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Les Démoniaques - Koping Mattias

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18 #AvisPolar
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2 enquêteurs
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Résumé :

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

EXTRAIT - INCIPIT

2012.

Ils reprennent en choeur :
" Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope ! "
Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux.
Elle s’appelle Kimy.
Ce soir, on fête ses quinze ans.

Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 10 juillet 2017
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Exceptionnellement, je vais commencer par la fin, pour que tu comprennes bien. Va le chercher. Va chez ton libraire, et s’il l’a pas, commande-le !

    C’est un des romans les plus durs que j’ai lus cette année. Il fait partie, sans même que j’ai cherché à comprendre pourquoi, de mes baffes de 2016.

    Il y a tout dedans. Mattias Köping, il a tout mis.

    Mais surtout, il y a mis Kimy. Elle a 15 ans, et elle a pas la vie facile. Sur la quatrième de couverture, il y a écrit ça :

    « C’est l’histoire d’une vengeance. L’histoire d’une fille qui affronte une bête. Son proxénète, son violeur, son père. »

    T’as compris ? Pas la peine d’en dire plus sur l’histoire, parce que ça va te suffire à l’ouvrir à la première page, à prendre ta première baffe, et à essayer de suivre Mattias Köping jusqu’où il veut t’emmener. Et tu vas tourner les pages.

    Et Kimy, comme Henri, tu vas vouloir l’aider. Peut-être même que t’aurais pu tomber amoureux, si t’avais eu 15 ans toi aussi. Tu vas lui murmurer de pas s’inquiéter, qu’elle va s’en sortir. Que tu vas tout faire pour qu’elle s’en sorte.

    Et puis tu vas sombrer, comme moi. Parce qu’à ce niveau là, il s’agit plus de louper une marche et de se casser la gueule. C’est un abyme qui s’ouvre sous tes pieds.

    Certains écrivains ont touché à ce que je définis comme le plus que sacré, notamment Johana Gustawsson avec « Block 46 ».

    Le plus que sacré, c’est quand l’histoire touche aux enfants. Quand les assassins brutalisent des gosses. Ben là, Mattias Köping, il est en plein dedans.

    La pédophilie, la prostitution des petites filles, le Mal.

    Tu sais, ce qui te ferait devenir violent au-delà du raisonnable. Ce qui laisserait sortir de toi la rage que nos civilisations ont enfoui à l’intérieur de nous depuis des siècles.

    Cette rage là.

    Liée à ce qui te laisse voir ces mômes que tu connais, que tu croises tous les jours, entre les mains de ces pervers que tu n’arrives même pas à imaginer. Parce que ces mômes, ce sont aussi les tiens, ou ceux de tes enfants.

    La violence de certains tueurs en série, déjà croisés dans d’autres livres, paraît presque désuète, voire surannée, au regard de ce que ce roman te permet d’entrevoir.

    Juste d’entrevoir, parce que tu vas fermer les yeux. Forcément. Et puis les rouvrir parce que tu veux savoir la suite de l’histoire…

    Alors tu vas marcher à côté de de Kimy, parce que toi aussi, t’auras besoin de marcher plutôt que de rentrer en bagnole. Besoin, comme elle, de prendre l’air.

    J’ai cru au début que ce serait glauque. À la limite du supportable.

    Mattias Köping s’est interdit de censurer quoi que ce soit, donc tu assistes à des choses alors que tu voudrais tourner la tête et ne pas voir. Mais ça existe !

    C’est ça qu’il te fait toucher du cœur. Ça existe…

    Tu vas espérer qu’elle va réussir, Kimy. Que cette vengeance dont on t’a parlé sur la couverture, elle va la mettre en place. T’es même prêt à l’aider.

    Vas-y, respire.

    Et n’ai pas peur. Je sais que tu vas te dire que non, tu peux pas lire un bouquin comme ça. Que ça touche les mômes. Les petites minettes qui sont à fond sur leurs iPhones. Qui se mettent du maquillage, pour être plus jolies encore. Mais tu vas rater quelque chose.

    Je te jure que tu vas rater quelque chose.

    T’as aimé « Block 46 » ? Tu vas aimer « Les démoniaques » aussi.

    C’est un conte de fées, mais avec la fin imaginée par l’auteur. Celle qu’il a pas voulu écrire. Pour pas faire peur aux enfants. Celle que son éditeur lui a refusé.

    Merci M’sieur Ring.

    Deux mots sur l’écriture. Elle transpire. Elle sent mauvais parfois. Elle te met dans le rôle du voyeur, souvent, parce que t’as pas le choix. Parce que pour comprendre, il faut avoir vu. Il écrit pour de vrai, avec les tripes dont parlait Bukowski, et ils sont pas nombreux à pouvoir le faire.

