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Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

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Résumé :

Laurence Graissac grandit aux côtés de son frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler et à l’humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures à vif, comme les signes d’une existence balayée par le destin. Mais Laurence a bien l’intention de devenir la femme qu’elle ne s’est jamais autorisée à être, quel qu’en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croise sa route, la donne pourrait enfin changer...


Thriller psychologique d’une rare intensité, Cinq cartes brûlées va vous plonger au cœur de la manipulation mentale. De celle dont on ne revient jamais indemne.

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Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 17 janvier 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Laurence Graissac naît en 1979. À l’hôpital, c’est contraint et forcé que son grand frère, Thierry embrasse sa petite main contre l’obtention d’un paquet de bonbons promis par son père « L’enfant venait d’inscrire dans la mémoire de ses parents l’image d’un grand-frère tendre et aimant. » Mais ne vous y trompez pas. Elle devient rapidement celle qui va briser sa vie en volant l’amour de ses parents et pour cela, il va falloir qu’elle paie. Chaque parole, chaque geste doivent lui faire regretter d’être née. L’acharnement, le harcèlement moral dont elle sera victime n’aura de cesse que de la mettre plus bas que terre, la faire disparaître aux yeux du monde, mais surtout d’annihiler toute volonté de riposte, tout désir, toute possibilité de s’épanouir dans son corps de femme. « Quoi qu’elle y fasse, au creux de ses nuits, Laurence entendrait vibrer les cris de créatures inventées par son frère. Déjà l’innocente combinaison de sa naïveté et de son imagination répandait en elle le chaos. »

    « Cinq cartes brûlées » raconte le destin d’une femme qui prend rendez-vous avec elle-même. Sous le poids des insultes, le poids d’un corps pour cacher des blessures profondes et irréparables, le poids d’une mère qui règle ses propres comptes avec la vie et d’un père qui en subit les conséquences, Laurence se cache au plus profond d’elle-même pour se protéger. Ironie du sort : plus elle se cache, plus elle prend de la place. Un destin inattendu l’attend, de ces destins exceptionnels et presque accidentels qui forgent une personnalité.

    C’est avant tout un roman noir d’introspection que Sophie Loubière nous livre ici : le drame intime d’une enfant qui grandit tant bien que mal dans une sphère habitée par un frère tyrannique et de parents aveugles et sourds à sa souffrance. L’enjeu est de survivre sous les quolibets : Peggy la cochonne, goret, grosse vache, patate, Lolotte qui rime avec boulotte et d’encaisser les « j’attends que tu te suicides » martelés par son frère. Laurence a la destinée du vilain petit canard qui devient un cygne, sans plan d’attaque, en laissant la vie couler, se déverser sur elle. Une vague qui la submerge, puis la ramène au bord, plus tout à fait elle-même, mais pas non plus tout à fait une autre.

    Pour ce roman résolument noir qui confirme la patte de Sophie Loubière, elle a choisi une construction narrative particulière pour mettre en exergue le côté fermement psychologique. En effet, le déroulé chronologique du récit s’articule autour de mini- chapitres en italique évoquant des souvenirs d’enfance de Laurence et permettant d’appréhender l’évolution de sa personnalité et de ses blessures mentales. Les choses vont crescendo : on ne peut comprendre un être humain sans avoir plongé dans son enfance, là où les racines de l’être s’accrochent à la terre, envers et contre tout, parfois maladroitement, mais systématiquement, par nécessité de survie. N’attendez pas ici de retournement de situations toutes les deux pages, ou de twists spectaculaires, car l’auteur n’entre pas dans cette course à la surprise permanente. Non, son récit est plus introspectif, plus vicieux, plus largement diffus dans les tréfonds d’une âme blessée.

