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Je serai le dernier homme... - David Coulon

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Résumé :

Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer... Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi-dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre, pourquoi le garde-t-il tentant tant bien que mal de masquer les odeurs putrides qui s’en dégagent ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

Vos #AvisPolar

  • Sangpages 21 août 2018
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Un livre très particulier. Original, différent.
    Un style très particulier, lui aussi. Très direct, très percutant, incisif et perturbant. Des phrases courtes qui t’emportent dans un tourbillon. Un récit à la première personne comme je les aime.
    Un vrai truc de dingue !
    300 pages dans la tête d’un homme qui prend LA mauvais décision et qui s’enlise, s’embourbe complètement…
    Tout est vu au travers des yeux de cet homme dont on ne connait même pas le nom. Tout est flouté, comme dans une espèce de brouillard, celui de sa culpabilité qui donne un écho à tout ce qui l’entoure.
    "Je serai le dernier homme" est une véritable expérience littéraire...
    J’ai eu l’impression de mettre les pieds dans un de ces carrousels, t’sais comme dans les places de jeux pour le gamins et que le David s’est emparé du "volant" et s’est mis à faire tourner le truc sans jamais vouloir s’arrêter.
    L’estomac au bord des lèvres, la tête sans dessus-dessous.
    Au passage, mes yeux voyaient ces entreprises qui bouclent, qui liquident à tout va comme on se débarrasse de vermine.
    Au passage j’ai aperçu la femme de cet homme et sa fille de 4 ans.
    Et puis j’ai commencé à voir l’horreur et là j’ai fermé les yeux…
    Et puis quand il a enfin décidé de lâcher le "volant" le David, je me suis retrouvée éjectée du truc, le cul par terre, hagarde.
    Je ne pouvais plus respirer, mes poumons étaient comprimés par le poids des mots, mes yeux brûlaient des images qui s’y étaient imprimées.
    Me suis levée, pantelante…
    Et maso que je suis...Suis allée voir si j’en avais d’autres dans ma biblio des bouquins au David, histoire de pouvoir refaire un tour de manège 😁
    Enorme coup de cœur pour ce livre !
    Précipite-toi, mais soit prêt à vivre une expérience unique...

  • Laure Manda Marie 26 septembre 2018
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    On rentre directement dans le sujet avec le personnage principal qui est au chômage, et qui par une soirée avec sa maîtresse, rentre chez lui tout en étant alcoolisé par une route qui va chambouler le reste de sa vie !

    Un livre noir, bien glauque mais addictif à souhait. Un livre plein de rebondissements et qui monte en intensité.

    MM

  • jean_paul_dos_santos_guerreiro 25 octobre 2018
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Bonjour à toutes et à tous…

    Très belle surprise dès le début de ce roman…
    Le premier chapitre est tout simplement excellent, le style, le sujet de toute beauté…

    Mais très vite on sombre dans un univers vraiment noir avec énormément de tension et de suspense.
    Les autres chapitres sont tous dans la même veine (phrases très courtes, nerveuses à la première personne du singulier, sans pour autant que l’on s’identifie au personnage principal, mais qui m’a permis vraiment de percevoir tout ce qu’il ressentait.

    La pression monte, monte…
    La question est, qu’aurions-nous fait à sa place ?
    On s’englue au fur et à mesure du récit dans les hésitations du héros, dans une noirceur qui va très vite fleurter avec l’horreur. L’utilisation de la première personne est magnifiée par la tension et l’histoire incroyable qui se déroule sous nos yeux jusqu’à la dernière ligne…

    Ne passez pas à côté de petit bijou, l’écriture y est vraiment intense !
    Énorme coup de cœur.

    Un petit coucou aux éditions Lajouanie, une fois de plus ses choix sont excellents et un bisous à Caroline pour ses couvertures toujours au top !

