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L’escalier du diable - Dean Koontz

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Résumé :

La suite des aventures de Jane Hawk, mue par la même soif de justice et de vengeance, par Dean Koontz, l’un des auteurs américains de thrillers le plus lu au monde.
" Je pourrais être morte demain. Ou pire... "

Luttant contre l’étrange épidémie de suicides qui a emporté son mari, Jane Hawk est devenue la fugitive la plus recherchée des États-Unis. Tant par le gouvernement que par les responsables d’une confrérie secrète. À présent, elle tient une proie dans son viseur : un homme influent... disposant d’une armée de tueurs.
Mue par sa soif de vengeance, Jane rejoint les flancs enneigés du Lac Tahoe, en Californie. Ce qu’elle va y découvrir est terrifiant. D’autant qu’elle va devoir gravir l’escalier du diable !
Jane sait que le temps lui est compté. Que sa vie ne tient qu’à un fil. Mais, elle respire encore... Et une conspiration menace des millions d’êtres humains.

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Vos #AvisPolar

  • L’atelier de Litote 17 février 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Après "Dark Web" et "La chambre des murmures", "L’escalier du diable" est la troisième apparition de Jane Hawk. Cela ne manque pas d’action, de violence ni de suspense, tout nous ramène à la peur de perdre le contrôle, de sa vie, des ses choix, de son esprit. Jane va devoir faire preuve de courage encore une fois pour trouver le tueur de son mari et pour sauver la vie de son fils. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est intense et sombre, peut-être trop. Jane a tout de l’héroïne, intelligente et allant jusqu’au bout de ce qui doit être fait dommage qu’elle doive pour cela se mettre au niveau des « méchants ». Elle est à la fois celle qui fuit et celle qui pourchasse. Cela en fait un personnage de superwoman qui arrive à se sortir de biens des situations périlleuses. Quand on sait qu’il y a peu elle était encore une épousé aimé, une mère et un agent reconnu du FBI mais depuis la perte de son mari, tout semble avoir volé en éclat.

    Le récit est écrit en alternant de courts chapitres et des points de vue différents. Pas évident d’apprécier ce style chargé et ces longueurs. Des intrigues en parallèles qui n’apportent rien de particulier (voir les jumeaux). Je n’oublie pas les dialogues entre Jergens et Dubose qui s’ils ne m’ont pas convaincu, on eu l’avantage de me faire prendre conscience de leur degré de folie. Un livre difficile à classer qui ne se cantonne pas au thriller dont Koontz est un maître du genre mais qui s’approche aussi de la science –fiction pour aller vers un thriller technologique. Avis aux amateurs, je voulais terminer par dire qu’il me semble important pour bien apprécier les nuances de cette série de lire les tomes précédents. Bonne lecture.

  • Le Monde de Marie 24 février 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Dans ce 3e opus on va encore plus (et oui c’est possible) découvrir la folie du monde dans lequel vit Jane. Une sombre machination qui remonte toujours plus haut et un désir de vengeance qui la mène toujours plus loin.

    Une intrigue principale qui se poursuit, mais aussi des intrigues secondaires. Elles sont des démonstrations de toute l’horreur de la mise en place du mécanisme de contrôle. Un rythme toujours aussi prenant et un chouïa plus intense encore. Avec le sentiment constant que l’étau se resserre autour de Jane et ses proches. De lourdes pertes viendront tout bouleverser.

    On suit l’intrigue à différents niveaux avec toujours ses chapitres courts qui donnent un bon rythme. J’ai apprécié découvrir de manière plus approfondie la façon dont procédent « les méchants » par le biais de deux agents pas tout juste non plus.

    Une série à lire dans l’ordre. Une très belle épaisseur dans l’intrigue. Son côté anticipation fait froid dans le dos et nourrit la paranoïa. Une soif de vengeance, une quête dans laquelle Jane est à la fois proie et chasseuse. L’histoire, très fournie, est captivante et on ne peut que ressentir une profonde empathie pour Jane et ses proches. Malgré les conclusions qui sont bien là, il est difficile de ce dire que ce 3e opus marque la fin de la saga.

  • Des Livres Mon Univers 24 février 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    J’ai lu le troisième opus de la série Jane Hawk qui est un peu différent des deux précédents.