    Chacun des mots est sans doute pesé avant d’être déposé sur la page. Parce que tu peux pas te rater quand t’écris sur cette violence là. Tu peux pas remplacer un mal par un autre. Quand t’es le témoin.

    Juste le témoin.

    Tu vas être bousculé. Grave bousculé.

    Parce que tu vas te rendre compte que c’est nous, finalement, qui laissons faire.

    C’est nous qui autorisons cette violence.

    Et ça commence quand tu laisses ton môme, rire avec ses potes, et dire les mots.

    Ceux que tu devrais interdire.

    « Joyeux anniversaire, salope ! »

  • Ophé Lit 10 septembre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Chronique d’un roman qui bouscule...

    Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
    Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
    Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
    Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

    Alors qu’elle ne supporte plus les viols à répétition, de dealer et de se prostituer pour son père, Kimy, 17 ans, décide de ne plus subir et de faire payer à son géniteur ses années de souffrances. Mettre à jour les nombreux trafics de cet être immonde et de ses complices, voilà son objectif. Dans ce combat, elle rencontrera la lecture qui deviendra son « radeau de la méduse », elle devra aussi se battre contre ses démons et apprendra à se voir autrement que comme l’objet de son paternel.

    Les Démoniaques, un roman noir, obscur, une plongée au cœur des réseaux pédophiles, du trafic de stupéfiants, de la prostitution, du trafic d’êtres humains.

    Ces sujets sombres servent également de vecteur à l’auteur pour développer d’autres thèmes qui nous offrent une seconde lecture.
    Ainsi, il évoque sa vision de la télé-réalité :
    « Elle pressa la télécommande et s’arrêta sur une rediffusion des Ch’tis dans la Jet Set. Dans une cuisine high-tech hyper lookées, des pétasses en string s’abreuvaient d’injures censurées par des bips hypocrites ; une autre prenait sa douche, exhibant noix de coco et raie du cul ; des branleurs tatoués et bodybuildés évoluaient comme des coqs au milieu de toutes ces poules […] les filles étaient méga bien roulées, c’est sûr, mais c’était une émission pour trisos défoncés. Putain quelle daube ! »
    Il parle également le trou béant que peut causer l’absence d’un parent dans la construction d’un enfant.
    Il nous montre le visage d’une jeunesse désabusée qui se noie entre alcools et drogues pour oublier l’ennuie et se sentir exister. Et même si cette réalité n’est pas une généralité, elle existe bel et bien aux cœurs des campagnes mais aussi des villes . Une plongée dans les abîmes de la drogue, la déchéance qui l’accompagne lorsque finalement ce n’est plus nous qui guidons notre vie mais que c’est « la dose » qui a pris le pouvoir.
    Il évoque ,avec une poésie obscure, le monde de la nuit, des clubs et autres boites de nuit :
    « Noir, foule verte, noir, foule bleue, noir, foule multicolore, noir, visages figés, noir, forêt de bras tendus, noir, corps suspendus. Ça empestait la bête […] Tranche de visages déformés, corps recomposés par les lasers. La nuit accouchait de monstres. »
    Mattias nous parle également de l’amour, de sa naissance que l’on ne maîtrise pas, des souffrances qu’il peut entraîner lorsqu’il se brise ou qu’il n’est pas partagé.

    Il nous décrit des scènes insoutenables, sans filtre, sans enrobage inutile, sans chercher à choquer ou à rendre leur vision acceptable. Il les dépeint telles qu’elles existent réellement. Les affaires Dutroux ou d’Outreau n’étaient jamais loin au cours de ma lecture. C’est un roman certes, une histoire imaginée par Mattias, certes, mais ces trafics existent, ces viols existent… et pourtant, bien au chaud dans nos chaumières, nous oublions parfois que, loin du confort de nos vies, des êtres humains vivent l’innommable.

    Enfin, il fait preuve de poésie dans l’horreur et nous livre des réflexions sur la vie :
    « La vie prenait des virages radicaux. Enfant capricieuse, elle shootait dans les fragiles constructions échafaudées par les petits humains et les incitait, ou pas, à en élaborer de nouvelles, tout aussi éphémères. Henri résumait ainsi le fruit de ses cogitations fatalistes : les choses sont, point barre. »

    Un premier roman... Il faut le savoir pour le croire tant la maturité se ressent dans l’écriture de Mattias. Pas de longueurs, du rythme, des mots justes pour décrire des scènes abjectes sans pour autant verser dans le gore ou le vulgaire provocateur.

    Les Démoniaques a reçu le grand prix du jury des Mines Noires, et cette reconnaissance est entièrement méritée.

