Club Sang

Profitez de toutes nos fonctionnalités et bénéficiez de nos OFFRES EXCLUSIVES en vous inscrivant au CLUB.

JE REJOINS LE CLUB SANG

Les Somnanbules - Chuck Wendig

Club Sang

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour pouvoir participer au Club !

8 #AvisPolar
2 enquêteurs
l'ont vu/lu
0 enquêteur
Veut la voir/lire

Résumé :

Dans son village de Pennsylvanie, Shana observe sa soeur, Nessie, quitter précipitamment leur domicile. En tentant de l’arrêter, elle réalise que Nessie est muette, absente et ne réagit pas à ses sollicitations. Bientôt, des centaines de personnes, comme somnambules, la rejoignent et marchent vers une destination inconnue, suivies de leurs proches impuissants.

L'œuvre vous intéresse ? Achetez-la chez nos partenaires !

En librairie

Et chez vos libraires indépendants

  • Acheter sur Jesoutiensmalibrairie.com
  • Acheter sur lalibrairie.com
  • Acheter sur Place des libraires

Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 29 juin 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    « Les somnambules » a été publié en juillet 2019 aux éditions Del Rey. Son auteur Chuck Wendig, né en 1976 est auteur d’œuvres de science-fiction, de fantasy, de thrillers horrifiques, de quoi vous donner un aperçu assez précis de son imagination fertile. Vous pouvez le suivre sur son blog « Terribleminds » qui allie pensées, conseils d’écriture et actualités personnelles. Les éditions Sonatine publient son roman en mars 2021, et je peux vous dire qu’elles ont rudement bien fait ! 2019, le monde tourne toujours à peu près rond… mais Chuck Wendig, lui, imagine qu’un mystérieux virus plonge les États-Unis dans le chaos. « Le virus s’est déjà propagé à grande échelle ; il ne s’est pas encore montré au grand jour. » Ce virus frappe tout le monde, homme ou femme, jeunes ou vieux, sans distinction de race. Il se manifeste comme un gros rhume, puis une vilaine grippe. Pour le détecter, des tests sont pratiqués à l’aide d’écouvillons que l’on pousse au fond du nez. 2019, le monde tournait encore à peu près rond, mais l’auteur lui s’était lancé dans la rédaction d’un texte visionnaire, prophétique, annonciateur d’un fléau colonisateur des corps et des esprits… Début 2020, la réalité dépasse la fiction : le monde est placé en quarantaine, frappé par un virus qui tue, oblige à des choix impossibles, restreint les libertés, et touche tous les pays sans distinction de race ni de sexe.

    Dans « Les somnambules », seul un petit groupe de personnes semble épargné. On les appelle les marcheurs. Nessie est la première à se mettre en marche. Le même jour, ils seront dix à la rejoindre, le lendemain 22. Elle sera suivie par d’autres, et le troupeau grossira. Personne ne parvient réellement à comprendre ce phénomène. Quel est le but du troupeau ? Pourquoi marchent-ils ? Vers où ? Ont-ils un problème d’ordre spirituel ? Comment ont-ils été « choisis » ? Ils marchent sans s’arrêter, sans parler, sans boire, sans manger, sans dormir. Rien ne semble pouvoir les faire dévier de leur route… Certains ont essayé et se sont frottés à leur système de défense bien étrange… Les familles de ces marcheurs comprennent rapidement qu’ils sont en danger et qu’il faut les protéger : ils deviennent alors leurs bergers. C’est ensemble qu’ils parcourent des milliers de kilomètres. Autour d’eux, le lecteur devine une société en perdition, une nation entière sur le point de s’éteindre. L’atmosphère de fin du monde se répand alors que le virus gagne du terrain. La progression de cette « nouvelle peste somnambulique » interroge, fascine et inquiète.

    Zoomons un peu sur le corps du roman parce qu’il y a beaucoup de choses à en dire.

