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La sentence

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Vos #AvisPolar

  • LeahBookAddict 13 mars 2020
    La sentence

    Un thriller dense et profond à l’ancienne un vrai bijou.
    J’ai trouvé ma lecture passionnante, en même temps les sujets avait tout pour me plaire, meurtre, procès, secrets de familles le tout dans une ambiance à l’ancienne dans le vieux Mississippi des années 1940.
    La description du procès est géniale, l’intrigue en elle-même m’a tenue en haleine pendant toute ma lecture comme avec tous les Grisham d’ailleurs.
    Petit bémol pour la partie concernant la guerre, sujet qui n’est pas ma tasse de thé... ça ne m’a toutefois pas empêchée d’apprécier ma lecture.
    Le meilleur auteur de thrillers judiciaires auquel je rajoute ce roman sans hésiter.
    Plus qu’à attendre l’année prochaine pour me jeter sur son nouveau roman.

  • valmyvoyou lit 1er avril 2020
    La sentence

    Pete Banning est revenu en héros de la bataille des Philippines, alors qu’il était porté disparu. Après son retour dans le Mississippi, sa femme a été hospitalisée, dans un centre psychiatrique. Il est un voisin et un patron blanc apprécié, en cette période de ségrégation.

    Un matin d’octobre 1946, il se rend au presbytère et tue le révérend Dexter Bell qui est très aimé par sa congrégation. A la douleur de la famille et des paroissiens, s’ajoute le choc de ne pas comprendre le geste de Pete.

    La première partie du livre relate le procès. Pete ne parle pas et n’aide absolument pas son avocat. Il refuse toutes les lignes de défense. Pourquoi cet homme considéré comme un véritable héros par les vétérans, rejette toutes les mains tendues et ne parle pas ? Les jurés ont une mission difficile : déterminer la peine de l’accusé, sans connaître ses motivations. Ils ont le choix entre la perpétuité et la peine de mort. Nous assistons aux interrogatoires des témoins, aux précisions des experts, aux plaidoiries, etc. L’affaire judiciaire est détaillée et intégrée dans le contexte de l’époque : par exemple, les personnes noires n’ont accès qu’aux balcons, pendant les audiences.

    La deuxième partie est consacrée au passé de Pete, en tant que soldat. Il était aux Philippines, pendant la guerre avec le Japon. Après la reddition des Américains, lors de la bataille de Bataan, il a été fait prisonnier, dans un camp de prisonniers, après une marche dans des conditions inhumaines, provoquant la mort de milliers d’hommes. Certaines scènes sont abominables et décrivent ce conflit, dans toute son horreur. Pour être sincère, c’est un sujet que je connaissais mal, pour ne pas dire pas. L’auteur décrit les raisons pour lesquelles des combattants ont reçu les plus hautes distinctions militaires. Même si je ressentais une frustration, par moments, car ces passages ne traitaient pas du meurtre, et que je n’en pouvais plus d’impatience de connaître le mobile de Pete et même si j’ai souvent été glacée par les tortures, j’ai été passionnée aussi par ce récit très complet et précis, d’autant plus angoissant qu’il dépeint des faits réels.

    Enfin, la dernière partie traite de la vie, après le procès, pour les proches du meurtrier et de sa victime. La justice n’en a pas fini avec la famille Banning. John Grisham montre de quelle manière les enfants de Pete subissent le poids du crime de leur père et les affres déclenchées par son silence sur ses raisons. Celles-ci ne sont dévoilées qu’à la fin du livre. Pendant presque cinq cents pages, je me suis torturée l’esprit à tenter de comprendre ce qui pousse un homme qui a reçu les honneurs pour ses actes de bravoure, à ôter la vie d’un autre.

    Conclusion

    La sentence est un roman sociétal et judiciaire captivant. Le coupable est connu dès le début, cependant, il faut attendre la fin pour connaître le mobile. Quand il est dévoilé, il est difficile de ne pas penser au nombre d’existences touchées par un évènement isolé. Je reconnais avoir été déstabilisée par la révélation. Quel gâchis de vies qui aurait pu être évité ! Quand la réalité inspire la fiction…

    Même si quelques pages m’ont paru longues, elles sont indispensables à la construction parfaite de l’intrigue et à la description très documentée du contexte de la guerre. J’ai adoré cette histoire remplie de secrets, de rebondissements judiciaires, de suspense et de réalité historique.