  • Mes évasions livresques 17 octobre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    L’univers dépeint par Mattias Köping est cru, sordide, cruel. Les Démoniaques est un roman dont on ne sort pas indemne... Lorsque j’ai lu la dernière phrase, j’étais sur les rotules, totalement chamboulée. Au-delà de l’ambiance sombre des divers trafics et des personnages immondes croisés dans les pages du roman, Les Démoniaques nous narre une belle histoire.
    C’est un roman très addictif qui nous fait passer par toute une palette d’émotions : du dégoût à la jubilation. Ce roman ne sera certes pas pour tout le monde tant il est éprouvant mais pour ceux qui franchiront le pas, je vous défie de ne pas l’aimer.
    Mattias Koping, avec ce roman, tutoie les plus grands noms du thriller avec son style acéré, très fluide, alternant le langage vulgaire et le langage soutenu avec brio.
    Vivement le prochain.

  • Céline Troadec 7 novembre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    "Les démoniaques" de Mattias Köping... Des avis, il y en a eu plein, mais j’aime bien donner le mien :) je savais que l’édition Ring publiait du lourd et une nouvelle fois, oui je confirme mais d’abord un petit résumé :
    C’est l’histoire d’une vengeance.
    L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
    Son proxénète, son violeur.
    Son père.
    Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.
    Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.
    Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère .

    Alors, comment trouver les mots justes, on va la faire en free style comme d’hab :)
    Chapitre I...... quand j’ai lu les premières lignes, j’ai été secouée, une boule au ventre, un seul chapitre qui doit contenir à tout casser même pas 6 phrases et vous basculez directe à la souille. Nom barbare...
    Il y a des démons imaginaires, ceux qui nous font peur la nuit et il y a ceux de la réalité, bien vivants...Il s’appelle l’ours et ce qui est terrifiant c’est que, quelque part, ils existent...
    Ils sont cachés sous des apparences diverses, bien sous toutes les coutures, de notoriété incontestable, peut-être chez des messieurs tout le monde, père de famille, église le dimanche pourquoi pas... on ne sait pas, mais, derrière leurs façades de gueules d’ange, ils sont certainement les plus dangereux.

    Mattias va nous livrer un livre puissant. Âmes sensibles, s’abstenir. On ne rigole pas avec les mots et malgré la noirceur de ce roman, il sait utiliser les phrases les plus justes, les plus crues, mais aussi les plus belles afin de donner une autre dimension malgré des passages très difficiles..
    "Les démoniaques", c’est l’histoire, d’un réseau, de bourreaux. Entre drogues et proxénétismes, il a Kimy et sa vengeance, le pot de terre contre le pot de fer, dirons-nous... et c’est magistralement bien orchestré du début jusqu’à la fin.
    Et puis quelle fin ! Mais je n’en dirai pas plus...
    Ce livre, j’ai pris mon temps pour le lire. Parfois, j’ai dû faire des pauses, j’avoue, il fait partie de ceux qui vous retournent les viscères, vous donnent des nœuds à l’estomac.Vous pourrez lire de grands livres, de grands auteurs, il n’en reste pas moins que Matthias a écrit un « putain » de bouquin. Je m’excuse pour le terme mais c’est celui qui décrit le mieux mon ressenti.
    Je le classe définitivement dans ceux que l’on doit découvrir et respect derrière l’horreur, vous rendez hommage à toutes ces femmes qui, peut-être, encore à ce jour subissent la barbarie des démoniaques. Bref voila tout simplement à lire.

  • Booksnpics 21 février 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Jacky Mauchrétien dit l’Ours, officiellement exploitant forestier et propriétaire d’établissements de nuit, n’est autre qu’un proxénète et un dealer. Sa fille, Kimy, 18 ans a déjà un lourd vécu et ne rêve que de vengeance. Une rencontre pourrait tout changer.
    "Les Démoniaques" de Mattias Köping nous plonge au coeur de l’effroi. Entre le trafic de drogues, les meurtres, les viols, les esclaves sexuelles et la pédophilie, rien ne nous est épargné. Une chose est sûre, il faut avoir le coeur bien accroché tant l’auteur est cash. Âmes sensibles s’abstenir. Mais le roman aurait-il la même force si tel n’était pas le cas ? Passé cette première impression, on est tout de suite plongé dans un thriller, dense, très bien construit et où les personnages sont bruts de décoffrage.
    "Les Démoniaques", un roman cru, trash, dérangeant, oppressant. Un roman choc qui lance un véritable pavé dans le milieu du thriller francophone .

  • unevietoutesimple 25 février 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Que dire sur ce livre ?

    Après avoir lu plusieurs critiques, avoir vu le nom de Mattias Köping encensé sur les réseaux sociaux et un long moment de réflexion j’ai finalement décidé de le mettre sur ma liste de Noël. Le généreux Père Noël l’a déposé au pied du sapin.