    Tout d’abord, « Les somnambules » constitue un essaim fourmillant de personnages, dont certains apparaissent comme par magie, mais pas sans raison. Si j’ai eu du mal à m’attacher à eux dans les premières pages, tout en dévorant pourtant ce pavé de 1165 pages avec enthousiasme, c’est tout simplement à cause d’un réflexe stupide d’autoprotection. La thématique du livre m’angoissait. Or, à la lecture, j’avais l’impression de ne rien ressentir, de rester en dehors de l’histoire. En réalité, je ne ressentais pas rien, j’avais peur. Toute ressemblance avec des faits ayant existé serait purement fortuite, vous voyez l’idée ? S’attache-t-on facilement à des protagonistes qui vivent les mêmes impasses que vous ? Non.

    Une fois cette problématique identifiée, je leur ai ouvert les portes. Ce fut un déchaînement d’émotions. Chaque personnage apporte un plus au récit, prend une place singulière, contribue non seulement à l’étoffer, mais aussi à développer des thématiques chères à l’auteur. Ainsi, j’ai eu une affection particulière pour Matthew Bird pasteur en lutte avec lui-même, Ozark Stover, car il est l’archétype du Red Neck à l’esprit étriqué et sectaire dont les idées nauséabondes me font réfléchir sur la direction que prend l’humanité, Marcy Reyes, flic complètement cabossée par la vie au sens propre comme au sens figuré, Benji lanceur d’alerte déchu, trafiquant d’informations et de chiffres pour ameuter la conscience collective sur des pratiques infectes. C’est lui qui sera l’interlocuteur du mystérieux Black Swan que je vous laisse découvrir.

    Le roman est un outil parfait pour faire le pont vers une analyse précise des problématiques sociétales et politiques de notre temps. Si Donald Trump n’est pas précisément nommé dans le texte, c’est bien de son idéologie dont Chuck Wendig parle. « Aujourd’hui les fausses informations — ou, plus exactement, la désinformation — semblaient partout, elles se répandaient dans l’atmosphère comme le pollen au printemps. » Les fake news fleurissent et sont mises en exergue, de même que les paradoxes véhiculés par certains hommes politiques américains. « Mais, là aussi, il y avait chez Creel une bonne dose d’hypocrisie : il claironnait à quel point il était pro-vie, mais soutenait la peine de mort avec autant d’énergie. »

    Le racisme intrinsèque d’une partie de la population y est décortiqué par l’intermédiaire du personnage d’Ozark et permet de comprendre comment pensent certains : « Vous voyez, révérend, ça fait un moment que les choses n’avancent plus dans ce pays, avec tout un tas d’abrutis qui sont aussi heureux que des cochons en train de baiser dans la boue, ignorant totalement que le moteur est en train de se gripper. Les Latinos qui arrivent du sud, ces putains de bougnoules qui veulent nous faire exploser, faire s’écraser nos avions, faire foncer leurs voitures sur les gens. Et puis il y a les négros, ces prétentieux, qui pensent mériter quelque chose à cause du rôle qu’ils auraient eu dans la construction de cette nation… ils s’imaginent en avoir été les maçons… Ils ne comprennent pas qu’ils n’en étaient que la maçonnerie. Vous avez les Latinos qui piquent tous les boulots dans la cueillette, les bridés qui volent tous les bons métiers… Et quand vous appelez un service client, vous avez un Paki dans un pays qui se trouve à l’autre bout du monde où les gens boivent l’eau du fleuve dans laquelle ils chient et meurent. Les gens comme nous ne reconnaissent plus le monde qu’ils ont sous les yeux. Mais ça peut changer. Parce que maintenant, le moteur n’est plus grippé. Il est cassé. »

    Le discours « America first » déclenche une forme de paranoïa de la population pour atteindre un paroxysme inquiétant dans la peur de l’autre. « Les somnambules » dont on ne comprend pas les intentions, dont on soupçonne d’être les auteurs d’une future attaque à grande échelle de l’Amérique exacerbe cette peur panique et contrecarre toute forme d’analyse. « J’ai plutôt l’impression que c’est une attaque contre le peuple américain sur le sol américain. Il n’y a pas d’autres troupeaux dans le monde. On ne trouve ces gens que chez nous, ici, et ces gens sont des armes. Des bombes humaines. » Ce ne sont ici que quelques thématiques que Chuck Wendig développe tout en confrontant les opinions par l’intermédiaire de ses différents personnages.