    « Tout s’enchaînait depuis sa naissance comme une mauvaise partie de cartes. Chaque jour se jouait une bataille telle que son frère aimait à en mener contre sa sœur lorsqu’ils étaient gamins : il réunissait dans son jeu les as, les jokers, les figures et lui distribuait le reste. À moins que Laurence ne se décide à rebattre les cartes. »

    Oui, Laurence va rebattre les cartes et apprendre à jouer sur un terrain qui n’est pas le sien, avec des armes qu’elle n’a pas choisies ou qui sont arrivées là presque par hasard. Si elle est isolée, car fragilisée mentalement, elle n’est pas pour autant démunie. C’est une forme de rage inconsciente qui l’anime et qui va la faire avancer : la rage de ceux qu’on a meurtris. Ce portrait, juste, authentique, parfois tendre, parfois rude, déclenche la plus forte empathie qu’il m’ait été donné de ressentir pour un personnage de fiction. Car en déroulant cette histoire, Sophie Loubière vous amène à choisir notre camp. Si la relation du frère et de la sœur prend majoritairement beaucoup de place dans ce roman, ne négligez pas pour autant les personnages secondaires. La mère d’abord, accidentée de la vie, traînant ses cadavres inconscients comme des boulets, le père ensuite qui endure les retombées explosives de la situation familiale antérieure de son épouse.

    Les cartes à jouer sont souvent associées à plusieurs choses : astrologie, numérologie, symbolisme. Elles apportent une dimension ésotérique aux moments de la vie. Le rapprochement que Sophie Loubière en fait avec la vie de Laurence n’est pas seulement ingénieux et original, mais témoigne de cette part de hasard, et de chance qu’offre parfois la vie. Il est toutefois possible de les rebattre, à chaque moment, et de changer ainsi le cours des choses. Une chrysalide peut se transformer en papillon, et un charmant petit garçon en tortionnaire.

    En tant que mère, ayant moi-même été profondément blessée par la mienne, ma vigilance est désormais accrue sur ces petits mots qui n’ont l’air de rien, prononcés par de petits êtres qui ne-sont-que-des-enfants, mais qui peuvent laisser chez l’autre des marques permanentes sur la psyché. Les mots d’enfant peuvent blesser de manière irrémédiable, mais l’aveuglement des parents également.

    Sophie Loubière signe sans doute ici son roman le plus personnel. J’y ai senti un besoin profond de dire, de révéler, de mettre en garde. Derrière les volets tirés et les portes closes, se déroule souvent une violence ordinaire faite de mots écrits à l’encre indélébile. Soyons conscients que nos chères têtes blondes ne sont pas toujours les anges que l’on croit…

  • Annesophiebooks (Les lectures d’Anne-Sophie) 18 janvier 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Avec son nouveau roman et sa plume toujours aussi efficace, Sophie Loubière nous emmène une fois de plus dans les méandres les plus sombres de l’esprit humain.

    On vient tous au monde avec avec un jeu de cartes imposé.
    Si ce que l’on en fait ne dépend, en principe, que de nous, avoir de bonnes ou de mauvaises cartes dès le départ a forcément une incidence sur la partie que l’on jouera durant notre existence.

    Le jour où Laurence vient au monde, on ne peut pas dire que les cartes qui lui sont distribuées sont particulièrement favorables, avec un frère qui la déteste et s’est juré de faire de sa vie un enfer et des parents plus tournés vers leurs propres problèmes que vers ceux de leurs enfants.

    Grandir au sein de cette famille complètement dysfonctionnelle est une vraie gageure, et malgré son esprit vif et son imagination débordante, l’enfance de Laurence est une bataille dont elle ne sort pas souvent gagnante.

    Alors, pour compenser, Laurence mange.

    Elle se nourrit de tout, pour essayer de combler le manque de l’essentiel.
    Elle prend du poids, comme pour essayer de peser dans la balance des décisions qu’elle subit plus souvent qu’à son tour.
    Fournissant de nouvelles armes à celui qui la hait déjà tant.

    Alors pour digérer les insultes et les coups bas, Laurence mange.
    Et parce que Laurence mange, les méchancetés pleuvent.

    Mais Laurence tient bon, et elle obtient même certaines victoires là où elle s’y attendait le moins.

    Mais la partie ne fait que commencer, et la vie et son jeu de dupes lui réservent encore bien des embûches.

    Avec un style toujours aussi direct, Sophie Loubière nous plonge dans l’existence de cette âme tourmentée et malmenée.
    Sans fioritures et avec une justesse parfaite, elle nous dresse le tableau, glacial, d’une société où le paraître continue à s’imposer en maître absolu.

    Une galerie de personnages taillés au scalpel, à la psychologie travaillée au bistouri.

    Un constat sociétal sur l’apparence, toutes les apparences, surtout les plus trompeuses, qui laisse le lecteur sonné.