    J’étais prévenue que ce serait du lourd, qu’il n’était pas à mettre entre toutes les mains mais je me suis quand même pris une claque en pleine face dès les premières phrases.

    Vous avez lu la 4ème de couverture que j’ai recopiée un peu plus haut ? Eh bien c’est tout bonnement le premier chapitre du livre. Cela met tout de suite dans le bain, non ?

    Je ne savais pas si j’allais continuer ma lecture tellement c’était éprouvant, que ce soit au niveau des mots employés que de l’histoire narrée. Tout est décrit de façon très brutale, crue, les mots employés le sont tout autant (d’ailleurs l’opposé aurait juré avec le contexte et n’aurait pas été crédible).

    Pour aller au bout, il faut s’accrocher et une fois passée cette révulsion, une fois que l’on s’est “habitué” à cette noirceur et à cette vulgarité dans le langage, on découvre un petit bijou.

    “Les démoniaques” raconte l’histoire de Jacky Mauchrétien dit l’Ours qui, de sa campagne normande, mène d’une main de fer un trafic de drogue et un réseau de prostitution. Pour lui, les femmes sont des objets sexuels servant à assouvir ses besoins pervers (et ceux des personnes qui gravitent autour de lui). Il n’épargne rien à sa fille, Kimy qu’il viole, prostitue et dont il se sert comme dealeuse.

    Sauf que Kimy se rebelle et ne rêve que de vengeance.

    Dans “Les démoniaques”, il est question de drogue, de prostitution, de traite des blanches, de pédophilie, de torture mais également d’espoir de s’en sortir et que la justice s’applique.

    A certains moments, j’ai dû refermer le livre car c’était trop, je ne pouvais pas aller plus loin dans ma lecture. Mais le lendemain, je le reprenais et les pages défilaient sous mes yeux. Heureusement, l’auteur nous a gratifié de quelques moments de répit bien venus pour soulager un peu notre “émotif” au milieu de toutes ces horreurs.

    Mattias Köping, pour un premier roman, maitrise non seulement son sujet, les thèmes qu’il aborde mais également son écriture. Celle-ci est fluide et ne se limite pas à un flux de vulgarités, elle se montre élaborée lorsque le contexte le permet.

    Avec ce roman, l’auteur vous envoie plus qu’un uppercut en pleine tronche, c’est un train à pleine vitesse que vous vous prenez. Vous en sortez KO et restez sous le choc de ce récit un bon moment après avoir refermé le livre sur la dernière page.

    Il n’est pas à mettre entre toutes les mains, il est destiné à un public (très) averti et nous vous laissera pas indemne. Vous passerez par beaucoup d’émotions au cours de votre lecture : dégoût, révolte, espoir, colère, etc.

    J’aime qu’un livre suscite de l’émotion en moi et avec “Les démoniaques” ce fut le cas, même si j’ai dû m’accrocher au début tant j’étais horrifiée par ce que je lisais.

    Il parait que “Le manufacturier”, le second roman de Köping est encore pire. Ca promet ! Le Père Noël me l’a également apporté, mais je vais m’accorder un peu de répit avant de le commencer…

  • livrement-ka 4 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un vrai thriller à la hauteur du mot. Puissant, violent, dérangeant, avec des personnages peu ragoutants et d’autres beaucoup plus sympas.

    On débute le livre sur les chapeaux de roues avec une jeune fille, Kimy de 15 ans qui fête son anniversaire, nue entourée de son père, son oncle et des amis de ces derniers, qui viennent de la violer.

    On se retrouve 3 ans plus tard à l’aube des 18 ans de Kimy et de sa prochaine majorité.

    La suite n’est qu’une descente aux enfers dans des lieux de débauche.

    Kimy est née malheureusement dans une famille totalement déjantée avec une grand mère qui n’a d’yeux que pour son fils ainé Jacky, père de Kimy.

    Ce dernier, a un physique plus qu’imposant et une moralité tout à fait relative. Son frère Dany , vit à l’ombre de son frère mais est tout autant déjanté. Ces personnes sont emplies de violence et de sadisme. Ils n’aiment personne. Le petit faible de Jacky : sa voiture un 4x4 qu il l’aime plus que tout.

    Un de leurs amis, Simplet, est totalement immature, ne connaissant ni le mal ni le bien, terriblement accro à la violence et à la torture.

    Cette bande règne en maître dans ce petit village. Leur refuge est une datcha au fond de la forêt : théâtre de scène épouvantables, mêlant sexe, drogues, alcool et violence, avec de nombreux notables de la région. L’ours, comme est surnommé Jacky, dû à son physique est à la tête de trois réseaux parallèles : drogue, jeunes mineures, et majeures prostituées. 

