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La cave aux poupées - Magali Collet

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31 #AvisPolar
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Résumé :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Vos #AvisPolar

  • Les Lectures de Mystic 13 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Coucou mes Mystigris 😉

    J’ai lu La cave aux poupées de @magalicollet.auteure
    Merci encore à Joël des éditions @taurnada pour ce service presse 😊
    Il sort le 19 mars 👍
    ⚠️ Âmes sensibles s’abstenir

    🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 c’est l’histoire de Manon , une fille de 21 ans pas tout à fait comme les autres. Elle vit avec son père, un homme violent, alcoolique et sadique. Manon ne connaît la vie qu’à travers un poste de télévision et les sévices que " le père " lui fait subir depuis ses 9 ans.
    Et dans cette réalité effrayante, il y a les jeunes filles dans cave, elle doit les laver, les nourrir ... pour que le père s’occupe de ses gentilles poupées après. Et sous aucun prétexte, elle ne doit leur parler ! Mais un prénom va tout changer ... Dans cette noirceur y aurait-il encore un soupçon d’humanité ?

    🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 comme toujours, je ne suis jamais déçue de cette maison d’éditions et ce roman le prouve encore une fois. L’écriture de Magali Collet est sombre, violente avec des scènes glaçantes à la limite du supportable. Les dialogues sont justes et d’une réalité crue dans fioritures. Nous sommes plongés immédiatement dans cette sombre histoire.
    Le personnage principal qui narre aussi ce roman, c’est Manon une femme-enfant qui subit les sévices du père. Elle vit dans le monde qu’il lui a façonné, elle ne connaît que cette vie-là et n’a que lui pour exemple. Alors elle se soumet aux désirs et exigences de cet homme qui respire le mal, qui est le mal tellement il est cruel, c’est un tortionnaire barbare que ce soit avec sa fille ou ses prisonnières. Un homme abominable !

    🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un thriller immersif en huis clos et si vous aimez les romans très noirs, je vous invite à descendre dans les profondeurs de l’inhumanité.

  • bookliseuse 15 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Manon, 22 ans, vit seule avec le “père“, dans une maison perdue dans la campagne. Mais la vie de Manon n’est pas celle d’une jeune femme normale, non, son quotidien est de descendre à la cave, de nourrir les 2 jeunes filles enfermées dans les deux cellules qui s’y trouvent. Très vite, l’une des jeunes filles “disparaît”, il ne reste alors plus que Camille 17 ans, captive depuis 2 ans.

    Manon et Camille vont lier une amitié très particulière.

    Manon, est-elle libre, ou bien, elle aussi, prisonnière du “père” ? On comprend rapidement qu’elle aussi est prisonnière et vit un véritable enfer et que, surtout, elle ne sait rien de la vrai vie, n’ayant jamais quitté cette maison de l’enfer !

    J’ai tellement aimé ce roman, que j’ai du mal à trouver les mots justes pour vous expliquer mon ressenti. Cette lecture est un coup de cœur, un coup de foudre littéraire comme je n’en ai pas eu depuis longtemps. L’écriture est à la fois simple et fluide. L’histoire cohérente du début jusqu’à la fin. Les personnages sont bluffants.

    Manon parait “simplette” dans les premières pages, mais rapidement, on s’aperçoit qu’elle a une personnalité très complexe. Elle se cherche, elle ne comprend aucun des sentiments qui l’habitent, n’a aucun point de repère. Son âme est torturée, elle ne sait pas où se situe la frontière entre le bien et le mal et ne sait pas comment réagir face à certaines situations qui la dépassent.

    Quant à Camille, elle tente de survivre tant bien que mal, se raccrochant à la vie à tout prix, c’est une battante.

    Le père, je ne trouve aucun autre mot pour le décrire, que celui de monstre. Il ne connaît ni pitié ni amour pour personne.

    Un énorme bravo à l’auteure, qui a une maîtrise parfaite de son écriture, elle nous présente un roman époustouflant. Coup de cœur énormissime, foncez l’acheter, vous ne le regretterez pas !!

  • lireencore93420 16 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Manon vit avec son père, qui séquestrent des filles, et elle doit s’occuper de ses personnes, un peu comme des poupées, elles les habillent, les coiffent, leur donne à manger, et si jamais cela ne se passe pas bien, c’est Manon qui passe à casserole et se fait frapper. Mais un jour une fille se mets à lui parler et tout est différent ? Est-ce que Manon aura le courage de tout faire basculer ?

    Dès les premières lignes de cet ouvrage, on est embarqué dans la vie Manon, et faut dire les choses comme elles sont, c’est très violent et dur.
    Plusieurs fois j’ai eu les larmes aux yeux, tellement que c’est un récit qui vous prend aux tripes.
    Mais c’est un livre vraiment qui donne un ton juste, cette jeune femme qui as vécu que de la violence, quand une once d’humanité rentre dans sa vie, comment elle peut réagir ?
    Ce livre traite de cela, mais aussi ce qui est intéressant, c’est de l’émotion qui vous tenaille tout au long de ce livre et on se pose une seule question, est ce que cela peut cela peut continuer comme ça ?
    Ou l’espoir fait partie de ses rêves les plus fous, entre autres quand elle regarde la télévision, et elle voit des jeunes femmes de son âge qui ont une vie normale.
    C’est un premier livre, et l’auteure as su bien tourner son récit et mettre les ingrédients pour faire de son histoire, un livre qu’on n’oublie pas.
    Comme d’habitude, pour les publications de la maison d’éditions Taurnada, on ressort de sa lecture, complétement déboussolée, désemparée, et c’est très difficile de lire un nouveau livre noir, car on a besoin d’alléger la tension.
    Mais avoir ressentir autant d’émotions en seulement 211 pages, j’avoue c’est très intéressant,
    Encore une excellente lecture, avec cette maison d’éditions et cette nouvelle auteure, que je suivrais très scrupuleusement ce qu’elle publiera.

  • Lectures noires pour nuits blanches 16 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Une fille qui ne connait que les coups et l’humiliation.
    Un père, violent, cruel, un être abject, le pire de l’humanité.
    Une cave.
    Et dans la cave.... des jolies poupées...

    Venez, descendez dans la cave, voyez les choses abominables qui s’y passent. Attention, il faut avoir le coeur bien accroché, parce que Magali Collet ne nous épargne rien.

    Le quotidien de Manon est un enfer, s’occuper des jolies poupées pour son père, attendre sa prochaine raclée, subir les incessantes humiliations. C’est sa vie, elle ne connait que ça. Il va suffire d’un prénom pour tout changer, pour qu’elle commence à entrevoir un espoir.

    La cave aux poupées est un thriller psychologique très noir, un huis clos asphyxiant, très immersif et anxiogène. C’est dur, violent, glauque, sans concession. L’auteure nous dépeint à merveille la déhumanisation de ce père cruel et sans pitié. J’en ai croisé dans mes lectures des personnages immondes, celui-ci va figurer en bonne place parmis les plus abominables.

    L’auteure m’a tenue sous sa plume du début à la fin. Impossible d’échapper à cette cave. Je suis passée par la rage, la haine, le dégoût. Il m’a manqué une seule chose, l’attachement aux personnages. Pour le reste une très bonne lecture, angoissante et addictive.

    Pour un premier roman Magali Collet frappe fort avec ce thriller d’une noirceur abyssale. Une auteure à suivre. Un livre à découvrir !

  • LectureChronique2.0 17 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Bonjour mes Lecteurs,

    Voici un superbe thriller "La cave aux poupées" de Magali COLLET aux éditions Taurnada que je viens vous chroniquer en retour de lecture. Il sort ce jeudi !

    Merci à Joël de sa confiance.

    Cela faisait bien longtemps, même trop longtemps, que je n’avais pas lu un livre d’une traite, aussi passionnée par ma lecture. Un vrai coup de cœur ! 

    L’histoire assez horrible de cette pauvre gamine qui n’a vécu que dans la douleur, la souffrance, et sous le joug plutôt coriace de ce père qui la bastonne assez sévèrement et surtout fréquemment.