    Ce roman noir, dur, et à la résonance terriblement actuelle, se lit d’une traite, presque en apnée.
    Et laisse des marques. Beaucoup, et pour longtemps.

    À lire absolument.

  • Killing79 24 janvier 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Cela fait maintenant plusieurs années que je tourne autour de Sophie Loubière. En effet, je vois régulièrement passé un grand nombre de bonnes critiques concernant ces écrits. Qui plus est, je l’avais rencontré en 2017 lors d’un salon et sa sympathie, couplée à son charme naturel m’avaient convaincu dans mon envie de découvrir son œuvre. Je suis ravi d’avoir enfin pu tenir ma promesse.

    Dans ce roman, on suit le destin de Laurence. Un destin fait de hauts et de bas. Dès l’enfance, son parcours est semé d’embuches. Elle subit une relation douloureuse avec son frère, des rapports ambigus avec son père, des problèmes de poids, le divorce de ses parents, un accident grave… Autant vous dire, que tout ne va pas être rose pour elle. Mais au fil des rencontres, elle connaît aussi de bons moments qui vont lui redonner le goût à la vie. Elle se redresse à chaque fois, mais jusqu’à quand ?

    A travers ses péripéties, le livre traite des traumatismes qui interviennent après les drames. Si La personne est forte, elle peut l’affronter et vivre avec. Le cas échéant, deux solutions s’offrent à elle. Elle peut soit effacer les évènements de sa mémoire, soit modifier les souvenirs pour les rendre acceptables. C’est face à ce dilemme que se retrouve l’héroïne.

    En parallèle de son histoire, un personnage secondaire apparaît par moment. Son destin, qui semble lié à celui de l’actrice principale, entretient un suspense tout au long des pages. Grâce à cette construction, on est psychologiquement sur le qui-vive, à attendre le dénouement de cette aventure.

    Avec sa plume agréable, ses personnages torturés, ses revirements de situations, Sophie Loubière m’a totalement conquis. « Cinq cartes brûlées » est un roman noir réussi, qui vous transmettra des émotions fortes et saura vous manipuler. Maintenant que vous avez les cartes en main, c’est à vous de jouer ! Vous ne le regretterez pas.

    http://leslivresdek79.com/2020/01/24/520-sophie-loubiere-cinq-cartes-brulees/

  • Belette 3 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Laurence n’a pas eu toutes les bonnes cartes en main pour débuter dans la vie, avec un frère pervers qui l’a maltraité pendant de nombreuses années.
    Elle essaye de s’en sortir par le sport puis en étant croupière dans un casino, dans lequel elle va faire la connaissance d’un énigmatique médecin.

    C’est un roman noir, très noir avec une bonne intrigue. Dès le prologue, on a une idée de la façon dont cette histoire va se terminer. Mais l’auteure nous manipule et brouille les pistes. Le roman est composé d’une narration multiple : des coupures de presse, le récit personnel de Laurence en italique et enfin celle d’une narration plus classique. Chaque grande partie débute par une carte avec sa signification, ce que j’ai trouvé très intéressant.
    Il y est question de nombreuses thématiques que l’auteure a très bien exploité, notamment en ce qui concerne les addictions : les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) et celle du jeu. Elle nous montre jusqu’à quel point ce que ces addictions peuvent avoir d’euphorisantes mais aussi de destructrices. L’auteure nous parle aussi des relations familiales, fraternelles, de manipulation et d’une autre thématique dont je ne peux vous parler sans spoiler.
    Laurence est au centre de cette histoire. Il en ressort que c’est une femme forte car malgré tout ce qu’elle subit, elle réussit à se relever malgré ses échecs.

    Bref, j’ai beaucoup aimé !

    https://labelettestephanoise.home.blog/2020/02/03/cinq-cartes-brulees/

  • bookliseuse 4 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    CINQ CARTES BRÛLÉES – SOPHIE LOUBIÈRE

    Laurence Graissac, en fort surpoids, a eu une enfance malheureuse. Elle a grandit entre un grand frère, Thierry, psychopathe depuis toujours, qui la maltraite, l’insulte, se moque d’elle à longueur de journée, un père brillant par son absence, avec qui elle a toujours entretenu une relation étrange et une mère en proie à une terrible dépression.

    Elle voit un espoir, une lumière au fond du tunnel quand elle démarre une brillante carrière sportive, et débute sa première vraie relation amoureuse. Et si elle avait enfin droit au bonheur ?

