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L’oeil du Goupil - Sylvain Larue

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Résumé :

La révolution de 1848 charrie son lot de bouleversements. Le peuple français vient de chasser Louis-Philippe, son dernier roi, et à Paris, la nouvelle République se construit au jour le jour. Dans ce climat de tensions politiques, tandis que se préparent au loin les élections du premier président, Léandre Lafforgue, un jeune homme épris de liberté et d’idéal, débarque de sa Gascogne natale à la recherche de son passé. Involontairement mêlé à une mort suspecte, et ayant affaire à une police qui ne semble prêter qu’une attention limitée à plusieurs faits similaires, Léandre se retrouve désigné par le prince Bonaparte pour en démasquer la trame commune. Sa sagacité sera-t-elle suffisante pour déjouer les mystères qui se dévoilent dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Avec une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres, Sylvain Larue compose un grand roman populaire et la première enquête de Léandre promet d’être passionnante...

Vos #AvisPolar

  • 1001histoires 6 mai 2019
    L’oeil du Goupil - Sylvain Larue

    L’oeil du goupil : Léandre Philippe Lafforgue arrive à Paris le 7 septembre 1848 après un voyage en malle-poste depuis Auch dans le Gers. Il est porteur d’une lettre de recommandation pour un député des Landes susceptible de l’aider à retrouver son père qu’il n’a pas connu. Léandre n’a que 21 ans, il est d’origine italienne, passionné par les livres et la littérature, épris de justice avec une forte personnalité et chanteur à ses heures. Sur les indications de son grand père René, il s’installe chez son grand oncle Constant propriétaire de l’hôtellerie du "Vieil Armagnac".

    Le roman historique nous a peu habitué à explorer le milieu du 19ème siècle, une époque charnière et complexe pendant laquelle la France hésite entre révolution, monarchie et république. Le contexte politique constitue un fil conducteur solide de ce roman avec des explications claires. En 1848, Paris n’a pas encore connue les profondes transformations dirigées par le baron Haussmann et dans les pas de Léandre, le lecteur découvre une ville souvent grise et morne et croisera Georges Sand et Victor Hugo.

    Le Palais-Bourbon ne va pas seulement permettre à Léandre de trouver la trace de son père. Dans ses couloirs, le héros va faire des rencontres qui constituent par la suite autant de personnages secondaires dont les portraits approfondis me laissent penser que le lecteur les retrouvera dans les suites de ce roman. Il y a des personnages fictifs, Eustache, un gamin espiègle et rusé qui va devenir avec ses copains, une sorte d’Irrégulier, non pas de Baker Street, mais des carrières de Belleville ( le site est connu de nos jours sous le nom des Buttes Chaumont ). Et puis il y a deux policiers maladroits, l’inspecteur principal Rodolphe Issy-Volny de la Sûreté générale ( créée par Vidocq ) et son adjoint l’inspecteur Leterrier. A cette époque, Eugène Cavaignac, Jules Grévy ou Lamartine sont des hommes politiques de premier plan.

    Mais il ne fait pas bon déambuler dans les couloirs du Palais-Bourbon où les cadavres pleuvent. Il est dangereux d’être député de la Deuxième République. Les morts suspectes se multiplient sous l’oeil discret et soupçonneux du prince Charles Louis Napoléon Bonaparte, le neveu de feu l’Empereur. Il est député et craint pour sa sécurité. Léandre Laffargue va accepter de le protéger et devient un agent très spécial chargé de la défense du prince et des investigations que ce dernier lui commandera. Léandre suit un entraînement efficace, devient un as de l’escrime à la canne et de la boxe française avec sa variante la fameuse savate.

    Le Goupil est né !

    Place à l’aventure,à l’observation, à la déduction ! Place au polar ! Place à de nouveaux mystères de Paris.

    Sylvain Larue et Léandre Lafforgue sont publiés par les Editions De Borée.

    Bibliographie de l’auteur ici

  • polacrit 1er juillet 2019
    L’oeil du Goupil - Sylvain Larue

    Léandre Lafforgue, jeune gascon passionné de théâtre, se rend à Paris à la recherche de son père, Alssandro Prazzoli, ancien carbonaro, qu’il n’a pratiquement pas connu, avec l’idée de percer comme dramaturge.
    Depuis quelques mois, on déplore la mort de cinq députés, tous dans la fleur de l’âge, sans soucis de santé avérés, dans des circonstances pour le moins suspectes : chacun d’entre eux s’est écroulé après avoir éprouvé un violent malaise sans que les symptômes permettent d’identifier la cause de la mort. Le seul point commun entre les victimes est qu’ils étaient députés. L’enquête sur ces décès, la police ne distingue aucun profit, ni aucun sens, est ajournée, faute d’indices ou d’une piste, la plus infime soit-elle.
    Sur ces entrefaites, Léandre Lafforgue est personnellement engagé par le prince Louis Napoléon Bonaparte, également député, afin d’ assurer sa sécurité et de mener une enquête officieuse dans le but d’arrêter le tueur de parlementaires qui fait trembler les murs de l’Assemblée. C’est ainsi que Léandre devient Le Goupil : "J’ai toujours été homme à aimer la nuit, et le goupil vit de préférence quand le soir est tombé. Ensuite, vous cherchez un adjoint habile et discret, et le goupil est l’être méfiant, furtif et rusé par excellence...une ombre dans l’ombre." (Page 175).

    Une des forces de ce roman policier historique est d’assurer à sa fiction une légitimité, une réalité en lui donnant pour base un contexte politique et social minutieusement restitué, permettant au lecteur profane de comprendre les tenants et les aboutissants du cadre dans lequel se déroule l’enquête de Léandre : "La république vient de naître, mais le triomphe est modeste, et elle est déjà attaquée de toutes parts, si bien que seule la force peut réprimer, avec violence, les mouvements d’excès qui naissent çà et là...La police, bien évidemment, nourrit un intérêt particulièrement étroit à ce qu’il n’arrive rien de néfaste aux représentants." (Pages 161-162)
    Un premier titre très prometteur, avec son ton léger, son style très soigné, ses nombreuses notes d’humour, les scènes d’action crédibles, les rebondissements qui nous préservent de l’ennui, son attrait marqué pour la bonne chère et les plaisirs de la vie. Un roman hédoniste, érudit, témoin de l’amour que l’auteur professe pour les richesses de notre histoire et de notre langue. 

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