    Extrait :
    “Nous sommes loin de la douleur du monde. Nous sommes ensemble. Nous nous aimons.
    Je me souviens de ces phrases.
    Non. Nous ne nous aimons plus.
    je ne t’aime plus.
    On ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime. Ils se dévoilent, puis se referment dès qu’émerge la partie la plus sombre de leur être. Comme des plantes vénéneuses. Belles, odorantes, nous nous ouvrons, puis nous dévorons.
    Nous cachons en nous la faim et l’horreur.
    Nous nous refermons.
    Nous ne voulons pas que l’autre puisse voir ça.
    Je suis ta plante vénéneuse, Mathilde. Je me referme, tu ne me connais pas, tu ne me connais plus.
    je me souviens. Je me souviens de la main de Mathilde dans la mienne, de la petite main d’Emma.
    Je me souviens de ma femme, de ma fille.
    Je me souviens.
    Nous nous aimions.
    Nous étions loin de la douleur du monde.“

  • AUFILDESPAGES 28 février 2019
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Mamamia ..... on peut recommencer j’étais pas prête !!!
    Mais qu’est ce que c’est que ce bouquin ?!? WTF quoi !!!
    Ne vous fiez pas à sa taille car il est petit mais costaud et va vous retourner le cerveau et les boyaux là c’est sur !
    Imaginez un mec lambda le monsieur tout le monde ... un soir sur la route après une visite chez sa maitresse (oui la ca fait moins Mr tout le monde) voit une nana surgir des champs de blé il sort et elle tente de lui voler sa voiture ... Ni une ni deux réflexe de la sortir du véhicule la pousse et la pauvre tombe et meurt sur le cou !! Ahhhhhhhhhhhhhhh et la suite .... Ouch à vous de lire !

    Cependant dans ce thriller noir il y a des scènes trop caricaturales grrr et a force de livre ce genre de livre je m’y attarde le plus ... La tournure est carrément innatendue dans ce livre ;) en tout cas si vous l’ouvrez ...vous plongez avec ....

  • LilyRavioly 16 mars 2019
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Un chemin dans la campagne normande, trois heures du matin. Un homme passablement éméché, rentrant de chez sa maîtresse, regagne son domicile en essayant d’éviter les contrôles de police. Fenêtre ouverte pour tenter de se dégriser, il entend un coup de feu. S’arrête, descend, tend l’oreille. Fait le tour de sa voiture. Une silhouette apparaît, se précipite au volant et tente de démarrer... Courte échauffourée, il éjecte l’intruse de son véhicule, la tête de la malheureuse heurte une pierre. Le fêtard, dont nous ne connaîtrons jamais le nom, se retrouve avec le cadavre à demi-dénudé d’une jeune fille. Pourquoi dépose-t-il le corps dans son coffre, pourquoi le garde-t-il tentant tant bien que mal de masquer les odeurs putrides qui s’en dégagent ? Pourquoi cette fille était-elle seule dans ce champ de blé ? Et pourquoi agit-il de manière aussi incohérente ? Notre héros serait-il le dernier homme à pouvoir répondre à ses interrogations ?

    « On ne connaît jamais vraiment les gens qu’on aime. Ils se dévoilent, puis se referment dès qu’émerge la partie la plus sombre de leur être. Comme des plantes vénéneuses. Belles, odorantes, nous nous ouvrons, puis nous dévorons. »