    Mais comme jamais rien n’est simple dans sa vie, et que le sort s’acharne sur elle, tout va basculer en un quart de seconde.

    Quelle lecture, quel roman, il m’a bouleversé ! Cette histoire se déroule comme un jeu de carte : si l’on a la bonne pioche, tout roule, jusqu’au moment où l’on tire la mauvaise carte et là pam, on perd tout, tout s’effondre comme un château de carte !

    Laurence, qu’est ce qu’on adore ce personnage du début à la fin. Elle est humaine, fragile, avançant dans la vie tant bien que mal, perdue, se demandant parfois pourquoi elle était là, quelle était le but de sa vie ? Et Thierry, on le déteste dans les premières pages, puis petit à petit on fait l’effort d’essayer de le comprendre, même, si je l’avoue, pour ma part j’avais envie de lui crier dessus, de lui dire d’être plus tolérant, moins méchant.

    L’auteur mène son histoire où elle veut, doucement, mais sûrement pour un dénouement final surprenant. Une belle découverte, un bon roman bien noir.

  • jeanmid 5 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Sophie Loubière n’est pas une écrivaine de roman noir tout à fait comme les autres .
    La construction de son nouveau livre en est la meilleure preuve . Ici le lecteur doit patienter pendant que le récit mature , prend du corps , s’épaissit comme son héroïne : Laurence Graissac .
    il faut dire que dès sa prime jeunesse Laurence n’a pas tiré les meilleures cartes : dans cette maison à l’écart de la ville de Saint Flour elle vit une relation compliquée avec son frère ainé , Thierry , qui la traite comme une esclave voire comme une véritable souffre-douleur , ses parents divorcent et son père bien aimé s’éloigne de sa vie . Puis plus tard la boulimie qui s’en suit , la prise de poids qui transforme son corps et son esprit comme pour mieux ( peut être ) y enfouir ses souffrances alors que sa mère perd peu à peu la mémoire . Elle devient alors malgré elle le seul soutient financier de la famille grâce à son travail de croupière au casino de Chaudes Aigues , Cantal . Mais , alors qu’un fragile équilibre semble s’être instauré , cette trentenaire décide de donner à son destin une impulsion nouvelle et définitive qui va transformer son existence à tout à jamais , comme un manque à combler ou comme une carte qui manque à son jeu pour gagner la partie . Quitte à se brûler les ailes . Quitte à briser son âme .

    Qui mieux qu’une femme peut nous conter les malheurs d’une femme ? Sophie Loubière nous immerge dans la vie et dans les pensées de Laurence , cette héroïne qui nous fait par moment pitié et que l’on admire à d’autres . Laurence est une forte femme mais elle recèle en elle tant de douleurs contenues , de fêlures , de manques inassouvies qui vont finir par apparaitre au grand jour sous une forme inattendue . Un personnage complexe où transparait par moment d’infimes bribes de sentiments contradictoires comme lorsqu’elle prend plaisir à faire perdre ses clients . Une revanche sur cette vie gâchée ? L’auteure lui adosse un autre protagoniste qui fait mentir le proverbe « Malheureux au jeu , heureux en amour » , le Docteur Bashert , qui cherche à oublier son manque d’affection en perdant des sommes folles au black-jack . Deux égarés qui se cherchent dans le chemin de leur vie , deux êtres qui brûlent peut être leur dernier atout .

    Un roman noir , glaçant et subtilement construit ; un drame psychologique efficace et émouvant , à découvrir sans aucun doute .

  • universpolars 15 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Ardeur, passion et barbarie. Avec une introduction nourrie de fougue et de sang, Sophie Loubière nous ouvre les pages de son thriller avec un fait divers plutôt grinçant, de quoi aiguiser notre curiosité et nous harponner en quelques phrases. Ça promet.

    Le ton de ce récit, aux propos déroutants, est plutôt cash. Sans pour autant aller dans l’exagération, bien au contraire, l’auteure nous place face à une situation familiale difficilement supportable. Elle installe ici un contexte malsain et écœurant, avec grande délicatesse ! Quel subtil paradoxe ...

    A l’aube de cette trame, l’innocence et la candeur s’envoleront comme deux feuilles blanches, poussées par un vent incestueux, pour s’abîmer un peu plus loin, noircies de violence, de manque et d’incompréhension.

