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Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

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Résumé :

Mette jouait gentiment devant la fenêtre de la cuisine. Soudain, elle ne fut plus là, seul son nounours traînait encore dans le bac à sable. Presque vingt-cinq plus tard, sa mère lance un ultime appel, juste avant la date de prescription pour ce genre de crime. Si crime il y a eu. Et les cas désespérés sont pour Varg Veum. Le privé norvégien lutte pour ne pas succomber à la bouteille d’aquavit qui le nargue. Il se lance dans une enquête où raviver les souvenirs de chacun n’est pas une mince affaire. Dans ce polar de haut vol, Varg Veum revisite les communautés hippies de la fin des années 1970, icônes de partage et d’ouverture d’esprit. Ou de secrets et mensonges ?

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Vos #AvisPolar

  • 1001histoires 2 février 2019
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    Où les roses ne meurent jamais : publié en 2012 en Norvège ( titre original " Der hvor aldri dør " ) et en France en septembre 2018 , Gaïa Editions.

    Cette année encore la rentrée littéraire permet de retrouver Varg Veum ! Dés que le dernier Gunnar Staalesen est paru, je me précipite, j’achète le livre, j’ouvre Google Eath, je commence la lecture et je suis à Bergen. Première page du roman, un coup de feu claque sur l’autre rive de Vâgen, je situe immédiatement. C’est cela un roman de Gunnar Staalesen : un séjour ( mouvementé mais plein de tendresse ) à Bergen.

    Mars 2002, Varg Veum ne s’est toujours pas remis du décès de Karin ( voir ici http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2017/11/gunnar-staalesen-suite.html ), ce n’est pas faute d’utiliser le remède aquavit. Mais vite, il faut reboucher la bouteille, une femme se présente à son bureau.

    Maja Misvaer veut retrouver sa fille Mette disparue le 17 septembre 1977, elle avait à peine trois ans. Maja veut découvrir ce qui s’est passé, avant que tous ceux qui peuvent savoir des choses aient disparu à leur tour. Retrouver Mette est sans doute encore possible, une enfant innocente ne peut être que là où les roses ne meurent jamais.

    En 1977, Maja et son mari vivaient dans la communauté d’habitation de Solstølvegen, cinq familles réunies autour d’une salle polyvalente pour se réunir et partager, un idéal à l’époque, basé sur une morale libérale. Et puis Mette a disparu, volatilisée alors qu’elle jouait dans le bac à sable devant la fenêtre de la cuisine où Maja s’occupait du linge. Les recherches et l’enquête de la police n’ont rien donné.

    Varg Veum part questionner tous les membres de la communauté qui s’est dispersée comme si la disparition de Mette lui avait été fatale. Les divorces ont été nombreux, les enfants ont grandi. Varg Veum soulève toutes les pierres qu’il rencontre pour savoir ce qui se cache dessous. Vérité ou mensonge ? Peu importe, une simple hésitation, un regard fuyant sont plus parlant. Surtout ne rien négliger et se souvenir qu’il a travaillé à la Protection de l’enfance. Qui peut bien en vouloir à un enfant ?

    Ce roman évoque une thématique déjà explorée par Gunnar Staalesen. Mais le talent est là, à chaque fois je suis emporté par les recherches du détective privé Varg Veum qui n’a pas son pareil pour explorer le comportement de ses contemporains, sans se prendre au sérieux mais avec une réelle efficacité.

    Bibliographie de l’auteur ( de nationalité norvégienne ) http://cercle-du-polar-polaire.over-blog.com/2014/07/gunnar-staalesen.html

