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Les refuges - Jérôme Loubry

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24 #AvisPolar
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Résumé :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

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Vos #AvisPolar

  • Anne-Sophie Books (Les lectures d’Anne-Sophie) 2 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Le GRAND thriller psychologique de cette rentrée littéraire !
    Coup de coeur phénoménal, Les Refuges, de Jérôme Loubry, vous emmènera très loin.

    Si l’auteur n’en est qu’à son troisième roman, il franchit pourtant déjà, avec celui-ci, un cap qui sera difficile à concurrencer.

    N’allez pas imaginer, à la lecture du synopsis, que c’est le genre d’histoires cent fois racontée, car vous vous méprendriez grandement.

    J’ai moi-même commencé ce roman presque en dilettante, et j’ai rapidement compris mon erreur.
    D’abord légèrement sonnée par la première surprise qu’il nous réserve, le rythme des gifles et des uppercuts s’est ensuite enchaîné à une allure telle que je suis restée, en refermant ce livre, deux bonnes heures assise sur mon canapé à ne rien faire d’autre que d’y penser et y repenser encore et encore.

    Comment avais-je pu me faire avoir à ce point ? Ne rien voir venir ? Avoir pensé à tout sauf à ça ?

    Tout simplement parce que Mr Loubry s’est donné le mal de construire une partie redoutable, dans laquelle il nous tient en échec durant 360 pages, avant de retourner complètement le plateau à la toute dernière.

    Et c’est à la fois cruel et parfaitement délicieux.

    J’ai été tour à tour stupéfiée et épatée, j’ai eu la chair de poule, et le souffle coupé.
    Car si la fin est tout simplement remarquable, tous les chapitres qui nous y mènent ne le sont pas moins.

    Et si Jerome Loubry installe au départ une ambiance sombre mais à la mécanique assez douce, c’est pour mieux nous tromper, et croyez-moi, à ce jeu là, il gagnera à de nombreuses reprises durant cette lecture.

    Même en tentant d’imaginer tout est son contraire, chaque twist nous prend de cours. Mais surtout, chacun d’eux à ce côté fascinant qu’ont toujours les choses auxquelles on ne s’attend pas.

    Ce thriller, véritable bombe atomique dans son genre, ne vous laissera pas une seconde de répit, et sa fin vous laissera sans voix.

    C’est un roman que vous ne pourrez pas l’oublier, ni vous empêcher de le recommander à vos proches, pris entre la hâte de discuter avec eux du grand final et l’idée sadique, mais Ô combien satisfaisante, de voir leur réaction en le découvrant.

    À lire, à dévorer, à conseiller, sans retenue aucune !

  • Angie - Blog Culturez-moi 3 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    La plume de Jérôme Loubry était une découverte pour moi. Donc contrairement à vous, lecteurs, qui le connaissez peut-être déjà, je n’avais pas vraiment d’attentes particulières. La lecture de la quatrième de couverture m’invitait à un thriller psychologique sur fond d’histoire familiale. Rien de nouveau sous le soleil. Putain si j’avais su…

    Oubliez TOUT ce que vous connaissez du thriller psychologique. Avec ce roman, l’auteur nous embarque dans une histoire où chacun des rebondissements vous assénera une énorme claque. J’adore, dans une lecture, essayer de deviner le fond de l’intrigue. De trouver les indices, les schémas connus. A chaque fois, durant cette lecture, je me suis faite bernée en beauté. Attention, aucune incohérence dans ce récit, bien au contraire. Tout s’emboîte tellement parfaitement. Chaque indice disséminé avait son importance sans qu’on la remarque. C’est une véritable oeuvre d’art psychologique. Rien n’est laissé à la facilité, ni la personnalité des personnages, ni les rouages de l’histoire. Si tous les thrillers de ce registre étaient dans la même veine, ça ferait du bien à notre moral de lecteur !

    En bref
    Ce livre est une claque monumentale. Une prouesse littéraire et narrative incroyable. Sans doute le meilleur thriller psychologique que j’ai lu depuis très longtemps. L’atmosphère m’a envoûtée dès les premières pages et l’intrigue n’a cessé de me donner des palpitations tout au long de ma lecture. C’était beau, c’était intelligent, c’était oppressant, c’était surprenant. Et cette fin… cette fin ! J’ai commencé le livre à 14h00. Je l’ai terminé à 19h00 et j’ai vraiment, mais vraiment, eu besoin d’un bon petit verre de vin pour encaisser le choc.

    Ce n’est même pas que je vous le recommande, c’est plutôt qu’il faut absolument que vous découvriez ce roman !

    https://culturez-moi.com/les-refuges/

  • valmyvoyou lit 3 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Au décès de sa grand-mère, qu’elle ne connaît pas, Sandrine doit se rendre sur l’île sur laquelle elle vivait. Les voisins qui l’accueillent décrivent son aïeule comme une femme adorable, à l’opposé du portrait que la jeune femme imaginait. Très vite, elle comprend que l’île cache de lourds secrets qui terrorisent ceux qui y habitent. Cette peur semble avoir un lien avec le camp de vacances pour enfants dans lequel ils ont tous travaillé en 1949.

    Une femme dite folle, des enfants traumatisés par la guerre, une victime mystérieuse, un inspecteur qui porte son fardeau, une jeune psychiatre, que se cache derrière ces personnages ?

    Que se cache derrière un sourire ?

    Je ne compte plus les claques que j’ai prises en lisant Les refuges. Le nombre de fois où je me suis exclamée : « Non, ce n’est pas possible ! Je ne comprends plus, là. ». Un besoin frénétique me prenait de lire, lire et ne plus arrêter de lire, pour avoir des explications. Et à chaque certitude, une révélation effondrait tout le scénario que j’avais envisagé. J’ai été baladée de bout en bout.

    Ce livre va beaucoup plus loin que le thriller qui retourne le cerveau. Il regroupe des thèmes qui évoquent l’horreur dont l’humain est capable. Ce n’est pas un déballage, mais une interpellation sur la place des victimes et sur les moyens utilisés pour se sauver, dans tous les sens du terme. Au milieu de toutes les atrocités perpétrées dans cette histoire et des enquêtes qui en découlent, Jérôme Loubry remet les victimes au centre. C’est l’humain qui est le cœur de ces refuges. L’auteur montre la force utilisée pour survivre quand la souffrance est trop forte. Il invite à regarder au-delà des apparences et au-delà des barrières de protection.

    Conclusion

    Je n’ai, que très rarement, relu des ouvrages et jamais des thrillers. Or, j’ai très envie de relire Les refuges avec les éclaircissements que je connais maintenant. Je suis sûre que cette lecture sera différente, je vais voir l’histoire avec un autre regard.

    Les refuges est un thriller grandiose. Oubliez tout, vous ne pourrez pas vous arrêter de le lire. Vous allez être giflé, vous serez K.O plusieurs fois et vous le terminerez complètement pantelant. Votre vision des autres et des événements sera modifiée, vous douterez même de vos souvenirs. Votre âme sera déchirée, l’émotion va vous étreindre. Enfin, vous allez être surpris jusqu’à la dernière page. Êtes-vous prêts à découvrir cette île mystérieuse ?