    Se voir dépérir dans l’indifférence est une épreuve cruelle. Sentir un être proche - qu’on admire ! - s’en réjouir, c’est la dégringolade vers la déception et un sérieux désespoir. Sauf si une petite lueur parvient à s’installer, à résister et peut-être même à diriger une personne dans une direction bien précise ...

    Le corps humain - sa carcasse ! -, son acceptation, son déclin, son dégoût mais aussi son respect (!!), sera au centre de cette intrigue. La bonne qualité de notre image est-elle capitale pour notre bien-être ? Notre apparence peut-elle influencer notre manière d’être et d’agir ? Ou est-ce plutôt l’inverse ? Que de questions ...

    Lorsque les cartes de la vie sont distribuées, il y a toujours plusieurs façons de jouer, en théorie. Encore faut-il que la vie vous lâche un peu la grappe, histoire de pouvoir remonter de temps en temps à la surface pour respirer un peu d’espoir !

    Mais où se situe la victime dans tout ceci ?

    Sophie Loubière nous conte ici l’histoire d’une déchéance, plaçant au-devant de la scène le déshonneur, le mal-être et l’indignité. C’est profondément désespérant. Tout semble s’affaisser, le corps comme la vie.

    Ce récit, profond et bouleversant, est brillamment écrit et fait énormément réfléchir. Avec finesse, l’auteure traite ici de traumatismes, d’épreuves difficilement digérables, de blessures importantes qu’on ne peut guérir d’un simple souffle. Et pourtant ...

    Avec finesse, toujours, l’auteur nous déstabilise totalement en nous inoculant une bonne dose de confusion qui s’infiltre jusqu’au cœur-même de nos entrailles. Franchement, c’est bien joué et ça fait aussi mal qu’un mauvais shoot !

    Sophie Loubière pose le point final avec - certainement ! - un petit sourire en coin. C’est du moins la réaction que j’aurais eu à sa place en sachant pertinemment que le lecteur restera sur le carreau en découvrant le dénouement !

    Je n’en dirai pas plus, évidemment, à part peut-être que le mal est parfois là, juste là, et qu’il ne faut pas aller chercher trop loin. Mais, finalement, « le mal », c’est quoi ? Faut-il simplement essayer de connaître l’origine d’une douleur pour pouvoir la définir et la comprendre ? Peut-être bien.

    Sur un plan humain, bon sang, cette histoire est extrêmement violente et déstabilisante. Le manque de valeurs fondamentales qui nourrissent et guident le cours normal d’une vie représentera ici l’élément à décortiquer. À lire !

    Bonne lecture.

  • Sangpages 18 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Le poids...
    Le poids du monde
    Le poids de la vie
    Le poids de la douleur
    Le poids sur les épaules
    Le poids de l’existence
    Ne pas faire le poids...
    Un récit, un journal intime, des lettres, des narrations différentes en alternance pour te faire pénétrer dans la vie de Laurence. Ses mots, ceux de son père, ceux de tous qui font partie de sa vie si lourde à porter...parce que Laurence a juste le malheur d’être...grosse...
    Une vie racontée au gré du vent, au gré des cartes comme un jeu ou ces cartes sont tirées d’avance. Celles de Laurence se teintent plutôt de noir que de rouge, plutôt de pique que de cœur. Sa vie se raconte en kilos en plus, en kilos en moins.
    Le combat contre le poids, les kilos ne se fait pas toujours à armes égales alors que la vision des gens l’est toujours.
    Le parcours du combattant du gros, du gras, du boudin, de celui ou celle qui cache sa douleur derrière chaque cellule adipeuse. De celui ou celle à qui l’on dit que c’est juste une question volonté, qu’il faut se prendre en main, qu’il suffit de manger moins, de faire de l’exercice. De celui ou celle qui cache son mal, sa peine derrière chaque bouchée, derrière chaque bourrelet. De celui ou celle qui ne se regarde même plus dans le miroir alors que tout le monde crie haut et fort qu’il faut s’accepter tel que l’on est.
    Et vient le changement, la fonte des graisses comme la fonte d’un glacier. Celui qui change tout, qui apporte un regard pire encore. Un regard qui passe de la pitié à l’envie, celui qui fait presque regretter.
    La fin est surprenante et un peu abrupte. Elle m’a laissée quelque peu perplexe mais c’est le seul bémol.
    Sophie, avec un énorme talent, te parle de toutes ces émotions avec beaucoup de tendresse, de force et de subtilité. Tout est savamment calculé pour que la relation soit intégralement faite avec les cartes d’un jeu. Jusqu’au titre qui est, lui-même, un terme de Black Jack. C’est habile, brillant. Une sorte d’alégorie de la vie...Une main que l’on a ou pas à ce jeu de la vie où il faut avoir toutes les cartes en mains pour faire des choix, où il faut brûler toutes ces cartes pour prétendre vivre.
    "Cinq cartes brûlées", c’est aussi une plume envoûtante qui me fait d’ailleurs penser que je ne la lis pas assez Sophie. "L’enfant aux cailloux" m’avait pourtant bouleversée. Note donc à moi même : remonter tous les autres sur le haut de la pile.
    Tu l’auras compris, je ne peux que te recommander cette lecture 🙂