    Jane est toujours en cavale, elle essaie de trouver les dirigeants de la société secrète qui asservissent la population nommés Les Arcadiens tout en essayant de protéger son fils, ils veulent la voir morte coûte que coûte et sont infiltrés partout.

    J’ admire la force de caractère de Jane, je me suis même demandée si elle n’était pas faite en acier. Ça fait déjà un moment que Jane se cache et elle commence à montrer des craquelures que j’ai aimé voir, nous nous enfonçons avec elle dans les ténèbres, nous descendons l’escalier du diable qui nous emmène vers la folie. La poursuite est loin d’être terminée. À suivre dans un quatrième tome !

    Si vous voulez vous aussi descendre l’escalier du diable, je vous conseille de lire la série depuis le début car chaque roman se relaient, et ce serait vraiment dommage de ne pas le faire.

    NB : Petite réflexion très personnelle, je trouve que Dean Koontz répète souvent les mêmes détails dans ses romans qui pour moi n’est pas nécessaire, puisque les romans se suivent, du coup la lecture est moins fluide,
    c’est pourquoi je ne mets que quatre étoiles !

  • bookliseuse 30 mars 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Jane Hawk – 3

    On retrouve Jane Hawk, toujours à la recherche de vérités, se rapprochant chaque jour un peu plus de celle-ci. Pourquoi masquer le meurtre de son mari en suicide ? Pourquoi menacer son fils de mort dès le début de son enquête ? Qui est derrière tout ça ?

    Encore une fois Jane va nous montrer combien elle est tenace, courageuse, et prête à tout pour découvrir la vérité et par la même occasion mettre en sécurité ceux qu’elle aime notamment son fils.

    Dans cet opus, l’auteur développe un peu plus deux personnages que l’on a découvert dans les autres romans : Washigton et Jessie qui cachent Travis le fils de Jane. On ne peut qu’admirer ce couple si uni, qui est dévoué corps et âme à l’amitié qui les unie à Jane et l’amour profond qu’ils ressentent pour le petit Travis. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour protéger celui-ci. Le petit Travis, si jeune mais tellement mature, ayant grandi d’un coup face à l’adversité.

    La nanotechnologie, omniprésente dans ce roman, mais froid dans le dos. Et si tout ce que décrit l’auteur était possible ? Cela signerait certainement la fin du monde et du libre-arbitre comme nous le connaissons actuellement. L’auteur décrit avec détail, les horreurs que sont prêt à commettre des êtres assoiffés de pouvoir et d’argent.

    Je n’ai pas trop saisi la présence des jumeaux, je pensais qu’il allait apporter quelque chose en plus, après toutes ces pages de courses-poursuites inimaginable, mais au final rien. Peut-être dans le prochain roman ?

    En fermant ce roman, je n’ai qu’une hâte, découvrir le prochain.

  • claire07 26 mai 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Tout d’abord, merci aux éditions de l’Archipel pour ce service presse. C’est parti pour 432 pages !
    Je connaissais déjà l’auteure avec « La chambre des murmures » que j’avais beaucoup aimé.
    Il faut savoir que ce livre peut se lire indépendamment des autres.
    Nous retrouvons notre héroïne Jane Hawk toujours en fuite.
    Qui est en pleine discussion avec Sarah au sujet de son mari.
    On comprend très vite que Sarah a un lien avec le complot et l’injection d’une nanotechnologie dans le cerveau et d’une histoire d’algorithme.
    Ici, il est question d’une organisation secrète qui espère changer le monde en mode manipulation mentale (oui, oui, rien que ça !)
    Dans ce complot, vous trouverez également des meurtres déguisés et des actes terroristes. Comme toujours les grosses légumes veulent gouverner le monde.
    Des protagonistes ainsi que des jumeaux qui feront avancer toute cette affaire avec cette alternance de chapitres. Vous l’aurez compris,
    j’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. On replongera avec elle pour un nouveau tome pour notre plus grand plaisir.
    Ce thriller est un vrai page-turner ! J’ai été littéralement happée par l’histoire et par son écriture fluide.
    Et quel plaisir pour moi de savoir que nous allons retrouver Jane.