    Nous suivons l’aventure de Manon, qu’elle s’appelle, et de sa vie de geôlière, qui comme un bon petit soldat, prépare les fillettes que son père monte régulièrement. Attention à la rouste si jamais elle fait un écart de conduite !

    Ces même filles qui sont enfermées à la cave, considérées comme des meubles par Manon, et qu’elle prépare pour son père qui n’aime pas que les filles soient sales quand il descend pour s’affairer sur elles sauvagement.

    Jusqu’à que Camille entre dans sa vie, Manon va apprendre à la connaître. C’est à cet instant que inexorablement s’amorce la chute de ce plan pourtant mainte fois rodé depuis déjà un bon nombre d’années.

    Quel magnifique thriller ! L’écriture est telle que je me suis laissée transporter par le récit et je n’ai pas vu que j’avais finalement lu d’un seul coup tout le livre. 

    L’histoire est racontée à la première personne par Manon, qui ne se pose à aucun moment la question de savoir si elle pourrait faire autre chose de sa vie et changer le cours de son destin.

    Jusqu’à la fin, elle nous raconte sans vergogne son parcours, sa vie, sa routine, ses sentiments, comme si tout ce qu’elle vivait et qu’elle acceptait de vivre coulait de source, tout naturellement, puisqu’elle ne connait rien d’autre.

    Ce père, si présent et pourtant si effacé, en retrait, qui n’existe que par le regard de sa fille et par ce qu’elle nous raconte sur lui.

    Jamais nous n’aurons son point de vue, comme si seule sa présence manifestée par un tiers suffisait à faire de lui un personnage à part entière.

    J’ai vraiment adoré ma lecture, bravo à l’auteure car c’est son premier roman et c’est une réussite à tout les niveaux !

    C’est un super thriller qui explore en profondeur le sujet de la séquestration, que ce soit du point de vue de sa ravisseuse comme celui de la séquestrée. Tout y est abordé sans retenue. A lire absolument ! 

    Bonne lecture, amis Lecteurs ! D’autres avis thriller sur mon blog, c’est par ici ! —> http://lecturechronique2.com

    Extrait : Préparer le repas, même le petit déjeuner, était quelque chose qui me calmait et me donnait du bonheur. Et le bonheur, fallait le prendre dès qu’on le voyait pointer le bout de son nez parce qu’il restait jamais assez longtemps pour qu’on puisse le mettre en boite, pour sûr.

  • Mes évasions livresques 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Pour son premier roman, Magali Collet nous plonge dans un huis clos glauque et anxiogène, mené tambour battant.
    Manon, une jeune fille, qui vit seule avec "le père", homme violent et pédophile, n’a que sa maison comme lieu de vie.
    Elle n’a aucun lien avec l’extérieur, mis à part la télévision.
    Son existence ne se résume qu’à faire le ménage et servir "le père", que ce soit dans la maison ou dans la cave où "le père" séquestre des jeunes filles dans des cages, "ses poupées", qu’ils montent régulièrement jusqu’à l’épuisement final et qu’il s’en débarrasse. Manon est chargée de les nettoyer et de les nourrir, pas de leur parler pour ne créer aucune intimité.

    Et si Manon aide "le père", c’est en quelque sorte pour payer sa tranquillité car quand il est content, il ne lui donne pas de raclée et ne la monte pas non plus.

    Tout va changer quand la prisonnière du moment va se mettre à lui donner son prénom et à lui parler... Manon va être tentée de se livrer et à vouloir l’aider...

    Au fil des pages, l’auteure va nous donner des fragments de la vie de Manon et à mieux comprendre ses actes.
    Ne vivant qu’à travers la violence du père, elle n’a aucun autre repère et la moindre trêve avec lui est, pour elle, un moment de complicité ou d’amour filial.

    La psychologie de Manon est très bien dépeinte et à travers toute l’horreur de sa vie, on se retrouve à espérer pour elle une certaine rédemption que pourrait lui offrir cette prisonnière.

    La cave aux poupées, comme l’indique l’auteure, n’est pas un roman à mettre entre toutes les mains, tant l’horreur de la vie de Manon, les violences physiques et psychologiques qu’inflige le père aux filles de ce livre.

    Au sortir de ce livre, je suis restée interdite face à la noirceur psychologique de ce thriller, à l’impact que cette nouvelle auteure a réussi à rendre avec son roman.

    Un livre qui en dérangera plus d’un et qui se lit vite à la fois, tant on veut savoir ce qu’il advient des divers personnages.

  • Le Monde de Marie 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Ce livre est diabolique. Très souvent durant ma lecture j’ai été tiraillée par l’envie de refermer l’ouvrage. Pas parce que le livre est mauvais (bien au contraire), mais parce que son personnage principal, Manon, de par sa folie, est très dérangeante.

    Une histoire aussi prenante qu’oppressante. Je me suis sentie mal en la lisant, j’étais perturbée par l’horreur vécue dans cette maison isolée de montagne. J’avais envie de connaître le dénouement et, en même temps, j’avais peur de ce qu’il allait advenir.

    Un livre qui n’a pas du être simple d’écrire et qui n’est pas simple de lire. On reconnaît là tout le talent de l’auteure. L’ambiance est malsaine, très lourde. Manon fait froid dans le dos tout en étant touchante lorsqu’on découvre son vécu.

    Un récit très noir à ne pas mettre entre les mains d’âmes trop sensibles mais que je recommande vivement aux amateurs du genre.

  • Annick 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Ce fut une lecture intense, forte et très dure. L’auteure a mis la barre très haute dans cette histoire qui est un premier roman. Je remercie les éditions Taurnada, l’auteure et Joël Maïssa.

    En premier lieu il est important de souligner que c’est Manon, jeune femme de 22 ans qui nous narre ce qu’elle vit, et il faut savoir aussi que son âge mental ne dépasse pas 12 ans, et pour cause ; donc oui, certains vont dire, c’est mal écrit, mais non ! C’est juste une petite fille qui nous parle, qui nous raconte sa vie de tous les jours, avec Le Père et Camille récemment arrivée.

    "Je suis peut-être jamais sortie d’ici mais je connais la vraie vie à la télé."

    En second, les personnages sont ici dépersonnalisés, dans l’horreur il n’y a pas de lien, donc pas de prénom, juste "des meubles", "des choses"…

    Manon vit avec son père, celui-ci a des besoins spéciaux, et elle est là pour prendre soin de lui, de ses "choses" et de la maison où ils vivent. Et lorsque "les choses" ne sont pas disponibles c’est à elle de servir ce Père.

    "Le Père, il me surprenait parfois en plein rêve et me ramenait rapidement à la réalité à sa manière. Il ne m’appelait pas par mon prénom, d’ailleurs, ça faisait belle lurette que je l’avais presque oublié mon prénom."

    Un événement exceptionnel va chambouler leurs rituels, Manon se réveillera-t-elle à temps ?!

    Il est très difficile de parler de ce récit sans ne rien dévoiler donc je vous en dis peu, juste que cette histoire m’a chamboulée, c’est très noir. Un drame familial terrible. À vous de partir à la rencontre de Manon à la fois victime et exécutrice… Âmes sensibles s’abstenir !

  • Des plumes et des livres 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    L’histoire de La cave aux poupées est dure, difficile mais très réaliste.

    Manon aurait pu être une fille comme les autres. Seulement, elle est née dans une famille un peu atypique. Dès ses 9 ans, elle perd son innocence et sa vie est totalement chamboulée. Elle doit assumer des responsabilités qui ne sont pas les siennes.
    « Le père » est un homme rustre, bourru, sans aucune empathie. Il n’a aucune considération ni sentiment à l’égard de sa fille, si ce n’est peut-être la possessivité, car Manon lui appartient.
    Manon est à la fois la victime de son père mais également la garante des proies que ce dernier ramène à la maison. Les filles, enfermées à la cave, ne sont que des choses, des numéros. Jusqu’à ce que l’une d’elles touchent en plein coeur la jeune femme.