  • Encore Un Livre 4 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Il était ma priorité pour cette rentrée littéraire noire, je scotche sur la couverture depuis des mois, sans compter que Jérôme Loubry m’a conquise et envoûtée depuis un bon moment.
    🌹
    Je vous préviens, c’est un avis hautement dithyrambique et il faudra faire avec ! Parce qu’après avoir lu Les Refuges et à l’heure où il devient difficile de me surprendre en matière de thriller avec intelligence, de jouer avec mes nerfs DURANT TOUTE L’HISTOIRE, je peux vous dire que celui-ci se propulse directement en première place !
    🌹
    Tout ce qui confère un caractère sombre à L’île et ses captifs, les enfants, le Roi des Aulnes, les références littéraires et musicales, m’ont fascinée et transportée dans un ailleurs captivant.
    🌹
    Je n’avais plus qu’à me laisser porter par ce rythme entraînant, ce travail maîtrisé stylistique de l’auteur dans les détails subtils et pertinents jusqu’à la dernière ligne, je me suis fourré le doigt dans l’œil plusieurs fois avant de comprendre cette judicieuse prise de risque !
    🌹
    Vous allez vous rendre compte du talent dont il fait preuve en avançant ses pions un à un avant le véritable jeu de piste qui va vous abasourdir avec c’est une chute d’enfer, imprévisible ! Et en plus elle est cohérente ! ha ha !
    🌹
    Je savais que Jérôme Loubry n’avait pas fini de m’étonner, je suis encore une fois épatée, tout en se renouvelant d’histoires en histoires il ne cesse de me surprendre, l’atmosphère dans Les chiens de Détroit sa délicieuse écriture dans Le douzième chapitre et maintenant cette histoire d’une psychologie implacable qui me retourne le cerveau dans Les refuges.
    🌹
    C’est gagnée par cette tonalité mélancolique, et encore bluffée que je repense à toute l’histoire, eh oui à ces ingénieuses idées en filigrane qui ont leur importance, cette redoutable piste qui se met en place jusqu’au brillant final !! ♥
    Critique plus complète sur le blog

  • Mes évasions livresques 6 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Le troisième roman de Jérôme Loubry était très attendu et va au-delà de mes espérances.

    Manipulé de bout en bout par un récit qui se réécrit au fil des pages, le lecteur assiste à une véritable prouesse narrative jouant avec ses nerfs et nous emmenant dans divers refuges psychologiques dans lesquels se réfugient les personnages de l’auteur.

    Les refuges
    est une histoire très forte, une tragédie en trois actes, chassant un à un les horreurs partagées pour plonger dans une terreur encore plus glauque et inacceptable.

    Jérôme Loubry a réussi avec Les refuges un thriller psychologique trouble, intelligent et angoissant qui joue avec les acquis du lecteur pour mieux le déstabiliser... Une véritable pépite du roman psychologique qui ne cesse de surprendre le lecteur dans ses nombreux rebondissements.

    Un peu l’effet d’avoir plusieurs romans en un seul, chaque détail révélant une importance capitale selon les refuges visités. Chaque certitude étant balayée par l’arrivée de la suivante.

    Les refuges est le thriller psychologique à découvrir en cette rentrée littéraire, à la fois brillant et déstabilisant, il apportera aux lecteurs une évasion livresque pleine de tension et d’émotions.

  • mavic 6 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Epoustouflant. Exceptionnel. Bluffant.

    Ce nouveau thriller est une pépite que j’ai lu, dévoré en moins de 24 heures. Que dis-je ! En moins de 10 heures même. Il signe et confirme le talent de l’auteur qui nous offre un thriller psychologique de qualité.

    Pas de doute que Jérôme Loubry a su s’imposer dans le milieu du thriller et il est en passe de devenir une référence pour moi.

    Alors accrochez-vous et préparez-vous à pénétrer dans une intrigue qui vous happera de bout en bout.

    Je vous parle aujourd’hui de Les refuges de Jérôme Loubry aux éditions Calmann-Levy.

    Quelle intrigue !

    Quelle manière de façonner son histoire en alternant point de vue et époque. C’est un peu la marque de l’auteur cette construction et pourtant si la forme peut semblait identique, le fond est totalement différent.

    D’entrée de jeu, l’auteur nous met l’eau à la bouche avec un prologue qui intrigue et qui donne envie de tourner les pages avec une certaine fébrilité. Et nous voilà embarquer dans une intrigue psychologique parfaitement mené.

    C’est simple, les cent premières pages j’ai été prise d’une véritable angoisse, de ne pas savoir ce pouvait bien se déroulait sur cette mystérieuse île en Normandie. Angoisse majorée par l’ambiance qu’instaure l’auteur notamment à travers l’environnement dans lequel évolue les protagonistes.

    Rien est laissé au hasard.

    Ni la météo et ses nuages menaçants ni ces couleurs de paysages un peu passés et encore moins ces silences inquiétants, pesants… Mais surtout, les habitants de cette île sont aussi mystérieux que cette dernière, entraînant une angoissante pesante qui colle à la peau jusqu’à la fin.

    Sandrine, le personnage principal de cette histoire, va se retrouver à déterrer un passé qui aura des répercussions sur son présent à elle. Après tout, il n’est jamais très bon de trop creuser le passé, là où les secrets sont les mieux enfouis. Et ça elle l’apprendra à ses dépens.

    Si les cent premières pages ne sont que stress permanent, le reste de l’intrigue nous laisse un peu de répit pour se concentrer sur l’enquête en cours et l’aspect psychologique. Cela va nous permettre de comprendre pourquoi Sandrine a été retrouvé au bord d’une plage couverte de sang et qu’a-t-il bien pu se passer sur cette île ?

    Oui parce qu’au final la première partie n’était que la partie visible de l’iceberg.

    Ce qui nous attend par la suite est bien plus vicieux qu’un simple stress. C’est l’envie de découvrir la vérité, de connaître le pourquoi du comment et cela dans une atmosphère sombre et quelque peu oppressante.

    C’est là que j’ai pu voir toute l’étendue du talent de Jérôme Loubry. Il s’amuse à distiller le doute en nous, la peur et une certaine appréhension par rapport à ce qui va ou pourrait arriver. Je me suis beaucoup plus imprégnée de l’ambiance que des personnages même s’ils possèdent une aura particulière et quelque peu envoûtante si je peux me le permettre.

    Même s’ils sont intrigants et intéressants, j’ai parfois eu l’impression qu’ils se fondaient aussi dans le décor en laissant l’environnement prendre le dessus. Cependant l’intrigue permet d’avancer en se développant à travers leurs souvenirs, leurs actes et leur présent. Au final je dirais qu’ils sont tout aussi important que l’atmosphère choisis pour développer l’histoire.

    Mais il faut dire que le milieu dans lequel ils évoluent ne fait que renforcer la sensation de malaise qui m’a étreint au fur et à mesure de ma lecture. (Pas 100% rassurée la fille, je vous le dis moi.)

    Et bordel ça fait du bien !

    Parce qu’au final, ce qui fait que je n’ai pas arrêter de tourner les pages, c’est cette atmosphère étouffante, mystérieuse et qui t’amène plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. La sensation de devoir douter de tout et de tout le monde est appuyé par un décor sombre, pluvieux et glacial.

    Et elle colle à la peau tout du long jusqu’à ce le dénouement nous délivre enfin en répondant à toutes nos interrogations.

    Et enfin, on en ressort plus serein, heureux d’être arrivé au bout mais nostalgique de quitter Sandrine et cette île.