  • LesRêveriesd’Isis 7 octobre 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Le roman s’ouvre sur Sarah Holdsteck, une jeune femme détruite et ruinée par son ex-mari. Autant dire que j’ai cherché le lien avec Jane Hawks pendant quelques instants, puis je me suis laissée porter. Très vite ce lien apparaît (Simon Yegg) et nous retrouvons notre héroïne plus décidée que jamais ! J’ai beaucoup aimé cette entrée en matière du roman parce que finalement, nous avons une coalition de femmes, que des hommes sans pitié, des bourreaux, pensaient avoir brisées et qui renaissent de leurs cendres pour mieux terrasser leurs ennemis. La complicité créée par des ennemis communs est très vite palpable et nous réjouit autant que le récit des atrocités subies par Sarah nous révulse.

    Le ton de ce 3e tome est plus sombre que dans le deuxième volet. Jane est enferrée dans une véritable croisade où les dés semblent pipés, et plus d’une fois, nous la croyons perdue. Elle lutte avec l’énergie du désespoir face à une structure qui déploie toujours plus avant ses ramifications. Les Modifiés par les Arcadiens sont partout, ils gangrènent toutes les strates de la société et la cruauté des gens hauts placés dans cette secte n’a pas d’égal : meurtres mis en scène et filmés, tortures, viols, vols, extorsions… rien ne les arrête, ni la famille ni les amis. La NSA et les deux hommes à la poursuite de notre héroïne en sont le parfait exemple. Cruels, ils se délectent de la souffrance de ceux qu’ils exécutent ou à qui ils injectent le sérum pour les contrôler. Dubose est particulièrement détestable. Son attitude face à Sanjay et Tanuja m’a profondément révoltée. Dean Koontz a un vrai talent pour mettre en scène des situations glaçantes mais qui ne semblent malheureusement pas impossibles dans un futur plus ou moins lointain. Quant à la bassesse et à la cruauté humaine, nul doute que ce qu’il évoque pourrait exister – et si des nanotechnologies permettaient d’assujettir et de balayer le libre arbitre, nul doute que les dérives des puissants du livre arriveraient. Cela rend le roman particulièrement inquiétant et lui confère une saveur très singulière. Nous ne sortons pas indemnes de la lecture.

    Dans un monde sans foi ni loi, notre pauvre Jane peut compter sur quelques amis, mais encore faut-il savoir si ces amis suffiront à sauver son fils Travis et à lui permettre de poursuivre son combat… d’autant qu’ils sont eux aussi plus rares que dans le tome 1. C’est ce qui rend le roman plus oppressant d’ailleurs. Jane est ici tout aussi attachante que dans La Chambre des Murmures, mais la traque qu’elle mène l’épuise et la transforme. Pour survivre, elle doit aussi s’endurcir, et parfois, jouer à armes égales avec ses adversaires. La proie devient le bourreau du méchant tombé entre ses griffes, mais à la différence de ses ennemis, ce qu’elle est réduite à faire la hante. Je ne peux qu’admirer cette femme et son courage. Elle s’est avancée trop avant pour renoncer, mais chaque pas risque de la mener au trépas et au carnage. Elle devient dans ce livre un véritable funambule effectuant une traversée sans fin au dessus de l’abîme.

    Son fils a un rôle un peu plus grand ici aussi et j’ai adoré le croiser et voir le garçon intelligent qu’il devient. Mais l’auteur ne lui épargne rien, et mon cœur s’est serré à la lecture de ses mésaventures. Je l’ai cru sauvé, puis perdu, et quand j’ai pensé qu’il était enfin sorti d’affaire, tout s’est joué à quelques instants… La tension est donc à son comble ici et l’auteur joue très clairement avec nos nerfs en ce qui concerne Travis, mais pas seulement : pour les Washington, pour Jane, pour Booth Hendrickson…

    Enfin, j’ai adoré le revirement de situation dans les dernières cent pages, je me suis trouvée estomaquée de ne pas avoir anticipé ce qui se passerait dans l’antre du Diable. Les choix de Dean Koontz permettent de relancer la dynamique du roman et cela éclaire beaucoup de choses sur les deux cent pages précédentes : autant de petits détails distillés, que nous n’avions pas su interpréter et qui prennent enfin tout leur sens. La construction du roman est réellement au service du sens et nous avons là un thriller sans temps mort, qui aiguise notre appétit page après page, qui nous emporte sur de fausses pistes afin de mieux nous laisser étourdis par le rythme et l’évolution des choses.