  • Sharon 7 février 2019
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    Varg Veum n’est pas en forme, il n’est pas en forme du tout. A vrai dire, cela fait trois ans qu’il ne va pas bien du tout. Cependant, s’il est un fait qui peut encore le motiver, c’est la défense des enfants, lui qui a travaillé à la protection de l’enfance pendant des années, et se souvient très bien de ce qu’il a vu. Aussi, quand la mère de la petite Mette le contacte pour qu’il rouvre le dossier de la disparition de sa fille avant que la prescription ne soit effective ; Mais que peut espérer trouver Varg vingt-cinq ans plus tard ? Peut-il vraiment réussir là où la police a échoué ?
    Déjà, il se met en quête des policiers qui ont enquêté, retrouvant par là son vieil ennemi, désormais à la retraite, très occupé à jardiner. Il retrouve aussi une ancienne policière qui lui parle de ce qu’elle a ressenti, c’est à dire ce qui ne fait pas partie des preuves concrètes mais, qui sait ? peut aider le détective.
    Puis, il doit chercher toutes les personnes qui ont été interrogés dans cette enquête, et c’est là que le bas blesse. Leur devenir, vingt-cinq ans après les faits, est assez parlant : sur les quatre couples qui vivaient là, trois ont divorcé. Quasiment personne ne souhaite revenir sur ce qui s’est passé, se montrant même parfois assez virulent, voire violent avec Varg. Que cherchent-ils donc à dissimuler ? Le fait qu’ils ne pensent pas qu’un privé puisse faire mieux que la police ? Allons donc !
    Autre temps, autre moeurs, pourrait-on dire. Sauf que là, on est dans le présent, et Veum a bien l’intention de recevoir des réponses à ses questions – qu’est-ce qui peut être plus important que de savoir ce qu’il est advenu d’une petite fille ? Le détective agit finalement comme un miroir, forçant les anciens membres de ce qu’il faut bien qualifier de communauté à dévoiler leurs secrets et à se regarder en face. Etranger à tout ce qui s’est passé, prompt à identifier les causes de certains comportements, Veum peut déranger, et n’a pas l’intention de s’arrêter, alors que la vérité n’est pas si loin que cela. Les enfants sont toujours les premières victimes des errances des adultes.
    Une enquête qui m’a donné envie de me replonger dans les polars norvégiens.
    https://deslivresetsharon.wordpress.com/2018/11/02/ou-les-roses-ne-meurent-jamais-de-gunnar-staalesen/

  • Sharon 7 février 2019
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    Varg Veum n’est pas en forme, il n’est pas en forme du tout. A vrai dire, cela fait trois ans qu’il ne va pas bien du tout. Cependant, s’il est un fait qui peut encore le motiver, c’est la défense des enfants, lui qui a travaillé à la protection de l’enfance pendant des années, et se souvient très bien de ce qu’il a vu. Aussi, quand la mère de la petite Mette le contacte pour qu’il rouvre le dossier de la disparition de sa fille avant que la prescription ne soit effective ; Mais que peut espérer trouver Varg vingt-cinq ans plus tard ? Peut-il vraiment réussir là où la police a échoué ?
    Déjà, il se met en quête des policiers qui ont enquêté, retrouvant par là son vieil ennemi, désormais à la retraite, très occupé à jardiner. Il retrouve aussi une ancienne policière qui lui parle de ce qu’elle a ressenti, c’est à dire ce qui ne fait pas partie des preuves concrètes mais, qui sait ? peut aider le détective.
    Puis, il doit chercher toutes les personnes qui ont été interrogés dans cette enquête, et c’est là que le bas blesse. Leur devenir, vingt-cinq ans après les faits, est assez parlant : sur les quatre couples qui vivaient là, trois ont divorcé. Quasiment personne ne souhaite revenir sur ce qui s’est passé, se montrant même parfois assez virulent, voire violent avec Varg. Que cherchent-ils donc à dissimuler ? Le fait qu’ils ne pensent pas qu’un privé puisse faire mieux que la police ? Allons donc !
    Autre temps, autre moeurs, pourrait-on dire. Sauf que là, on est dans le présent, et Veum a bien l’intention de recevoir des réponses à ses questions – qu’est-ce qui peut être plus important que de savoir ce qu’il est advenu d’une petite fille ? Le détective agit finalement comme un miroir, forçant les anciens membres de ce qu’il faut bien qualifier de communauté à dévoiler leurs secrets et à se regarder en face. Etranger à tout ce qui s’est passé, prompt à identifier les causes de certains comportements, Veum peut déranger, et n’a pas l’intention de s’arrêter, alors que la vérité n’est pas si loin que cela. Les enfants sont toujours les premières victimes des errances des adultes.
    Une enquête qui m’a donné envie de me replonger dans les polars norvégiens.

    https://deslivresetsharon.wordpress.com/2018/11/02/ou-les-roses-ne-meurent-jamais-de-gunnar-staalesen/

  • livrement-ka 22 février 2019
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Gaïa pour m’avoir adressé ce livre en service de presses. Je vous avais dit que j’aimais les auteurs scandinaves et vous m’avez répondu que j’allais aimer ce roman.