    Ce roman est une bombe. Il m’a à la fois emballée, et malmenée. Je n’ai rien lu depuis plusieurs jours à cause de lui. Je lui en veux. De m’avoir autant plu. De m’avoir baladée. De m’avoir rendue accro. Et surtout, surtout, je lui en veux d’avoir eu une fin. Parce que c’est le genre de roman que j’aurai aimé ne jamais refermer.
    Tout est bon dans ce roman. Tout.
    La plume de l’auteur est très particulière. Un mélange de phrases brèves & concises, & de poésie. Ce qui donne une dimension étrange au récit ; à la fois beau & pur, mais aussi cru & inquiétant. Le fait que ça soit raconté à la 1ère personne nous immerge instantanément dans l’histoire. Tellement, que certaines scènes sont particulièrement difficile à lire, tant elles sont macabres & emplies de souffrances. L’ambiance, en plus d’être glauque, dérive au fil des pages vers la folie, la frénésie et l’urgence. Un mélange parfait pour moi !
    L’intrigue est originale & bien menée. Il y a beaucoup de suspens, et beaucoup d’action. Ca ne s’arrête jamais, si bien que j’ai retenu mon souffle tout au long de cette lecture. Et après avoir ouvert ce bouquin, je n’ai pu le refermer qu’après le dernier mot avalé. Impossible de le lâcher. Le rythme était trop insoutenable pour avoir envie de faire des pauses !
    Le personnage principal est vraiment bien travaillé. Même si ces choix sont contestables, sa psychologie est très crédible et c’est quelque chose que j’aime énormément dans les romans : avoir un personnage aussi réaliste et humain. Alors sombrer avec lui dans ses névroses, je ne pouvais qu’approuver !
    Malgré tout, ce roman reste difficile à lire. Son style est vraiment beau, mais il est également dérangeant. A la limite du malsain, je dirais, mais c’était ce n’est en rien négatif pour moi. Il est percutant, presque hallucinant. Fou.
    J’ai adoré la fin, tout en la détestant. Je n’ai pas été déçue une seule fois par son contenu, seulement, je n’avais pas envie que le roman se finisse. Je voulais rester avec cet homme, continuer à suivre ses mésaventures. Je voulais le réconforter, le prendre dans mes bras, & lui dire que tout allait s’arranger (ce roman aurait-il laissé des séquelles et entaché ma santé mentale ?). Mais paradoxalement, j’ai trouvé qu’absolument tout était à sa place. L’histoire se termine exactement quand il faut, tous les éléments sont là où ils devraient être. Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette impression, avec un roman, que tout est orchestré à la perfection. Comme un sentiment d’homogénéité, d’unité, d’achèvement absolu.
    Ce roman est PAR-FAIT. Ne passez surtout pas à côté !

  • LeoLab 1er août 2019
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Un homme qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et qui va faire la mauvais choix et dont le destin va s’en trouver changé en un instant. Sa vie, déjà pas lumineuse, n’en devient que plus sombre et la folie s’installe. Une assez courte mais très bonne lecture qui se dévore en apnée mais une fin qui toutefois ne m’a pas convaincu plus que ça.

  • Aude Lagandré 6 octobre 2019
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Trois heures du matin, autoroute des alcooliques (itinéraire bis pour éviter les contrôles de police en cas d’alcool avéré), un homme passablement éméché voit surgir d’un champ de blé, une jeune femme dans un piteux état. Elle tente de lui voler sa voiture. Brutalement, il l’extirpe du siège conducteur et lui fracasse accidentellement la tête contre une pierre. Démuni, totalement perdu, incapable de vraiment réfléchir à ce qu’il fait, le narrateur la jette, morte dans le coffre de sa voiture.

    Il faut dire que cet homme, dont on ne connait pas le nom, a eu son lot d’emmerdes pour une vie entière : au chômage, après la fermeture de l’usine dans laquelle il travaillait, il a sombré progressivement dans l’alcool pour supporter son mal de vivre, trompe sa femme pour s’occuper. C’est l’antihéros par excellence, celui qu’on détesterait dans la vie réelle, si l’on était amené à le rencontrer. À ses côtés, Mathilde, sa femme, prof de son état, toujours très présente, encourageante, positive, n’a qu’une phrase à la bouche « Il faut qu’on se batte. », mais aussi une petite fille qui aime son papa éperdument.

    Dans ces circonstances, en banlieue de Rouen, dans un climat sombre, face à une situation économique très préoccupante, le lecteur a des envies de coups de pied aux fesses et se fait la réflexion que décidément certaines personnes ne veulent pas être aidées et méritent au fond le désarroi dans lequel ils se trouvent.

    On pourrait parler d’un roman social, fermeture d’usines, syndicats qui prennent la main, cellules de reclassement, salariés qui plongent lentement dans la misère et acceptent quelques milliers d’euros pour s’en sortir… Sauf que…. Nous sommes bien dans un roman noir axé sur la psychologie des personnages, notamment celle du narrateur.