    En bref,
    Lisez-le ! Et si vous n’avez jamais lu les autres livres de cet auteur , lisez-les !

    Avec Les refuges, Jérôme Loubry nous embarque dans une histoire glauque et prenante psychologiquement parlant. Chaque mot, chaque phrase, chaque page à son importance. On ne voit pas les pages défilées tant on est pris dans cet engrenage infernal à vouloir connaître la vérité à tout prix.

    L’ambiance, l’aura des personnages, le décor… chaque ingrédient qui compose ce livre permet de s’immerger complètement dans l’histoire et nous en fait ressortir abattu, groggy mais également nostalgique de devoir déjà les quitter aussi vite.

    Alors n’attendez plus et allez vite vous le procurer mais savourez chaque page que vous lirez.

  • mouffette_masquee 9 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Pour une première avec cet auteur, c’est une véritable plongée dans des méandres légendaires et tortueux, mêlant anecdotes historiques et contes populaires anciens. J’ai rencontré dans ce thriller une femme aux multiples facettes, sombres et déstabilisantes ; je me suis perdue dans sa vie et ses souvenirs, ne sachant plus où était la vérité. J’ai erré dans un véritable labyrinthe au grès des chapitres, me faisant allègrement balader par une intrigue machiavélique et extrêmement efficace. À chaque porte qu’on pense ouverte, un rebondissement qui nous amène à une autre ouverture sur un monde plus sinistre. Et une seule obsession : comprendre. Alors vraiment, bravo ! Je vais vraiment devoir me plonger dans les autres titres rapidement, en espérant que la magie opère à nouveau.

  • L’atelier de Litote 9 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Sandrine journaliste, obtient de son patron une semaine pour aller vider la maison de sa grand-mère récemment décédée. A bord du Lazarus, elle rejoint la petite île Normande où vivait son aïeule pour y découvrir les quelques vieux locaux, indétrônables. Ils lui parleront de sa grand-mère en terme élogieux, ce qui va à l’encontre de l’opinion que la jeune femme avait gardé d’elle. Rapidement Sandrine prend conscience du côté glauque de cette île sur laquelle se trouve un ancien blockhaus allemand transformé un camp de vacances de l’après-guerre fermé depuis longtemps. Les habitants ne disent pas tout… Secrets, non-dits, dissimulations, forêts hantées, de quoi remplir notre imaginaire de cauchemars et étonnements de poésie aussi.

    Il est des chroniques plus difficiles que d’autres à rédiger. Heureusement que l’on ne me demande pas de raconter l’histoire, ce serait divulgâcher, on est bien d’accord mais surtout c’est quelque chose que je serai dans l’incapacité de faire avec ce thriller tordu hautement psychologique. Pour son troisième roman Jérôme Loubry vise haut, très haut, si bien que je n’ai pas encore atterrit pour moi c’est son roman le plus aboutit. Mon esprit reste coincé sur cette île encore chamboulé par cette histoire tragique et passionnante. J’ai apprécié toute la symbolique mise en parallèle avec la poésie du Roi des Aulnes écrit par Goethe, jouer avec son interprétation était habile de la part de l’auteur. Brillant, intelligent, ce récit a su me surprendre constamment et m’emporter dans des territoires inconnus, des recoins de la psyché à explorer. Pour tenter de comprendre comment le cerveau humain peut mettre en place sa sauvegarde. Découpé en trois « balises » dont on comprendra le sens au fil de la lecture, une plongée dans l’horreur, lentement élaborée, patiemment dévoilée elle laisse le lecteur scotché un rien hébété par un final inoubliable. Pour moi c’est le thriller de la rentrée celui à ne rater sous aucun prétexte. Bonne lecture.

  • Ju lit les Mots 11 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Les chiens de Détroit m’avait particulièrement séduite… Les refuges m’a conquise… J’ai rarement lu un thriller psychologique aussi bon que celui-ci ! L’intrigue a dépassé mes espérances et la quatrième de couverture ne laisse rien transpirer de la construction narrative de l’auteur…

    L’auteur débute son récit de manière classique, mais va nous entraîner dans une histoire inimaginable ! D’ailleurs si à un moment, j’ai pensé avoir compris où Jérôme Loubry voulait m’emmener, j’ai vite compris que je me trompais. Mais j’ai surtout compris, que la trame était beaucoup plus complexe et travaillée. Rien n’est cousu de manière linéaire, pourtant tout s’imbrique parfaitement et tout prend sens. Jusqu’à la toute dernière ligne, l’auteur retourne la situation et la révélation finale m’a carrément scotchée…

    Je peux dire que c’est le livre de la rentrée littéraire, mais certainement le meilleur livre que j’ai pu lire cette année et certainement qu’il fera parti de mon top personnel pendant quelque temps.

    Je ne suis pas du genre à parler de coup de cœur, car c’est un terme que je trouve très galvaudé… Je parle de coup de cœur, quand je garde un souvenir vivace du bouquin pendant des années et celui-ci en fera sans conteste parti.

    Beaucoup plus qu’un simple thriller, l’auteur aborde plusieurs thèmes qui ne peuvent que nous toucher. L’être humain est complexe et Jérôme Loubry en fournit la preuve en manipulant aussi bien les mots que le cerveau de son lecteur avec une intrigue brillante, qui ne cesse de se renouveler jusqu’à la toute fin. Avec les refuges, j’ai lu plusieurs livres en un seul et je dois dire que l’auteur m’a emporté dans son récit, sans jamais me perdre.

    Une plume intelligente, fine, travaillée, qui ne se perd pas dans les méandres des descriptions inutiles. Tout est concis, précis avec une densité sans pareil.

    L’auteur distille au fil de sa trame des éléments qui prendront tout leur sens à la fin, avec une ambiance sombre qui se reflète dans certaines descriptions. Un récit, qui malgré sa noirceur, prend le temps de se poser, pour s’accélérer et bousculer le lecteur. Car l’auteur nous bouscule, je dirais même nous retourne complètement le cerveau. La trame se tricote peu à peu, on la voit se construire et prendre forme, mais tout s’écroule comme un château carte, pour un virage que l’on ne peut à aucun moment envisager.

    Si vous ne deviez lire qu’un livre, ce serait celui-ci… Une fois commencé, vous ne pourrez plus vous arrêter…

  • bookliseuse 22 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    De nos jours, François Villemain, professeur à la faculté de Tours, donne un cours et raconte l’histoire de Sandrine qu’il appellera : “Le refuge de Sandrine“.

    1949 : une jeune femme découvre des corps flottants dans la mer.

    1986 : Sandrine Vaudrier, journaliste en Normandie, apprend que sa grand-mère maternelle, Suzie, qu’elle ne connaît pas, vient de décéder et de lui léguer tous ses biens.

    1949 : un camp de vacances vient d’ouvrir sur une petite île loin de tout. Suzie, la gouvernante, fait la connaissance de Françoise, gouvernante ; Maurice le jardinier, Claude le médecin, Simon, l’homme d’entretien et Victor le cuisinier. Ils espèrent trouver ici un “refuge” et commencer une nouvelle vie après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et aider des enfants traumatisés par la guerre, à oublier tout, le temps de leur présence sur l’île.