    Alors sincèrement je ne l’ai pas aimé, je l’ai adoré, je l’ai dévoré... Un pur moment de bonheur.... Un thriller comme je les aime et que j’avais un peu délaissé pour m’essayer à d’autres genres de récit. Un régal de reprendre.

    Un must à garder dans sa bibliothèque !!!!

    Sur le fond de l’histoire :

    Les auteurs scandinaves sont pour moi inégalables dans le domaine du thriller ? Est-ce génétique ? Ont-ils quelque chose que nous n’avons pas ? Un petit je ne sais quoi d’imagination, de retranscription de l’histoire ??? toujours est-il qu’encore une fois je me suis laissée transporter par cette histoire jusqu’à lire dans ma voiture à chaque feu rouge......

    Alors qu’en est-il de l’histoire ?

    Sur fond de disparition d’une petite fille (avec j’ai trouvé un parallèle avec l’enlèvement du "petit Grégory Villemin en France" il y a de nombreuses années), on se retrouve plongé dans la vie d’un quartier pas tout à fait comme les autres.

    Le détective est une figure à lui tout seul.

    Les personnages sont attachants et ont chacun une part de mystère qui va être mise à nue petit à petit, grâce au zèle de Varg.

    Comment des évènements qui paraissent n’avoir aucun lien avec la disparition vont se retrouver être des ramifications d’une histoire hors du commun.

    Entre hold up, jeux entre adultes consentants, enfants ayant assisté à des scènes marquantes, viols, mensonges, pédophilie, meurtres, noyades ...cette petite fille sera malgré elle la victime de ce monde d’adultes.

    Sur la forme de l’histoire :

    Le livre est divisé en chapitres.

    Bien que l’écriture soit un peu petite, la lecture est agréable et la plume est très fluide.

    Le texte est très aéré.

    La couverture est superbe.

    Ce livre est accessible à tous ceux aimant les thrillers.

    Conclusion :

    Merci Merci et encore merci aux Editions Gaïa. Si vous avez d’autres livres dans le genre merci de penser à moi.

    Je suis une adoratrice du genre.

    Pffff ces scandinaves vont me faire perdre la tête et la raison..... Je suis profondément amoureuse des thrillers scandinaves....A bon entendeur !!!!

  • polacrit 26 juin 2019
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    Où les roses ne meurent jamais, Der Hvor Aldri Dor en version originale parus en 2012, a été publié par les éditions Gaïa en 2018. C’est le dernier opus de la série à avoir été traduit en français. En effet, les deux derniers, parus respectivement en Norvège en 2014 et en 2016 restent, à ce jour, inédits en français.
    Le récit est raconté au passé à la première personne par Varg Veum qui relate sa dernière enquête faite de témoignages et de reconstitutions. Le style est sobre, efficace, presque journalistique : "Au moment où les voleurs évacuaient l’horlogerie, ils durent heurter un homme juste devant la porte. L’individu poussa un cri, il y eut une ou deux secondes de silence, puis un échange verbal, et un coup de feu claqua. Le piéton fut projeté vers l’arrière et s’écroula sur le trottoir, tandis que du sang jaillissait de sa poitrine, tout près du cœur." (Page 9).
    Construction : pas de préambule : le roman commence directement par l’attaque de la bijouterie. Puis, sans transition, Varg Veum évoque la mission que madame Misvaer lui confie. Dès lors, les chapitres voguent entre ses souvenirs du passé, vingt-quatre ans plus tôt, et l’enquête menée par Varg Veum, dans le présent.Au fil des romans, le lecteur suit la lente mutation contrastée de la ville de Bergen, entre taudis et maisons cossues, prostituées et riches avocats, bourgeoisie et délinquance. Gunnar Staalesen brosse ainsi un portrait de la Norvège bien loin du fameux modèle social scandinave.
    Communauté d’habitation où eut lieu la disparition de Mette : en 1974, la configuration des lieux était totalement différente, compliquant les investigations de Varg Veum. "Les maisons voisines, des deux côtés, n’ont été bâties que dans les années 1980" tandis que l’immeuble en face était en construction. Et de l’autre côté de la rue, "il y a des maison s aussi, mais à l’époque, il n’y avait qu’un sentier" et des champs. (Page 41)..."Je m’arrêtai pour observer les lieux. La description de Maja m’avait fait imaginer une configuration plus dégagée. Mais les maisons environnantes et la végétation avaient progressé alentour et d’où j’étais, on concevait mal comment il était possible d’apercevoir le lac." (Page 40).

