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My absolute darling - Gabriel Tallent

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13 #AvisPolar
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Résumé :

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Pour aller plus loin

Vos #AvisPolar

  • Aelithsu 31 octobre 2018
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Dès le premier chapitre, le décor est planté, on va souffrir avec ce roman. L’histoire de cette jeune fille, Turtle, est absolument terrifiante, malsaine, tout comme la relation que son père entretient avec elle, l’emprise qu’il a sur elle, aussi bien physique que mentale.

    A de nombreuses reprises, j’ai du reposer le livre tellement il était à la limite du supportable. Ce roman n’est absolument pas à placer entre toutes les mains, son ambiance est très glauque et certaines descriptions sont insoutenables.

    Par contre, il y a aussi de nombreux chapitres très doux, presque optimistes, lorsque Turtle se promène en forêt ou lorsqu’elle noue des liens d’amitié.

    C’est là qu’on voit le génie de l’auteur, qui alterne ces phases de souffrance avec ces décors magnifiques, qui sont de vraies bouffées d’oxygène lors de la lecture.

    J’ai également aimé voir le combat de Turtle pour se libérer de l’emprise de son père, et la fin assez douce-amère m’a laissée avec le cœur serré.

    Une lecture magnifique, qui ne laisse pas indemne.

    Avis complet sur : https://lecturesetchats.blogspot.be/2018/04/my-absolute-darling.html

  • La belette du sud 3 novembre 2018
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Mais quelle fièvre littéraire autour de ce roman !
    Ça tombe bien, me suis-je dit, la fièvre, en ce moment, ça me connaît ! La vraie, la tenace, celle qui accompagne cette fichue grippe qui refuse de me lâcher depuis deux semaines !
    Et donc. Puisqu’il faut combattre le mal par le mal, quel meilleur remède que le dernier roman de mon éditeur préféré ?

    Cependant, je ne sais si c’est à cause de cette fièvre (la mienne évidemment, quoique ….), mais ce premier roman de Gabriel Tallent n’a pas eu l’effet curatif escompté. C’est d’autant plus gênant que les chroniques me semblent aller dans l’autre sens ! J’ai l’impression de m’attaquer à un monument ! Tant pis !

    Car, voyez-vous, mon problème est toujours le même : je peux supporter n’importe quelle histoire, aussi horrible soit-elle, pourvu que l’auteur le dise avec style et y mette les formes (oui, David Vann, c’est pour toi !).

    Et là, entre Gabriel Tallent et moi, ça coince ! Surtout dans la première moitié du roman. J’ai dû m’accrocher pour y trouver de l’intérêt, je n’ai pas réussi à capter le rythme des phrases, des chapitres. Les élucubrations philosophiques du père, les dialogues entre les protagonistes ne m’ont pas permis de cerner leur personnalité et m’ont déroutée. Oh ! Rien de rédhibitoire - Gabriel Tallent porte tout de même très bien son nom et est promis à une belle carrière - mais un petit quelque chose de décousu, de forcé qui m’a empêchée d’entrer en empathie avec Turtle. Dommage car l’Amérique profonde et décalée me fascine toujours autant.

