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À vif - René Manzor

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Rappelée par son commandant, Novak Marrec, la veille de ses vacances, la capitaine Julie Fraysse doit enquêter sur le meurtre de Maylis, une adolescente retrouvée brûlée vive à Gévaugnac. Ce meurtre rappelle l’affaire de l’Immoleur, une série d’homicides vieille de plusieurs années, sur laquelle travaillait son supérieur. La jeune femme requiert l’aide de ce dernier pour trouver le coupable.

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Vos #AvisPolar

  • emy8909 29 août 2021
    À vif - René Manzor

    Dans la forêt de Gévaugnac, le corps d’une fillette est retrouvé brûlé sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse sera en charge de l’enquête en partenariat avec Novak Marrec, le policier qui a enquêté sur des meurtres similaires, attribué à l’immoleur.

    Le soucis c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique depuis cette affaire pour troubles obsessionnels délirants.
    Comment distingué la réalité d’un délire ?

    J’ai aimer nos deux personnages principaux, @rene_manzor nous offres deux belles personnalités à part entière. D’un côté Julie Fraysse que l’on découvre à la fois dans son métier, mais aussi dans sa vie perso avec ses enfants, et d’un autre côté Novak, que l’on découvre petit à petit au sein de l’hôpital psychiatrique, entre flic et patient.

    Un thriller à 100 à l’heure pour empêcher qu’il y ai d’autre victime, une intrigue prenante, des personnages rendu humains, et une fin brillante. @rene_manzor nous offres un thriller excellent

  • loeilnoir 26 août 2021
    À vif - René Manzor

    J’ai découvert l’auteur en lisant Apocryphe, un thriller biblique aussi brillant qu’inattendu.

    A vif démarre fort : le corps d’une adolescente est retrouvé brûlé sur un bûcher en pleine forêt. La scène de crime se situe aux abords de Gévaugnac, dans l’Aveyron, le village d’enfance de la capitaine Julie Fraysse du SRPJ de Toulouse. Celle-ci est priée de reporter les vacances qu’elle a prévu de passer en compagnie de ses deux fils et de son ex-mari. Pour résoudre cette enquête , elle doit rencontrer Novak Marrek, le policier qui était deux ans plus tôt sur l’affaire de l’Immoleur, a qui l’on a attribué des meurtres similaires, et qui n’a jamais été arrêté. Interné en hôpital psychiatrique depuis cet échec, Novak Marrek est atteint de troubles obsessionnels délirants, qui perturbent sa vision de la réalité. Bien malgré elle, Julie Fraysse voit Novak se joindre à elle avec ferveur dans cette enquête.

    On entre facilement dans ce roman qui se lit très rapidement. Les premiers chapitres sont prometteurs : une jeune fille s’enfuit dans la forêt pour se rendre à un rendez-vous mystérieux près d’une chapelle. Elle n’en reviendra pas. La scène de découverte du corps est éprouvante, et l’on suspecte rapidement quelques habitants du village. Tension, suspicion d’autant plus que des meurtres quasi identiques ont été commis deux ans plus tôt dans la région. Les personnages sont accessibles, sympathiques, chacun peut se reconnaître en eux, ce qui les rend attachants. Les parents éplorés de la petite Maylis sont crédibles et les situations vécues par la capitaine Julie Fraysse sont réalistes : elle jongle entre son travail et ses deux ados que son ex-mari menace de lui enlever. Novak Marrek est un personnage peu commun qui fait l’originalité de ce thriller dont l’intrigue bien que prenante, reste assez classique. Comment peut-on mener une enquête lorsque l’on confond rêve et réalité ? J’ai beaucoup aimé ce personnage bien travaillé et assez insolite.

    Mais je suis tout de même un peu déçue par le dénouement car la tension qui émane des premiers chapitres ainsi que la mise en scène complexe des crimes me laissaient espérer un dénouement plus sombre. Apocryphe m’a tellement plus que j’attendais peut-être trop de ce nouveau roman : A vif est loin d’atteindre sa puissance mais reste une lecture très divertissante.