    Évidemment, on se pose la question de ce qu’on aurait fait à sa place… Aider cette jeune femme, ou non, aller se dénoncer pour cet accident dramatique, ou non, mais ces interrogations ne durent pas, car il se produit quelque chose d’assez rare dans un roman, que je trouve toujours intéressant à exploiter, à savoir, réussir à faire basculer le lecteur du côté du héros, salaud de préférence, dont les actions n’ont aucune logique.

    Rapidement, le lecteur se retrouve dans un manège lancé à grande vitesse. De ceux où vous avez la tête en arrière et qui va si vite que vous ne distinguez plus les formes des choses qui vont entourent. Le style narratif incomparable contribue à ce tourbillon, par l’utilisation de phrases courtes, parfois quelques mots seulement, et surtout de nombreuses répétitions, phrases psalmodiées comme des mantras par des retours à la ligne constants. « Nous sommes loin de la douleur du monde, Faut qu’on se batte, On ne connait jamais vraiment les gens qu’on aime ». Rajouté à cela, une litanie interminable de nouvelles déversée par les chaînes d’infos en continu à rendre cinglé l’être le plus mentalement stable. Évidemment que des horreurs, de mauvaises nouvelles sont balancées à la pelle, tout le temps. Un joli reflet de notre société qui pour ma part finit par me rendre cinglée. Faut-il avoir une case en moins pour avoir cette fichue télé allumée en permanence, et laisser son subconscient avaler toutes ces choses nauséabondes dont on s’abreuve par justification d’être au courant de tout, mais surtout à cause d’un odieux voyeurisme nauséabond. Voir et entendre à quel point le monde va mal nous fait nous sentir mieux : notre situation pourrait être tellement pire… regardez tous ces malheureux qui crèvent sur nos écrans. Belle lucidité de David Coulon sur cet aspect de notre société malsain qui finit par bouffer même les bien-portants, et rend la violence si ordinaire.

    Il y a d’autres choses que j’ai beaucoup aimées dans ce roman et qui en font un livre à part, inclassable, à l’ambiance glauque omniprésente qui déteint sur le lecteur.

    D’abord cette obsession du narrateur pour ce corps qu’il transporte dans sa voiture et cette forme de tendresse malsaine qu’il voue à la dépouille en tissant avec elle, un lien particulier qui s’apparente à ces trésors que l’on cache, mais dont on prend grand soin. Puis la volonté farouche de trouver absolument qui elle fuyait et pourquoi. Une manière d’exister, d’avoir un but, d’avoir l’esprit occupé par une mission imaginée de la plus haute importance, comme si toute sa vie en dépendait. C’est dire à quel point le narrateur est plongé dans une solitude abyssale. Autour de lui, le monde semble tourner à toute vitesse quand sa vie à lui semble figée.

    Dans cette ambiance mortifère, l’auteur évoque le couple. Oh misère… c’est moche. Il y a les mots d’amour qu’on se dit sans les penser, et les yeux qui disent tout le contraire. Tout ce qui me terrorise au final. Plus le courage de se dire les choses, le mensonge comme mode de fonctionnement, l’enfant qui joue le rôle d’un trait d’union qui n’a plus lieu d’être, par obligation, par lâcheté. Mieux vaut respirer un grand coup parce que c’est assez déprimant.

    Évidemment, David Coulon développe la culpabilité et le fait de devoir vivre avec sa conscience quand on sait qu’on a fait une chose répréhensible. Ça coupe la respiration, ça donne des envies de se foutre en l’air. La vie n’est qu’une question de choix qu’il faudra assumer quoi qu’il en coûte….

    Outre le style que j’ai beaucoup aimé, les thèmes développés, les problématiques, le portrait très travaillé du narrateur, je n’oublie pas le scénario puisque nous sommes bien dans un thriller/roman noir. J’ai vu venir le twist par déduction, mais cela n’a en rien gâché ma lecture, car j’étais curieuse de savoir comment il allait conclure : brillamment !