    D’où viennent les filles ???? la plupart sont des filles sans familles, abandonnées ou borderline (et placée en institution).....

    Une seule obsession hante Kimy : se venger de cette bande et surtout de son père. En effet, cette dernière est devenue dealeuse pour son père dans son lycée et prostituée. Elle voit peu à peu la déchéance de certains de ses amis, dont elle est la cause.

    Au fil d’une rencontre autour d’un livre emprunté, elle fait la connaissance d’Henri, homme d’âge mur avec qui elle va nouer une relation sincère et sans aucune arrière pensée. Ce dernier a perdu sa fille Charlotte et a divorcé suite à la tragédie. Il vit donc seul.

    Ensemble ils vont tenter le tout pour le tout...

    Le rythme de l’écriture de l’auteur est à la hauteur du récit. On est dès le départ happé par cette histoire épouvantables, irréelle, à la limite de l’écœurement. On plonge dès les premières pages dans un enfer sans nom, qui ne peut que vous secouer. 

    Je n’étais pas sûre d’arriver à lire ce livre en entier, surtout au début, car j’ai été désorientée face à autant de sadisme, de sexe, de violence et également de part le langage utilisé par l’auteur. Et puis j’ai continué et au final j’ai vraiment trouvé ce thriller époustouflant.

    Autant le début vous remue les tripes, autant plus on avance et plus on trouve un peu de douceur dans ce monde de brutes ; la relation sincère entre Henri et Kimy apaisant cette ambiance à la limite du supportable.

    Cette histoire n’est pas sans faire penser à une autre qui s’est déroulée dans la région d’Auxerre il y a quelques année. Et Jacky a, je pense la même apparence physique que l’auteur de cette histoire malheureusement réelle, elle.

    Sur la forme de l’histoire :

    Le livre est divisé en plusieurs chapitres.

    Le texte est très aéré et la plume est fluide ; ce qui en fait une lecture agréable. 

    La couverture reflète tout à fait l’histoire.

    Ce livre est à réserver à des adultes, en raison notamment de la violence de certains mots et de la nature de l’histoire.

    Conclusion :

    Un thriller à la hauteur de son titre.

    La bande de l’Ours est effectivement démoniaque. Une histoire dérangeante, qu’elle vous plaise ou non.

    Je vous le conseille.

  • La Papivore 4 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bienvenue à la Souille

    C’est l’histoire d’une jeune fille, Kimy, qui n’a pas une vie facile, loin de là. Elle a 18 ans et son père c’est Jacky Mauchrétien, dit l’Ours. Et être la fille de l’Ours, c’est être complètement à son service. Donc Kimy vend la drogue de son père, Kimy vend son corps pour son père, et ce dernier la viole sans honte. Et cela depuis sa prime adolescence.

    Kimy, à 18 ans, elle a déjà eu dix vies au moins : elle commence à peine sa vie d’adulte et est confrontée au pire de ce qu’un adulte représente. Au lieu d’être protégée, elle est complètement à la merci d’hommes qui sont les pires de tous.

    Mais cette gamine a en elle une force incroyable et sa rencontre avec Henri, prof de français dépressif, va lui donner la pichenette pour qu’elle mette en œuvre sa vengeance : elle veut détruire l’empire de son père, trafiquant de drogues et proxénète. Kimy et Henri ont tous les deux une revanche à prendre sur la vie, sur un père, sur l’absence, sur la violence. Et quand deux âmes cabossées se rencontrent ça donne un livre magnifique.

    Brillant

    Mattias Köping montre avec ce premier roman que c’est un grand auteur de livres noirs. Car il n’y a pas beaucoup d’autres couleurs que le rouge du sang et le noir des âmes dans ce livre. Évidemment il y a de la violence, évidemment on est choqué par la cruauté dont font preuve les personnages dans cette histoire : pédophilie, inceste, prostitution, viols,violence, trafic de drogues, d’êtres humains, meurtres,… c’est comme si Mattias Köping avait mis tout ça dans un shaker et qu’il en aurait ressorti un personnage : Jacky Mauchrétien. Ce type est dégoûtant à vomir, et tous ses potes idem.

    Mais il y a Kimy et Henri, et ces deux-là sont comme deux lumières dans la nuit.

    En un mot

    Je suis ressortie de cette lecture sonnée, mise KO debout par cette histoire d’une noirceur extrême.