  • mouffette_masquee 2 juillet 2021
    À vif - René Manzor

    Résumé : À Gevaugnac, petit village proche de Toulouse, on découvre l’horreur. Un bûcher, sur lequel a été sacrifiée une ado de treize ans, Maylis. Il semblerait que l’Immoleur, qui avait fait plusieurs victimes deux ans auparavant, ait repris du service.
    C’est la Capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse qui est chargée des premières constatations, étant elle-même originaire de ce hameau. Elle va devoir se rapprocher de Novak Marrec, qu’elle a remplacé, et qui est soigné en hôpital psychiatrique depuis deux ans, après que l’Immoleur l’ai mis en échec. Souffrant de troubles obsessionnels délirants, arrivera-t-il à distinguer la réalité dans les limbes de ses cauchemars ?

    Mon avis : Depuis le temps que j’entendais parler de cet auteur... Enfin, j’ai pu le découvrir. Et quelle découverte ! Dans ce thriller psychologique haletant, brut et violent, il n’existe pas de temps mort. On est pris à la gorge, autant par l’action intense que par les questionnements sur l’affaire. On va de révélations en fausses pistes, et rien ne laisse présager ce final grandiose. Qui est ce monstre qui terrorise Gevaugnac ? Quel est son but ? Novak est-il fou, ou au contraire le seul à percevoir la vérité ? J’ai adoré Julie, maman normale et flic acharné. J’ai aussi apprécié Novak, même s’il est difficile à cerner : homme taciturne dont les blessures, nombreuses, sont encore à vif, mais flic coriace aux méthodes anticonformistes. J’ai aimé être témoin de l’intimité du foyer Guinet, et découvrir comment ils vivent le drame de la perte d’un enfant, surtout dans ces conditions atroces. La plume est superbe, et nous emporte dans l’horreur, sans jamais nous laisser de répit. Les retours dans le passé, nombreux, mais nécessaires, afin d’appréhender le présent. Vraiment, une superbe lecture qui ne vous laissera pas indemnes.

  • sam_ds_49 16 mai 2021
    À vif - René Manzor

    Mon résumé : 

    Nous sommes dans le petit village de Gévaugnac, Julie Fraysse, capitaine au SRPJ de Toulouse se prépare a partir pour des vacances bien méritée avec toute sa famille. Son conjoint Cédric a fait des pieds et des mains pour que sa hiérarchie accepte sa demande de congés. Oui, mais voila, une jeune fille est retrouvée dans la foret qui borde le village, immolée sur un bûcher et se voit contrainte de reporter ses vacances.

    Très vite, elle est priée de se rapprocher de Novak Marrec, un policier qui s’était penchée 2 ans auparavant sur une affaire similaire attribué à un Immoleur qui n’avait jamais pu être arrêté faute d’indices. D’ailleurs Novak avait terriblement souffert de la traque du tueur en série et n’avait jamais réussi à s’en remettre (au point de se faire interner).

    On suit d’une part Julie Fraysse qui doit mener de front une enquête bien complexe et en même temps une vie familiale où son ex compagnon semble etre au abonnés absent.

    Quant a Novak il semble avoir du mal a réaliser qu’il est dans un hôpital psychiatrique, dont il ne peut s’échapper. Il va devoir agir en tant que consultant et épauler Julie Fraysse pour mener a bien cette enquête. Pour ma part j’avoue avoir été quelques peu déboussolé par ce personnage. Par moment j’ai eu envie de le descendre tellement il réagit personnellement, en ne faisant qu’a sa tete. D’un autre coté sachant ce qu’il a vécu par le passé, on a envie de le laisser faire et on peut comprendre ce coté vengeance et vouloir stopper le massacre. Il y a tout de même déjà ou 4 petites filles qu ont été immolées par le feu.

    Toute cette histoire finie par être médiatisée. Lorsque le père d’une des victimes apprend que celui qui semble être le suspect parfait est relâché, il finit par péter un plomb, et.....c’est le drame !

    Mon avis : 

    J’avais eu beaucoup de mal a entrer dans le précédent roman de l’auteur, au point de l’avoir laissé tombé, aussi j’ai longtemps hésiter à lire ce livre. Lorsque Anthony du blog les livre de k79 m’en a fait les éloges en disant que je pouvais plonger dedans sans hésiter, que pouvais-je faire d’autre que le dévorer ;)

    Les chapitres sont assez court et n’incite pas a stopper sa lecture avant l’issu finale, je peux vous le garantir. Et puis si comme Julie Fraysse vous pensez avoir ciblé le responsable de toute cette tuerie, detrompez-vous ? Personnellement, j’ai compris qu’a une dizaine de chapitre de la fin, c’est dire !