  • Missbook Missbook 19 février 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Un roman coup de poing. Un roman qui dérange.
    Gabriel Tallent casse le mythe du "rêve américain" avec brio.
    "Le terme de chef-d’oeuvre est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que "My absolute darling" en est un." (Stephen KING).
    Julia, alias Turtle, 14 ans vit avec son père Martin.
    Plutôt de nature sauvage, naïve, débrouillarde et particulièrement misogyne, on comprend très rapidement qu’elle est victime d’abus sexuels de la part de son père.
    Martin, très érudit mais marginal, est dans un désespoir perpétuel. Il fait un diagnostic et un constat de l’état de l’Amérique et de l’état de l’environnement catastrophique.
    Ce roman est un combat entre la civilisation et la vie sauvage.
    Malgré cette relation incestueuse, Martin n’est pas clairement représenté comme un monstre. Il y a toute une complexité et une ambivalence dans la relation qui unit le père et sa fille.
    "Elle l’aime. Quand il est comme ça, quand elle voit à quel point il fait des efforts pour elle, même la souffrance de Martin a de la valeur à ses yeux. Elle ne supporte pas l’idée qu’il puisse être déçu, et si elle le pouvait, elle l’envelopperait de tout son amour."
    Le choix du titre "My absolute darling" est un terme employé régulièrement par Martin. Et ce surnom démontre son incapacité à accepter l’indépendance de Turtle.
    Martin est l’exemple type du pervers narcissique qui, en rabaissant sa fille la détruit mentalement pour avoir une meilleure emprise sur celle-ci.
    "C’est bien le problème avec toi, sale petite conne : tu crois savoir ce qu’il y a dehors. Mais tu n’en sais rien. Tu es habitée d’une telle pauvreté intérieure, une pauvreté d’esprit, d’imagination, de coeur."
    L’entourage extérieur sent un malaise profond chez Turtle. Mais malgré les soupçons de maltraitance, ni sa professeure, ni les deux amis rencontrés lors d’une de ses fuites n’arriveront ne serait-ce qu’à imaginer l’ampleur de sa souffrance.
    Elle refuse et rejette violemment toute aide extérieure car elle souhaite avant tout sauver son âme, et éviter les représailles de son père sur ces personnes.
    "Parce que tenir le coup c’est...c’est... On éprouve un terrible, un horrible sentiment d’incertitude, et l’incertitude est tellement douloureuse, elle te tord tellement le trou du cul qu’elle devient.... C’est horrible à dire mais c’est plus simple de lâcher prise et de te laisser couper en deux que de t’accrocher, de persévérer, de souffrir sans savoir ce qui va se passer. C’est ça le courage. Prendre ta putain de vie en main, quand ça semble la chose la plus difficile à faire. Personne n’y pense jamais. Les gens sont tous persuadés qu’ils prendraient la bonne décision, mais c’est faux. Ils ne comprennent pas à quel point c’est effrayant. A quel point c’est difficile. Personne ne peut comprendre à moins de l’avoir vécu. On est en train de le vivre, Jacob, et tu vas faire ce qu’il faut, malgré la peur, et malgré la douleur."
    L’auteur aborde également le sujet de la surconsommation des armes à feu aux Etats-Unis. La manipulation quotidienne de celles-ci par l’héroïne Turtle démontre bien la banalisation et la fascination des jeunes pour cette activité. Mais c’est cette connaissance du maniement des armes qui va avoir un effet décisif pour la suite des événements.
    Il y a un moment où la douleur devient oppressante et intolérable.
    Mais on constate un réel paradoxe entre la dureté de certaines scènes, et les descriptions somptueuses et parfaitement documentées sur la nature. Il y a une puissante complexité des sentiments.
    Et c’est là, sur ce point, que se dessine tout le talent de l’auteur.

  • La bibliothèque de Céline 20 février 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Grrrrrrr ce bouquin !!!
    Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions. En le refermant, je suis restée un moment assise, le regard dans le vide. Si vous me suivez plus ou moins, vous avez certainement compris qu’il m’a été impossible de le lire d’une traite. J’ai dû faire une petite pause, le temps d’un week-end, avec une lecture légère ( un feel good book comme on les appelle ) parce que…parce que c’était trop pour moi !
    Pendant ma lecture, je suis passée, comme je le disais par tout un tas d’émotions. Lors de passages que j’ai trouvés à la limite du supportable, psychologiquement parlant j’entends, c’est de la colère que j’ai ressentie. Mais p….., faut-il décrire l’horreur, le glauque, le choquant et l’insupportable pour faire parler de soi ? Un best-seller doit-il forcément choquer ? Alors c’est ça My absolute darling ??? Enfin, ça a fusé dans ma tête. Faire réagir d’accord ! Mais pourquoi repousser les limites du supportable ? Alors, bien sûr, vous me direz que mes limites ne sont pas forcément les vôtres. Qu’à certains lecteurs, il en faut beaucoup pour les troubler. Eh bien, avec ce titre, ces derniers devraient trouver leur compte…
    Une fois la colère retombée, c’est de l’incompréhension que j’ai ressentie. J’ai eu beaucoup de mal à cerner les personnages. Martin est tellement complexe. Et Turtle, n’en parlons pas… J’ai eu envie de lui parler à Marty. De lui dire : » Mais pourquoi est ce que tu fais ça ? Toi même, tu as eu une enfance terrible. Pourquoi est ce que tu reproduis le schéma ? Tu te plains que le monde est laid. Tu justifies ton isolement par cette laideur mais le microcosme dans lequel tu t’enfermes et y enferme Croquette est bien pire encore !!! Et toi Turtle, tu ne réagis pas mais, on ne peut pas t’en vouloir. Tu n’as rien connu d’autre. Turtle, ma pauvre Julia, toi qui joues avec les armes avec la même assiduité et le plaisir non dissimulé qu’une petite fille joue à la poupée. Ton doudou…cette arme que tu bichonnes à longueur de journée. Tu es prisonnière de cet homme que tu détestes et aimes par dessus tout à la fois. J’ai parfois eu du mal à avoir de l’empathie pour toi. Je t’ai souvent reproché de ne pas y avoir mis du tien. Jusqu’à tes derniers mots tu resteras pour moi un mystère. »
    Colère, incompréhension, pitié. Parfois de l’ennui et un manque d’émotion.
    Et de nombreuses interrogations. Dont celles-ci : comment une telle histoire a-t-elle pu naître ? D’où ont jailli Martin et Croquette ? Ah, si je pouvais m’entretenir avec l’auteur à ce sujet ! J’en brûle d’envie de rencontrer Gabriel Tallent, cet écrivain à la plume d’or.
    Quel livre !!! Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. Ce que j’ai aimé ou pas. Je ne pourrais qualifier ce livre ce livre qui sent l’Amérique à plein nez.
    Mais…pffffffff. Quel bouquin !!!
    Je pense qu’il est impossible de conseiller ou pas My absolute darling. C’est un livre qu’on doit lire mais qu’on ne conseille pas forcément. Il est trop particulier. Oui, c’est ça, particulier…