    Alors, je vous donne un conseil : allez faire un tour, de temps en temps, dans votre stock de livres au lieu de courir sans cesse vers la nouveauté, parce que vous n’êtes pas à l’abri d’y trouver de petites pépites qui prennent la poussière. Cela a été le cas pour « Je serai le dernier homme », pour l’auteur dont je n’avais jamais rien lu, pour le style que j’ai personnellement j’adoré, plus saisissant encore dans une lecture à haute voix, pour l’ambiance anxiogène, admirablement retransmise, pour son personnage principal qu’on finit par aimer, malgré tout, parce que son désarroi devient le nôtre.

    Le propre d’un bon livre est de faire vivre plusieurs vies, parce qu’on y plonge facilement et qu’on se laisse emporter en oubliant la notion du temps : je peux vous dire que c’est un sacré bon livre !!

  • jeanmid 17 février 2020
    Je serai le dernier homme... - David Coulon

    Je m’attendais à pas mal de choses avec ce roman de David Coulon : quelque chose de dur , d’incisif , de mordant , de sanglant , de pire peut être …mais pas à ÇA !
    Là c’est au-delà de l’abominable , de l’effroyable qu’un homme puisse supporter .
    Et pourtant comme lui , on y a cru , on a espéré que tout se terminerait bien …

    Tout a commencé pour lui à trois heures du matin alors qu’il regagnait sa maison , retrouver sa femme Mathilde et sa petite fille , Emma .
    Sortant du lit de sa maîtresse , Anna , éméché , il décide de prendre l’autoroute des alcooliques , cette route de Normandie où les flics ne sont jamais là avec un alcootest à la main .
    Mauvais endroit , mauvais moment ? Décidant de s’arrêter quelques instants après avoir entendu des bruits sourds il va causer accidentellement la mort d’une jeune femme , sortie de nulle part , comme fuyant un danger extrême .
    Impossible pour lui de laisser ce cadavre sur place il va donc décider de le mettre dans son coffre …Sa vie bascule alors définitivement dans l’horreur quand il prend conscience qu’il est devenu un meurtrier .
    Se livrer ou continuer ? Choix cornélien surtout quand on n’a pas cessé de mentir à sa femme , à soi-même : un ouvrier chômeur qui a abandonné la lutte pour retrouver un travail et qui se morfond dans son existence où l’amour a disparu et l’espoir avec .
    Il décide alors de cacher son secret mais , découvrant que la jeune femme semblait s’être enfuie d’un pavillon à proximité du sien et que d’autres individus ont disparu dans les environs , il décide de mener ses propres recherches . Rapidement cette quête se transforme en nécessité vitale , irraisonnée mais essentielle pour lui . Comme une rédemption indispensable alors que la raison lui dicte de fuir l’inévitable péril qui se rapproche de lui à grands pas .

    Pas de besoin de vous dire que j’ai avalé ce roman en quelques heures , comme aimanté par ce récit qui conduit toujours plus loin dans le noir le plus total .
    Comme ces banlieues décrépies entourées d’usines déshumanisées surmontées de cheminées crachant une fumée toxique et obscure de sombres destins .
    Ne nous fions par pour autant à ces pavillons qui ont fleuri plus loin à proximité de la forêt dans les caves desquels règnent peut être l’horreur la plus absolue .
    Le lecteur suit fiévreusement pendant quelques jours l’existence de cet homme , chamboulée par la cruauté du monde su travail , qui tombe peu à peu , comme dans un cauchemar éveillé , dans un engrenage infernal où la barbarie , l’indicible , le macabre , la folie ordinaire des hommes , n’a plus de limites .
    Un récit implacable , déstabilisant , dont l’écriture est à fleur de peau , écorchée vive , comme pour mieux nous faire ressentir la douleur morale et physique
    qu’éprouve le personnage principal . On vit intensément ce roman et on tourne la dernière page , presque avec un certain soulagement .
    Un grand roman noir . Un auteur à suivre assurément .

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