    1986 : Sandrine se rend sur l’île où a vécu sa grand-mère, devenue une réserve naturelle pour oiseaux marins, il n’y reste que 4 habitants sur l’île : Maurice, Françoise, Victor et Claude. Simon et Paul, s’occupent de l’intendance de l’île et n’y restent que ponctuellement.

    Dès l’arrivée de Sandrine sur l’île, on se sent pris au piège comme si le “Roi des Aulnes” nous observer, créature mythique qui effraie les habitants de l’île.

    Je ne sais pas par où commencer tellement il y a à dire sur ce roman, et surtout sans rien spolié.

    Ce roman est divisé en 3 parties bien distinctes, comme si nous lisions 3 romans différents, se déroulant entre 1949 et 1986 qui se rejoignent pour une fin grandiose. L’auteur ne nous épargne à aucun moment, en nous donnant les détails de l’horreur qu’a vécu Sandrine.

    Dans ce thriller psychologique, l’auteur va loin dans l’étude de la complexité du cerveau humain et de ses moyens de défense contre la douleur. À travers l’histoire de Sandrine, on découvre de quoi est capable le cerveau humain pour créer des barrières contre l’extérieur. Je n’ai jamais rien lu de tel.

    La complexité de son roman n’est pas sans me rappeler la plume de Franck Thilliez, et l’enfermement sur l’île, l’étouffement que l’on ressent en lisant le roman les 10 petits nègres d’Agatha Christie. Un énorme coup de cœur pour se roman hors norme, qui ose sortir des sentiers battues pour nous présenter un roman exceptionnel, avec des détails hallucinant, une trame géniale, des personnages attachants que l’on a envie d’aider. Bravo à Jérôme Loubry !

  • Booksnpics 25 septembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Il est des auteurs que l’on retrouve avec plaisir à chacune de leurs parutions tant leur plume réussi à nous captiver. Dans la catégorie des thrillers, Jérôme Loubry fait définitivement partie de ceux-là. Après l’avoir découvert en 2017 lorsqu’il nous plongeait au coeur de Détroit, confrontée aux conséquences de la crise des ‘subprimes’ , après nous avoir transporté en Vendée, et plus particulièrement à Saint-Hilaire-de-Riez en 2018, c’est en Normandie que l’auteur a décidé de s’arrêter pour y planter le décor de son nouveau thriller.

    Et quel roman ! L’auteur se renouvelle totalement dans l’approche apportée à ce thriller psychologique. Pas question de rester dans une zone de confort, pas question de redite, de scénarios déjà vus, tout dans ce thriller donne un vent de fraîcheur au style et provoque cette envie irrépressible de dévorer chaque mot, chaque phrase.

    Si je devais souligner un seul point commun avec ses deux précédents opus, ce serait la place réservée aux enfants au coeur de l’histoire.

    Avec « Les refuges », Jérôme Loubry nous manipule comme jamais, tout comme il manipule ses personnages. Tant dans l’ambiance, que dans la description des personnages, des lieux, tout est fait pour nous perdre dans un brouillard épais. L’auteur nous plonge au plus profond de l’âme humaine, de ses souffrances et de cette surprenante capacité à se protéger. J’ai été complètement bluffée.

    Outre le fait d’avoir su créer ce rythme soutenu propre aux thrillers psychologiques les plus efficaces, ce roman vous prend aux tripes et invite le lecteur à ne pas le lâcher, à persévérer coûte que coûte à la recherche de la vérité quitte à passer une nuit blanche.

    « Les refuges » est le roman addictif (et le mot est faible), fort, surprenant, d’un auteur à la plume redoutable dont le talent n’est certes plus à prouver. Un roman à ne pas rater, dont on parle déjà beaucoup mais qui je suis sûre, fera parler de lui encore longtemps.

    A la lecture de ce roman, vous douterez, vous vous énerverez sans doute mais vous ressentirez aussi énormément d’émotions jusqu’à la claque finale. Un seul sentiment m’est venu au moment de le refermer : Waouh ! Quelle claque !

    Je vous le conseille sans l’ombre d’un doute !

    Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture.

  • Sangpages 3 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Troisième livre de cet excellent auteur qui n’a pas fini de faire parler de lui.
    Après Les chiens de Détroit et Le douzième chapitre, le voilà de retour avec un thriller ultra psychologique d’une très rare efficacité.
    Une atmosphère, encore une fois, toute particulière sur cette île aux relents de guerre, de morts, de brume et de mystères. Un endroit où tu ne voudras pas passer tes vacances, c’est certain !
    L’atmosphère, il faut le dire, c’est THE truc chez Jérôme. Il est capable de faire d’une atmosphère un véritable personnage et ce n’est pas courant.
    Tout paraît simple, un héritage, une île, des enfants, un mystérieux personnage semblant sorti tout droit d’un conte de fées...Et puis mot après mot, page après page, l’atmosphère s’épaissit, s’alourdit jusqu’à te piéger dans une chape de plomb. Tu voudras, à coup sûr, monter dans le premier bateau pour quitter cette île, mais je suis au regret de t’annoncer que ce ne sera pas possible...
    Tu avances, tu découvres, tu commences à percevoir la lumière au bout du tunnel et là, sortis de nulle part, de gros blocs de pierre viendront boucher la sortie et tu te retrouveras dans l’obscurité totale.
    Tu te demanderas même si tu n’avais pas piqué du nez sur ton livre et que tout ce dont tu te rappelles n’était finalement pas qu’un rêve.
    Tu reprendras, essayeras de comprendre à nouveau, encore et encore et la seule chose qui tournera inlassablement, en boucle, dans ta tête est un poème de Goethe et la chanson "Parlez-moi d’amour" de Lucienne Boyer...
    Difficile ? Non, impossible de t’expliquer l’évolution brillante de ce récit sans te spoiler, mais je peux t’assurer que tu seras surpris(e) et ce n’est que le prénom.
    Je n’ai pas de boule de cristal (si, si je te jure 😜) et pourtant je peux te dire exactement qu’à 3 reprises, en te précisant même les pages, tu vas poser ton bouquin à côté de toi et t’exclamer "Non, mais le taré !" ou un "La vache le truc !".
    La tête sens dessus-dessous, tu vas presque vouloir que ça s’arrête. Simplement parce que tu as oublié l’accessoire essentiel, nécessaire avant de monter sur une montagne russe : le sac à vomi...
    Pire encore, la montagne russe se transformera en train fantôme et là tu te demanderas vraiment ce que tu es venu faire dans cette foire. Mais vu que tu es, comme moi, un peu masochiste, tu vas en vouloir encore et encore tellement c’est bon !
    "Les refuges" est tout simplement exceptionnel ! Bien plus qu’un thriller, puisque derrière une sordide histoire, se cache une psychologie complexe et terriblement redoutable.
    Jerôme joue avec l’esprit comme un chat avec une souris et te fera sillonner le labyrinthe de chaque synapse à en perdre ta propre raison.
    A l’instar du "Sixième sens", tu te frapperas le front un nombre incalculable de fois une fois ta lecture terminée en te disant "Mais oui bien sûr, les éléments étaient pourtant là, bien présents..." tout simplement parce que tu n’auras rien vu, rien compris et ce jusqu’à la dernière page...Et pourtant tout s’imbrique comme la mécanique d’une montre suisse.

    Ce livre est tout simplement le meilleur thriller psychologique que j’ai jamais lu !!!!
    Tout est question de balises. Alors ? Es-tu prêt(e) à les trouver ? A leur faire face ?