    Ce qui est surprenant lorsqu’on lit La cave aux poupées est qu’il s’agit du premier roman de Magali Collet. C’est un sans faute. L’intrigue est parfaitement construite, ficelée et menée. Les personnages sont très bien travaillés et détaillés. Les scènes décrites sont parfois à la limite du supportable mais elles sont tellement bien écrites et réalistes qu’on ne peut s’empêcher de poursuivre notre lecture.

    La cave aux poupées est un huis clos familial étouffant, très noir. Avec des paragraphes courts, Magali Collet donne une bonne dynamique à la lecture de son roman. Son écriture est fluide malgré des mots durs car ils sont véridiques et sincères.

    Un premier roman réussi. Une auteure à découvrir et à suivre.

    https://desplumesetdeslivres.wordpress.com/2020/03/19/sortie-du-jour-%f0%9f%92%96-la-cave-aux-poupees-magali-collet/

  • Root 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Dans cette maison, en rase campagne, il y a Manon et « le Père ». La mère, elle n’est plus là.

    À la cave, il y a aussi les filles. Celles que le Père kidnappe et que Manon, 21 ans, nourrit, lave et prépare pour que le vieux puisse se livrer à d’odieux sévices. Elle a la stricte interdiction de parler aux prisonnières : le Père sait bien qu’avec des mots, elle pourrait se laisser amadouer, et il l’a à l’œil. Quand il se lasse ou que ses « poupées » sont indisposées, c’est Manon qui s’y colle. Depuis ses 9 ans. Elle n’a ni instruction ni éducation et son seul contact avec la réalité passe par le petit écran qu’elle regarde avidement entre deux lessives et la cuisine. Mais elle sait bien qu’il est mauvais, le vieux, alcoolique et sadique. Il lui en a fait voir plus qu’on ne pourrait en supporter en dix vies entières. Les notions de bien et de mal, elle les connaît, mais elle les accommode un peu à sa sauce pour s’éviter une énième correction. Combien de temps Manon tiendra-t-elle, confinée dans cette bâtisse sordide où pleuvent les coups, les injures et les humiliations ?

    Un mot : BRAVO. Bravo, Magali, pour ce premier roman (what ?!). Vous m’avez capturée, à l’instar de vos poupées, dès les deux premières pages, pour me recracher, un peu sonnée, sur un final que je n’avais pas prévu. C’est un des points forts de ce bouquin : les hypothèses se dessinent sans qu’aucune d’elles soit jamais confirmée. Je suis restée à votre merci au fil des chapitres – le découpage est parfait – et je dois avouer que j’ai aimé ça. L’autre point fort que je tiens vraiment à saluer, c’est le travail de style. Il n’est pas facile de donner ce côté simplet à un personnage sans lasser le lecteur. Certains s’y sont essayés et se sont plantés, à coups de libertés excessives prises avec la syntaxe, mais vous avez trouvé le juste milieu, et ça fonctionne.

    Manon est un personnage complexe, complice malgré elle des atrocités commises par son père, et vous êtes parvenue à lui insuffler extrêmement d’humanité derrière le masque de monstre qu’on pourrait percevoir par moments. Parce qu’elle est aussi et surtout victime. Mais vous n’en avez pas surjoué pour faire pleurer dans les chaumières, vous lui avez offert une psychologie ciselée, des passages d’introspection qui appellent à la révolte. On imagine facilement ce drame à la une des journaux tant vous êtes restée crédible de bout en bout. Il faut un certain courage pour décrire l’horreur sans filtre, et l’accueil que vous ont réservé vos lecteurs parle de lui-même.

    J’ai déjà hâte de vous relire.

  • Sonia Boulimique des Livres 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Quel bouquin !!! Préparez-vous à plonger dans l’Enfer.

    Notre narratrice est Manon, 22 ans. Elle n’a connu que sa maison perdue au milieu de nulle part, où elle vit avec « Le Père ». « Sa Maman » est morte sous les coups du Père il y a maintenant 13 ans. Manon aime se rappeler les moments de joie et d’amour maternel. Le temps de la presque insouciance. Depuis, les choses ont bien changé….Le Père séquestre des jeunes filles dans la cave, dont le seul but est d’assouvir ses pulsions sexuelles. Et lorsqu’il n’y a pas de filles ou qu’elles saignent, il « monte » Manon. Le boulot de Manon est de nourrir et s’occuper des filles. Pour elle, c’est la norme. Car même si elle a conscience qu’il existe une autre vie, celle qu’elle a l’occasion de décrypter via la télévision et les films, sa vraie vie à elle, c’est être là, à assister aux viols et aux meurtres, et à se protéger des coups du Père.

    La fille séquestrée en ce moment se prénomme Camille, elle a 17 ans, et elle va réussir à tisser des liens avec Manon. Une certaine complicité se crée, elles partageront quelques moments comme des copines normales. Car finalement, Manon aussi est enfermée, non pas à clé, mais psychologiquement. Et c’est peut-être le pire.

    Un roman absolument bouleversant. J’ai sorti la boîte de mouchoirs lorsque Manon a commencé à nous parler de sa Maman. Et à bien d’autres moments aussi….

    L’écriture est très fluide, représentative et assez méticuleuse concernant la psychologie des personnages. L’auteure ne ménage pas son lecteur, bien au contraire, elle le bouscule, lui met une claque phénoménale en le plongeant dans une autre chose, noire, anxiogène, oppressante.

    La construction est linéaire, incluant toutefois des retours dans le passé, cet « avant » où la vie de Manon avait un semblant de normalité. La dépersonnalisation est le maître-mot, en effet, déjà, on met du temps à apprendre le prénom de notre narratrice. « Ma Maman », « Le Père », « La fille », les protagonistes deviennent emblématiques de leur place dans la société, existent sans exister, ils pourraient être n’importe qui finalement.

    Pour un premier roman, je le trouve excellent. On ne peut pas dire qu’il y ait une certaine jeunesse de plume, bien au contraire, tout est maîtrisé, posé là où il faut, quand il faut, on creuse dans l’âme humaine, dans les relations avec les autres, le tout dans un huis clos qui est une forme complexe à travailler. Magali place la barre très haut et s’en sort à la perfection. Voilà qui est très prometteur pour la suite….et une auteure qui tombe directement dans ma liste d’auteurs à suivre les yeux fermés !

    Ce roman, c’est un concentré d’émotions, impossible à lâcher, un voyage au plus profond de l’âme humaine dont on ne revient pas sans séquelles.

    Je remercie Joël Maïssa et les Éditions Taurnada pour cette lecture.

    #TaurnadaEditions #LaCaveAuxPoupees #MagaliCollet

  • VALERIE FREDERICK 19 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Pfiouh ! Quelle claque ! Un roman noir, très noir, qu’il est difficile de lâcher tant il est singulier par son côté glauque et oppressant.

    " Quand on vit dans la merde, on finit par lui ressembler quoi qu’on fasse" répète Manon, comme un mantra. On peut dire qu’elle sait de quoi elle parle en tournant les pages de ce récit qui relate une partie de sa vie.
    Enfermée depuis sa plus tendre enfance dans une maison perdue dans les montagnes, Manon, jeune fille d’une vingtaine d’années, passe ses journées à travailler chez elle selon un planning bien précis : ménage, lessive, repas à faire pour son père, avec qui elle vit seule depuis une dizaine d’années, et une mission bien plus sordide : faire la toilette et apporter les soins nécessaires aux jeunes filles que son père a enlevées pour assouvir ses pulsions malsaines. Ces dernières sont enfermées dans des cachots situés dans le sous-sol de la maison.
    « C’était à moi de la laver aussi, ce que je faisais à l’aide d’une bassine que je remplissais directement à la douche de la cellule. Pendant ce temps-là, elle gardait les yeux fermés et je préférais ça. Le Père, ça lui allait de monter un fantôme et il continuait à le faire au même rythme qu’avant. »

    Manon ne pose pas de question : au moindre faux pas, elle est rouée de coups…
    Elle n’a aucune conscience de ce qu’est une vie que l’on peut qualifier de « normale ». Ses seuls repères sont ceux diffusés à la télé… Sa conception de la vie de famille est tellement faussée !