    Un pur bonheur de lecture

  • lecturesdudimanche 14 mai 2021
    À vif - René Manzor

    « À vif », ça commence comme un policier classique : un super flic décide d’enfin prendre des vacances en famille pour sauver un mariage à la dérive, mais à l’heure du départ, est appelé sur un homicide. Classique, comme je le disais… Cependant, les variantes apportées par René Manzor sont particulières : le super flic est une femme, maman de surcroît. Je dirais même une super maman, si l’on s’en réfère aux échanges totalement savoureux avec ses enfants. Hormis le fait qu’elle soit un bourreau de travail, elle n’est ni alcoolique ni mère démissionnaire, ça fait déjà un bon changement ! Et pour ce qui est de l’homicide, il est loin d’être banal… Car dans le village de Gévaugnac, un taré brûle des jeunes filles sur un bûcher ! Si c’est la première fois que notre héroïne, Julie, se confronte à « l’Immoleur », celui-ci a déjà sévi par le passé. À l’époque, Novak Marrec (les connaisseurs apprécieront le clin d’œil) s’était voué corps et âme à l’enquête, s’y était cassé les dents et plus encore, car aujourd’hui, il est interné en hôpital psychiatrique. Pourtant, quand l’Immoleur reprend du service, Novak se remet en selle.

    Et là, toute la subtilité de l’auteur nous entraîne d’un bout à l’autre du livre à un rythme intense, sur les traces d’un psychopathe bien barré. Classique, mais efficace ! Surtout quand se pointe un final en apothéose qui donne presque envie de reprendre la lecture du début « en sachant » !

    Niveau écriture, rythme, approfondissement des personnages, un sans-faute pour moi. Niveau intrigue, j’avais eu le nez fin en ce qui concerne l’identité de l’Immoleur, mais (et ce sera mon seul bémol) j’ai regretté une explication sur les motivations du coupable un peu trop expéditive à mon goût, même si l’essentiel de la surprise que nous réservait l’auteur résidait ailleurs.

    En conclusion, un policier classique pas si classique, mais parfaitement réussi !

  • Killing79 7 mai 2021
    À vif - René Manzor

    Après être sorti de sa zone de confort avec un roman d’aventure biblique très réussi, René Manzor revient à ses premiers amours. Et comme je suis un grand fan du travail de cet auteur, je suis au rendez-vous.

    Un meurtre atroce est commis. Le mode opératoire rappelle une ancienne affaire. Pour sortir ce cold case des archives, les autorités policières doivent faire appel à l’enquêteur de l’époque. Seulement, celui-là s’était tellement impliqué pour résoudre ce mystère qu’il en avait perdu l’esprit. Une grande partie du mystère de l’histoire repose sur la personnalité ambigüe de Novak. Son intelligence couplée à son désordre psychique nous entraîne dans des scènes nébuleuses. On ne sait jamais comment les interpréter. On navigue entre réalité et folie, fulgurances et délires. Son déséquilibre mental instaure une incertitude sur l’ensemble des indices qu’il trouve.

    L’aventure est rythmée à la perfection. L’auteur s’amuse à nous manipuler en semant des fausses pistes et en multipliant les retournements de situation. Son habileté dans le scénario transforme cette histoire en véritable page-turner. La tension monte au fur et à mesure jusqu’à nous achever avec un final aux révélations stupéfiantes.

    J’ai adoré plonger dans ce thriller à la fois policier et psychologique. Pour ne rien vous cacher, j’ai vraiment apprécié de lire un polar qui ne cherche pas à traiter d’un thème de société ou à nous donner des leçons mais qui remplit simplement son rôle, nous faire vibrer. A l’instar de sa nouvelle dans le recueil « Regarder le noir » (je vous la conseille fortement !), René Manzor frappe très fort avec ce sensationnel « A vif ». Il prouve, s’il n’en était encore besoin, qu’il faut compter sur lui dans le monde du thriller. C’est un créateur d’histoires talentueux, un manipulateur hors pair, qui me ravit à chaque fois. Vivement le prochain !

    https://leslivresdek79.wordpress.com/2021/05/07/652-rene-manzor-a-vif/

  • ju_se_livre 8 avril 2021
    À vif - René Manzor

    Il y a des auteurs dont j’aime lire les livres mais dont je sais que j’ai juste à attendre 1 an et il y a une nouveauté qui débarque.
    Et puis il y a ces autres auteurs, où tu sais pas quand ça va tomber, mais quand ça tombe, mazette, ce livre tu le savoures 10 fois plus. Et René Manzor en fait parti. Je l’ai acheté le jour de sa sortie mais je l’ai fait patienter un peu dans ma pal. Parce que je savais d’avance que une fois commencé, il allait pas faire long feu.

