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Mort un dimanche de pluie - Joël Santoni

Un thriller horrifique français à redécouvrir

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Par une journée pluvieuse, une roulotte vient s’installer devant la maison des Briand. Ses occupants, les Bronsky et leur fille, ne se sont pas arretés là par hasard. Ils ont un but : squatter la maison des Briand et prendre leur place.

L’ultime long métrage de Joël Santoni fait partie de ces rares incursions du cinéma français dans le thriller horrifique, au cours des années 80. Ce n’est pas l’unique raison de découvrir le très méconnu Mort un dimanche de pluie , qui ne fut pas un succès à sa sortie, loin de là, avec seulement 147.784 entrées. Il faut dire que ce long métrage, très proche du slasher, avait de quoi surprendre un public hexagonal, plutôt habitué à l’annexion du genre par le cinéma américain. Si on ajoute à cela la présence de Jean-Pierre Bacri, bien loin de ses futures prestations dans des films à vocation sociologique, et celle de Dominique Lavanant, totalement à contre-emploi et convaincante en nounou diabolique, on obtient une véritable curiosité artistique.

Pas dénué de défauts majeurs, le film mérite pourtant d’être vu ou revu, parce que son pitch - la vengeance morbide d’un couple de déclassés - inspirera plus ou moins consciemment un certain nombre de thrillers ou de drames français à vocation politique dans les décennies suivantes, de Possessions à Chanson douce , en passant par l’incontournable suspense de Chabrol, La Cérémonie .

Ici, la menace s’incarne sous la forme d’un couple à la fois pauvre et maléfique, très prompt à profiter d’une configuration favorable : les époux Briand ne s’entendent pas sur leur choix professionnel qui a provoqué leur déménagement dans une maison immense à la géométrie froide, livrée aux quatre vents. Dès la séquence d’ouverture, on a le sentiment que cette bâtisse ultra moderne n’offre aucune sécurité. Le récit exploite les possibilités multiples d’intrusion, ménageant une gradation pour dévoiler la stratégie du couple Brodsky ; prendre véritablement possession de l’endroit, afin de se venger d’un accident mutilant, corollaire d’un statut social.

S’il serait excessif de transcender ce long métrage en réquisitoire marxiste, surtout que les personnages joués par Bacri et Garcia s’avèrent plutôt caricaturaux, la tension existe toutefois, densifiée par les deux figures vindicatives qu’interprètent Dominique Lavanant et le regretté Jean-Pierre Bisson, nanti d’un crochet. En le voyant, on pense invariablement au tueur du slasher Souviens-toi l’été dernier, même si la comparaison s’arrête là. Pour le reste, ce film de genre offre quelques jolis moments de frisson, jusqu’à la lutte finale qu’on ne dévoilera pas.

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