    En tant que lecteur, on a envie d’aider Manon à ouvrir les yeux même si l’on sait très bien que nos conceptions sont tellement différentes des siennes. Cette jeune femme, outre les violences physiques innommables qu’elle subit depuis des années, est complètement brisée au niveau psychologique.

    Pour un premier roman, Magali Collet frappe vraiment très fort ! Son style sert parfaitement son intrigue. Pas de pathos, ni de psychologie à deux balles. Elle raconte à travers la voix de Manon, ses observations factuelles, ses pauvres capacités de réflexion, ses pauvres petits rêves…

    Un conseil : jetez-vous sur cette pépite !!! Moi, j’attends le prochain avec impatience !

  • Marie Nel 20 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    C’est le premier roman qu’écrit Magali Collet, et elle a plutôt réussi son pari. J’étais déjà rentrée dans la tête de tueur ou de psychopathe, mais alors jamais dans la tête d’un personnage tel que celui que j’ai rencontré dans cette histoire. Manon est une jeune femme de 22 ans, qui a l’esprit d’une jeune de 12/13 ans. Il faut dire qu’elle n’est jamais sortie de sa maison, n’est jamais allée à l’école, n’a toujours connu que sa mère ou son père, et encore, sa mère est morte lorsqu’elle était très jeune. Ah si, elle connait aussi les filles que ramène son père, elles vivent à la cave où le père a fabriqué deux cellules. Ce sont des filles très jeunes aussi, encore adolescentes. Manon s’occupe d’elles et de la maison, elle fait le ménage, prépare à manger pour son père, mais aussi pour les filles de la cave, elle les lave, les nourrit, les regarde vivre. Elle ne leur parle pas, elle n’a pas le droit. Jusqu’à Camille, avec qui elle ne respectera pas les règles imposées par le père. Avec elle, va naitre une autre sorte de relation, Manon va se confier à elle, Camille va lui apprendre certaines bases. Mais il ne faut pas que le père le sache où Manon recevra les coups qu’elle a l’habitude de recevoir. Arrivera-t-elle à sauver Camille, ou continuera-t-elle à obéir à son père...c’est la question que l’on va se poser tout le long.

    Une telle histoire remue et ne peut pas laisser indifférent. On se dit qu’on ne peut pas s’attacher à de telles personnes qui sont ni plus ni moins que des bourreaux. Et pourtant, plus je lisais, et plus je m’attachais à Manon. Bien sûr, elle suit aveuglément ce que lui ordonne son père, elle prépare les filles pour le soir où son père doit les « monter », pour elle, tout est normal. Et c’est à cause de cela justement qu’on ressent de l’empathie pour elle, on se rend très vite compte qu’elle n’a rien connu d’autres que les coups, l’obéissance et l’asservissement. Pour elle, tout cela est « normal ». Elle a des doutes quand elle voit les feuilletons de la télé, mais elle est tellement habituée à cette situation qu’elle ne voit vraiment pas où est le problème. En plus, si elle fait quelque chose que son père ne veut pas, elle sait qu’elle va se faire cogner, que son père s’en prendra à elle aussi. La pauvre gamine, elle n’aura pas eu une enfance facile. Même quand elle a la possibilité de trouver du réconfort dans un petit être, son père lui arrache.
    Par contre, j’ai sincèrement détesté celui qui tient le rôle de son père. Difficile d’en être autrement. Impossible de ressentir quoique ce soit ou de trouver une excuse à ce pédophile, violeur et violent. J’ai eu envie plus d’une fois que quelque chose lui arrive, une fille qui se rebelle, mais il est fort et costaud, vit dans une maison reculée et isolée, rien ni personne ne peut venir contrarier ses habitudes malsaines. À moins que...et là, j’ai trouvé que l’auteure avait eu une bonne idée et surtout une bonne imagination. Je ne voyais pas comment allait pouvoir se terminer cette histoire. Elle n’épargne pas ses personnages, les fait souffrir, et j’ai eu très souvent peur pour eux. Tous les sentiments y passent, j’ai ressenti un extrême dégoût pour le père et pour ses actes, et en même temps de la pitié pour Manon. Et pourtant, ses faits et gestes ne devraient faire ressentir aucune compassion vis-à-vis d’elle.

    Il faut dire aussi que l’attachement et l’empathie envers Manon sont renforcés par le choix narratif de l’auteure, puisqu’elle a employé la première personne du singulier pour raconter. Ce « je » permet ainsi de se retrouver dans la tête de la jeune fille, de ressentir toutes les émotions qui la traversent, de permettre de la comprendre. C’est parfois très difficile d’être à sa place quand elle parle de ce que fait son père aux filles et que pour elle, tout lui semble normal. J’ai eu plus d’une fois l’envie de lui ouvrir les yeux et lui expliquer qu’il y a rien de normal à tout cela. Le choix de ce style narratif est judicieux de la part de l’auteure, car il nous plonge carrément au plus près des sentiments de Manon et de l’horreur. Si elle avait employé la troisième personne du singulier, cela aurait créé une distance qui n’aurait pas fait vivre la même expérience au lecteur.
    Quant au style, il est très bon, et complètement en adéquation avec le personnage de Manon. Les phrases sont parfois tournées bizarrement, les mots ne sont pas toujours très recherchés, mais c’est tout à fait logique, la narration est faite par la jeune fille qui n’est jamais allée à l’école, qui parle de la même façon que son père, elle n’a reçu aucune instruction. Il était donc tout à fait nécessaire que l’auteure emploie une telle façon d’écrire. Ça rajoute d’ailleurs encore une dose de réalisme à tout l’ensemble. Et ça m’a fait plus d’une fois froid dans le dos.

    Je ne vous parle pas en détails de ce qu’il se passe, à vous de le découvrir, ce serait vraiment trop dommage de vous gâcher la surprise au moment de la lecture. Mais je peux vous assurer que jamais vous ne pourrez imaginer tous les événements qui ont lieu. Il faut parfois avoir le cœur bien accroché. Et pourtant, comme je le disais plus haut, le fait que ce soit raconté par Manon, et quelque part banalisé, « normalisé », cela rend la lecture facile et moins horrible. La fin m’a surprise, je ne pensais pas qu’on allait arriver à cela. En fait, c’est le genre de roman où j’ai du mal à m’imaginer une fin, soit elle est heureuse et on se demande comment tout peut virer d’un coup, soit elle est malheureuse et on trouve que c’est la suite logique de tout le reste. Là, je n’avais pas penser à ce choix, et c’est plutôt agréable de se faire surprendre ainsi jusqu’à la dernière page.

    La lecture s’est faite très rapidement, les chapitres sont courts, donnant beaucoup de rythme. En plus, j’avais tellement envie de savoir ce qui allait bien pouvoir se passer, que j’ai eu du mal à quitter ma liseuse. Le sommeil a eu raison de moi, mais je me suis vite replongée dedans une fois réveillée. Je ne suis pas prête d’oublier Manon et cette cave. Une histoire terrible, inimaginable, et surtout qu’on espère qui n’existe nulle part. Malheureusement, rien n’est moins sûr.

    Je ne peux que vous recommander la lecture de La cave aux poupées. Préparez-vous à lire une histoire intense, prenante, déstabilisante et remuante. Un livre impossible à oublier. J’espère sincèrement que Magali Collet écrira un autre roman. En tout cas, je vais la suivre de près, car elle ne manque pas d’imagination.

  • ReadLookHear 20 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    La cave aux poupées est un huis clos d’une noirceur épouvantable, c’est noir, c’est atroce, Magali Collet ne nous épargne rien de l’horreur qu’elle a mit en page. C’est un roman décrivant une violence physique monumentale mais également une violence psychologique extrêmement malsaine.