  • LeoLab 4 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Pas la claque tant attendue après avoir lu et entendu autant de critiques rarement aussi élogieuse mais tout de même une très bonne lecture. Je dois reconnaître le talent de l’auteur menant d’une façon magistrale son intrigue jusqu’au toutes dernières pages. Le fait est que j’avais deviné la chute bien trop tôt dans le récit et que je n’ai pas eu l’effet surprise escompté.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Voici enfin le troisième roman de Jérôme Loubry. Après « Les chiens de Détroit » qui mettait fidèlement en scène cette ville du Michigan laissée à l’abandon, « Le Douzième chapitre » qui évoquait un drame de l’enfance resurgissant des années plus tard, l’auteur nous emmène ici dans un voyage passé-présent en 1949, 1986 et 2019. Le roman s’ouvre sur un professeur de faculté qui commence son cours sur une thématique particulière : le refuge Sandrine. Rapidement, le lecteur est emporté en 1949, sur une plage, théâtre d’une découverte macabre. Puis, toujours aussi promptement, il est propulsé en 1986 où Sandrine, jeune journaliste pour un quotidien local se voit confier la rédaction d’un article concernant d’étranges croix gammées dessinées sur des vaches. Je m’arrête là, la quatrième de couverture en dit beaucoup trop.

    Si les premières pages peuvent sembler assez cryptiques et nécessitent une certaine concentration, peut-être aussi le dessin d’une timeline, ne vous laissez pas décourager : cette mise en situation est absolument nécessaire pour asseoir le récit et permettre un déroulé précis, minutieux et méthodique. Jérôme Loubry sait où il va et si vous le laissez vous embarquer, le voyage risque fort de vous plaire. Je recommande vivement une lecture suivie, si possible à un moment où vous n’avez pas d’obligations pour vous permettre d’entrer rapidement dans l’histoire et de suivre avec attention l’évolution de l’histoire de chaque personnage.

    Le jeu passé-présent est le schéma narratif que je préfère dans un roman noir/thriller/polar, mais c’est aussi un exercice bancal pour qui ne maîtrise pas le procédé. Ainsi, une période ne doit pas prendre plus d’importance que l’autre ni lasser le lecteur en la rendant moins intéressante. Ce n’est absolument pas le cas ici. Le dosage est parfait et suscite la soif d’en découvrir plus. Personnellement, j’avais ouvert 2 fiches, l’une pour 1949, l’autre pour 1986 et j’y avais noté des mots clés, des phrases importantes, des évènements marquants. Posées l’une à côté de l’autre il est impressionnant de constater à quel point le souci du détail dans l’avancée des deux intrigues est soigné et précis. L’auteur instille dans l’esprit du lecteur des éléments qui prennent un sens tout particulier à la fin : une horloge, une chanson, un poème, un slogan publicitaire.

    Ce roman est découpé en 3 parties. La première a été pour moi pure délectation : une vraie ambiance, de belles mises en situation, le début d’une intrigue bien mise en place qui présageaient de belles promesses. Je dois avouer que j’ai eu de sérieux doutes en attaquant la seconde partie… Je ne peux en évoquer les raisons sans dévoiler l’intrigue, mais une sorte d’agacement, voir un gros problème de crédibilité dans le récit surjoué d’un personnage m’a franchement inquiétée. J’ai vu venir un plantage magistral, la chronique d’une mort annoncée pour un roman qui avait si bien commencé. Je me suis même noté des pronostiques dans le scénario, anticipant une direction qui m’obligerait à me pendre. (oui, je suis allée jusque là !)

    Sauf que ce n’est pas du tout comme ça que les choses se sont passées ! Jérôme Loubry m’avait préparé un final que je n’ai pas vu venir, et une troisième partie formidable, bien pensée, totalement axée sur une thématique relevant de la psychiatrie dont j’ignorais même l’existence (en même temps, si j’étais psychiatre, j’aurais commencé par travailler sur moi-même !) Les ficelles de l’intrigue sont savamment et progressivement tirées pour créer une perte totale des repères du lecteur qui se retrouve perdu dans les méandres de deux histoires qu’il tente désespérément d’assembler. La thématique axée autour de l’humain au sens propre fait de ce roman un récit d’une profonde densité, avec de vraies problématiques soulevées sur la nature profonde de l’homme et ce qu’il est, au fond, capable de faire. Comment gérer la souffrance lorsqu’elle est trop violente, comment gérer les blessures profondes quand elles vous empêchent de vivre ? Vous le saurez en lisant « Les Refuges ».

    Pour ce troisième roman, complètement différent des deux précédents, Jérôme Loubry transforme l’essai : le premier était pour moi la découverte d’une plume dans un lieu cher à mon cœur, le second démontrait l’habileté à sortir d’une certaine zone de confort en abordant un thème lié à l’enfance, le troisième signe une formidable capacité à construire une intrigue alambiquée, mais impeccablement dominée par une plume d’un véritable auteur du noir. Le plaisir de lecture fut immense, les tentatives de démêler l’écheveau vaines, la fin déconcertante et vertigineuse. Excellent cru, vous l’aurez compris, qui laisse présager une belle montée en puissance pour le suivant !

  • universpolars 8 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Jérôme Loubry, avec « Le douzième chapitre », a placé la barre symbolisant le niveau de mes émotions de lecteur à un niveau assez élevé. Alors, lorsque j’ai ouvert celui-ci, directement après avoir refermé l’autre, je me suis dit que cela allait être difficile d’aller plus haut que le « le plus haut ». Mais, visiblement, tout est possible !

    Comme dans « Le douzième chapitre », l’auteur nous pousse dans le dos, puis nous tire en arrière, par le collet, plusieurs fois de suite, pour que nous puissions observer les différentes périodes liées à son intrigue. J’aime assez ça. Mais attention, vous allez être bâtonnés jusqu’au cœur de vos synapses !

    Pour l’une de ces époques, l’auteur nous tirera d’un coup sec jusqu’à l’après-guerre, où les répercutions ou persécutions de ce conflit sont encore bien enfouies dans les esprits.

    Pour une autre, il nous poussera jusqu’au milieu des années 80. Nous suivons une jeune fille, Sandrine, qui débarque dans un petit village de Normandie, en tant que journaliste, et qui est contrainte d’aller vider la maison de sa grand-mère décédée, située sur une petite île près de la côte normande. Ah ! là, je m’arrête ! Parlons-en de cette île ...

    Imaginez une île occupée seulement par quatre ou cinq habitants, installés là depuis les années 40, qui n’ont plus bougé depuis. Imaginez une île qui abritait, durant la guerre, un blockhaus allemand puis, plus tard, un camp de vacances pour quelques enfants traumatisés, issus de la guerre. Nous y serons aussi. Enfin, je crois ...

    Jérôme Loubry nous isole dans une sorte de huis clos étouffant ! Il nous confine dans un impénétrable enchevêtrement psychologique, dans lequel se mêlent faux-semblants, souvenirs, culpabilité, doutes ou pèlerinage familial, noyé de confidences et de révélations plus ou moins biaisées.

    Nous sommes constamment face à des personnages qui se souviennent et qui racontent. Qui mentent ? Nous serons là pour le savoir, mais pas seulement dans leurs pensées, non, mais réellement présents dans la période désignée par leurs souvenirs. Et saurons-nous tout ?

