- Auteur : Mathilde Beaussault
- Genre : Policier / Thriller
- Editeur : Le Seuil
- Date de sortie : 10 janvier 2025
- EAN : 9782021576986
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Résumé :
Aussi âpre que bouleversante,
une histoire de liberté et de meurtre,
de silence et d’amitié,
au cœur d’un hameau breton.
Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules.
Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?
Une nouvelle voix à découvrir absolument !
Née en Bretagne au début des années 1980, Mathilde Beaussault, fille d’agriculteurs, a trouvé dans ses origines la matière de son premier roman.




































































































































1001histoires 22 octobre 2026
Les saules - Mathilde Beaussault
La Ville et le roman noir font bon ménage depuis toujours y compris aux États-Unis avec ses origines hard boiled. Il me semble que le roman noir rural est plus récent peut-être lié à une conscience écologique grandissante et un changement des mentalités et plus d’humanité. Mathilde Beaussault dans son premier roman nous emmène à la campagne il n’y a pas si longtemps puisqu’il y avait des R5 et que Madonna chantait.
Paysan de père en fils et de mère en fille. Cela résume l’univers de Marguerite, 10 ans. A la ferme ses parents ne parlent pas avec elle, seulement des ordres « Viens manger ». A l’école elle est le souffre-douleur des autres élèves et du maître. Marguerite aime être seule sous les saules pleureurs au bord de la rivière qui coule. Près de ces saules le cadavre de Marie est découvert. Marie, une jeune ado de 17 ans, éblouissait Marguerite. Marie indépendante, rebelle, bien habillée. Pour les adultes Marie était vulgaire, la rumeur chuchotait « « une fille facile ». Marie était d’un autre monde, d’ailleurs ses parents sont riches.
L’enquête du gendarme André s’annonce difficile. Dans ce coin de campagne, les gens se connaissent par leur prénom. Elisabeth et Gilles, les parents de Marie. Jeanine la tante de Marguerite vit à la ville, c’est la sœur de la mère. Pour les parents de Marguerite, pas de prénom, c’est le père, la mère. Dans ce coin de campagne, on échange des banalités, chacun travaille sa terre se travaille seul et en silence. Lors des auditions d’André, Mathilde Beaussault ne retranscrit pas les questions, seulement les réponses avec à la clé une belle prouesse et un style qui s’adapte à la personnalité de chaque témoin, non sans humour, avec un brin d’ironie. Parlé approximatif de Paulette mais c’est un moulin à paroles. Didier le suspect idéal. Julien le pompier, violent. A la gendarmerie le père de Marguerite retrouve son prénom. Le témoignage de Mimi la patronne du bar étonne par sa cohérence, sa lucidité et son humanité. Ces interrogatoires sans interrogations ne sont pas les seuls moments d’exception avec des mots et des phrases juste. La dictée à l’école est un ravissement de sensibilité. La saint cochon au début est d’une violence ordinaire inouïe.
L’enquête du gendarme André est dans une impasse. Aucun indice, aucune piste. Les gens n’ont rien à dire ou se taisent. Ils font comme si de rien n’était. Une tragédie a pourtant eu lieu mais ce n’est pas elle qui pèse sur les paysans. Pas de place pour la peine des autres, rien ne peu détourner les paysans de leur attachement viscéral à leur terre.
Ce premier roman est une réussite complète, réaliste, cruel mais aussi tendre avec une ambiance parfaitement reconstituée. C’est un roman noir qui sort de l’ordinaire, un roman dur à la Simenon que les jurys ont justement récompensé, Grand Prix de littérature policière et Trophées 813 en tête.
Mathilde BEAUSSAULT – Les saules. Parution le 10 janvier 2025, Éditions du Seuil, collection Cadre noir, ISBN 9782021576986. Réédition en poche en mars 2026, Éditions Point policier. ISBN 9791041427833.
Présentation éditeur : Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules.
Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?
Pour ce roman Mathilde Beaussault a été récompensée du Grand Prix de littérature policière 2025 et du Trophée 813 de l’année 2026.