    Je me suis pris un bel uppercut avec ce roman, dont l’ambiance est super oppressante et qui bizarrement a été pour moi très addictif … C’était comme si il y avait une urgence à tourner les pages pour connaître la fin. Magali Collet a une plume très incisive, elle met son lecteur à l’épreuve, c’est glauque mais en même temps il y a une certaine douceur. Elle arrive parfaitement à faire ressortir les côtés les plus sombre des êtres humains. Je parlait d’ambiance un peu plus haut et ici aussi l’autrice m’a convaincu, j’ai tremblé dans cette cave, j’ai ressenti un froid vraiment glaçant.

    Concernant les personnages, c’est pareil, vous avez Manon, cette jeune femme est une tortionnaire c’est vrai, mais j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle. Elle a depuis son plus jeune âge été brisée par Le Père, qui est un prédateur sexuel et dont l’emprise psychologique qu’il a sur les femmes est ahurissante. Vous imaginez qu’un être humain puisse se considérer comme n’étant rien, voir pire penser être une merde … Et bien c’est cela que vous découvrirez dans ce roman.

    Voilà, un roman efficace que j’ai adoré, décidément Taurnada me surprend vraiment. Je le conseil à tous les amateurs de thrillers noir, violent et glauque.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • valmyvoyou lit 22 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Une jeune fille vit seule avec « Le Père » depuis que sa maman est morte. Elle n’est jamais sortie de la maison familiale, les seuls éléments qu’elle connaît de la vie extérieure lui ont été inculqués par la télé. Son autre occupation est de prendre soin des filles que « le père » garde à la cave afin de satisfaire ses pulsions sexuelles. Plus il y a des cris, plus il est heureux. Manon, elle, doit les préparer : il faut qu’elles soient propres, rasées, coiffées, etc. En général, deux filles sont enfermées, en même temps.

    Lorsque le livre commence, une seule est retenue. « Le Père » n’a pas eu le temps d’aller en chasse. La prisonnière tente de créer un lien avec Manon, en lui révélant son prénom. Ainsi, elle redevient une personne, un être humain, pour sa geôlière, qui, pour la première fois, se questionne sur son rôle.

    Cependant, les faits ne sont pas noirs ou blancs. Si Manon ne remplit pas sa mission, c’est elle qui est punie. Elle l’est déjà, sans raison. Elle subit, elle aussi, les assauts du monstre. De plus, il est difficile d’envisager une rébellion, lorsque l’on a toujours vécu, enfermée dans un schéma, qu’on n’en connaît pas d’autres.

    Manon est un personnage qui m’a extrêmement perturbée. Elle est aussi victime que bourreau. Elle fait preuve, par moments, de méchanceté, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qu’elle subissait, depuis toute petite. Elle sait que c’est soit elle, soit les prisonnières. Lorsqu’elle se confiait sur sa vie, depuis sa naissance, sur les sévices qu’elle a endurés, les horreurs qu’elle a vécues ou vues, je n’avais qu’une envie, c’était de la sauver. Or, elle n’existe pour personne. Certaines scènes sont atroces, mais le père n’a pas réussi à faire perdre toute humanité à Manon…

    Ce livre est d’une très grande dureté. Certaines scènes sont abominables et à la fin du livre, je n’ai pu m’empêcher de penser au calvaire que certains enfants enlevés par des prédateurs ont vécu. Je pense aussi à tous ces enfants, qui, chaque jour, vivent auprès de monstres. Je serre la petite fille, en moi, qui savait que ce n’était pas normal.

    Conclusion

    La cave aux poupées nous emmène au plus profond de la noirceur « humaine ». Même si la lecture est, souvent, insupportable, ce huis clos qui prend aux tripes, se lit d’une traite, car nous voulons connaître l’issue et nous sommes immergés dans l’horreur de ces vies détruites par les actes d’un homme, d’un seul. J’ai espéré, puis perdu espoir, puis retrouvé l’espérance, puis désespéré, je me suis raccrochée à la moindre lueur d’humanité, dans le récit, qui prend aux tripes.

    Manon, tu existes pour ceux qui t’ont lue.

    Une fois encore, les Éditions Taurnada tapent fort, avec ce suspense qui remue.

  • valmyvoyou lit 25 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Une jeune fille vit seule avec « Le Père » depuis que sa maman est morte. Elle n’est jamais sortie de la maison familiale, les seuls éléments qu’elle connaît de la vie extérieure lui ont été inculqués par la télé. Son autre occupation est de prendre soin des filles que « le père » garde à la cave afin de satisfaire ses pulsions sexuelles. Plus il y a des cris, plus il est heureux. Manon, elle, doit les préparer : il faut qu’elles soient propres, rasées, coiffées, etc. En général, deux filles sont enfermées, en même temps.

    Lorsque le livre commence, une seule est retenue. « Le Père » n’a pas eu le temps d’aller en chasse. La prisonnière tente de créer un lien avec Manon, en lui révélant son prénom. Ainsi, elle redevient une personne, un être humain, pour sa geôlière, qui, pour la première fois, se questionne sur son rôle.

    Cependant, les faits ne sont pas noirs ou blancs. Si Manon ne remplit pas sa mission, c’est elle qui est punie. Elle l’est déjà, sans raison. Elle subit, elle aussi, les assauts du monstre. De plus, il est difficile d’envisager une rébellion, lorsque l’on a toujours vécu, enfermée dans un schéma, qu’on n’en connaît pas d’autres.

    Manon est un personnage qui m’a extrêmement perturbée. Elle est aussi victime que bourreau. Elle fait preuve, par moments, de méchanceté, mais je n’ai pu m’empêcher de penser à ce qu’elle subissait, depuis toute petite. Elle sait que c’est soit elle, soit les prisonnières. Lorsqu’elle se confiait sur sa vie, depuis sa naissance, sur les sévices qu’elle a endurés, les horreurs qu’elle a vécues ou vues, je n’avais qu’une envie, c’était de la sauver. Or, elle n’existe pour personne. Certaines scènes sont atroces, mais le père n’a pas réussi à faire perdre toute humanité à Manon…

    Ce livre est d’une très grande dureté. Certaines scènes sont abominables et à la fin du livre, je n’ai pu m’empêcher de penser au calvaire que certains enfants enlevés par des prédateurs ont vécu. Je pense aussi à tous ces enfants, qui, chaque jour, vivent auprès de monstres. Je serre la petite fille, en moi, qui savait que ce n’était pas normal.

    Conclusion

    La cave aux poupées nous emmène au plus profond de la noirceur « humaine ». Même si la lecture est, souvent, insupportable, ce huis clos qui prend aux tripes, se lit d’une traite, car nous voulons connaître l’issue et nous sommes immergés dans l’horreur de ces vies détruites par les actes d’un homme, d’un seul. J’ai espéré, puis perdu espoir, puis retrouvé l’espérance, puis désespéré, je me suis raccrochée à la moindre lueur d’humanité, dans le récit, qui prend aux tripes.

    Manon, tu existes pour ceux qui t’ont lue.

    Une fois encore, les Éditions Taurnada tapent fort, avec ce suspense qui remue.

  • alexandra 30 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Quelle lecture !
    On a quand même une idée de ce qui nous attend en lisant la 4eme de couverture. Mais en vrai c’est bien pire. Et ça se finit en page turner.
    Manon nous raconte sa vie. Le récit est fait à travers son regard, sa vision de la vie, de ce qu’elle connait. Elle a la petite vingtaine et vit seule avec son père, "Le Père" alors que sa mère est morte il y a plusieurs années, dans une maison isolée. Mais dans la cave il y a des filles et elle aide son père à les préparer pour qu’il les "monte" (sic). Je n’en raconte pas plus pour pas gâcher la lecture mais il faut avoir le coeur bien accroché.
    Manon est-elle victime ? Coupable ? Complice ? C’est au lecteur de se faire son avis et chaque page qui nous plonge un peu plus dans l’atrocité nous fait douter. l’emprise psychologique du Père sur Manon est totale. elle le dit elle-même, elle pourrait partir, les portes ne sont jamais fermées à clés et lorsqu’il part travailler elle est seule. Elle pourrait. mais ne peut pas. Ne veut pas. Qui voudrait la croire ailleurs, dehors ? Toute cette vie routinière va changer le jour où elle apprendra le prénom de la fille de la cave. dès lors, elle est quelqu’un, elle n’est plus un meuble. Et Manon devient quelqu’un pour une personne. Elle existe dans les yeux de cette fille.
    L’auteur ne nous épargne rien. Pédophilie, inceste, séquestration et j’en passe. C’est froid, glaçant, abject, ça va droit au but. Ce huis clos est oppressant. On est mal à l’aise tout au long de la lecture. Ce livre est dérangeant, bouleversant. On est comme un spectateur impuissant face à ce que ces filles subissent.