    Je terminerai sur le titre et sa symbolique. Tout au long du roman, je me suis demandé ce qu’était cet Escalier du Diable. Au début, on ne nous en parle pas, puis le nom apparaît, vient, revient, mais sans que l’on ait la moindre idée de ce dont il s’agit. La révélation n’en est que plus éclatante ! La description des lieux est terrifiante, elle fait froid dans le dos et illustre à la perfection la folie des Arcadiens et de leur projet sociétal. Une fois ce lieu énigmatique atteint, le roman atteint lui aussi son acmé et l’intensité ne baisse plus jusqu’aux dernières lignes.

    Au terme de ce troisième tome, Jane Hawks n’a pas fini son oeuvre. Le lecteur pourrait se lasser, trouver des redites dans ce jeu du chat et de la souris entre l’ex-enquêtrice et les acteurs de la conspirations… Mais non. Ce n’est pas le cas. L’intrigue est sans cesse relancée, l’histoire avance et, à chaque page, nous soulevons un peu plus le voile de l’horreur qui se trame en sous-marin.

    Ainsi, L’Escalier du Diable est un excellent thriller, saisissant et haletant totalement en lien avec la Modernité dans tout ce qu’elle a de terrifiant, et saupoudré d’un zeste de turpitudes humaines. Par son écriture et par la construction du livre, Dean Koontz attise notre curiosité et souffle sur les braises de nos peurs pour nous laisser essoufflés et étourdis à l’issue du livre.

  • LesRêveriesd’Isis 8 octobre 2020
    L’escalier du diable - Dean Koontz

    Il y a un an, je redécouvrais Dean Koontz avec La Chambre des Murmures, un roman glaçant et inquiétant (lien vers la chronique ici) et depuis, j’attendais la suite avec impatience. Autant dire que lorsque j’ai reçu L’Escalier du Diable, je n’ai pas mis longtemps à l’attaquer !

    Dans ce deuxième volet, nous reprenons la traque de Jane pour déjouer le complot d’une société encore secrète. Ces hommes et ces femmes qu’elle combat transforment certaines personnes avec des nanotechnologies et usent d’un pouvoir de vie et de mort démentiel, tout en s’assurant une place de choix dans le monde.

    Le roman s’ouvre sur Sarah Holdsteck, une jeune femme détruite et ruinée par son ex-mari. Autant dire que j’ai cherché le lien avec Jane Hawks pendant quelques instants, puis je me suis laissée porter. Très vite ce lien apparaît (Simon Yegg) et nous retrouvons notre héroïne plus décidée que jamais ! J’ai beaucoup aimé cette entrée en matière du roman parce que finalement, nous avons une coalition de femmes, que des hommes sans pitié, des bourreaux, pensaient avoir brisées et qui renaissent de leurs cendres pour mieux terrasser leurs ennemis. La complicité créée par des ennemis communs est très vite palpable et nous réjouit autant que le récit des atrocités subies par Sarah nous révulse.

    Le ton de ce 3e tome est plus sombre que dans le deuxième volet. Jane est enferrée dans une véritable croisade où les dés semblent pipés, et plus d’une fois, nous la croyons perdue. Elle lutte avec l’énergie du désespoir face à une structure qui déploie toujours plus avant ses ramifications. Les Modifiés par les Arcadiens sont partout, ils gangrènent toutes les strates de la société et la cruauté des gens hauts placés dans cette secte n’a pas d’égal : meurtres mis en scène et filmés, tortures, viols, vols, extorsions… rien ne les arrête, ni la famille ni les amis. La NSA et les deux hommes à la poursuite de notre héroïne en sont le parfait exemple. Cruels, ils se délectent de la souffrance de ceux qu’ils exécutent ou à qui ils injectent le sérum pour les contrôler. Dubose est particulièrement détestable. Son attitude face à Sanjay et Tanuja m’a profondément révoltée. Dean Koontz a un vrai talent pour mettre en scène des situations glaçantes mais qui ne semblent malheureusement pas impossibles dans un futur plus ou moins lointain. Quant à la bassesse et à la cruauté humaine, nul doute que ce qu’il évoque pourrait exister – et si des nanotechnologies permettaient d’assujettir et de balayer le libre arbitre, nul doute que les dérives des puissants du livre arriveraient. Cela rend le roman particulièrement inquiétant et lui confère une saveur très singulière. Nous ne sortons pas indemnes de la lecture.