Chineuse Delecture 22 juin 2026
Les saules - Mathilde Beaussault
Pour moi la lecture me rappelle trop l’incroyable "été circulaire" de Marion Brunet. Milieu rural, détresse social, adolescence, sexualité, et enjeux sociaux, un polar noir cruelle et sombre. Navré je lui préfère le Brunet, seule le personnage dit atypique m’a intéressé mais a peu d’intérêt dans l’histoire. Peu convaincue...
sylvain3 28 février 2026
Les saules - Mathilde Beaussault
Marie 17 ans est retrouvée sans vie au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs.
Son corps semble paisible mais des marques sombres sur son cou ne laissent aucun doute sur ce qui s’est passé. Tout le village est ébranlé par ce drame et notamment Marguerite, petite fille solitaire et maltraitée à l’école. Elle aime se réfugier au bord de la rivière et s’y sent en sécurité. Cette nuit-là elle a vu quelque chose mais Marguerite ne parle pas ou presque jamais. Pourra t -elle soulager sa conscience et en dévoilé les contours ? Quelqu’un croira t-il à sa vérité ?
Un premier roman où l’auteur a trouvé ses sources dans ses origines. L’auteur plonge le lecteur dans le monde de l’agriculture, entre rivalités familiales, rumeurs et mensonges. Elle évoque aussi la vie dure de ces agriculteurs au quotidien. Le personnage clé du roman est Marguerite, une petite fille attachante, sensible et attendrissante. C’est un roman captivant, très bien construit. L’intrigue est passionnante, avec un jeu de fausses pistes. Un roman assez court et très addictif. Une fin palpitante et une épilogue réussie. Un premier roman efficace.
Mousquetaire11 23 février 2026
Les saules - Mathilde Beaussault
Lisant assez peu de romans noirs ruraux, j’ai été curieuse de découvrir le premier roman de Mathilde Beaussault lorsque je l’ai vu à la bibliothèque. Et je dois dire que ça a été une agréable découverte.
Alors que la nature est paisible, la quiétude du lieu est ébranlée par la découverte du corps sans vie d’une jeune fille enceinte sur les abords d’une rivière. Qui pouvait en vouloir à la fille du pharmacien ?
Sous la forme d’un roman choral, on avance progressivement dans l’enquête pour tenter de retrouver le coupable de la jeune fille. Tour à tour, on y découvre proches, témoins, et possibles suspects. Derrière les portes des maisons, les langues se délient et chacun y va de sa théorie. Au milieu de ce tumulte, se trouve Marguerite, la fille mutique des porchers qui va, au travers de ses yeux, devenir le fil conducteur de cette histoire et devenir un personnage central extrêmement attachant.
Avec ce premier roman, Mathilde Beaussault nous offre un texte authentique. L’auteure, fille d’agriculteurs, réussit le pari de nous faire entrer dans un monde que les citadins connaissent peu. Le choix d’un rythme lent est un vrai plus et permet de vraiment mieux nous imprégner de l’histoire et d’en devenir pleinement spectateur.
J’ai hâte de retrouver la plume de cette jeune auteure avec la sortie prochaine de "La colline", qui risque de nous offrir également un très bon moment de lecture... v
spitfire89 19 janvier 2026
Les saules - Mathilde Beaussault
Lauréat du 77ᵉ Grand Prix de littérature policière (créée en 1948 par le critique et romancier Maurice-Bernard Endrèbe) dans la catégorie roman Francophone.
Premier roman, Mathilde Beaussault retraçant un crime sordide dans un village agricole de Bretagne. Un roman sombre social et rural, le meurtre d’une jeune fille de 17 ans, Marie, au bord d’une rivière bordée de peupliers et de saule dans cette nature et village au paysage habituellement si serein. L’autrice jouera le contraste avec un crime violent et décor mais aussi avec une profonde mélancolie. Un huis clos étouffant avec beaucoup d’émotions. Marie est une victime qui multiplier les aventures, essentiellement pour embêter ses parents, elle trainait une réputation sulfureuse depuis ses 15 ans et tombe enceinte et meurt étranglé au bord de la rivière. Mathilde Beaussault construit une galerie de personnages intéressant dont la personnalité de la victime et d’une autre figure féminine, entre rébellion et marginalité ainsi qu’humanité.