My absolute darling - Gabriel Tallent

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Résumé :

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

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Vos #AvisPolar

  • Aelithsu 31 octobre 2018
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Dès le premier chapitre, le décor est planté, on va souffrir avec ce roman. L’histoire de cette jeune fille, Turtle, est absolument terrifiante, malsaine, tout comme la relation que son père entretient avec elle, l’emprise qu’il a sur elle, aussi bien physique que mentale.

    A de nombreuses reprises, j’ai du reposer le livre tellement il était à la limite du supportable. Ce roman n’est absolument pas à placer entre toutes les mains, son ambiance est très glauque et certaines descriptions sont insoutenables.

    Par contre, il y a aussi de nombreux chapitres très doux, presque optimistes, lorsque Turtle se promène en forêt ou lorsqu’elle noue des liens d’amitié.

    C’est là qu’on voit le génie de l’auteur, qui alterne ces phases de souffrance avec ces décors magnifiques, qui sont de vraies bouffées d’oxygène lors de la lecture.

    J’ai également aimé voir le combat de Turtle pour se libérer de l’emprise de son père, et la fin assez douce-amère m’a laissée avec le cœur serré.

    Une lecture magnifique, qui ne laisse pas indemne.

    Avis complet sur : https://lecturesetchats.blogspot.be/2018/04/my-absolute-darling.html

  • La belette du sud 3 novembre 2018
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Mais quelle fièvre littéraire autour de ce roman !
    Ça tombe bien, me suis-je dit, la fièvre, en ce moment, ça me connaît ! La vraie, la tenace, celle qui accompagne cette fichue grippe qui refuse de me lâcher depuis deux semaines !
    Et donc. Puisqu’il faut combattre le mal par le mal, quel meilleur remède que le dernier roman de mon éditeur préféré ?

    Cependant, je ne sais si c’est à cause de cette fièvre (la mienne évidemment, quoique ….), mais ce premier roman de Gabriel Tallent n’a pas eu l’effet curatif escompté. C’est d’autant plus gênant que les chroniques me semblent aller dans l’autre sens ! J’ai l’impression de m’attaquer à un monument ! Tant pis !

    Car, voyez-vous, mon problème est toujours le même : je peux supporter n’importe quelle histoire, aussi horrible soit-elle, pourvu que l’auteur le dise avec style et y mette les formes (oui, David Vann, c’est pour toi !).

    Et là, entre Gabriel Tallent et moi, ça coince ! Surtout dans la première moitié du roman. J’ai dû m’accrocher pour y trouver de l’intérêt, je n’ai pas réussi à capter le rythme des phrases, des chapitres. Les élucubrations philosophiques du père, les dialogues entre les protagonistes ne m’ont pas permis de cerner leur personnalité et m’ont déroutée. Oh ! Rien de rédhibitoire - Gabriel Tallent porte tout de même très bien son nom et est promis à une belle carrière - mais un petit quelque chose de décousu, de forcé qui m’a empêchée d’entrer en empathie avec Turtle. Dommage car l’Amérique profonde et décalée me fascine toujours autant.

  • Missbook Missbook 19 février 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Un roman coup de poing. Un roman qui dérange.
    Gabriel Tallent casse le mythe du "rêve américain" avec brio.
    "Le terme de chef-d’oeuvre est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que "My absolute darling" en est un." (Stephen KING).
    Julia, alias Turtle, 14 ans vit avec son père Martin.
    Plutôt de nature sauvage, naïve, débrouillarde et particulièrement misogyne, on comprend très rapidement qu’elle est victime d’abus sexuels de la part de son père.
    Martin, très érudit mais marginal, est dans un désespoir perpétuel. Il fait un diagnostic et un constat de l’état de l’Amérique et de l’état de l’environnement catastrophique.
    Ce roman est un combat entre la civilisation et la vie sauvage.
    Malgré cette relation incestueuse, Martin n’est pas clairement représenté comme un monstre. Il y a toute une complexité et une ambivalence dans la relation qui unit le père et sa fille.
    "Elle l’aime. Quand il est comme ça, quand elle voit à quel point il fait des efforts pour elle, même la souffrance de Martin a de la valeur à ses yeux. Elle ne supporte pas l’idée qu’il puisse être déçu, et si elle le pouvait, elle l’envelopperait de tout son amour."
    Le choix du titre "My absolute darling" est un terme employé régulièrement par Martin. Et ce surnom démontre son incapacité à accepter l’indépendance de Turtle.
    Martin est l’exemple type du pervers narcissique qui, en rabaissant sa fille la détruit mentalement pour avoir une meilleure emprise sur celle-ci.
    "C’est bien le problème avec toi, sale petite conne : tu crois savoir ce qu’il y a dehors. Mais tu n’en sais rien. Tu es habitée d’une telle pauvreté intérieure, une pauvreté d’esprit, d’imagination, de coeur."
    L’entourage extérieur sent un malaise profond chez Turtle. Mais malgré les soupçons de maltraitance, ni sa professeure, ni les deux amis rencontrés lors d’une de ses fuites n’arriveront ne serait-ce qu’à imaginer l’ampleur de sa souffrance.
    Elle refuse et rejette violemment toute aide extérieure car elle souhaite avant tout sauver son âme, et éviter les représailles de son père sur ces personnes.
    "Parce que tenir le coup c’est...c’est... On éprouve un terrible, un horrible sentiment d’incertitude, et l’incertitude est tellement douloureuse, elle te tord tellement le trou du cul qu’elle devient.... C’est horrible à dire mais c’est plus simple de lâcher prise et de te laisser couper en deux que de t’accrocher, de persévérer, de souffrir sans savoir ce qui va se passer. C’est ça le courage. Prendre ta putain de vie en main, quand ça semble la chose la plus difficile à faire. Personne n’y pense jamais. Les gens sont tous persuadés qu’ils prendraient la bonne décision, mais c’est faux. Ils ne comprennent pas à quel point c’est effrayant. A quel point c’est difficile. Personne ne peut comprendre à moins de l’avoir vécu. On est en train de le vivre, Jacob, et tu vas faire ce qu’il faut, malgré la peur, et malgré la douleur."
    L’auteur aborde également le sujet de la surconsommation des armes à feu aux Etats-Unis. La manipulation quotidienne de celles-ci par l’héroïne Turtle démontre bien la banalisation et la fascination des jeunes pour cette activité. Mais c’est cette connaissance du maniement des armes qui va avoir un effet décisif pour la suite des événements.
    Il y a un moment où la douleur devient oppressante et intolérable.
    Mais on constate un réel paradoxe entre la dureté de certaines scènes, et les descriptions somptueuses et parfaitement documentées sur la nature. Il y a une puissante complexité des sentiments.
    Et c’est là, sur ce point, que se dessine tout le talent de l’auteur.