    Mais que c’était biiiieeeen ! Tu le sens dès les premières pages que ça va être bon, que l’histoire ne va pas te laisser de répit et que tu n’auras plus qu’un seul objectif c’est d’arriver à la fin. Tu le sens que les personnages vont te plaire, que tu vas apprécier de les découvrir pendant ces 400 pages et que comme dans ces précédents livres, ils ne vont pas te laisser indifférent.

    J’ai tout aimé dans ce livre, l’histoire, les personnages, la construction du récit, le rythme. Il y a tous les ingrédients nécessaires pour en faire un excellent thriller. Je ne parlerais absolument pas de l’histoire, je vous laisse découvrir. Je me suis moi même lancée sans lire la quatrième de couverture et j’ai d’autant plus apprécié.

    En bref, sans réelles surprises, c’est évidemment un coup de cœur. Lisez-le, parce que c’est de la bombe !

  • Les_lecturesdeflo 2 avril 2021
    À vif - René Manzor

    Premier livre pour moi de cet auteur, et assurément pas le dernier car c’est un coup de coeur.

    Si je devais donner un seul mot pour le qualifier, ce serait « émotions », tant j’ai été touchée par les personnages.

    Tout d’abord cette famille, victime de la perte de sa petite fille dans d’atroces circonstances. René Manzor ne nous épargne rien de la terrible souffrance des parents. J’ai été bouleversée par cet aspect du récit, et j’ai sorti les mouchoirs dès la page 32.
    Il y a aussi Julie, capitaine de police qui mène l’enquête. Elle se doit d’être forte, mais elle est avant tout une maman qui se démène pour conjuguer vie personnelle et vie professionnelle. Elle n’est pas insensible à cette tragédie, et par ricochet, le lecteur non plus.
    Et puis enfin, il y a Novak, tellement attachant, totalement perdu, et pourtant conscient de sa maladie qui le fait naviguer entre imaginaire et réalité.
    J’ai aimé tous ces personnages.
    J’ai aimé leur force, mais surtout leurs faiblesses.

    C’est tellement bien écrit que, je me suis sentie projetée dans cette histoire et que j’ai pris de plein fouet tout ce déferlement de colère, de vengeance, de révolte, d’injustice, d’incompréhension mais aussi d’amour, d’amitié, de compassion et de protection.

    Une fois ferré, le lecteur n’a d’autre choix que d’engloutir ce roman, tant cette lecture est addictive.

    Le style d’écriture me fait un peu penser à Tackian, mais uniquement pour la fluidité car ici le scénario est bien plus travaillé, riche et surprenant.

    L’enquête de police est plutôt classique, en revanche, la manière d’aborder la psychiatrie est originale. C’est un thème déjà vu, mais l’approche du sujet est différente de ce que j’ai pu lire auparavant, le tout étant parfaitement bien construit de manière à faire douter le lecteur.