    Ce n’est pas facile à lire mais c’est très bien écrit sans jamais tomber dans le racoleur ni dans la surenchère. Parce que c’est Manon qui raconte sa terrible normalité.

  • mouffette_masquee 31 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Résumé : Manon, 22 ans, est loin d’être comme les autres jeunes femmes de son âge. Orpheline de mère depuis son enfance, elle s’occupe de tout à la maison : ménage, lessive, repas. Une fille normale ne serait pas la bonne à tout faire de son père, ni son souffre douleur qui se prend des raclées depuis des années. Une fille normale ne s’occupe pas non plus des jeunes filles séquestrées dans la cave, et qui servent de poupées gonflables au Père. Mais c’est la vie de Manon, et elle ne connaît rien d’autre.

    Mon avis : Premier livre de cette autrice, c’est une réussite. Une lecture coup de poing, un roman très noir à ne pas mettre en toutes les mains. C’est extrêmement déroutant de découvrir la vie selon le regard de Manon, 22 ans, mais qui a pourtant un raisonnement assez immature. Une jeune femme tellement conditionnée qu’elle trouverait presque ça normal de séquestrer des adolescentes pour en faire des esclaves sexuelles pour le Père. Qui voit des petits bonheurs dans des choses simples, comme sentir le vent dans ses cheveux, ou le soleil réchauffer sa peau. Comment se construire et développer une morale quand toute sa vie a été pourrie depuis le commencement ? Comment imaginer qu’une autre vie est possible quand la seule que l’on voit passe à la télévision ? Manon est touchante. Mais au début, j’avoue j’ai eu du mal avec elle. Je l’ai trouvée égoïste et froide. Quel manque de coeur et d’humanité. Mais si personne n’est là pour vous l’apprendre, comment différencier le bien du mal ? Sa seule interprétation du monde, c’est la survie, et son mantra est qu’il vaut mieux que ce soient les autres qui prennent et pas elle. Difficile de comprendre, et surtout impossible de se mettre à sa place. J’ai aimé car Manon m’a touchée. C’est un point de vue qu’on n’a pas l’habitude d’avoir et c’est intéressant, mais perturbant.

  • Marlène Lchd 31 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    En bref, coup de cœur pour ce huis clos captivant !

    Vous allez finir par croire que je radote mais vraiment... SUIVEZ LES EDITIONS TAURNADA ! Leur catalogue est d’une grande qualité.

    Et ce thriller en huis clos en est la preuve. Magali Collet donne la parole à Manon, jeune fille qui semble au départ un peu simple mais qui va se révéler être une force de la nature et un exemple de résilience rare. [...]

  • L’atelier de Litote 31 mars 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Faites la connaissance de Manon et de son père, « Le Père » comme elle l’appelle. Bienvenue dans cette famille dysfonctionnelle. Un duo père - fille pas comme les autres. Manon est devenue bien malgré elle complice des perversions de son père. Depuis qu’elle a perdu sa mère, elle a pris sa place. Elle s’occupe de la maison, du linge, des repas, elle s’occupe surtout de la jeune fille prisonnière dans la cave de la maison. Toujours sur le qui vive à attendre que tombent les coups, elle tente de faire de son mieux pour survivre. Un récit comme celui –ci, je n’en avais pas encore lu sauf peut-être celui de Karine Gebel dans « Toutes blessent, la dernière tue ». Cela m’a aussi fait penser à l’affaire Marc Dutroux. Manon est la narratrice principale du récit, elle nous parle de sa petite enfance, de ses peines, de ses joies mais surtout on va suivre son parcours et ce qui fait qu’elle reste soumise à l’autorité de son père. Une intrigue difficile à lire tant l’auteure nous plonge dans la perversion humaine. Une écriture sous la forme d’un témoignage, presque un journal intime, celui de Manon la fille du Père. Le bourreau tout puissant et Manon qui joue le rôle de Kapo. On comprend petit à petit pourquoi elle lui obéit. Un petit livre de 200 pages qui se dévore mais il m’a laissé un goût amer. Je me suis fait l’effet d’une voyeuse et j’ai aussi trouvé qu’on jouait sur le pathos de la situation pour écrire un huis-clos insoutenable. On a la sensation d’être pris au piège de la même façon que les prisonnières mais aussi que Manon, qui dans une autre sphère est elle aussi prisonnière. J’ai ressentie de l’empathie pour Manon mais aussi j’avais parfois envie de la secouer pour qu’elle trouve en elle la force que cela s’arrête. J’ai eu aussi le sentiment de finir là où tout pourrait commencer mais peut-être y aura-t-il une suite. Une visite guidée au pays de la noirceur, de la violence, de l’inceste, de la pédophilie, de la peur, dois-je continuer ? Vous sentez-vous prêt à affronter les actes d’un psychopathe et de sa fille ? Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/03/31/38070193.html

  • unevietoutesimple 5 avril 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Ce roman est dérangeant, déroutant, il vous remue au plus haut point. Une fois que vous aurez ouvert ce thriller psychologique, vous ne pourrez plus le refermer.

    J’ai fait une belle découverte avec ce roman, celle de la plume de Magali Collet. Par ses mots, elle mène la vie dure à nos émotions. Et des émotions vous en aurez, des sentiments contradictoires, de l’empathie, de la haine, de la compassion, de l’incompréhension, de la révolte, de la pitié. Toutes ces émotions se succèderont, se croiseront, s’enchevêtreront. C’est un roman fort, intense.

    Le personnage de Manon est celui qui m’aura le plus marqué. Au début de l’histoire, je l’ai détestée parce qu’elle était complice de ce que le père (personnage on ne peut plus monstrueux et détestable) faisait subir aux filles. Et puis au fil des pages, on en apprend plus sur son histoire, sur ce qu’elle subit depuis sa plus tendre enfance et j’ai commencé à la voir sous un autre oeil.

    Oui, elle est la geôlière des jeunes filles mais elle le fait pour survivre, parce que si elle ne se plie pas aux demandes, que dis-je, aux exigences du père, une pluie de coups s’abat sur elle. Alors ses actes sont pour elle un moyen de survivre sans trop souffrir. Elle n’est pas aussi crédule qu’on pourrait le croire. Il est vrai que sa seule éducation, elle la trouve à travers la télévision mais elle n’est pas aussi “mauvaise” ni “attardée”que les premiers chapitres pourraient nous laisser croire et elle fait son possible pour “adoucir” la vie en captivité des malheureuses séquestrées.

    Le quotidien de cette pauvre jeune femme est noir, très noir. Bonne à tout faire, esclave sexuelle d’un père dont elle doit surveiller attentivement le moment du retour si elle veut pouvoir s’accorder un petit moment de répit.

    Manon à la fois bourreau et victime. Manon qui, à travers les liens qui se tressent avec Camille la dernière victime du père, commence à présenter un peu d’humanité. Mais c’est sans compter à chaque fois sur la crainte de ce que le monstre pourrait lui infliger.

    Un roman déroutant, dérangeant comme je l’ai dit au début de cette chronique. Ame sensible il vous faudra vous armer de courage pour le lire mais je vous y encourage vivement.

  • Les lectures de Maryline 12 avril 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Mon Dieu comme ce thriller est difficile à lire ! Non pas qu’il soit mal écrit, bien au contraire, mais le sujet est vraiment délicat. Il n’est pas conseillé aux lecteurs sensibles, ça c’est sûr ! Bravo à Taurnada pour avoir déniché cette auteure qui promet ! Bravo à elle pour cette écriture si sensible dans un contexte tout aussi difficile.