    C’est brillant, c’est choquant, c’est évidemment un coup de cœur.« »

  • claire chronique 5 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un livre bouleversant, choquant qui laisse des traces...
    Dés les premières pagent l’auteur nous plonge dans le bain ici les sujets abordés vont droit aux buts et son très explicatifs !!!
    Âmes sensibles passer votre chemin ! Violences faites aux femmes, pédophilie, alcool et trafics de drogue son au rendez-vous dans ce livre !
    Mais par-delà les horreurs, c’est l’histoire d’une vengeance menée d’une main de fer.
    Une histoire qui tient la route et une histoire d’amour aussi celle de Kimy et Henri professeur de Français !
    Cette rencontre grâce a un livre subtilisé ou Kimy apprendra que l’amour, l’affection et la gentillesse peuvent être complétement désintéressés !
    Il n’y a aucune longueur et heureusement que par moment l’auteur ne s’étalent pas sur les sévices faits surtout aux mineurs, car je pense que j’aurais sauté les lignes, car j’aurais trouvé ça plus que mal sains de lire tout ça ! Hormis Kimy, le personnage qui m’a le plus touché ça était la petite Marie, j’ai eu une larme et le Coeur qui s’est serré à son maximum pour elle.
    En bref : un coup de Coeur, un premier roman choc, puissant pour un auteur qui connaît impeccablement son sujet !

  • colorandbook 5 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture en lisant ce roman, mais attention, cependant, je ne le conseillerais pas à tout le monde. En effet, c’est un roman vraiment noir. On parle ici de viol, de prostitution, de violence, de drogue, d’inceste, de violences multiples, de manière très crue, et ça peut choquer les lecteurs les plus sensibles.

    Les +

    * Le thème principal de la vengeance, qui est super bien abordé.
    * Des personnages percutants.
    * La plume de l’auteur est très visuelle et fait passer de nombreuses émotions.
    * Une histoire riche en action, en surprises, en rebondissements et en émotions.
    * Des passages très crus mais percutants, qui font ressentir dégoût, colère ou tristesse...

    Les -

    * Peut-être un peu trop de longueurs au début du roman
    * Mon manque d’attachement aux personnages, bien que j’ai eu de la compassion pour eux
    * Un peu prévisible par moments

    Pour conclure, j’ai énormément apprécié Les Démoniaques, un roman fort et percutant qui me fait ressentir beaucoup de choses, mais qui était aussi un peu dur à lire sur le plan émotionnel. Je le conseille seulement aux lecteurs avertis. Ce qui est le plus dur, c’est que le roman est terriblement réaliste. Les personnages, l’histoire, la plume de l’auteur, tout était fort et profondément touchant dans ce roman.

  • Angie - Blog Culturez-moi 8 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Après la grosse claque que je me suis prise avec Le Manufacturier, je n’ai pas mis très longtemps à me décider pour la lecture des Démoniaques.

    En lisant la 4ème de couverture, vous avez sans doute compris que la lecture de ce roman n’est pas une sinécure. Les deux premières pages vous emmènent directement au cœur du sujet. Kimmy, fille d’un baron de la drogue et de la prostitution locale est abusée par son père et ses potes abjects et bedonnants depuis des années. Mais la majorité vient de sonner pour Kimmy. Elle est bien décidée à mener sa terrible vengeance à ses fins et à détruire la vie et l’empire de son père.

    On est loin des cartels de banlieues ou des villes. Ici, on atterrit dans la profonde campagne normande. Celle des parties de chasses orgiaques, des corps de fermes aux tables qui suintent la bière. Le père de Kimmy, surnommé l’Ours, tient d’une main de fer sa petite entreprise illégale. L’argent de la drogue est blanchit dans ses différentes entreprises de restauration, ses « filles » sont placées stratégiquement et contentent tous les pervers de Viaduc-sur-Bauge. En arrosant les gendarmes et politiques locaux en cocaïne et gamines, il se prémunie de toute intrusion de la justice dans son business millimétré.

    Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’après des années de souffrances et de haine, sa propre fille allait s’atteler à la destruction de toute sa vie. Kimmy est plus qu’attachante. Sous la dureté, le côté « cassos » et les pétards par dizaines, se cache une gamine qui ne demande qu’à vivre et à être aimée. Sa rencontre avec Henri, professeur de français va initier le début de sa vendetta et de sa nouvelle vie. C’est en lui volant un livre qu’elle fera la connaissance de ce quadragénaire plein de secrets. Une relation intellectuelle, presque philosophique qui contraste avec le reste du roman et apporte une touche de douceur dans ce monde de brutes.

    Lorsqu’on traite de sujets aussi durs que le viol, la prostitution, l’inceste, la pédophilie il faut savoir, décrire, choquer sans jamais franchir la ligne du dégoût, qui vous fera quitter le livre. Ici, les scènes de violence sont courtes et intenses, sans s’attarder trop longtemps sur les atrocités. Juste ce qu’il faut pour que le lecteur se prenne un bon uppercut à l’estomac. Mattias Köpping créé ainsi une rage de justice chez le lecteur. A chaque page je voulais que ces types ignobles paient et souffrent.