    https://livrite.fr/a-vif-de-rene-manzor/

  • Aude Lagandré 28 mars 2021
    À vif - René Manzor

    En 2018, le réalisateur – scénariste – acteur – écrivain René Manzor avait osé écrire un thriller biblique qui prenait place en Palestine au 1er siècle. Cela n’a pas été sa seule folie : il a imaginé que Jésus avait un fils, David de Nazareth, témoin de l’agonie de son père sur la croix. De quoi titiller quelques esprits en revisitant les Saintes Écritures et proposer une plongée dans une autre réalité qui commencerait par « et si »… En 2020, le voilà qui ajoute une nouvelle corde à son arc : un coaching d’écriture. Cela ne l’empêche pas de sortir un nouveau roman en 2021 « À vif ». L’homme, protéiforme, a de l’énergie à revendre et des idées à la pelle. « À vif » décrit aussi bien l’état du corps humain après avoir subi l’épreuve du feu, que l’état psychologique de son enquêteur principal Novak Marrec. Obsédé par une précédente enquête sur une série de meurtres par immolation dont l’instigateur n’a jamais été arrêté, Novak se retrouve dans un hôpital psychiatrique. « Intelligent, cultivé et peu loquace, Novak était atteint de trouble obsessionnel délirant, une affection se caractérisant par la présence dans son esprit de fausses certitudes fermement ancrées. Dépassés par leurs hallucinations, les obsessionnels délirants sont comparables à des cocottes-minute prêtes à exploser : crise de panique, d’agressivité, suspicion envers les autres, paranoïa, trous de mémoire, perturbation de l’identité… » Lorsqu’une nouvelle victime brûlée vive sur un bûcher en pleine forêt de Gévaugnac est retrouvée, l’enquêteur est persuadé que l’Immoleur a repris du service. Il devra faire équipe avec Julie Fraysse nouvellement nommée à sa place pour l’aider à appréhender le passé de cette affaire, mais aussi l’aider à la résoudre.

    Imaginez un village dans lequel vous avez grandi, dans lequel vous connaissez tout le monde et qui symbolise vos souvenirs d’enfance… Julie revient sur ses terres, un village qu’on dit maudit à cause de toutes les horreurs qui s’y sont déroulées et ces crimes atroces recommencent. Le duo Novak-Julie est certes atypique, mais les répliques qu’ils se donnent dignes des vieux films policiers. J’ai beaucoup pensé à Jean Gabin dans « Le Pacha » de Georges Lautner, ses yeux bleu turquoise qui « auraient pu faire fondre la banquise », ses répliques de vieux bougon mal dégrossi et ses méthodes pilotées par un tempérament de feu, à la limite de la légalité. Ce duo qui allie méthode à l’ancienne et modernité fait le sel du roman et je dois bien avouer qu’on sourit beaucoup face à cette répartie truculente de Novak. Et pourtant, malgré son caractère impossible, il a une sensibilité à fleur de peau qui le rend très émouvant et une conscience aiguë des enjeux de son métier.

    « Quand un flic ne parvient pas à arrêter un serial killer, confessa-t-il, c’est comme s’il devenait responsable des futurs meurtres commis. »

    « À vif » met la lumière sur une enquête certes, mais également sur les émotions. D’abord celle des deux enquêteurs, celles de Novak exacerbées par son état psychiatrique, mais aussi celles des parents qui perdent un enfant. La description de cette douleur parentale est d’une extrême justesse et résonne jusqu’au fond de nos tripes. Dans ces instants précis, le lecteur oublie presque qu’il lit un thriller tant la psychologie est fine, précise, adéquate et pertinente. « La mort d’un enfant agit sur le couple comme un cancer. Elle détruit le ménage de l’intérieur. On commence par vivre le choc ensemble, mais l’absence, on la vit chacun pour soi. Tout, chez le conjoint, nous rappelle le bonheur avec notre enfant. Et on lui en veut pour ça. »

    Pour terminer, je veux vous parler de la qualité de l’intrigue, essence même du thriller. Non seulement René Manzor a l’œil acéré du réalisateur, mais il a aussi une plume ciselée et l’esprit retors des grands écrivains du genre. J’ai aimé sa façon de jouer avec l’espace-temps, de si bien mélanger réalité et fiction qu’en refermant le livre, le lecteur ne sait plus très bien différencier ce qui s’est réellement passé et ce qui a été imaginé. Certaines fois, j’ai eu cette étrange sensation de me retrouver dans un épisode de « Xfiles » et son sempiternel slogan « La vérité est ailleurs ». J’ai aimé la façon dont l’auteur a ancré son récit dans une réalité bien précise, un village à la mauvaise réputation qui a cédé, en plus, à la montée des extrémismes en élisant un maire d’extrême droite. Quant à savoir pourquoi le tueur a utilisé le feu comme arme du crime, et quel est son mobile, vous devrez le découvrir par vous-même. Tout se mêle savamment : religion, politique, émotions, réalité, imagination, roman et œuvre cinématographique. Mais….« Nous vivons tous dans l’illusion d’un équilibre qui nous rassure, car reconnaître le contraire rendrait la vie impossible. »

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