  • madame.tapioca 4 mars 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Terminé non sans mal.

    Je pensais ne jamais arriver à la fin de ce livre.... j’ai tenu bon car je voulais absolument comprendre ce qui avait tant enthousiasmé les lecteurs mais ce fut laborieux.

    Pas de souci avec l’histoire. Oui c’est glauque, oui c’est noir, oui c’est souvent sordide, mais je crois que je m’attendais à encore pire. Je savais bien que je mettais les pieds dans une histoire d’inceste.
    Par contre j’ai eu un immense problème avec le style de Gabriel Tallent.
    La narration au présent, plus les répétitions, plus les dialogues qui sonnent faux, plus les descriptions encyclopédiques de la nature, c’est trop pour moi.

    Plus que tout ce sont les répétitions que j’ai trouvé insupportables.
    Je n’ai à ma connaissance jamais vu un livre qui utilise autant le verbe penser :
    « Turtle pense....
    Et puis elle pense....
    Alors elle pense..... »
    J’ai compris (ou pense avoir compris) que le but était de montrer l’ambivalence des sentiments de Turtle face à son bourreau, mais mon dieu que cela manque de finesse, le lecteur n’est pas obligatoirement un crétin à qui il faut mettre des lumières clignotantes pour qu’il comprenne la psychologie des personnages.
    Quant à la fin, je ne comprends absolument pas pourquoi l’auteur choisit d’arrêter l’histoire à ce moment là, en plein milieu d’une nouvelle étape de la vie de Turtle. C’est soit trop tôt, soit trop tard.

    Je suis donc restée de marbre face à ce livre, n’arrivant même pas à ressentir de l’empathie pour cette gosse qui subit le pire. le génie de ce roman, m’a totalement échappé. Dommage pour moi.

  • Lectures noires pour nuits blanches 6 mars 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Turtle est une jeune fille de 14 ans qui vit seule avec son père dans une vieille bicoque délabrée, au milieu des rats, araignées et autres charmantes bestioles. Elle n’a pas de vie sociale, pas d’amis. Sa vie se cantonne au collège, où elle n’excelle pas vraiment, et à démonter, nettoyer, remonter des armes à feu et apprendre à les manier. Elle se ressource dans la nature, dans les bois et sur les plages qu’elle parcourt inlassablement.

    "La tristesse a trouvé des recoins entiers d’elle-même dont elle ne soupçonnait pas l’existence. "

    Son père est un être ignoble, manipulateur, violent et abusif. Une sorte de survivaliste écolo, cultivé et séducteur. Il exerce un contrôle total sur sa fille, la harcèle, la maltraite, aussi bien physiquement que psychologiquement. Les petits mots doux et gentils sont aussi courants que les insultes.