    Non, peut-être que nous ne saurons rien. Tout est parfois qu’une histoire d’illusion. Je ne vous aide pas beaucoup là, je sais, ce n’est pas le but.

    Et puis au bout d’un moment on dit « merde », peut-être même « putain de merde ». Nous réalisons que nous progressons dans une intrigue totalement malléable, à l’image de notre cerveau sur lequel on tire comme sur un élastique. Je ne vais pas entrer dans les détails, je ne veux pas vous rendre fous. Mais lorsque l’auteur lâche cet élastique, ça fait mal !

    Cette intrigue est constituée de jalons que nous ne voyons pas. N’essayez même pas de les repérer, c’est peine perdue. D’ailleurs, ils ne sont pas là pour vous ! Je sais, c’est un truc de fou, encore une fois.

    Je ne vais pas vous en dire plus, à part peut-être le fait que le cerveau, notre inconscient, notre meilleur allié en cas de coups durs, est capable, d’une certaine façon, de nous protéger d’une manière subtile et radicale.

    Cette intrigue est un casse-tête, un simulacre, une manipulation, un tour de passe-passe constitué d’illusions et de chimères qui frappent l’inconscience. C’est fascinant, c’est déstabilisant et ça fait plutôt réfléchir ! Psychologiquement parlant, c’est même assez parfait ...

    Bref. Lorsque tu approches du dénouement, tu te dis que ce que tu lis ne dois pas être vrai. Pourquoi ? Car ton cerveau, un peu susceptible, en a plein le c** d’être autant manipulé ! Frustration totale ! Mais, franchement, on aime ça non ?

    Cette intrigue est tout simplement brillante. Bonne lecture !

  • VALERIE FREDERICK 12 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Voilà un thriller machiavélique à souhait !!!
    Jérôme Loubry a su me mener par le bout du nez dans les méandres d’une histoire à plusieurs tiroirs et je n’ai vraiment pas vu la résolution de l’intrigue venir ! Il a l’art de construire plusieurs récits en un, avec une multitude d’indices cachés dans des détails qui ne s’imbriqueront, comme les pièces d’un puzzle, que dans les toutes dernières pages du livre.

    Le roman commence avec Sandrine, une jeune journaliste envoyée en province pour enfin travailler dans un périodique. Alors qu’elle revient de son reportage dans une ferme, le rédacteur en chef lui remet un courrier : elle doit se rendre sur une île pour récupérer les biens que sa grand-mère, tout juste décédée, lui a laissés en héritage. Elle rechigne dans un premier temps, n’ayant jamais vu son aïeule, puis se décide à se rendre sur ce bout de terre isolé en pleine mer. L’ambiance y est, de suite, propice aux mystères les plus sombres et aux secrets les plus terribles…

    L’auteur alterne des épisodes qui se sont déroulés en 1949 et d’autres, en 1986. Les personnages portent tous leurs propres fardeaux et de nombreux secrets : l’inspecteur, la mamie accusée de folie, des enfants traumatisés par la Seconde guerre mondiale… Au son de la célèbre chanson d’entre-deux-guerres « Parlez-moi d’amour », interprétée par Lucienne Boyer, les révélations coups-de-poing vont se succéder à un rythme de plus en plus effréné. Mais je n’en dirais pas plus par crainte de « divulgâcher » des éléments, ce qui nuirait à votre plaisir de lecture !

    Bref, je ne connaissais pas Jérôme Loubry mais je peux dire que là, il m’a littéralement bluffée !

  • Lecturesetgourmandises 18 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Tout simplement exceptionnel ! Si j’avais vraiment apprécié le précédent roman de l’auteur (« Le Douzième Chapitre » aux éditions Calmann-Levy), celui-ci est juste incroyable !

    J’ai été bluffée tant par l’histoire que par la succession de rebondissements, tous aussi exceptionnels les uns que les autres. Ce roman me hante encore alors que je l’ai terminé il y a de cela plusieurs jours, c’est dire si j’ai été conquise !
    Lecteur, oublie absolument tout ce que tu crois savoir sur les thrillers psychologiques, Jérôme Loubry va te bousculer violemment !

    L’histoire va au-delà de tout ce que je pouvais imaginer et j’ai été hypnotisée de la première à la dernière page. Jérôme Loubry nous montre qu’il faut se méfier des apparences et surtout n’ayez aucune certitude, tout ce que vous lirez ne sera que mensonges et faux-semblants. Je ne savais pas que l’auteur avait l’esprit tordu, au point de vouloir nous mettre de grandes claques dans la tête !

    La construction du récit permet de conserver un fil conducteur et ainsi de ne pas perdre le lecteur, qui sera suffisamment choqué par le déroulement de l’intrigue ! On ne voit rien venir, absolument à aucun moment je ne me suis doutée de ce que l’auteur nous réservait.

    Alternance des époques et des lieux, changement de personnages : n’ayez crainte, l’histoire coule d’elle-même et surtout ces détails sont essentiels pour tisser l’intrigue et ainsi vous emporter dans un labyrinthe dont vous ne sortirez pas indemnes.

    Il s’agit pour moi du roman le plus abouti et le plus travaillé de Jérôme Loubry. Sans trop dévoiler l’intrigue, l’auteur nous plonge dans les méandres du cerveau humain et montre que l’esprit a cette capacité incroyable de nous protéger du monde extérieur.

    Avec une imagination débordante, Jérôme Loubry a réussi le pari de se surpasser, faisant des « Refuges » son meilleur roman.

  • Amandine Bouquine 22 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Jérôme Loubry, nous livre ici un récit totalement addictif, énigmatique, envoûtant mais aussi très émouvant.
    La construction est savamment orchestrée. La narration est parfaite . L’auteur maîtrise le mélange de différentes époques. De ce fait, je ne me suis pas perdue un seul instant dans ma lecture. L’atmosphère est juste au top ! Il y a quelque chose d’oppressant, d’angoissant même.. Je me suis complètement laissée emporter par le récit, je me suis laissée surprendre, et je pense que c’est grâce à ça que j’ai vraiment réussie à apprécié cette lecture. Je vous conseille de faire de même, de ne pas vous poser trop de questions, laissez vous simplement transportez et surtout savourez chaque pages de ce roman.
    Quant à cette fin…. J’étais vraiment pas prête mais comme dirait l’autre : “ C’est ça qui est bon ! ” 😄

  • Mes polars et le reste 24 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Les refuges (Jérôme Loubry)
    Tu as remarqué comme, parfois, de minuscules imperfections peuvent, indifféremment, sublimer ou ruiner une expérience ?
    C’est ce qu’il m’est arrivé avec Les refuges, de Jérôme Loubry. A mon avis, on est passé à deux cheveux du chef d’oeuvre.
    Tu vas me dire, un cheveu, c’est rien du tout. Imagine, un plat dans un grand restaurant. Le plat parfait, l’équilibre incroyable des saveurs, des couleurs, de l’acidité, du croquant, de la douceur, de l’âpreté et un peu d’amertume, un tableau culinaire, servi dans une vaisselle fabuleuse.
    Tu prends ton couteau et ta fourchette et tu le vois, là, au milieu de l’assiette. Un cheveu. Un cheveu d’homme sans doute, brun, court, épais.
    Si tu es comme moi, tu auras beau le pousser sur le côté de ton assiette, tu hésiteras à porter ta fourchette à ta bouche, et tu n’auras pas du tout, du tout la même expérience que s’il n’y avait pas eu ce cheveu.

