème de la violence faite aux femmes est particulièrement bien traité. Au-delà des coups, il existe aussi une violence psychologique, qui peu s’insinuer dans un couple, dès la lecture du premier chapitre, il nous met K.O. Un scénario riche et brillant qui nous confronte au travers de l’être humain ? Un superbe travail sur le poids du passé qui peut continuer à nous hanter et dont les ondes de choc n’en finissent plus de nous bouleverser. Un style précis, proche de l’humain, de l’empathie et des chapitres courts, ont fait défiler les pages avec passion. Une lecture coup de cœur donc pour ce thriller troublant, qui fait trébucher le lecteur pour mieux le rattraper au prochain rebondissement. C’était fort, intense et porté par une superbe galerie de personnages profonds et attachants, du plus jeune au plus ancien. A les voir ainsi poussés dans leurs retranchements on ne peut qu’être à fond derrière eux. Un thriller qui nous parle de notre société dans ce qu’elle peut produire de plus abjecte et toujours la place de la femme qui n’en finit pas d’être bafouée. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/11/05/37714178.html

  • Sangpages 7 novembre 2019
    Du poison dans la tête - Jacques Saussey

    Grande fan des écrits de Jacques, je ne me suis pourtant jamais attaquée à sa série "Magne" qui compte déjà 8 opus avec celui-là. Jamais simple de repiquer en cours de route.
    Frustrée, je me suis tout de même lancée, sans filet, sur ce petit nouveau en me disant que j’allais bien voir. J’ai clairement perdu en substance et ressenti que la profondeur des personnages allait bien au-delà d’un seul livre puisque je me suis même déjà attachée à eux dans ce cours espace-temps. Je m’y suis cependant retrouvée et n’ai eu aucun souci à suivre la trame qui reste propre à chaque volume. C’est bien dommage pour moi, mais je reprendrai, sans doute, la totalité à contre sens.
    Tu feras face, dans cet opus à deux affaires : Un cold case qui touche Magne de très très près et qui l’atteindra de plein fouet et une autre qui concerne Ludo. Deux affaires aux tenants émotionnels puissants et aux aboutissements qui le sont tout autant.
    Et puis il y a Alexandra qui débarque de Bucarest...
    Il existe de multiples façons de tuer et Jacques, dans ce récit, aborde sans doute celle qui est, à mes yeux, la plus abominable, la plus perfide, la plus insidieuse et surtout celle qui est quasiment impossible à prouver. Presque le crime parfait, en fait...
    Il le fait avec une grande sensibilité, beaucoup d’émotions sans tomber dans le mélodrame.
    Il distille le poison dans ta tête goutte après goutte et avec brio !
    Un livre où l’émotionnel omniprésent, prend, sous la plume aiguisée et sensible de Jacques, des chemins forts et percutants qui te toucheront sans aucun doute.
    Il aborde la problématique de l’emprise, du lavage de cerveau jusqu’à l’épuisement de toute substance et je dois dire que c’est rudement bien décrit.
    Il te parle aussi, au travers des personnages des douloureuses conséquences de l’adoption. De quoi faire ramollir un cœur de mère.
    Il te parle de la vie de gens, d’une société malsaine. Il te parle de toi, de moi, de nous tous.
    Bref tu l’as compris, c’est beau, c’est dur, c’est bon.
    Si t’as suivi la série c’est encore mieux parce que le final te surprendra j’en suis sûre.
    Si t’as pas suivi, comme moi, c’est dommage, mais peu importe, c’est percutant, c’est ultra bon et c’est à lire !

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