    La communauté, conçue par un architecte visionnaire, était composée d’une cour autour de laquelle se déployaient cinq maisons en fer à cheval. Les façades sont peintes de couleurs vives, les toits en pente faible. La maison centrale, plus grande, était celle de l’architecte. Elle abritait la salle commune. Au centre de la cour, presque sous les fenêtres de la cuisine de Maja, se tenait un petit bac à sable. Comment, dans une cour totalement fermée par les maisons et un portail, la petite fille avait-elle pu disparaître sans laisser aucun trace ?
    Où les roses ne meurent jamais est construit comme un whodunit : Varg Veum interroge une à une les personnes qui étaient chez elles lors de la disparition de Mette ou celles indirectement liées, tentant de démêler les fils un à un : "Quelque part, quelqu’un savait des choses, et je n’étais pas encore prêt à renoncer. Il me restait beaucoup de gens à interroger. Il y avait d’autres chemins à explorer, sur la trace de ce que tout le monde craignait d’apprendre, mais que personne ne savait...hormis une ou deux personnes." (Page 146). Un roman captivant, dont on dévore les pages fébrilement dans le but de savoir ce qui s’est réellement passé ce 17 septembre 1974. Sur les traces de Veum, le lecteur suit les pistes en tentant de reconstituer les événements.. Qui sera assez persévérant et malin pour mettre la vérité au jour ? A vous de jouer....

  • Tempsdelecture 3 septembre 2020
    Où les roses ne meurent jamais - Gunnar Staalesen

    L‘enquête est ici menée par un détective privé de cinquante-neuf ans, au nom difficilement prononçable pour la francophone que je suis, Varg Veum, buveur invétéré depuis qu’il a perdu sa compagne Karin trois ans auparavant et qui carbure la journée entière sous les vapeurs d’eau-de-vie d’aquavit. Un homme qui s’est de fait marginalisé de la société, et sur le point de perdre ce qui lui reste encore de dignité : son métier. de plus en plus délaissé par sa clientèle, l’appel au secours de Maja Misvaer résonne comme une ultime chance, une chance inespérée pour se tirer du bourbier dans lequel il s’est enlisé au fil des années : bref, rien de vraiment nouveau sous le soleil. le reste de l’intrigue n’est d’ailleurs pas plus révolutionnaire : une fillette disparue alors que sa mère était occupée ailleurs, un couple qui finit fatalement par se séparer, un lotissement ordinaire avec ses maisons toutes identiques où les couples entretiennent tous des relations de bon voisinage, une première enquête menée à bien avec ses suspects habituels sans qu’il n’y ait en fin de compte aucune arrestation. Bien évidemment, il faut repasser sur les traces des premiers enquêteurs, évidemment il faut chercher à aller plus loin que ce qui a été fait trente ans auparavant, et évidemment c’est notre homme qui mènera les investigations là où la police a bien été incapable d’aller. Ce n’est clairement pas là le point fort du roman.