    Vous l’aurez compris, « Les somnambules » est aussi riche par son contenu que grand par sa taille. La force des personnages, l’empathie du lecteur à leur encontre donnent l’impulsion au partage des émotions. Si le roman narre la fin de l’humanité, l’Humanité en est indubitablement le cœur, par la création de personnages clés, profonds, sagaces et lumineux. L’interaction des relations humaines en fait tout le sel malgré le déclin de l’espèce. Les références culturelles, l’insertion des technologies modernes telles que nous les connaissons posent l’image d’une société dans sa globalité. Au niveau de la narration, le mélange des genres, thriller, roman contemporain sociétal et science-fiction est un choix courageux et oh combien pertinent. L’affrontement entre les forces du mal et du bien permet le questionnement sur des thématiques fortes, essentielles et primordiales.

    Il y a de quoi se réjouir puisque l’auteur doit sortir une suite qui devrait s’appeler « Wayward » attendue pour 2022. Cette suite aurait pour objectifs de dresser le portrait des somnambules « face à un gouvernement autoritaire en pleine ascension, dans une Amérique brisée par la maladie et les extrémismes politiques. Ils devront se frayer un chemin vers un avenir plus prometteur. » Les droits ont déjà été achetés pour une série télé. Nous n’avons pas fini d’en entendre parler et de mon point de vue, c’est amplement mérité.

  • lafilleaux1001lectures 15 juin 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    Quel roman ! J’en frissonne encore ! Ambiance apocalyptique garantie !
    .
    Petite mise en bouche : une mystérieuse épidémie frappe un petit village de Pennsylvanie. Les hommes et femmes contaminés souffrent tous de somnambulisme. Ils errent, côte à côte, le regard vide. Ce cortège singulier croît sans cesse et semble marcher vers une même direction qu’eux seuls connaissent !
    .
    Dans ce roman, Chuck Wendig nous projette dans une histoire des plus plausibles où les maîtres mots sont : épidémie, virus, peur, tension… Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?... Et je peux vous assurer que cela fait froid dans le dos !
    .
    Même si on s’interroge au début sur ce fléau, atypique par ses symptômes, qui ne frappe que certains habitants, on est rapidement préoccupé par toute l’agitation qui en découle. Un climat de chaos va s’installer. Et tous les côtés les plus sombres de l’humanité vont ressortir…
    .
    Heureusement, les différents héros que nous suivons restent solidaires et gardent espoir. Ils nous apportent la lumière nécessaire pour croire en une issue moins dramatique qu’il n’y paraît.
    .
    Par-delà l’épidémie, l’auteur expose tous les travers de notre société et, plus particulièrement, ceux de la société américaine : la manipulation orchestrée via les médias et autres réseaux sociaux, les théories du complot, l’instrumentalisation de la religion, l’utilisation à outrance des armes, la revendication du nationalisme pour mieux véhiculer des idées extrémistes… Une vision sombre, mais le reflet d’une réalité certaine qui amène à réfléchir !
    .
    Surtout ne vous arrêtez pas au fait que ce roman compte presque 1200 pages, je peux vous assurer qu’il n’y en a pas une de trop. Ce livre est totalement addictif, effrayant et clairement anticipatif ! Je ne peux que vous le recommander chaudement !! Je le verrais même en adaptation cinématographique !

  • Alexandra Thiry 23 mai 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    𝐿𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑜𝑠 𝑒𝑠𝑡 𝑖𝑚𝑚𝑖𝑛𝑒𝑛𝑡. 𝐿𝑎 𝑐𝑜𝑚è𝑡𝑒, 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒𝑢𝑟𝑠. 𝐽𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑛𝑠 à 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 é𝑐ℎ𝑒𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑒𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 ç𝑎 𝑣𝑎 𝑚𝑎𝑙 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒𝑟. 𝑄𝑢𝑒 ç𝑎 𝑣𝑎 ê𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑝𝑖𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑐𝑟𝑜𝑖𝑡. 𝑄𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑠’𝑒𝑓𝑓𝑜𝑛𝑑𝑟𝑒, 𝑖𝑙 𝑠𝑒 𝑚𝑒𝑡 à 𝑦 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑜𝑢𝑡. 𝐷𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑏î𝑚𝑒𝑠.