  • L’atelier de Litote 23 février 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Dans la famille Graissac je demande la fille. Laurence c’est autour d’elle que toute la trame du livre est pensée. Le grand frère Thierry que l’on ne voudrait même pas avoir comme ami tant il est méchant, jaloux de l’arrivée de sa petite sœur dès le jour de sa naissance. Ainsi Laurence va-t-elle se construire entre un frère tyrannique et des parents aveugles et absents. Un thriller psychologique de haute volée, dont on ne revient pas indemne tant il touche à la structure familiale. Un personnage central qui devient très vite attachante avec tous les « malheurs » qui lui tombent dessus et dont la résilience force l’admiration tout au long du livre. Un lieu aussi noir que ce roman, un pavillon familial sombre qui a vu passer les drames et en garde les traces. C’est bien écrit avec des chapitres courts que l’on enchaîne avec plaisir et envie d’en apprendre un peu plus sur cette famille dysfonctionnelle. Laurence c’est aussi une histoire qui pourrait être tirée d’un fait divers tant elle s’ancre dans la réalité. Les thèmes abordés sont nombreux comme l’addiction (à la nourriture, aux jeux), les secrets de famille, la manipulation mentale, la maltraitance. Tout cela nous donne une intrigue incroyable, il fallait le talent de Sophie Loubière pour nous entraîner avec elle dans le sillage des dégâts psychologiques causés dès la petite enfance. Les répercutions vont êtres surprenantes et oh combien bouleversantes. Une plume féminine qui ne fait aucune concession et donne une profondeur au récit qui par effet miroir renvoi le lecteur dans les cordes. La personnalité de Laurence c’est comme un arbre qui cache une forêt et c’est bien dans cette forêt que l’on va se perdre et perdre nos illusions. J’ai passé un excellent moment de lecture avec des personnages pour lesquels j’ai éprouvé de la haine, de la pitié, de l’attachement ou du dégoût, ils ne m’auront jamais laissée indifférente. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/02/23/37983225.html

  • Au fil des Pages 3 mars 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Dans ce livre, Sophie Loubière nous livre un drame familial, intime et mets le doigt là où ça fait mal. Tout commence par la naissance de Laurence Graissac, qui signe le début des hostilités envers son frère Thierry. Dès lors, il le promet, il va faire de la vie de sa petite soeur un vrai enfer.
    Un vrai acharnement qu’il va lui faire subir, des sévices moraux et psychologiques, il la déteste et ne s’en cache pas. Laurence devient victime, elle s’efface, elle met sa vie entre parenthèses, mais Laurence vit aussi et commence à s’épanouir "à sa façon" ; cette jeune fille obèse et en souffrance, va se reprendre en main et se métamorphoser.
    Ce nouveau pan de vie va faire intervenir le Dr Bashert, ce qui va rythmer à nouveau l’histoire et le lien avec Laurence.
    Je n’en dis pas plus, ce livre se lit et se découvre.
    Ce livre est violent psychologiquement, car on se rend compte de la méchanceté des enfants et surtout les liens fraternels qui peuvent être destructeurs.
    l’auteure dénonce vraiment ici de nombreux sujets de société.
    Cependant, il m’a manqué un petit "quelque chose", à force de cumuler les déboires et malheurs, j’ai trouvé Laurence parfois trop fade. pourtant la scène d’introduction avec un couple dans un bain de sang donnait vraiment le ton ... Et le dénouement peut-etre un peu trop "bâclé", dommage ...

