Les Casseurs d’os - Sebastien Meier

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Résumé :

Alpes bohémiennes. Dans le parc naturel du Diable, où tournoient les charognards, un corps a été retrouvé : la mâchoire et les membres sont brisés, la peau déchiquetée. Ce corps, c’est celui de Ludivine Berger, historienne et tête brûlée, détentrice d’informations cruciales sur son pays.
Élodie Fasel, capitaine de police, est chargée de l’enquête. Cette volcanique mère de famille, ancienne des stups fraîchement débarquée dans le chef-lieu montagneux de Neustadt, partage sa vie avec un ex-flic traumatisé devenu ingénieur du son. Alors qu’il se tient éloigné des questions criminelles, elle va y plonger tête baissée, dans un État où règne d’ordinaire un calme exemplaire.
À plusieurs kilomètres de la scène de crime, dans les eaux du lac Ventôse, la dépouille d’un homme a été repêchée : Javier Martinez, historien lui aussi, collaborateur de Ludivine, tué de deux balles qui ont traversé ses poumons. C’est au peu orthodoxe capitaine Eugène Young qu’on remet les rênes de l’affaire.

Vos avis

  • universpolars 20 novembre 2018
    Les Casseurs d’os - Sebastien Meier

    Sébastien Meier nous invite ici dans son monde, du moins dans un univers certainement à son image - pure spéculation de ma part.

    Nous évoluerons ici dans un pays dont la capitale se nomme Volia, en Bohème, lieu inventé par l’auteur suisse. J’imagine que cette façon de procéder peut lui accorder une certaine liberté pour développer son intrigue dans ce petit pays européen.

    « Bohème », c’est surtout une façon de vivre, un pays qui se veut cool, moderne et libre. Mais cela ne dure jamais indéfiniment ! Depuis qu’il y a des Hommes, il y a des divergences.

    Un pays - plus précisément une royauté - qui ressemble étrangement à la Suisse, géographiquement parlant. Cela sera l’un des principaux points communs avec notre île helvétique, mise à part peut-être une ressemblance avec certaines notions politiques, des personnalités du cru ou encore certaines grandes industries. C’est un peu la Suisse sans être vraiment la Suisse.

    Nous entrerons donc dans un pays en pleine révolte, absorbant quelques émeutes, une grande part d’agitation et un sérieux soulèvement de masse. Bref, un pays qui se veut tranquille, mais qui traverse une méchante tempête.

    Sébastien Meier tisse ici une toile qui a comme points d’ancrages des scandales politiques, leur divulgation éventuelle, mais aussi l’art de la manipulation, la corruption ou encore l’utilisation de gros moyens pour cacher la merde au chat.

    Entre un journaliste percutant, tenace et droit, mais ô combien marginal, un flic un peu cassé, taciturne mais plutôt bon, ou encore une flic aussi sensible que corrosive, nous allons traverser ensemble cette tempête qui va laisser derrière elle quelques cadavres.

    Cet ouvrage représente un univers à part, une ambiance déroutante et inattendue ainsi qu’un environnement assez subjuguant. L’auteur a su créer un monde, un mode de vie, mais qui reste avant tout très actuel et terriblement en phase avec la réalité.

    L’univers peut changer, c’est sûr, mais l’être humain reste ce qu’il est, à l’image ici d’un peuple qui se soulève suite à une grande injustice ou encore de certains dysfonctionnements émotionnels tels que l’appât du gain, du pouvoir ou d’un idéal par la haine, la manipulation ou encore la violence.

    Nous allons suivre une enquête pour meurtres, - des morts violentes perpétrées avec acharnement -, qui nous conduira vers de « belles » valeurs humaines, à savoir la jalousie, la haine ou encore une fois le pouvoir.

    Sébastien Meier, avec ce récit franchement atypique au niveau du style et de son environnement, capte d’une manière assez précise notre attention, en utilisant un rythme impeccable, des personnages hauts en couleur, des interactions subtiles et parfois comiques, mais aussi en livrant une morale assez subtile sur l’Homme en général.

    Ce récit, par ces faits, confirme que l’homme peut être parfois très bon mais aussi très con - surtout s’il fait de la politique. On peut également retenir que parfois la justice peut engendrer de l’injustice, pour arriver à ses fins et, surtout, pour que la majorité soit satisfaite.

    On retiendra également que, finalement, un peuple peut se tourner vers les deux extrêmes, gauche ou droite, du moment qu’il reste bien docile et qu’il soit bien travaillé (manipulé).

    Un récit atypique avec des personnages atypiques, franchement, je valide !

    Bonne lecture.

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