  • lecturesdudimanche 26 mai 2020
    La sentence

    Le confinement ne m’a pas empêchée de lire, même si je n’ai pas vraiment augmenté mon rythme. Il m’a par contre tenue loin de mon clavier. Mais je suis toujours là et de retour ! Et quoi de mieux que de reprendre avec la chronique de l’un de mes auteurs préférés, et ce, depuis de longues années : j’ai nommé John Grisham !

    J’ai toujours adoré ses écrits, car il a la particularité de nous ensevelir de termes juridiques et de développements de procédures sans que nous nous sentions perdus à quelque moment que ce soit. Et quand on connaît les méandres des cours de justice américaines, nul doute qu’il s’agisse là d’un exploit !

    Dans les particularités de Grisham, on retrouve aussi sa faculté à décrire sans jugement moralisateur mais avec une justesse historique simple et touchante la situation des noirs américains dans les États du Sud.

    « La sentence », s’il intègre pas mal de ces éléments qui font la signature de Grisham, est néanmoins différent. Et croyez-moi, quand on est confinés et prêts à se plaindre du moindre léger désagrément d’être enfermé chez soi avec ses livres/séries/réseaux… la lecture de certains passages de la sentence a vite fait de vous rappeler à quel point votre canapé est exagérément confortable !

    L’histoire débute un matin des plus banals. Pete Banning habite Clanton, Mississipi. C’est un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, un vrai héros local. Il dirige une ferme qui s’en sort plutôt bien, ses deux enfants ont entamé de belles études. La guerre a bien failli le tuer, mais il est rentré certes blessé, mais largement décoré et honoré. Pourtant, ce matin-là, il se lève et, calmement, après avoir mis ses affaires en ordre, se dirige chez le révérend Dexter Bell qu’il abat froidement avant de se livrer sans difficultés aux autorités. Une fois emprisonné et bien qu’il risque la chaise électrique, il reste désespérément muet et n’explique son geste à personne. Il prétend n’avoir rien à dire.

    L’acte, le procès, l’issue, font l’objet de la première partie du livre. Avec son analyse chirurgicale des éléments, Grisham parvient pourtant à ne pas être froid. C’est son talent, et on ne s’en lasse pas. Ensuite, l’auteur va s’atteler à nous parler du Pete Banning d’avant le meurtre. Que ce soit le fougueux jeune militaire, l’amoureux transi, le fils respectueux d’entretenir le domaine familial, le père comblé, le patron humain. Autant d’éléments qui forgent notre compréhension de la personnalité de Pete Banning tout en nous donnant l’impression que son geste en est encore plus inexplicable… A moins que ? Vient ensuite l’horreur de la seconde guerre pour Pete Banning, alors qu’il est fait prisonnier des Japonais. L’angoisse, pour la famille restée au pays.

    Il y a aussi l’après-procès pour meurtre et les répercussions judiciaires pour les enfants Banning. Une belle nouvelle démonstration des failles juridiques dans lesquels s’engouffrent les plus vils opportunistes.

    Finalement, on l’aura, l’explication tant attendue, mais tellement proche du mot fin qu’on a craint qu’elle ne vienne jamais ! Et est-ce qu’elle correspond avec ce que notre imaginaire a cru déceler ? Ça, bien sûr, je préfère vous laisser le découvrir…

    Moi qui ne suis pas forcément fan des récits de guerre, j’ai traversé ce passage du livre en apnée, horrifiée une fois de plus par les actions qu’ont commises nos pairs. Car peu importe la nationalité, en temps de guerre, l’humain se transforme en machine à torturer et à tuer. Une vie, si elle appartient à l’ennemi, n’a pas plus de prix que celle d’un cafard répugnant. Alors forcément en cette période, ça aide à relativiser. Parce que si l’histoire de Pete Banning est une fiction, ce qu’il développe s’est bel et bien passé.

    Une fois de plus, le talent de Grisham s’est exprimé avec force et précision. Son détachement dans sa manière d’écrire et surtout de décrire pourrait laisser penser à une totale absence d’émotions. Mais si c’est le cas dans la manière clinique d’aborder le récit, le résultat pour le lecteur n’en est évidemment pas dépourvu ! Sous couvert d’une plume à la mécanique bien huilée, Grisham provoque interrogations, émotions, réflexions. Il est clair qu’on n’aborde pas l’un de ses livres si l’esprit ne lui est pas dédié à 200%, c’est pourquoi je m’assure toujours d’être mentalement disponible pour me plonger dans ses romans.

    Une réussite de plus qui confirme la place historiquement privilégiée de Grisham dans mon cœur de lectrice.

    Un grand merci aux Editions JC Lattès et à la plateforme NetGalley pour cette lecture !

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