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Généalogie du mal - You-Jeong Jeong

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Résumé :

Yujin, vingt-six ans, se réveille un matin dans l’odeur du sang.
Jusqu’à ce jour, c’était un fils modèle qui se pliait à toutes les règles d’une mère abusive et angoissée. Une mère qui gît en ce moment même au pied de l’escalier, la gorge atrocement ouverte d’une oreille à l’autre.

Que s’est-il passé la nuit dernière ? Seuls des lambeaux d’étranges images émergent de la conscience de Yujin, et le cri angoissé de sa mère. Mais appelait-elle à l’aide ? Ou implorait-elle ?

Pour trouver la clé qui déverrouille sa mémoire, il va devoir remonter seize ans plus tôt, lorsque tout s’est joué. Retrouver la scène initiale, impensable, insupportable. Seize années de secrets, de silence, d’une vie contrôlée dans ses moindres détails, jusqu’à ce que tout bascule.

Mais quand on a franchi la frontière interdite, il n’existe pas de retour possible.

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  • Saveur Littéraire 3 mars 2021
    Généalogie du mal - You-Jeong Jeong

    Une excursion dans la littérature policière de Corée du Sud vous tente-t-elle ? Je vous propose de vous perdre quelques minutes dans Généalogie du mal, de You-jeong Jeong, dont le résumé laissait planer l’odeur d’un huis-clos angoissant, truffé de mystères du passé, et teinté d’une tension grimpante. La promesse d’un excellent moment de lecture commençait par la couverture divine et envoûtante de l’ouvrage : de quoi séduire le lecteur à coup sûr !

    Huis-clos, ça, on peut le dire. Généalogie du mal débute par les pensées perdues d’un jeune homme, Yujin, et la découverte macabre qu’il va faire après son réveil. Ça, c’est dans les cent premières pages, et c’est la seule chose qui se passe dans ce premier quart. On regarde alors nerveusement le nombre de pages total, et on tombe sur un bon 400 pages. Voilà qui ne rassure pas : et si le roman se poursuivait ainsi, à un rythme d’escargot ?

    Cette brique est entièrement focalisée sur Yujin, nous sommes encrés dans la moindre de ses pensées, décortiquées certes avec talent par l’auteure. Jeune homme confus qui tente de savoir ce qui s’est passé et comment il s’est retrouvé avec le cadavre de sa mère dans leur appartement. C’est là-dessus que se passe le roman, c’est l’élément déclencheur… ou presque ! Et si les premières cent pages laissaient craindre qu’on soit tombé sur un somnifère, le rythme va progressivement s’intensifier, pour notre plaisir et notre soulagement. You-jeong Jeong nous amène sur les traces du passé et sur l’avènement d’un meurtrier, comme le promettait la quatrième de couverture, en prenant tout son temps pour nous montrer l’évolution.

    Beaucoup de longueurs parfois dures à tenir, des moments où l’on se dit « pourquoi continuer à lire ? » et « combien de temps je vais perdre mon temps ? », mais plus les pages défilent et plus on comprend la présence de tous ces instants dans la tête de Yujin, et la nécessité de nous les présenter. Nous savons ce qu’a fait Yujin, bien qu’on ne connaît pas les détails, mais lui ignore totalement, c’est donc là que ça devient intéressant, et c’est pour ça qu’on tourne les pages : pour voir ce jeune homme à qui l’on a menti toute sa vie se réveiller peu à peu. Et ça demande du temps, oui, et du style. Pour le coup, agréable sans être prétentieux, on s’y perd pour mieux s’y retrouver, et se reperdre ensuite, comme dans un tourbillon de pensées.

    Huis-clos parce qu’on est enfermés dans les pensées bordéliques de Yujin, mais aussi parce qu’en effet, on quitte très peu l’appartement qui sert aussi de scène de crime. On rencontre très peu de personnages ; entre Yujin, sa tante et son frère d’adoption, l’apparition d’autres têtes reste anecdotique et trop vague pour qu’on y prête attention. Et ce huis-clos lent ne prend son réel intérêt qu’à la deuxième moitié. La récompense arrive sous la forme de pensées encore plus confuses mais délectables, entre les doutes et la colère, les souvenirs qui remontent et ceux qui s’effacent, et la révolte, les révélations qui tombent d’elles-mêmes, naturelles. Crédibles et bien amenées.

    C’est là que l’on comprend la force de Généalogie du mal : vous n’y trouverez pas d’action avec des poings ou des course-poursuites, pas d’enquête sur le meurtre sordide d’une vieille femme. Aucune action extérieure, mais une guerre intérieure. Tout se joue en réalité sur la tension qui règne à l’intérieur de Yujin, et les conséquences directes qui se produisent devant nos yeux. Piégés comme des rats, en même temps que ce jeune homme que l’on a bridé toute sa vie, pour lui cacher un lourd secret, forcés dans un petit espace qui menace de se briser en même temps que les souvenirs se libèrent.

    La fabrication d’un monstre s’œuvre sous nos yeux ronds, et voici l’exploration en profondeur d’un esprit tourmenté par ce qu’il est. Secrets de famille, psychiatrie et relations familiales sont au cœur de ce thriller coréen. Ne manquait à ces 400 pages qu’un peu plus de rythme, car tout de même, la magie ne prend qu’à la moitié de la brique, et c’est bien dommage parce qu’on ressort frustré de cette lecture, malgré un dénouement magistral et glaçant. Pour le coup, on regrettera aussi que la quatrième de couverture soit aussi étoffée, parce que si on lit le résumé, on lit l’histoire, et il suffit de lire les cent dernières pages pour comprendre le roman en entier… Moralité : prenez garde à la quatrième de couverture !

    (https://saveurlitteraire.wordpress.com/2021/02/28/126-genealogie-du-mal-you-jeong-jeong/)

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