    "— C’est à ça que se résume ton ambition ? À devenir une pauvre petite moule illettrée ? "

    Père et fille entretiennent une relation exclusive, malsaine et destructrice jusqu’au jour où Turtle rencontre Brett et Jacob, deux lycéens drôles et attachants. Elle va réaliser qu’il existe une vie différente et son regard sur la sienne va peu à peu changer.

    Ce roman comporte très peu d’action, c’est surtout de très belles descriptions et des personnages profonds dont la psychologie est très travaillée. Ce roman c’est un personnage, Turtle.

    Si au début on peut la trouver peu sympathique, on ne peut que s’attacher à cette ado. Elle est fragile, en manque de repères. Elle voue à son père un amour inconditionnel et une loyauté à toute épreuve. Mais elle a aussi une grande force en elle. Une résistance incroyable et une volonté de s’en sortir.

    "Elle le scrute. Il y a quelque chose en elle d’aussi dur que les galets de l’océan, et elle pense, Il existe une part de moi-même que tu n’atteindras jamais, jamais."

    Il faudra la rencontre avec Jacob pour que le déclic se fasse et qu’elle lutte enfin pour son indépendance.

    "C’est ça, le courage. Prendre ta putain de vie en main, quand ça semble la chose la plus difficile à faire."

    La nature est omniprésente dans ce livre, de nombreuses descriptions vantant la beauté de la faune et la flore du coin. Avec également des scènes superbes et violentes, comme celle de l’océan. Le combo parfait entre le roman noir et le nature writing.
    Une petite bouffée d’oxygène dans l’atmosphère très anxiogène qui règne tout au long du roman. J’ai lu ce livre en apnée, le coeur serré, peinant à reprendre mon souffle même dans ces moments-là.
    Il y a des scènes insoutenables et pourtant l’auteur ne fait pas dans le voyeurisme et la surenchère. La tension monte en puissance et soumet nos nerfs à rude épreuve.

    J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur. Changeante, dure et ciselée et beaucoup plus douce quand il nous parle de la nature par exemple.

    Une lecture éprouvante et douloureuse, mais dont je ressors ravie. Sonnée, mais ravie. Je vais m’en souvenir longtemps et Turtle restera parmi les personnages les plus marquants que j’ai rencontrés dans mes lectures. Je ne sais pas si on peut parler de coup de coeur pour ce genre de livre, quand l’histoire est si dure, ça fait bizarre. Pour moi c’est sans conteste la lecture la plus marquante et mémorable, avec Entre deux mondes, que j’ai lue cette année.

    Un livre qui vous bouscule et que l’on n’oublie pas. Un livre dont on ne ressort pas indemne. Un livre comme j’aimerais en lire plus souvent. Lisez-le !!!

  • ReadLookHear 10 mars 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Ce n’est pas compliqué, dès les premières pages Gabriel Tallent m’a ferré et complètement conquis.

    Ce n’est pas à proprement parlé un roman sombre, car j’ai ressenti beaucoup de luminosité à travers la plume de l’auteur qui décrit parfaitement les lieux de l’intrigue. Il a d’ailleurs vécu dans cette région ce qui explique certainement les magnifiques descriptions et le fait que j’ai sans difficulté réussi à m’y projeter. Donc pour moi ce n’est pas un roman sombre, mais ce serait plutôt un roman très dur, un roman plein de violence que cela soit de la violence physique ou de la violence psychologique.

    Car là est vraiment le coeur de cette histoire, la manière dont le père de Turtle fait en sorte de rendre sa fille totalement dépendante psychologiquement de lui, la façon qu’il a de la vider de sa moindre pensée propre, de se sentir vide et de devoir vivre et réfléchir à la manière dont lui l’aurait autorisé. J’ai cherché des excuses à se personnage, tantôt je me suis dit que c’était la perte de la mère de Turtle, tantôt l’enfance que lui-même a eu, tantôt l’amour inconditionnel qui le lie à sa fille mais qu’il ne sait pas exprimer. Mais voilà, en fin de compte, ce n’est rien de tout cela, nous sommes devant un être particulièrement intelligent mais qui est fondamentalement un pervers narcissique d’une violence rare.

    Sa victime est donc Julia, ou Turtle ou encore Croquette, je l’adore … Je l’adore par la force de son esprit qui est continuellement en train de se battre contre les pensées qui lui sont imposées, je l’adore par la singularité dont elle est la preuve, je l’adore par la force qu’elle dégage et surtout par l’envie de liberté et de justice qu’elle va en fin de compte laisser sortir de sa tête et exprimer une bonne fois pour toute et à ce moment là plus rien ne l’arrête.