    A vous de vous faire votre propre avis, en tout cas d’après les retours les avis divergent et ça fait parler ;)))

  • claire07 18 mars 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Tout d’abord, sachez que ce roman est tiré d’une histoire vraie.
    Nous faisons la connaissance de la famille GRAISSAC. Avec les parents, s’ajoutent à la famille Thierry et
    Laurence, la plus jeune. Leurs parents sont tous deux infirmiers psychiatriques dans le Cantal du côté de
    Saint-Flour. Laurence est le souffre-douleur de Thierry. En effet, le petit garçon n’a jamais été en joie de
    savoir qu’il allait avoir une petite sœur. Et là c’est le drame les parents décident de divorcer,
    laissant les enfants aux bons soins de la mère de famille. Laurence le vit très mal et, à cause de ça,
    se réfugie dans la nourriture à en devenir obèse. Elle ne comprend pas pourquoi son roi a quitté la maison.
    Et pourquoi son frère est toujours aussi horrible avec elle. Mais elle trouvera la force de se prendre en main
    et deviendra une excellente championne olympique de lancer de marteau puis croupière au casino de Saint-Flour.
    Puis la chrysalide se transforme en papillon ! Le sous-marin se transforme en avion de chasse et décide de
    rencontrer des hommes moyennant de l’argent ! Puis, dans tous ces hommes, elle rencontrera M. Bashert...
    Ce thriller psychologique traite de sujets de société comme les relations frères et sœurs, les suspicions
    d’inceste, la sensibilité électromagnétique, etc. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman et me suis attachée
    à Laurence (lolotte/cybéle). J’ai été tellement happée par l’histoire que lorsque je faisais le ménage (serveuse)
    , j’ai été heureuse de savoir que j’allais retrouver Laurence. J’ai été triste lorsque j’ai refermé ce livre,
    car j’en voulais encore. En résumé, pour ma part, je pense que notre destin est défini dès notre naissance et
    que nous seuls avons les cartes pour déjouer les pièges de la vie !

  • alexandra 8 avril 2020
    Cinq Cartes brûlées - Sophie Loubière

    Quel malaise à la lecture de ce thriller psychologique ! Ce livre suinte la tristesse et le dégoût de soi à chaque page.
    Une famille banale en Auvergne au début des années 80. Le père la mère et les 2 enfants. Sauf que Thierry le grand frère a décidé que Laurence sa petite soeur serait son souffre douleur. De la perversité à l’état pur. Et des parent qui ne se doutent de rien. Les années passent et Laurence se protège de la violence psychologique grâce au gras. Boulimique, obèse, moquée par les autres enfants de l’école elle subit sa vie cachée sous son armure de graisse. Et puis la révélation, un don pour le sport, les victoires, les médailles et la dégringolade parce que depuis toute petite Laurence sait qu’elle n’a pas le droit d’être heureuse. Sa vie n’est qu’une descente aux enfers, faite de résilience, de solitude, de violence psychologique. Elle vit seule avec son frère, un espèce de besoin malsain de rester avec celui qui la détruit à petit feu depuis sa naissance.
    Et puis nouvelle révélation : si elle ne perd pas de poids elle mourra. Une opération et quelques mois de régime et sport plus tard la voilà femme, féminine, désirable... la violence toujours, la manipulation, attirer les hommes et en faire des jouets sexuels, s’en débarrasser. Jusqu’au jour où un dernier coup de folie jettera la lumière sur la vie de Laurence. Où le lecteur comprendra qu’il s’est fait manipulé depuis le début.
    Un livre très déstabilisant dans lequel j’ai eu du mal à entrer. Le côté Cosette/Princesse Sarah de Laurence m’a énervée au début. Et puis j’ai fini par la plaindre, par ressentir de l’empathie. Comment un frère pouvait infliger ça à sa soeur avec le silence complice de leurs parents ? Comment personne n’a pu voir ses appels à l’aide derrière chaque empiffrage ? Mais une fois le livre fermé on se dit que ce livre est encore plus glauque et sinistre que ce qu’on pensait. Que la psychologie de Laurence, les fils tissés par l’auteur autour de Laurence et du lecteur, que les changements de narration qui embrouillaient nos perceptions, ont créé un sentiment très dérangeant et malsain tout au long du livre.

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