    ⭐️ EN BREF ⭐️
    Alors que Le Manufacturier nous dépeint les horreurs de la guerre et de la barbarie à l’échelle internationale, Les Démoniaques prend ses racines dans une réalité bien plus proche de nous. Le trafic d’êtres humains, le marchandage du sexe, la gangrène des trafics de drogue, tout cela existe bien chez nous, même dans nos campagnes. C’est de cette réalité proche que naît l’indignation à la lecture. [...] Ce roman est violent, révoltant, il vous remuera les tripes à certains passages mais saura vous garder éveillé des heures durant avec un seul espoir : celui de voir Kimmy triompher du Mal. Si vous avez le cœur bien accroché, je ne peux que vous recommander chaudement cette lecture (si vous avez le cœur bien accroché 😉 )

  • Sangpages 8 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un livre choc, un livre qui claque !
    Une immersion dans les bas-fonds (y a-t ‘il plus bas que les bas-fonds ?) du trafic en tout genre, là où la femme a moins de valeur qu’une voiture, là où les magouilles sont juste une normalité quotidienne.
    La sensation de me retrouver près de 30 ans auparavant à la lecture de "Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée. Dans ce monde qui, quelque part, ne semble pas exister...Ce monde qu’il est impossible d’imaginer sans l’avoir vécu...Ce monde que personne ne veut connaître...
    Qu’a donc vécu Mattias Köping pour être capable de retranscrire avec autant de précision ce milieu pourri ? Ce milieu où les sentiments ont été détruit, ou l’espoir devient incongru ou tout simplement absent.
    La trame a un côté "déjà vu", prévisible et sans trop de surprise mais l’écrit en fait quelque chose de tout spécial. Des phrases courtes qui transpercent comme un coup de poignard. Chaque mot est douleur. Chaque mot ramène direct à une image, un tsunami d’images...
    Ça baigne dans la fange, dans la crasse, dans le dégueulasse, dans l’innommable, dans tout ce qu’il y a de pire dans notre pauvre humanité.
    Prévoyez, d’ailleurs, un seau...Certaines scènes sont véritablement à vomir d’autant plus que Mattias réussi à encrer les faits dans une réalité époustouflante...
    Ça cogne, ça tape, ça clap, ça percute. C’est dur, très très dur et disons le franchement, âme sensible s’abstenir. Pas un seul instant de répit, l’horreur se déverse tel en un flot incessant et ce jusqu’au superbe final !
    Une histoire de vengeance démoniaque...

  • anne-lineC 28 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    ⚠️Âmes sensibles s’abstenir⚠️
    La quatrième de couverture vous donne déjà le ton très âpre de ce thriller.
    Dès le début, on est pris au piège, tellement ce livre est hypnotique....vite la suite pour savoir jusqu’où peut aller la noirceur de l’âme humaine ( car , oui, il n’y a que l’homme avec un petit h pour commettre de tels actes...)
    Très bon polar, bien noir dans une France qui semble calme et paisible par rapport à la violence et à la criminalité des grandes villes et pourtant... C’est effrayant de voir à quel point on peut devenir addict de ce genre de lecture.
    Nombres de scènes sont dérangeantes à souhait, limite à fermer le livre pour cesser l’étouffement qui monte en nous. Mais non. Notre côté voyeur nous pousse à continuer la lecture mais pas que...
    L’auteur est très bon dans sa narration , pas de temps mort, pas le temps de s’ennuyer, une écriture fluide qui ne lasse pas et qui fait monter crescendo la tension ...

  • La Caverne du Polar 12 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Mattias Köping, les démoniaques. En ce moment on parle beaucoup de cet auteur, surtout pour son second roman le Manufacturier. Honnêtement j’attendais beaucoup de ce premier roman et je dois vous avouer que OUI ce roman a tenu toutes ces promesses. J’ai envie de vous dire attention attachez bien vos ceintures et bienvenue à Viaduc-sur-Bauge en Normandie.

    Ce livre c’est l’histoire de Kimy une jeune femme qui est obligé par son propre père de vendre de la drogue et de se prostituer. Ce dernier est un véritable patriarche qui est à la tête d’un empire clandestin du vice et de l’horreur. Pornographie, prostitution, trafic de drogues etc… Sa carrure imposante fait qu’en général les gens ont peur de lui. Son frère est toujours dans ses combines et sa mère approuve même qu’il viole sa propre fille… Mais Kimy qui vient de fêter ses 18 ans toute seule chez elle, a décidé de ne plus vendre ni son corps ni de drogue. Elle veut que son père, son oncle et tous ces hommes qui ont abusé d’elle payent enfin pour ce qu’ils ont fait. En se promenant un jour, elle va faire la connaissance de Henri un professeur. Très vite ils vont devenir ami et se rapprocher l’un de l’autre grâce à la littérature. A partir de ce moment-là tout va changer…

    Oui ce livre aborde et traite des sujets malsains comme la pédophilie, la prostitution, la drogue et la vengeance. Mais on est dans du vrai roman noir. On suit tout d’abord les différentes activités de l’Ours, (surnom du père de Kimy) qui est à la tête de plusieurs entreprises, bars, boîtes de nuits et restaurants. Tout un réseau bien huilé sous une apparence très respectable qu’il gère avec son frère. L’Ours terrorise tout le monde, même son propre frère a peur de lui. Personne ne lui résiste et il ne recule devant rien pour gagner un maximum d’argent.