    Une matin, Shana se réveille et constate que sa sœur, Nessie n’est plus dans son lit. Elle est dehors. Elle marche. Elle est somnambule. Elle est la 1ere.
    D’autres marcheurs arrivent. Personne de comprend ce qui se passe. Mais ils marchent inexorablement vers une destination ; un futur.

    Depuis que j’ai tourné la dernière page de ce roman hier soir je me pose une question : comment vous en parler ? Comment expliquer que l’auteur a réussi le tour de force de rendre 1165 pages indispensables. Chaque ligne, chaque chapitre sert le récit. Et finalement on se retrouve avec un pavé qui ne souffre d’aucune longueur.

    Ce livre c’est d’abord une plongée dans l’amérique profonde. Loin des grandes villes on découvre la ruralité à perte de vue. Les petites villes perdues au milieu des champs de maïs d’un côté et des prés de l’autre.
    L’amérique est sa population dans ce qu’elle a de plus brute. Croyante jusqu’au bout des ongles ou violente, militante pour le port d’armes et intolérante aux autres.

    C’est aussi tout un aspect scientifique qui m’a passionné. On sent que l’auteur a documenté son récit ce qui le rend d’autant plus passionnant.

    Pour finir, on ne peut que s’interroger sur la technologie. Présente, omnisciente au point qu’elle en viendrait à contrôler nos vies ?!

    Bref on tient ici une fresque magnifiquement addictive que je ne peux que vous conseiller ! Coup de coeur 🧡

  • Matildany 22 mai 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    Un matin, Sasha Stewart aperçoit sa sœur Nessie qui quitte la maison...droit devant elle, dans un état de somnambulisme, elle avance sur la route...rejointe peu à peu par d’autres habitants, et leurs proches inquiets, il s’avère qu’ils ne peuvent être arrêtés ou réveillés.
    Très vite, des organismes sanitaires ou gouvernementaux se penchent sur le problème pour en connaître l’origine et le but..
    Dans une Amérique en pleine campagne présidentielle, la nature humaine se révèle au travers de cette crise inédite...
    Avec une poignée de personnages, on vérifie à travers le mystère des marcheurs l’influence d’une épidémie sur la bonne marche du monde, le fait que certains utilisent une crise pour cautionner des discours extrémistes , l’opportunisme des mouvements religieux ou politiques, ..

    Les descriptions de la maladie, des effets du virus et de son impact sur l’humanité sont cohérents, glaçants et terriblement réalistes.
    Les introductions à chaque chapitre sont pertinentes, non dénuées d’humour ou à tout le moins d’ironie. Le rythme est passionnant, sans temps morts malgré l’épaisseur du livre, alimenté par des rebondissements qui ne sont pas redondants, avec des interludes qui évitent toute monotonie, et émaillé d’allusions à la pop culture qui le rendent proche de nous.
    Le seul point faible est que dans un roman de cette épaisseur, les descriptions des lieux sont un peu sommaires. Tant qu’à traverser la moitié des États-Unis, un peu plus d’évasion virtuelle aurait été bienvenue.
    Mais les amateurs de survie dans un monde qui s’effondre y trouveront leur compte, même s’il n’égale pas, pour moi, la magnifique trilogie du Passage de Justin Cronin.

    https://instagram.com/danygillet

  • Maks 14 mai 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    C’est une lecture que j’ai bien aimée, avec tout de même une chose, c’était assez long, il faut dire que c’est une sacrée brique de 1200 pages et vraiment dense, heureusement que cette lecture en vaut la peine.

    Les personnages sont bons, surtout Shana qui tout du long suit sa sœur, première « somnambule », envers et contre tout.

    La horde de somnambules, elle, est surprenante de bout en bout.

    L’histoire se place dans un genre de « road-trip » apocalyptique et scientifique avec de l’émotion et du fantastique, de l’angoisse, de l’amour et les prévisions d’une intelligence artificielle très particulière.