    Voilà, c’est donc un roman psychologiquement violent, il m’a pris aux tripes, m’a donné envie de gerber et envie de pleurer, mais il m’a aussi fait sourire et rire par les pensées de Turtle et les dialogues qu’elle a pu avoir avec Jacob et Brett entre autre. L’écriture de ce roman est cru, elle est crash, il n’y a pas tellement de dialogue, nous sommes continuellement dans la tête de Turtle, voilà ce qui donne fait la force de cette histoire, voilà ce qui en fait un chef d’oeuvre et voilà ce qui fait qu’il est un de mes gros coups de coeur de ces dernières années.

    https://readlookhear.wordpress.com

  • VALERIE FREDERICK 8 mai 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Attention chef d’œuvre !!! Attention roman époustouflant !!!
    Voilà un livre qui se lit presque d’une traite (450 pages tout de même...) tellement il nous obsède ! Les aventures de Turtle, cette gamine de quatorze ans élevée à la dure par un père violent et abusif, dans un environnement sauvage, loin de tout, orientées par les thèses survivalistes, tiennent véritablement le lecteur, ahuri, en haleine.
    Comment en arrive-t-on là ? Comment peut-on faire subir tout cela à son propre enfant ? Pourquoi aucune personne ne soupçonne ce qu’endure la gamine ? Pourquoi ne se sauve-t-elle pas ?
    Les questions s’enchainent, au même rythme que des scènes plutôt éprouvantes, et nous font réfléchir. Le père lit Descartes et semble y trouver de quoi expliquer son comportement... Comment est-on sûr de ce que l’on vit ? Turtle n’a pas besoin de citations philosophiques pour ressentir les affres du réel au quotidien !
    Va-t-elle s’en sortir ? Pour le savoir, jetez-vous sans hésitation sur ce livre remarquable par sa maîtrise de l’écrit et des connaissances techniques de survie en milieu naturel !!!

  • Mes Carnets Litteraires 9 mai 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Ce roman est si contreversé que, comme tous ceux qui l’ont lu, je m’attendais soit à l’adorer soit à le détester. Mon avis est un peu plus mitigé que ça...
    J’ai trouvé la 1ère moitié du roman assez longue et ennuyeuse. Il ne se passe rien, les situations comme les dialogues sont extrêmement répétitifs.
    J’ai lu énormément de passages en diagonale pour aller plus vite parce-que je sentais l’abandon pointer le bout de son nez...
    En revanche, la 2ème moitié est plus intéressante. Il se passe beaucoup plus de choses et le suspense est au rendez-vous.
    Et surtout, la fin est vraiment très réussie. En tout honnêteté, je l’ai trouvé juste parfaite !
    Malheureusement, elle n’a pas réussi à me faire oublier les longueurs du début, le style d’écriture assez dérangeant et des personnages si peu attachants (y compris Turtle pour laquelle je n’ai ressenti aucune empathie...).
    Je suis tout de même ravie d’avoir pu enfin découvrir ce livre et surtout d’avoir pu le lire jusqu’au bout 😉

  • Kirzy 30 mai 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Un uppercut au coeur.
    A peine le livre ouvert, j’ai été enserrée et poursuivie par ce huis-clos qui débute par le face-à-face mortifère de l’héroïne et de son père.
    Chaque rencontre que fait Turtle nous permet de mieux la comprendre, sa psyché s’enrichit et le récit prend des allures de thriller ne laissant aucun répit au lecteur.
    Turtle est une héroïne saisissante, peu " aimable " à prime abord, une " ninja " comme la qualifie Brett et Jacob, capable physiquement de tout endurer, de tout surmonter, maniant les armes à quatorze ans comme une pro de la guerre. C’est surtout un personnage riche, d’une rare complexité, tiraillée de toute part par la loyauté et l’amour qu’elle porte à son père, par sa culpabilité, par sa haine aussi et sa volonté de vivre. Un personnage que je n’oublierai pas.
    J’ai été prise dans une déferlante de sentiments ambivalents, ce qui est toujours signe d’un grand roman : transie de colère et de colère en découvrant ce que subit Turtle, abasourdie devant son irrépressible sens de la survie, j’ai lu au rythme de ses battements cardiaques.
    Il faut dire que cela fait très longtemps que je n’avais pas rencontré un personnage de monstre humain aussi réussi que le père, totalement crédible en marginal penchant dangereusement vers le survivalisme comme en dieu jaloux qui croit avoir façonné Turtle pour qu’elle l’aime inconditionnellement. L’auteur pousse le trouble à son comble. Certains passages révélant la relation entre Turtle et son père sont d’une crudité dérangeante mais tous les écueils sont éviter avec finesse : jamais glauque, jamais complaisant, jamais voyeuriste ou larmoyant. Rien n’est occulté du sublime ou de l’abime de la vie.
    Son talent littéraire est à la hauteur de ses ambitions. L’écriture ( bravo à la qualité de la traductrice ) est ciselé et évolue en fonction des besoins des situations. Les pages sur la nature sont juste magnifiques : une nature métaphorique qui rassure et purifie lorsque Turtle s’évade dans les grandes forêts et se fond à ses habitants de la faune ; une nature violente et initiatique qui se dresse en obstacle à surmonter ( incroyable scène autour de l’océan ).
    Jusqu’au bout, l’auteur maitrise : pas de happy end, rien que la vie.