    Dans un monde sans foi ni loi, notre pauvre Jane peut compter sur quelques amis, mais encore faut-il savoir si ces amis suffiront à sauver son fils Travis et à lui permettre de poursuivre son combat… d’autant qu’ils sont eux aussi plus rares que dans le tome 1. C’est ce qui rend le roman plus oppressant d’ailleurs. Jane est ici tout aussi attachante que dans La Chambre des Murmures, mais la traque qu’elle mène l’épuise et la transforme. Pour survivre, elle doit aussi s’endurcir, et parfois, jouer à armes égales avec ses adversaires. La proie devient le bourreau du méchant tombé entre ses griffes, mais à la différence de ses ennemis, ce qu’elle est réduite à faire la hante. Je ne peux qu’admirer cette femme et son courage. Elle s’est avancée trop avant pour renoncer, mais chaque pas risque de la mener au trépas et au carnage. Elle devient dans ce livre un véritable funambule effectuant une traversée sans fin au dessus de l’abîme.

    Son fils a un rôle un peu plus grand ici aussi et j’ai adoré le croiser et voir le garçon intelligent qu’il devient. Mais l’auteur ne lui épargne rien, et mon cœur s’est serré à la lecture de ses mésaventures. Je l’ai cru sauvé, puis perdu, et quand j’ai pensé qu’il était enfin sorti d’affaire, tout s’est joué à quelques instants… La tension est donc à son comble ici et l’auteur joue très clairement avec nos nerfs en ce qui concerne Travis, mais pas seulement : pour les Washington, pour Jane, pour Booth Hendrickson…

    Enfin, j’ai adoré le revirement de situation dans les dernières cent pages, je me suis trouvée estomaquée de ne pas avoir anticipé ce qui se passerait dans l’antre du Diable. Les choix de Dean Koontz permettent de relancer la dynamique du roman et cela éclaire beaucoup de choses sur les deux cent pages précédentes : autant de petits détails distillés, que nous n’avions pas su interpréter et qui prennent enfin tout leur sens. La construction du roman est réellement au service du sens et nous avons là un thriller sans temps mort, qui aiguise notre appétit page après page, qui nous emporte sur de fausses pistes afin de mieux nous laisser étourdis par le rythme et l’évolution des choses.

    Je terminerai sur le titre et sa symbolique. Tout au long du roman, je me suis demandé ce qu’était cet Escalier du Diable. Au début, on ne nous en parle pas, puis le nom apparaît, vient, revient, mais sans que l’on ait la moindre idée de ce dont il s’agit. La révélation n’en est que plus éclatante ! La description des lieux est terrifiante, elle fait froid dans le dos et illustre à la perfection la folie des Arcadiens et de leur projet sociétal. Une fois ce lieu énigmatique atteint, le roman atteint lui aussi son acmé et l’intensité ne baisse plus jusqu’aux dernières lignes.

    Au terme de ce troisième tome, Jane Hawks n’a pas fini son oeuvre. Le lecteur pourrait se lasser, trouver des redites dans ce jeu du chat et de la souris entre l’ex-enquêtrice et les acteurs de la conspirations… Mais non. Ce n’est pas le cas. L’intrigue est sans cesse relancée, l’histoire avance et, à chaque page, nous soulevons un peu plus le voile de l’horreur qui se trame en sous-marin.

    Ainsi, L’Escalier du Diable est un excellent thriller, saisissant et haletant totalement en lien avec la Modernité dans tout ce qu’elle a de terrifiant, et saupoudré d’un zeste de turpitudes humaines. Par son écriture et par la construction du livre, Dean Koontz attise notre curiosité et souffle sur les braises de nos peurs pour nous laisser essoufflés et étourdis à l’issue du livre.

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