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Notre sélection 2020 en roman !

Histoire de la nuit de Laurent Mauvignier (éditions de Minuit).
Le qualificatif de « polar néo-rural » est décidément bien trop restrictif pour parler de ces auteurs de talents comme Franck Bouysse, Serge Joncour, Sandrine Collette ou Laurent Mauvignier. Dans Histoire de la nuit, ce dernier, auteur « littéraire » multi-primé, nous envoûte avec ces longues phrases, qui ne nous « endorment » que pour mieux surprendre et révéler les secrets de ce huis-clos inattendu. Un tour de forme et de force.
Résumé
Il ne reste presque plus rien à La Bassée : un bourg et quelques hameaux, dont celui qu’occupent Bergogne, sa femme Marion et leur fille Ida, ainsi qu’une voisine, Christine, une artiste installée ici depuis des années. On s’active, on se prépare pour l’anniversaire de Marion, dont on va fêter les quarante ans. Mais alors que la fête se profile, des inconnus rôdent autour du hameau.

Ohio de Stephen Markley (Albin Michel).
Il y a des premiers romans qui éclairent la nuit comme une torche incandescente. Ohio de Stephen Markley fait partie de cette (rare) catégorie. L’expression est désormais galvaudée, mais ce n’est rien de moins qu’une autopsie d’une Amérique post 11-septembre via le portrait de quatre personnages qui incarnent une jeunesse blessée et désabusée. Un vrai roman noir donc, qui parle de populisme, d’échec du rêve américain, de guerre, de crise économique. Leurs destins, consumés par des mémoires à vif, vont se télescoper en à peine plus de 12 heures. Brillant comme un feu dans la nuit.

Résumé
Par un fébrile soir d’été, quatre anciens camarades de lycée désormais trentenaires se trouvent par hasard réunis à New Canaan, la petite ville de l’Ohio où ils ont grandi. Bill Ashcraft, ancien activiste humanitaire devenu toxicomane, doit y livrer un mystérieux paquet. Stacey Moore a accepté de rencontrer la mère de son ex-petite amie disparue et veut en profiter pour régler ses comptes avec son frère, qui n’a jamais accepté son homosexualité. Dan Eaton s’apprête à retrouver son amour de jeunesse, mais le jeune vétéran, qui a perdu un œil en Irak, peine à se raccrocher à la vie. Tina Ross, elle, a décidé de se venger d’un garçon qui n’a jamais cessé de hanter son esprit.

Delicious Foods® de James Hannaham (Globe).
Sûrement notre recommandation la plus « audacieuse » tant ce livre n’a pas (pour l’instant) rencontré un large écho dans la sphère francophone, malgré le prestigieux Pen/Faulkner Prize reçu outre-Atlantique. Tout en violences et en hallucinations, ce roman de l’injustice et de l’exploitation nous offre trois narrateurs : Eddie, sa mère Darlene, toxicomane et le surprenant Scotty, la drogue personnifiée telle un Jiminy Cricket enjôleur et machiavélique.

Résumé
Productrice de fruits et légumes, Delicious Foods maltraite ses ouvriers et les maintient prisonniers au cœur de la Louisiane grâce à la triple contrainte de la terreur physique, d’un endettement perpétuel à l’entreprise et d’une addiction à la drogue qui leur est continuellement fournie. Abandonné à son sort, le tout jeune Eddie fera tout pour retrouver la trace de sa mère, la rejoindre et l’aider à se libérer de ce piège.

Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer (Gallmeister)
Ce livre est typiquement ce genre de pépite que peut débusquer les éditions Gallmeister dans cette littérature américaine capable du pire mais ici du meilleur. Il est question d’ensauvagement, de marginalisation, de ces White Trashs (« blancs moins que rien »), laissés pour compte nourris d’amertume. Une bande d’orphelins, figure centrale de la littérature anglo-saxonne, livrée à elle-même, à la violence, à la haine, dont les visages défaits ne s’éclairent qu’avec de trop rares étincelles d’humanité.

Résumé
1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur « foyer » – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds.

Victime 2117 de Jussi Adler Olsen (Albin Michel)
Valeur sûre parmi les auteurs bestsellers, Jussi Adler-Olsen parvient toujours à concilier polar grand public et grande qualité des intrigues. Si chaque roman se suffit à lui-même, cet opus éclaire enfin d’un autre jour le personnage récurrent le plus intéressant et mystérieux de la saga, Assad, aussi débrouillard qu’énigmatique. On attend impatience les révélations finales sur le département V mais vous pouvez déjà en avoir un avant-goût avec ce livre qui a reçu le prix Babelio - Polar et Thriller, gage d’une adhésion d’un large panel de lecteurs avertis.

Résumé
Le journal en parle comme de la « victime 2117 » : une réfugiée qui, comme les deux mille cent seize autres qui l’ont précédée cette année, a péri en Méditerranée dans sa tentative désespérée de rejoindre l’Europe. Mais pour Assad, qui œuvre dans l’ombre du Département V de Copenhague depuis dix ans, cette mort est loin d’être anonyme. Elle le relie à son passé et fait resurgir de douloureux souvenirs. Il est temps pour lui d’en finir avec les secrets et de révéler à Carl Mørck et à son équipe d’où il vient et qui il est.

Dans la gueule de l’ours de James McLaughlin (rue de l’Echiquier)
Ce livre ne ravira peut-être pas à tout le monde mais il plaira à la fois aux amateurs de noir et à ceux qui aiment les grands espaces ou autres romans de Nature writing. Ce beau thriller écologique nous emmène dans les sublimes et sauvages Appalaches où un homme au passé trouble se veut fidèle à certains principes de vie, quitte à mettre la sienne en danger. Ce livre a reçu le prix Edgar Allan Poe du meilleur premier roman, prestigieuse récompense américaine, mais aussi le Grand prix de littérature policière étranger, une vraie valeur sûre parmi les prix hexagonaux.

Résumé
Criminel en cavale, Rice Moore trouve refuge dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Employé comme garde forestier, il cherche à se faire oublier du puissant cartel de drogues mexicain qu’il a trahi. Mais la découverte de la carcasse d’un ours abattu vient chambouler son quotidien : s’agit-il d’un acte isolé ou d’un braconnage organisé ? L’affaire prend une tout autre tournure quand de nouveaux ours sont retrouvés morts.

L’Anomalie d’Hervé Le Tellier (Gallimard). 
On ne va pas bouder notre plaisir, ce n’est pas chaque année que le prix Goncourt, le plus prestigieux de la scène littéraire française, est remis à un polar ! Même si les temps changent, il serait vraiment dommageable de limiter L’Anomalie à cela. Chef de file de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), un groupe littéraire dont l’innovation par le mot et le jeu est le mot d’ordre, Le Tellier est (enfin) reconnu pour ce qu’il est : un brillant joueur qui se joue des formes, un raconteur virtuose, un auteur protéiforme qui réussit à questionner notre attention et nos propres limites sans avoir l’air d’y toucher. Brillant.

Résumé
« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. » En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris - New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.

Et aussi :
- Impact d’Olivier Norek
- Nickel Boys de Colson Whitehead
- Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière - Prix Landerneau
- Sauve-la de Sylvain FORGE - PRIX COGNAC » 2020 du MEILLEUR ROMAN FRANCOPHONE
- Les abattus de Noëlle Renaude (Rivage Noirs) - Prix Transfuge du meilleur polar francophone
- La Fabrique de la terreur par Frédéric Paulin - Grand prix de littérature policière français.

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