  • Lettres et caractères 30 juillet 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Mon avis sur ce roman va être court puisque je l’ai très vite abandonné. Et en voici les raisons…

    Comme à chaque fois qu’un roman fait l’unanimité des critiques – professionnelles – je me méfie. Je ne dois pas correspondre au public visé car la plupart du temps, je ne parviens pas à percevoir ce que eux estiment si beau, si magnifique, si extraordinaire.

    My absolute darling de Gabriel Tallent entre parfaitement dans cette catégorie. Là où la presse est parvenue à voir un chef d’oeuvre, je n’ai vu qu’ennui, longueurs et perte de temps. Certains lecteurs n’ont pas aimé ce roman à cause de la noirceur du thème, ça n’est pas mon cas. Sur un sujet similaire Les démoniaques m’a totalement conquise alors que c’est véritablement un roman d’une noirceur abyssale.

    La raison de mon abandon est à chercher ailleurs : dans une plume qui n’a pas su m’emporter et dans une histoire terriblement longue à se mettre en place. My absolute darling n’était pas, à mes yeux, le grand roman que j’espérais mais il l’a été pour d’autres. Malgré tout, les avis sont beaucoup moins unanimes à son sujet que certains aimeraient le laisser croire en fabriquant de toute pièce un phénomène littéraire qu’il n’est peut-être pas.

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • laylhen 4 août 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Un roman à lequel on en sort pas indemne.

    j’ai beaucoup aimé, ça m’a transporté dans le monde de turtle, les descriptions de l’auteur sont tellement écrite avec le ton qu’il faut que tte descriptions transcrites sur le papier était tels que j’étais dans la pièce, à l’endroit où se passé les Scènes.

    En tout cas la fin m’a semblé un peu amer car j’avais envie d’en savoir encore plus sur elle ( l’héroïne du roman), de comment elle va avancer dans la vie et Cheyenne qui est partie chez une ‘´ tante ´´ ????

    Mais tout à une fin, la finalité est rempli d’espoirs.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Je viens de terminer « My absolute darling » et je vous livre ma chronique à chaud car j’ai bien peur de ne pouvoir m’y replonger lorsque quelques jours auront passé.

    La lecture du premier chapitre a failli me faire crever d’une crise cardiaque…
    Le second aussi…
    Le troisième c’est bien simple, je ne pouvais plus respirer…
    Autant dire que les magnifiques descriptions de la nature et les cui-cui des oiseaux dans les branches n’ont à AUCUN MOMENT permis d’oublier l’atrocité décrite et suggérée de ce que vit Julia, alias Turtle. Oui, Gabriel Tallent ne décrit pas, comme Karine Giebel avec force détails les monstruosités physiques et psychologiques que subissent cette petite fille, mais sur le degré de violence explicite et implicite, on y est largement !

    C’est très clair, ce livre vous coupe le souffle. Il y a des moments où l’on n’ose même plus lire, de peur de découvrir un nouveau truc qui vous bouffe l’estomac et vous met dans la tête des images atroces. Moi même, je doutais avoir le cran de le finir.

    Allez, on prend une grande respiration et je vous dis de quoi ça parle.