    Ce que j’ai aimé :
    Je trouvé l’idée fabuleuse. Je n’avais jamais entendu parler de ces refuges, ni des balises et l’histoire est vraiment géniale. Vraiment. Je voudrais l’écrire cinquante fois pour bien te le faire comprendre et que tu n’aies pas l’impression que le négatif l’emporte dans mon avis uniquement parce qu’il y a plus de mots dans ma critique critique que dans ma critique positive.
    Globalement, c’est bien écrit, même s’il y a une ou deux scènes qui détonent complètement, un peu comme si le premier jet n’avait pas été sérieusement édité. Pas très grave. Disons que l’écriture se fait oublier et on ne lui en demande pas plus.
    La structure du récit est très intéressante. Elle est linéaire entre les twists qui arrivent sans crier gare et changent complètement l’histoire de direction. C’est super agréable quand on aime ce genre de lecture, je trouve. On est désarçonné, pris à contre pied, puis on repart.
    Les personnages, surtout ceux de l’île, sont vraiment bons, bien différenciés.
    Il y a une grande rigueur (bon, avec un sujet pareil, pas question de s’emmêler dans les balises non plus) dans la construction de l’intrigue et j’apprécie vraiment.
    Tu vas me dire : bon, il est où, ton cheveu ?
    En fait, j’en vois deux :
    le premier, c’est la multitude de petites incohérences qui m’ont littéralement empêchée d’être happée par l’histoire. Des trucs bêtes. Des tas de gens réussissent sans problème à passer là dessus, et moi, pour mon plus grand malheur, ça me saute à la figure et ça me fait relever la tête du livre. Sans spoiler, je vais te donner quelques exemples qui te permettront de mesure mon degré de chiantitude (et de le confronter au tien) :
    – Au début, il y a un bébé labrador qui court sur la plage, puis il est effrayé par quelque chose et revient vers sa maîtresse et, même avec sa maîtresse, ne va pas vers ce quelque chose. Je connais un peu les retrievers. Surtout en 1949, c’était des chiens de chasse. Ça n’agit pas comme ça, un bébé labrador, confronté à ce à quoi il est confronté.
    – La psy, qui explique que les pertes de mémoire sont impossibles parce que ses médocs sont super dosés, ben non, ça ne marche pas. C’est pas de l’horlogerie, la psychiatrie.
    Je ne peux pas trop t’en énumérer ni rentrer dans les détails au risque de spoiler et, encore une fois, l’histoire est vraiment top et il faut la lire. Mais moi, ça m’a rendue spectatrice de l’histoire, ça m’a empêchée de m’immerger dedans.
    le deuxième, qui est un poil plus problématique à mon avis, c’est que, peut-être pour ne pas alourdir l’intrigue ou écrire trop de pages ou juste comme ça, il y a des parties de cheminement psychologique des protagonistes qui sont dits au lieu d’être montrés.
    On rentre ici dans le fameux « show, don’t tell » (montrer, plutôt que raconter) qui fait la différence entre un lecteur engagé et un lecteur spectateur. A un moment particulier, deux personnages ont des évolutions croisées, celui qui se comporte méchamment devient sympa et inversement. C’est une super idée, c’est complètement crédible sauf que… je ne marche pas, parce que quelques faits sont enfilés à la manière de perles sur un fil et, encore une fois, je me retrouve comme spectatrice et je ne ressens rien, pas d’empathie, pas de colère, pas d’émotion. C’est à mon avis le défaut majeur de ce livre que je trouve par ailleurs excellent. C’est plutôt bien traité au début ; on se met dans les pas de Sandrine qui arrive sur l’île et découvre ces gens bizarres. Mais on perd cet engagement après le milieu du livre et surtout à des moments qui sont, à mon avis, cruciaux.
    Je t’avoue que j’avais un peu les pétoches en commençant la lecture. Les bouquins qui viennent de sortir et que tout le monde encense, je trouve ça presque inquiétant. Mais les commentaires avaient piqué ma curiosité. Je me suis lancée… et je t’engage à faire de même, parce que ça vaut chaque euro déboursé, et ce n’est pas si fréquent. Comme c’est une histoire à tiroirs, tu vas même pouvoir le relire pour débusquer tous les détails qui t’auraient échappé, donc tu vois, c’est un investissement rentable.
    En tous les cas, ça m’a permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas et dont je vais m’empresser de lire les précédents ouvrages.

    http://www.mespolars.com/chroniques/les-refuges-jerome-loubry/

  • QuoiLire 25 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Jérôme Loubry a tout compris pour fournir un très bon thriller.

    Tout d’abord une histoire qui commence par une situation tout à fait banale, qui pourrait arriver à tout à chacun, mais qui rapidement va s’écarter de la normalité, prendre un aspect étrange, pour basculer totalement. Bien sûr, en lecteurs avertis que nous sommes, nous nous attendons à quels pièges dans le cheminent de la résolution de l’intrigue, mais l’auteur est très vicieux : fausse piste, nombreux rebondissements, faux-semblants, vous allez vous faire avoir dans les grandes largeurs mais surtout pour votre plus grand bonheur.

    Ensuite, des personnages fort bien construits qui se dévoilent au fur et à mesure des pages. On découvre leur psychologie, leurs faiblesses, leur passé, mais aussi leur perception de la situation, par petites touches ou de petits indices disséminés de-ci de-là. On se prend d’affectation pour certains personnages, avant de les haïr. Jérôme Loubry malmène ses lecteurs tout comme ses personnages.

    L’écriture est parfaitement fluide, efficace. On plonge entièrement et rapidement dans l’ambiance du roman. On se prend à tourner les pages, à ne plus pouvoir s’arrêter par désir de connaître la fin.
    https://quoilire.wordpress.com/2019/10/25/jerome-loubry-les-refuges/

  • Killing79 28 octobre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Si vous êtes un lecteur ou une lectrice de polars, vous ne pouvez pas être passés à côté de ce livre. En effet, pour la rentrée littéraire, il est apparu sur tous les réseaux à grand renfort de marketing. D’ordinaire, je me méfie des promotions intensives, mais au vu des retours dithyrambiques (et des éloges de Valérie de Sangpages !) je me devais de me faire ma propre opinion.

    « Les refuges » est une histoire dont il est difficile de faire la chronique. En effet, il ne faut rien divulguer si on ne veut rien gâcher. L’aventure est une succession de couches qui se dévoilent une à une. A chaque fois que l’on croit connaître la vérité, les évènements changent de bord et déstabilisent nos certitudes. Le lecteur alterne entre fantastique et réalité et ne sait jamais vraiment où il se trouve. Les chapitres courts se succèdent à une vitesse folle. C’est un roman déroutant qui ne se lâche pas tant qu’on ne comprend pas le dénouement.

    Dans les thrillers psychologiques, je suis toujours sceptique sur l’utilisation des jeux de mémoire pour nous désorienter. En effet, pour moi, il est assez facile de tromper le lecteur avec des données malléables. Mais pour ce roman, l’auteur joue tellement bien la partition que je ne vais pas bouder mon plaisir. Le résultat est particulièrement efficace, la lecture sans aucun temps mort et on en redemande.