    Manon, une jeune fille de 22 ans, vit seule avec son père à la suite du décès de sa mère quelques années plus tôt. Nous comprenons vite que cette dernière n’est jamais sortie de chez elle, à part dans la cour bien sûr, mais elle ne connait "la vraie vie" que grâce à la télévision qu’elle arrive à regarder de temps en temps quand le Père part au travail. Elle est devenue la "boniche" de la maison et doit prendre soin de son père. Mais elle a également un autre travail qui lui prend du temps : celui de s’occuper des prisonnières dans la cave, en-bas des escaliers...

    J’ai beaucoup aimé cette histoire même si elle est difficile à accepter. C’est une situation qui, malheureusement, doit bien exister "pour de vrai". Manon et les autres filles d’en-bas sont tout simplement des poupées, comme le titre le suggère... Et pourtant, Manon a les clés de toutes les portes et le Père part toute la semaine au travail en journée... Va-t’elle finir par se rendre compte qu’elle n’a rien à faire ici et que sa vie pourrait être bien plus belle ?

    J’ai aimé Manon, c’est un personnage très courageux au final. Elle sait qu’elle ne vit pas comme on devrait vivre à son age. Elle a conscience que rien n’est normal dans sa vie et que son père n’est pas un honnête homme. Et pourtant, elle reste là, elle accepte tout en serrant les dents. C’est une jeune fille très intelligente et pourtant... Le Père est bien sûr un odieux personnage et l’auteur a réussi à en dresser un portait vraiment sincère, le parfait bourreau ! La psychologie des personnages est très travaillée, même celle des "poupées" de la cave.

    J’ai adoré cette atmosphère, cette histoire qui nous donne des envies de meurtres. Le suspense est bien présent, l’action est également de mise, et pourtant, nous sommes presque dans un huit clos, ne sortant pas de cette maison sombre mais si propre...

    Bravo pour ce suspense, bravo pour ce dénouement inattendu, bravo pour avoir osé parler de ces horribles actes qui sont présents, même à notre époque !

  • Maks 25 avril 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Ici nous sommes sur un thriller sous tension, où l’action est peu présente, mais plutôt un récit où le mental prend le dessus, c’est glauque, surprenant, en huis clos, et quand on pense qu’il y a vraiment des fous pareils aux protagonistes de ce roman, j’en ai la nausée…

    Le lecteur se surprend à avoir de l’empathie pour la geôlière des filles de la cave, de part ses conditions de vie alors que c’est normalement impensable !!

    Une histoire dans le même genre que "Des nœuds d’acier" de Sandrine Collette.

    A lire pour tous les amateurs de thrillers qui ne sont pas claustrophobes ni trop sensibles.

    https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2020/04/la-cave-au-poupees-magali-collet.html

  • Annesophiebooks (Les lectures d’Anne-Sophie) 30 avril 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Taurnada propose des lectures différentes et de qualité. Et La Cave Aux Poupées en est un excellent exemple.

    Thriller et roman noir, c’est certain, mais au delà de ces étiquettes, l’auteure, Magali Collet, va beaucoup plus loin que beaucoup d’autres romans dans son intrigue.

    Manon habite avec son père. Le Père, comme elle l’appelle.
    Elle vit à travers les téléfilms qu’elle voit passer à la télé, s’imaginant que la vraie vie est celle qu’elle aperçoit à travers cette petite lucarne.
    Et c’est bien normal, car comment la vraie vie pourrait-elle être celle qu’elle subit depuis sa naissance ?
    À supporter les horreurs du Père ?
    À passer ses journées à nettoyer, faire à manger, panser ses plaies ?
    Nourrir et laver les autres jeunes femmes enfermées dans la cave ?
    Et pourtant, c’est bel et bien sa vie.

    Et les règles en sont simples : elle n’est rien, et les autres filles sont encore moins qu’elle-même.
    Jusqu’au jour où...

    Cette histoire est-elle difficile à lire ? Oui, clairement elle l’est.
    Non pas sur la forme (qui est très bonne), mais sur le fond. Parce que, nous le savons tous, ces monstres existent réellement dans la vraie vie.

    Toutefois, il n’est nullement question ici de voyeurisme.
    Bien sûr, cette vie est un enfer, mais à aucun moment l’auteure ne se complaît dans des descriptions malsaines. Les choses sont dites sans ambiguïté, mais sans détails inutiles.

    Les sentiments du lecteur sont mis à rudes épreuves, non pas à cause des mots utilisés mais à cause de ses propres sentiments envers les protagonistes.

    Le Père est le bourreau.
    Camille, la victime.
    Mais Manon ? À la fois victime et bourreau, je suis passée par beaucoup de sentiments contradictoires pour elle.
    Le chagrin et la colère étant ceux qui revenaient le plus souvent.

    Je me suis régulièrement demandé comment elle pouvait « aider » Le Père avec les prisonnières, alors qu’elle était là mieux placée pour connaître leurs souffrances.
    Par habitude ? Par peur ? Obéissance aveugle ? Instinct de survie ?
    Sûrement un peu de tout ça.

    Mais il y a plus, tellement plus, à découvrir sur elle.

    C’est une lecture que je recommande sans hésiter.
    Et une auteure que je vais suivre de près !

  • lesmotsdelau 13 mai 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    La fin du confinement est arrivée et voici enfin la réouverture de nos librairies.
    Pour cette occasion, il fallait que je vous parle de "La cave aux poupées" de Magali Collet .
    Pourquoi j’ai décidé de faire mon retour sur ce livre en particulier en ce début de "déconfinement" ?
    Tout simplement parce qu’il vous le faut dans votre bibliothèque !

    Nous sommes ici avec le premier roman de l’auteure et pour un premier croyez-moi ça envoi du lourd !
    210 pages, pas une seconde d’ennui, on avale les chapitres sans les voir passer.
    Une tension malsaine s’installe dès le début, saisie par l’émotion, le dégoût, mais en même temps une sorte de voyeurisme morbide, ce livre on ne peut le poser qu’une fois la dernière page tournée.
    Dans ce roman noir en huis clos, Magali joue avec nos émotions et ça marche admirablement bien.
    Je suis passée de l’écœurement à l’acceptation, de la résignation à la tristesse, alternant ces divers états grâce à une écriture vraiment captivante.

    C’est simple, j’ai vécu le calvaire de Manon à ses côtés et je n’arrivais pas à l’abandonner.
    Rien n’est laissé au hasard, pas de longueurs inutiles tout est là sans fioritures, comme quoi il n’ y a pas besoin d’en faire des caisses et de rallonger le livre pour tenir par le bout du nez son lecteur.

    Le pari osé de faire tourner une intrigue avec si peu de personnages et de les enfermer dans un même et unique lieu, l’enjeu était de taille et je dis bravo je ne me suis pas ennuyée une seule minute.
    La cave aux poupées c’est un sujet sensible de viols, d’incestes, de maltraitances, c’est un roman dur à ne pas mettre dans toutes les mains. Bien que les actes ne soient pas explicitement décrits et détaillés, on ne peut que fort bien les deviner.
    Cependant, il m’aura manqué quelques pages supplémentaires à cette fin pour pouvoir le hisser en livre coup de coeur.

    La qualité d’écriture et l’intrigue en font un thriller immersif et accrocheur.
    Un roman des Taurnada Editions et je dois dire que cette ME met la barre de plus en plus haute dans la qualité de ces ouvrages.
    Je ne peux que vous le conseiller il faut foncer !
    Je remercie Joël Maïssa et les éditions Taurnada pour avoir édité un si bon manuscrit.

  • Djustinee 16 mai 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Quel uppercut ! J’ai ouvert ce livre pour le fermer une fois terminé. Je l’ai lu d’une traite et j’en ai eu le souffle coupé. Quelle surprise...

    Je ne m’attendais pas à cela. Je suis conquise par cet univers glauque et cette ambiance oppressante.