    J’ai donc apprécié suivre tout ce petit monde dans ce contexte, mais j’avoue que j’ai fait des pauses dès que j’avais l’impression de longueurs qui se faisaient sentir, sinon j’aurais décroché.

    Je vous conseille donc fortement ce livre, tout en sachant que vous devrez prendre votre temps, comme lors d’un marathon, comme si vous faisiez partie intégrante de la horde des somnambules.

    https://unbouquinsinonrien2.wordpress.com/2021/04/24/les-somnambules-chuck-wendig/

  • la_tete_dans_mes_livres 11 mai 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    C’est un énorme coup de coeur !!!

    "Toujours à marcher sans s’arrêter. Comme un jouet mécanique réglé pour n’aller que dans une seule direction. Toujours en regardant droit devant elle. Toujours en marchant droit devant elle. Les bras crispés le long du corps. Une démarche sûre et régulière. Il y’a un problème. Cette pensée heurta Shana au coeur comme un coup de poing. Les somnambules finissent par se réveiller. Pas vrai ? Dix minutes s’étaient écoulées. Nessie était arrivée au bout de l’allée, comme si elle suivait un chemin invisible et puis... Elle avait continué à marcher. Comme si de rien n’était."

    Ne soyez pas rebuté par les 1165 pages de ce livre. Si vous le lisez, vous aurez un bijou entre les mains. Il y’aurait tellement à dire ! J’ai trouvé que ce roman de fiction à quand même un côté très axé sur une actualité qui ne nous quitte plus depuis l’année dernière. Si je vous parle d’un virus qui touche le monde entier... Non, toujours pas ? L’auteur a écrit ce livre avant le covid, mais il faut avouer que lu dans le contexte actuel, l’effet est là !

    Tout démarre en Pennsylvanie, Shana suit sa soeur en pleine rue, la pensant atteinte d’une crise de somnambulisme. Rapidement, un deuxième errant fait son apparition. D’autres ne cesseront de suivre... Ils seront des centaines à marcher ensemble. Ce phénomène enflamme le pays tandis qu’une mystérieuse épidémie mortelle apparait.

    ce livre est addictif. Vous n’aurez qu’une seule envie , trouver un moment pour pouvoir le lire. L’auteur nous offre une version assez effrayante de ce que pourrait devenir le monde. J’ai été fascinée par ma lecture et j’aimerai voir cette pépite adaptée à l’écran. Je vous recommande avec force de découvrir le livre de Chuck Wendig.

    Vous sentirez-vous l’âme d’un berger au fil des pages ?

  • Annesophiebooks 30 mars 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    Les Somnambules, de Chuck Wendig, est typiquement le genre de lecture que vous ne pouvez plus lâcher une fois commencée.

    Je suis une lectrice avide de nouveautés autant que de classiques. Toutefois, tout ce qui touche au post-apocalyptique ou à la dystopie m’attire en général assez peu. On a tous vu tellement de films et séries que j’avoue que je trouve souvent (hormis quelques incontournables du genre qui sont géniaux) que ce genre se répète un peu.
    Mais pas ici.

    En toute franchise, le fait que le roman soit édité chez Sonatine y a été pour beaucoup : je suis une fan inconditionnelle de leur catalogue et certains de leurs auteurs comptent parmi mes chouchous.
    J’ai donc voulu tester. Et j’ai drôlement bien fait.

    Ça tient également au fait que cette intrigue va (selon moi) au-delà d’un seul genre.
    C’est du post-apo, mais c’est aussi une roman sociétal, familial, initiatique, écologique, mais surtout une très belle mise en scène et représentation de notre société actuelle.

    Et, le plus fort, c’est qu’il parvient à être tout cela sans tomber dans un excès ou un autre.
    L’intrigue a été écrite antérieurement à l’apparition de virus avec lequel nous apprenons à vivre aujourd’hui, donc n’ayez aucune crainte : ce roman ne surfe absolument pas sur cette vague de tendance que l’on peut retrouver dans certains titres récents.
    L’auteur a juste su voir un peu plus loin, un peu plus tôt, et rien que pour ça, il mérite largement d’être lu.