    Je n’avais jamais eu l’opportunité de lire une œuvre de Jérôme Loubry. C’est maintenant chose faite et j’en suis ravi. Il fait preuve d’une belle maîtrise dans sa narration, à la fois abordable et complexe. Il m’a embrouillé le cerveau avec talent. Je vais donc au plus vite m’intéresser à ces productions précédentes et je remercie la blogosphère pour ce conseil avisé que je valide !

    http://leslivresdek79.com/2019/10/28/498-jerome-loubry-les-refuges/

  • Lettres et caractères 4 novembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Pour ce roman je vais vous proposer une chronique à deux vitesses tant la conclusion semble évidente :

    Mode rapide pour les lecteurs pressés : inutile de lire la suite, contentez-vous d’acheter ce livre, c’est un bijou !

    Mode détaillé pour les lecteurs sceptiques qui ont besoin d’arguments pour être convaincus : lisez ce qui suit mais en toute honnêteté vous allez perdre votre temps car vous finirez vous aussi par acheter ce livre (mais si, mais si, je vous le dis !).

    Il y a un an presque jour pour jour, je vous parlais d’un thriller à acheter les yeux fermés et à offrir largement autour de vous. Pour moi c’était le nouveau Harry Québert : un roman totalement addictif et capable de plaire au plus grand nombre. Ce roman c’était Le douzième chapitre de Jérôme Loubry, l’une de mes plus belles lectures de 2018. Si vous l’avez lu depuis, vous vous êtes forcément rué vous aussi sur son nouveau titre, Les refuges. Mais si vous êtes passé à côté de cette pépite, j’ai une excellente nouvelle pour vous : vous allez pouvoir vous offrir dès maintenant une double dose de bonheur, que dis-je d’extase littéraire ! Commencez par lire Le douzième chapitre et savourez-le. C’est un vrai bon thriller psychologique qui vous embarquera dès les premières lignes dans une sombre histoire mais somme toute assez classique dans le genre (me voilà à faire la fine bouche maintenant, si on m’avait dit ça il y a encore une semaine, je ne l’aurais pas cru). Vous pourrez ainsi apprécier les talents de conteur hors pair de Jérôme Loubry et passer un excellent moment en sa compagnie.

    Une fois Le douzième chapitre refermé, prévoyez de disparaître quelques heures de la surface de la terre. Préparez-vous un petit nid douillet et le ravitaillement nécessaire puis ouvrez Les refuges. Je vous certifie qu’il ne vous faudra pas plus des deux pages du prologue pour être définitivement happé. Je ne vais pas essayer de vous résumer cette histoire, d’abord car j’en serais bien incapable tant elle est complexe sans être compliquée, subtile et raffinée, cousue main. Ensuite parce que je ne veux pas vous enlever ne serait-ce qu’un dixième du plaisir que vous allez ressentir en découvrant ce que Jérôme Loubry vous a concocté.

    Ce livre est une pure merveille dans le genre du thriller psychologique. Il vous fera passer par tous les états et puiser en vous une myriade d’émotions et de sensations. Je vous garantis que vous ne verrez rien venir et que vous n’avez jamais rien lu de tel jusqu’à présent. J’ai terminé ce livre samedi en voiture. A un moment mon mari s’est tourné vers moi car il m’a vue tressaillir. J’avais tout simplement la chair de poule. Une telle réaction épidermique, je ne l’ai eue qu’une seule fois dans ma vie de lectrice et c’était avec le roman de Lionel Shriver, Il faut qu’on parle de Kevin. Seul un auteur à l’imagination débordante mais au réalisme saisissant est capable de me procurer un tel chamboulement puisque j’ai besoin à la fois que l’histoire me saisisse totalement par surprise mais qu’elle soit tellement plausible que je me mette à la vivre totalement par procuration. Jérôme Loubry est parvenu à cet équilibre parfait dans un roman qu’il peut considérer sans rougir comme un pur chef-d’œuvre.

    Vous voyez bien que vous allez l’acheter…

    Avis complet sur Les refuges de Jérôme Loubry sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • Isa Naturaltales 6 novembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    Avec "Les refuges", Jérome Loubry signe ici un roman remarquablement construit qui plaira même aux lecteurs de thriller les plus aguerris. Il est difficile de parler des refuges sans en spoiler la résolution, aussi ma petite chronique sera particulièrement courte.
    +
    C’est un roman qu’il est préférable de lire en sachant qu’on a pas mal de temps devant soi, mais rassurez-vous, il se dévore.
    Aux environs de la moitié du roman je commençais à sentir peser de petites longueurs, et quelques pages plus loin l’auteur décide d’innover, changeant ainsi le rythme du récit. J’ai deviné certaines choses mais ça ne m’a pas empêchée d’apprécier. Même si j’ai adoré cette lecture, je n’ai pu m’empêcher de trouver qu’il en avait un peu trop fait sur la fin, un côté surenchère qui brouille le cerveau.

  • Lectures noires pour nuits blanches 12 novembre 2019
    Les refuges - Jérôme Loubry

    J’avais adoré Les chiens de Détroit et Le douzième chapitre, j’attendais donc ce livre avec impatience. Je n’ai pas été déçue.
    Avec ce troisième roman Jérôme Loubry signe un thriller psychologique de haute volée. C’est un roman surprenant, déroutant, stupéfiant !

    Avec une histoire bien plus complexe qu’il n’y parait, d’une réelle densité, il va nous retourner le cerveau. Une intrigue tirée au cordeau, minutieuse, réglée comme du papier à musique. L’auteur a travaillé son roman dans les règles de l’art, tout est soigné, fignolé, ciselé au millimètre près. Il a balisé un parcours pour mieux nous égarer, pour nous mener là où il veut à coup de retournements de situation bien placés.

    Je ne sais pas combien de fois durant ma lecture je me suis écriée Ah ouais ! C’est pas possible ! Et pourtant ça l’est. Il l’a fait ! Réussir à me surprendre d’un bout à l’autre du roman. J’avoue qu’il y a un petit moment déjà qu’un livre ne m’avait pas laissée sur le cul.

    En y repensant, je suis encore émerveillée par ce travail d’orfèvre. Tout a été pensé et orchestré pour arriver à ce final impensable. Bluffant ! Des indices semés comme les points d’une broderie dont il faut avoir posé le tout dernier pour voir la beauté de la toile dans son ensemble. C’est ingénieux, c’est brillant !

    Je ne vous ai volontairement pas parlé de l’histoire, je pense que le plaisir de la découverte est primordial. Je vous dirai juste que l’auteur n’hésite pas à nous bousculer en abordant des sujets touchants et révoltants.

    Jèrôme Loubry est passé maître dans la manipulation. Depuis son premier roman Les chiens de Détroit, dont j’avais adoré l’atmosphère si particulière, il n’a eu de cesse de se renouveler. C’est une de mes plus belles découvertes de ces deux dernières années. Un auteur de talent à suivre.

    Les refuges est un thriller psychologique intelligent et maîtrisé. Un petit bijou et un gros coup de coeur ! Assurément une de mes meilleures lectures de l’année et sans conteste le numéro 1 pour les thrillers. Si je ne devais vous en recommander qu’un seul, ce serait celui-là.

    Prenez votre boussole, vous en aurez besoin, suivez bien les balises tout en récoltant les indices, elles vous conduiront aux refuges. Bon voyage dans l’univers de Jérôme Loubry.

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