    En revanche, et malgré un scénario qui se révèle bien prévisible à première vue pourtant, le dénouement vous surprendra surement, l’auteur a réussi à monter son histoire de manière à ce que le lecteur ait le temps de passer en revue toute la panoplie de suspects possibles sans jamais dénouer tous les fils de l’intrigue. Remonter plus de vingt ans de vie ne s’avérera pas être chose facile, d’autant que dans le quartier, la plupart des couples ont divorcé et ont quitté la maison qu’ils occupaient. Varg Veum va devoir remonter le cours du temps, retrouver des individus qui ont continué à vivre loin de là et surtout faire remonter les souvenirs, raviver des mémoires, d’individus qui n’y tiennent pas forcément. Au départ de ce qui semblait être une communauté unie, qui s’entendait plutôt bien, jusqu’à organiser régulièrement des dîners ensemble devint une communauté à l’entente brisée par la disparition d’une petite fille, dans l’incapacité de surmonter ce traumatisme, isolant non seulement les foyers les uns des autres mais aussi les individus eux-mêmes au sein de chaque couple. La disparition de Mette a eu le même effet qu’un coup de poignard à cette communauté, rongée par un mal plus profond. Ce n’est pas seulement de l’explosion d’une famille dont il est question mais de plusieurs foyers, les familles qui gravitaient autour des Misvaer, qui entretenaient des relations particulières. Bien du monde est touché, de façon indirecte, par le malheur de ces parents et par ce sentiment résultant de cette tragédie et illustré par ces bons vieux clichés, ces lieux communs qui n’ont jamais été plus douloureusement vrais qu’à ces instants, que la vie peut s’écrouler en un instant, qu’il faut profiter de ceux qui nous entourent tant qu’il est encore temps.

    Ce roman narre également cette terrible impossibilité pour un parent de renoncer à cet enfant disparu, disparition plus insupportable que la mort même. Cette impossibilité de faire son deuil et la sensation de voguer éternellement entre deux réalités, l’une à jamais éteinte, l’autre intenable et insupportable. La disparition de son enfant comme destruction du couple, destruction de sa vie pour la mère, d’un amour conjugal qui s’est définitivement évanoui. Dans ce roman, la mère de Mette n’est pas la seule à perdre son enfant, il y a d’autres mères qui se trouvent déposséder de leur progéniture. Chaque femme, chaque mère trouve une manière à elle de supporter l’absence de l’enfant, se débrouillant tant bien que mal pour continuer à vivre, à survivre. Notre détective lui-même divorcé de Beate la mère de son fils, Thomas, qu’il ne voit que trop rarement, compagnon inconsolable de sa dernière maîtresse en date, apparaît comme ces mères orphelines, malmené, englué dans une vie qu’il ne maîtrise plus depuis longtemps, et dont il a bien du mal à reprendre le contrôle. J’ai vraiment eu l’impression à travers ce roman policier qu’à partir du moment où les individus perdent le contrôle de leur vie, se retrouvent projetés dans une douleur et un monde, sans enfant, sans compagne, dont ils ne veulent pas, il leur devient quasi-impossible de se raccrocher plus tard à cette vie, de reprendre le cours de l’existence en lui donnant un sens nouveau.

    Même si ce roman véhicule pas mal d’individus à la lisière de leur vie, qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, même s’il véhicule une conception assez pessimiste sur la nature individuelle des différentes personnalités qui constituent notre société, Gunnar Staalesen nous laisse tout de même une lueur d’espoir au milieu de cette vision bien sombre du monde. Certes, les couples se dissolvent, l’amour ne dure pas, les enfants disparaissent, se droguent, ratent leur vie, les conjoints disparaissent, le dénouement ne reste malgré tout pas si négatif que cela, je n’en dis pas davantage – à vous de le découvrir – Varg Veum commence à prendre le dessus sur son addiction.

    Au-delà de la disparition de Mette, ce roman riche en personnages secondaires conte donc l’échec de vies de plusieurs individus, la façon dont ils parviennent – ou pas – à essayer de se raccrocher à ce qu’il reste de leur existence, qui se réduit bien souvent à presque rien il faut le souligner, ou la façon dont ils se précipitent tout droit dans le mur. Les difficultés à se remettre d’un divorce, d’une disparition, de la mort d’un proche, presque tout le monde est touché à sa manière et personne ne le vit de la même façon. Il est intéressant de voir comment la disparition d’une fillette peut se répercuter sur la vie de personnes qui pourtant n’avaient aucun lien familial ou sentimental avec elle. Chez l’auteur norvégien, les erreurs et les coups du sort se paient très cher, personne ni même le lecteur, ne ressortent indemne de ce drame en plusieurs actes. Bouleversant !

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