    Les chapitres sont courts et l’écriture est fluide. Le suspense est à son paroxysme du début à la fin. C’est sans fausse note et l’intrigue est parfaitement ficelée.

    Je m’attache, malgré moi, à la narratrice, Manon. Je me demande si cette jeune femme n’est pas déficiente mentale et que, de ce fait, je me devrais d’être indulgente. Ou peut-être n’a-t-elle jamais rien connu d’autre que ce que son père lui montre ?

  • lecturesdudimanche 26 mai 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Parfois, les auteurs n’ont pas besoin d’être explicites pour nous faire deviner l’ignominie. Parfois, la narration simple et naïve prêtée à un personnage est nettement plus glaçante que n’importe quelle envolée lyrique. Parfois, le Mal a l’état pur se cache dans des gestes quotidiens des plus anodins. C’est exactement ce qui arrive lorsqu’on plonge dans le quotidien de la jeune Manon qui vit avec « le Père », ce bourreau insensible et ignoble, qui l’a façonnée pour qu’elle puisse être parfaite fée du logis, exutoire à sa moindre perversité, mais aussi docile et inconsciente complice. Manon ne trouve de répit que lorsque « le Père » se décharge sur les jeunes filles emprisonnées dans la cave et dont Manon a la charge (les nourrir, les laver, s’assurer qu’elles soient telles que « le Père » les aime). Le moindre faux pas se paiera par une volée de coups. Alors elle a intérêt à ce que tout soit parfait. Et quand « le Père » travaille, Manon en profite pour accéder à sa seule fenêtre vers « la vraie vie » : la télévision.

    Quand on n’a connu que ce quotidien de violence, d’inceste, de soumission, de déshumanisation, comment comprendre que ce n’est pas la norme ? Que dans la vraie vie, les hommes ne « montent » pas chaque soir des jeunes filles enfermées dans leur cave, ou leur propre fille, lorsque ses victimes sont « indisponibles » ? Avec une simplicité déconcertante, le raisonnement de Manon nous prend à la gorge, nous donne envie de hurler, de la secouer… Jusqu’à ce que la force d’un seul prénom ébrèche le quotidien rodé de Manon pour faire éclater l’humanité à travers ces lignes sous une forme timide, douce et désarmante…

    Entrer dans la cave aux poupées, c’est s’asphyxier sous le poids des mots les plus simples qui dessinent une histoire terrifiante, malsaine, dérangeante. Ce récit est d’une puissance insoupçonnée, et en ressortant de cette cave, le seul son qui vous parviendra encore sera celui de votre cœur qui se brise en mille morceaux.

    Je remercie Joël, des Editions Taurnada, pour cette lecture fracassante.

  • claire07 26 mai 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Tout d’abord, merci aux éditions Taurnada et à Joël pour ce service-presse.
    Nous faisons la connaissance de Manon, 22 ans, qui tient la maison de son père « le père » toute la journée.
    Véritable femme de maison, mais elle ne fait pas que ça !
    Elle est aussi chargée de s’occuper des filles dans la cave, car « le père »
    aime quand elles sont propres et rasées et que tout est nickel !
    Le père, il les monte que si elles sont propres. Car le père il aime pas la crasse,
    Manon le sait, elle se verra battre sinon.
    Quand elle ne subit pas d’autres violences physiques... surtout quand les filles saignent. Un jour,
    Manon baisse sa garde et commence à avoir une relation amicale avec la dernière captive, Camille.
    Au début, elle se met en colère, car les filles sont des meubles... pas besoin de connaitre leurs prénoms.
    Et puis par la force des choses, Camille craque la carapace de Manon et Manon se prête à quelques confidences...
    Bon, alors, comment vous dire ça sans que vous vous désabonniez... lol. Allez, je me lance !
    J’ai beaucoup aimé, mon Dieu, c’est même un coup de cœur !
    Oui, bizarre de dire cela, mais on est en totale immersion avec Manon, Camille et le père !
    On veut savoir, et puis c’est vraiment bien écrit ! C’est détaillé, mais sans voyeurisme.
    On est littéralement happés par l’histoire.
    Par moments, je vous avouerais même que j’ai retenu ma respiration surtout quand le père était dans les parages.
    En résumé, un big up pour l’auteure qu’il me tarde de lire à nouveau.

  • Musemania 8 juin 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Premier livre de l’auteure Magali Collet, il a eu le « malheur » de sortir en plein confinement. Comme je vous l’ai annoncé dans un précédent article, je souhaiterais mettre en lumière, à ma petite échelle, ces livres qui ont fait preuve d’une énorme malchance. Car oui il était toujours possible de le commander en ebook mais il faut garder à l’esprit que tout le monde ne dispose pas de liseuse et que certains lecteurs conservent leur préférence pour la version papier.

    Vu l’amélioration de la situation, je me suis dit que c’était enfin la bonne période pour m’y plonger et vous en parler.

    Manon est une jeune fille de 22 ans qui n’a pas eu une enfance rêvée. Ayant perdu sa mère dès son plus jeune âge, c’est son père qui l’a élevée. Vous me direz que c’est le cas de milliers d’enfants et que cela se passe bien. Effectivement cela peut être le cas, sauf quand votre père est un dangereux tueur et violeur en série de jeunes filles. Manon a toujours grandi éloignée de la civilisation, ne s’évadant que par son poste de télévision. Mais alors qu’elle se lie d’amitié avec une des captives de son père, les choses pourraient peut-être changer.

    Si je n’avais pas lu sur la quatrième de couverture qu’il s’agissait du premier livre de Magali Collet, je ne m’en serais pas doutée. En effet, son style d’écriture est très plaisant, fluide et déjà bien travaillé. Elle manie parfaitement les codes du suspens, le dosant savamment au fil des pages et faisant que le lecteur ne peut se détacher du bouquin.

    Écrit à la première du singulier, cela nous plonge plus fortement dans le récit de cette Manon, personnage désoeuvré qui ne tombe pas dans le cliché non plus. Cette sobriété qu’a Magali Collet de traiter son huit-clos est bien pensée. Malgré l’horreur de la situation, on s’attache à cette « gamine » asservie et pourtant si forte.

    Magali Collet est donc un nom que nous, amateurs de thrillers, devons retenir car sa plume fera partie intégrante de la scène du la littérature noire française dans le futur. C’est indéniable.

    Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance.

  • @just_read_darling 22 juin 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Comment ? Comment l’autrice a pu entrer dans la tête d’une jeune femme retenue captive depuis son enfance ? Nous contant ses souvenirs de sa mère, la violence quotidienne de son père et ce qui se trouve dans la cave. L’électrochoc aura lieu avec une simple question : comment t’appelles-tu ? Là, Manon d’abord réticente à ce rapprochement se laissera envahir par des questions, des incertitudes et une envie de normalité.
    Je l’ai lu en apnée, en une soirée et en terminant épatée par la plume de cette autrice pour son premier roman et choquée par la puissance et le réalisme de son récit.

  • Kalacatlove 28 juin 2020
    La cave aux poupées - Magali Collet

    Il s’agit du premier roman de cette auteure, et malgré la thématique traitée, j’ai beaucoup aimé.

    Dans cette histoire, nous suivons Manon, jeune femme de 22 ans au quotidien très particulier. En effet, elle aide son père à garder des adolescentes prisonnières dans la cave de la maison.

    C’est un roman qui m’a bouleversée, touchée, dégoûtée, angoissée. Toutes ces émotions en quelques pages. Malgré tout, je me suis beaucoup attachée à Manon, car elle n’est pas vraiment celle que l’on pourrait penser. Je n’ai pas réussi à lui en vouloir, ni même à la détester.

    J’ai adoré la façon dont ce roman était écrit et construit. Les chapitres courts donnent de l’intensité et du rythme à la lecture, et c’est ce qui m’a permis de venir à bout de ce récit qui m’a fait mal.

    Je vous recommande ce livre, mais attention, il n’est (selon moi) pas à mettre entre toutes les mains.

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