    Les personnages, l’atmosphère, la trame, tout est travaillé de façon à nous immerger dès les premières pages dans cette aventure hors du commun.

    Quant au style, il colle parfaitement au reste et on y adhère avec une facilité déconcertante pour un premier roman.

    En bref, Les Somnambules a été un TRÈS gros coup de cœur pour moi, et ce malgré les réticences dont je parlais plus haut.
    Ici l’auteur ne se contente pas de nous proposer un remake du Fléau, de Walking Dead ou de Leftovers, il crée une œuvre personnelle et indépendante. Et si certains passages nous font penser à un roman antérieur, c’est dans l’unique but de souligner le sujet.

    C’est une lecture que je recommande fortement et à tous.
    1165 pages de régal absolu !

  • Asmo Stark 8 mars 2021
    Les Somnanbules - Chuck Wendig

    COUP DE COEUR

    Dans un petit village de Pennsylvanie, Shana surprend sa sœur, Nessie, quittant d’un pas résolu leur maison. Lorsqu’elle tente de l’intercepter, la petite fille ne réagit pas à sa présence. Mutique, absente, le regard vide, elle avance... Croyant à une crise de somnambulisme, Shana commence à la suivre. Rapidement, elles sont rejointes par un deuxième errant, frappé des mêmes symptômes que Nessie. Puis un autre. Bientôt, ils sont des centaines à converger vers la même destination inconnue, tandis que leurs proches, impuissants, leur emboîtent le pas. Mais leur traversée du pays réveille la violence qui sommeillait au cœur de la société américaine. Et si certains sont terrorisés par la menace d’une épidémie mystérieuse, d’autres y voient l’opportunité d’imposer leur vision du monde, à n’importe quel prix.

    Gros coup de cœur pour ce pavé de près de 1200 pages. Pour une fois j’adhère à la comparaison avec Stephen King, j’ai adoré de bout en bout ! Le début met doucement en place l’intrigue et les personnages sans que ce soit long, au contraire, et très vite sans que l’on s’en rende compte on se familiarise avec la situation (situation fort peu banale que ce troupeau de Somnambules), on se prend d’affection pour Shana, pour Benji et même pour Nessie (et ça c’est plutôt fort vu qu’elle ne fait que marcher, qu’elle n’a aucune réaction ou interaction avec ce qui l’entoure) et comme eux on s’interroge. Petit à petit l’intensité, la complexité et la pression montent, de nouveaux personnages arrivent, des réponses tombent, d’autres questions se posent, l’action s’invite et nous on se crispe, on espère, on s’angoisse, on s’indigne, on se met en colère et surtout on tourne les pages comme les Somnambules avalent les kilomètres.
    J’ai tout aimé dans ce livre. On a une belle galerie de personnages hétéroclites, du médecin dévoué au suprématiste blanc ultra armé, en passant par la rock star égocentrique et l’adolescente rebelle qui ferait tout pour sa sœur. On a une intrigue forte, prenante et franchement flippante. On a une histoire qui nous accroche, qui nous fait réfléchir sur notre société, sur notre relation aux autres et sur notre civilisation. Et tellement plus mais je vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.
    Alors, amis Bergers, enfilez vos chaussures de randonnée et à votre tour suivez le troupeau des Somnambules.

Votre #AvisPolar

Votre note :
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Bepolar.fr respecte les droits d’auteur et s’est toujours engagé à être rigoureux sur ce point, dans le respect du travail des artistes que nous cherchons à valoriser. Les photos sont utilisées à des fins illustratives et non dans un but d’exploitation commerciale. et nous veillons à n’illustrer nos articles qu’avec des photos fournis dans les dossiers de presse prévues pour cette utilisation. Cependant, si vous, lecteur - anonyme, distributeur, attaché de presse, artiste, photographe constatez qu’une photo est diffusée sur Bepolar.fr alors que les droits ne sont pas respectés, ayez la gentillesse de contacter la rédaction. Nous nous engageons à retirer toutes photos litigieuses. Merci pour votre compréhension.