  • La bibliothèque de Céline 20 février 2019
    My absolute darling - Gabriel Tallent

    Grrrrrrr ce bouquin !!!
    Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions. En le refermant, je suis restée un moment assise, le regard dans le vide. Si vous me suivez plus ou moins, vous avez certainement compris qu’il m’a été impossible de le lire d’une traite. J’ai dû faire une petite pause, le temps d’un week-end, avec une lecture légère ( un feel good book comme on les appelle ) parce que…parce que c’était trop pour moi !
    Pendant ma lecture, je suis passée, comme je le disais par tout un tas d’émotions. Lors de passages que j’ai trouvés à la limite du supportable, psychologiquement parlant j’entends, c’est de la colère que j’ai ressentie. Mais p….., faut-il décrire l’horreur, le glauque, le choquant et l’insupportable pour faire parler de soi ? Un best-seller doit-il forcément choquer ? Alors c’est ça My absolute darling ??? Enfin, ça a fusé dans ma tête. Faire réagir d’accord ! Mais pourquoi repousser les limites du supportable ? Alors, bien sûr, vous me direz que mes limites ne sont pas forcément les vôtres. Qu’à certains lecteurs, il en faut beaucoup pour les troubler. Eh bien, avec ce titre, ces derniers devraient trouver leur compte…
    Une fois la colère retombée, c’est de l’incompréhension que j’ai ressentie. J’ai eu beaucoup de mal à cerner les personnages. Martin est tellement complexe. Et Turtle, n’en parlons pas… J’ai eu envie de lui parler à Marty. De lui dire : » Mais pourquoi est ce que tu fais ça ? Toi même, tu as eu une enfance terrible. Pourquoi est ce que tu reproduis le schéma ? Tu te plains que le monde est laid. Tu justifies ton isolement par cette laideur mais le microcosme dans lequel tu t’enfermes et y enferme Croquette est bien pire encore !!! Et toi Turtle, tu ne réagis pas mais, on ne peut pas t’en vouloir. Tu n’as rien connu d’autre. Turtle, ma pauvre Julia, toi qui joues avec les armes avec la même assiduité et le plaisir non dissimulé qu’une petite fille joue à la poupée. Ton doudou…cette arme que tu bichonnes à longueur de journée. Tu es prisonnière de cet homme que tu détestes et aimes par dessus tout à la fois. J’ai parfois eu du mal à avoir de l’empathie pour toi. Je t’ai souvent reproché de ne pas y avoir mis du tien. Jusqu’à tes derniers mots tu resteras pour moi un mystère. »
    Colère, incompréhension, pitié. Parfois de l’ennui et un manque d’émotion.
    Et de nombreuses interrogations. Dont celles-ci : comment une telle histoire a-t-elle pu naître ? D’où ont jailli Martin et Croquette ? Ah, si je pouvais m’entretenir avec l’auteur à ce sujet ! J’en brûle d’envie de rencontrer Gabriel Tallent, cet écrivain à la plume d’or.
    Quel livre !!! Je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. Ce que j’ai aimé ou pas. Je ne pourrais qualifier ce livre ce livre qui sent l’Amérique à plein nez.
    Mais…pffffffff. Quel bouquin !!!
    Je pense qu’il est impossible de conseiller ou pas My absolute darling. C’est un livre qu’on doit lire mais qu’on ne conseille pas forcément. Il est trop particulier. Oui, c’est ça, particulier…

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