    Julia alias Turtle a 14 ans. Elle vit avec son père dans une maison archi crasseuse dans laquelle les animaux font la vaisselle à coup de langue pour nettoyer les poêles (on est quand même très très loin de Blanche Neige, je vous assure !!!) Ah oui, il y a des rats qui habitent là aussi… et des araignées… et toute sorte de bestioles qui ont élu domicile dans cette maison qui n’a de maison que le nom. Mais je m’égare…

    Donc Turtle est élevée par son père Martin Alveston.
    Elevée, c’est peu dire, dressée serait un mot plus adéquate.
    Elle est donc dressée par un père qu’on peut largement qualifier d’abusif qui, lorsqu’il lui parle la qualifie de « merde », ou de « connasse », ou de charmants petits mots doux qui s’insinuent dans le crâne de cette jeune fille qui finit par être persuadée qu’elle mérite à peine le droit de vivre tant elle est mauvaise.
    Son éducation est militaire, par militaire j’entends la régularité de la vie quotidienne, les mêmes gestes faits chaque jour, les même repas, les même phrases sur le monde déglingué et sur l’apocalypse programmée, mais aussi le maniement des armes. Turtle, c’est un peu une Nikita en puissance, la hargne en moins. Elle connait tous les modèles d’armes à feu, sait les monter et les démonter, les nettoie tous les jours, s’entraine au tir sous les yeux de son charmant papa qui n’en rate pas une pour lui dire qu’elle est vraiment « une moule illettrée ».
    Parce que oui Turtle est totalement brainwashed ( j’aime ce mot en anglais car il est très expressif dans sa signification) : elle a le cerveau littéralement lavé par les paroles de son père
    « J’ai besoin que tu sois dur avec moi parce que je ne vaux rien pour moi-même »
    « Je suis nulle à l’école parce que je ne vaux rien(…) et je raterai toute ma vie. »
     » C’est bien le problème avec toi, sale petite conne : tu crois savoir ce qu’il y a dehors. Mais tu n’en sais rien. Tu es habitée d’une telle pauvreté intérieure, une pauvreté d’esprit, d’imagination, de coeur. »

    Ce que j’ai aimé (si tant est qu’on puisse « aimer » quelque chose dans ce livre) ou plutôt trouvé très bien amené sont :
    – Les deux personnages principaux sont vraiment riches psychologiquement parlant.
    Martin est un homme bourru et vraiment bourrin. Il a eu une enfance difficile, il est loin d’être stupide, lit de grands auteurs, a des théories et un avis sur tout, raisonne le plus souvent avec sa tête, malheureusement pas toujours. Est-ce qu’il aime sa fille ? A vous de me le dire… Je suis incapable de répondre à cette question….
    Turtle semble vide et sans âme, sans opinion, totalement sous la coupe de son père. Elle a pourtant une vie intérieure très riche, elle se parle à elle-même mais ses paroles ne sont pas souvent les siennes. Elle passe son temps à s’auto-flageller sur sa médiocrité. Je peux difficilement continuer à décrire l’évolution de sa personnalité sans spoiler donc je m’arrête là. Est-ce qu’elle aime son père ? Je crois que oui, mais vous me direz…
    Le contraste entre Martin et Turtle est donc stupéfiant.

    – Les innombrables descriptions de la nature font ressortir la morosité, la violence et le côté vraiment malsain de la relation qui existe entre des deux personnages principaux . Je dois avouer que j’en ai eu marre, et à de nombreuses reprises, tant les descriptions de plantes sont omniprésentes (sans parler du fait que j’en connaissais aucune ou presque).
    Je me demandais à quoi pouvait bien servir tous ces exposés horticoles…
    A ça : une mise en abîme cruelle de l’atrocité de l’existence de Turtle.

    C’est un livre très dérangeant, une lecture difficile et douloureuse par de nombreux aspects, un concentré de l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus abominable, de plus perverse et de plus écoeurante. Le style de Gabriel Tallent est exceptionnel, le choix des mots toujours pertinent et il fait preuve d’une réelle poésie dans certains passages. Il faut avoir le coeur bien accroché et ne pas mettre ce livre entre toutes les mains. Je terminerai par cette très belle phrase qui qualifie bien le père :
    « Ton père est un immense, un titanesque, un colossal enfoiré, un des pires qui aient jamais vogué sur les mers de verveine citron, un enfoiré de première dont les profondeurs et l’ampleur de l’enfoiritude dépassent l’entendement et défient l’imagination. »

    Bonne lecture à ceux qui en auront le courage !

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