    Les démoniaques est un condensé des pires choses que l’humain est capable de faire pour l’argent. Je tiens quand même à dire que ce livre n’est pas un récit d’horreurs gratuit. Il suffit d’allumer votre télé, lire les journaux et regarder les infos…
    Parlons du style de l’auteur, j’ai beaucoup aimé sa plume très sombre et sa manière de relater les évènements. L’histoire est bien construite et chaque chapitre apporte son lot de révélations et de suspense.

    Les démoniaques est un roman cru, noir, et percutant. Clairement j’ai envie de dire purée, mais quel premier roman de Mattias Köpping,… Waouh ! Sans jeu de mot je dois dire que ce livre est vraiment démoniaque… Alors oui je pourrais vous dire de ne pas le mettre entre toutes les mains, ou âmes sensibles s’abstenir… Mais non j’ai envie de vous dire foncez et lisez ce livre… En tout cas moi je dis merci Mattias Köping et j’ai hâte de le rencontrer « en vrai » pour en discuter avec lui.

  • lectures_criminelles 16 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Ce livre est une véritable claque ! L’histoire est dure, violente et l’auteur repousse sans cesse les limites de l’horreur et de l’injustice. Malgré tout, ce livre est un véritable page-turner. On y déteste les hommes qu’on y rencontre au fil des pages, tous corrompus jusqu’à l’os et plus pervers les uns que les autres. Et qui s’en tirent, grâce à la belle mécanique mise en place par l’Ours. On veut nous aussi la vengeance de Kimy, et de toutes ces femmes et filles sans défenses. On veut crier, pleurer, tellement l’ambiance est sombre et malsaine. Une véritable réussite ! Je vais attendre un peu de me remettre avant d’entamer « le manufacturier », histoire de me remettre les idées en place.

  • Kirzy 29 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Tu crois aimer le roman noir ? Dis-toi que tant que tu n’as pas lu Mattias Köping, tu n’en sais rien.
    Là, on est dans le level ultime du noir.
    Les dix premières lignes donne le ton, insoutenables. Si tu ne refermes pas le bouquin après les avoir lues et que t’as survécu aux trente premières pages, tu vas lire un roman- expérience qui va te fracasser la tête et le bide ... inceste, viols, proxénétisme, pédophilie, drogue ... dans une densité de violence paroxystique assez inédite . En tout cas pour ma part, je n’avais jamais lu un bouquin aussi trash qui t’imprègne des images sordides dans les pupilles tant l’écriture est percutante, soignée et cinématographique ; j’ai rarement découvert des personnages catégorie « méchant » aussi abjects, aucune empathie n’est possible ( ou alors t’as un sérieux problème ).

    Mais attention, je ne considère absolument pas que filer un uppercut au lecteur soit une qualité. Comme il très facile de faire pleurer dans les chaumières en invoquant des morts d’enfants ou du grand amour, il est très facile aussi d’abrutir le lecteur dans une course à l’ultra-violent, facile d’aligner les situations insoutenables.

    Avec Les Démoniques, rien n’est gratuit, Mattias Köping ne tombe jamais dans cette facilité. Car il y a comme un effet purge dans ce récit, y a de la lumière dans toute cette crasse. Il y a une trouée dans le noir, il y a un chemin de rédemption. Les notes d’humanité sont portées par les très beaux personnages de Kimy et Henri, dès le début de leur rencontre par le biais de la lecture, salvatrice comme jamais. Kimy. Incroyable Kimy. Complexe Kimy qui découvre la douceur tout en étant animée par une haine motrice et un désir de vengeance irradiant.

    Un soleil noir à part dans la littérature thriller, un choc thermique virtuose.
    Vous êtes prévenus.

  • Kirzy 29 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Tu crois aimer le roman noir ? Dis-toi que tant que tu n’as pas lu Mattias Köping, tu n’en sais rien.
    Là, on est dans le level ultime du noir.
    Les dix premières lignes donne le ton, insoutenables. Si tu ne refermes pas le bouquin après les avoir lues et que t’as survécu aux trente premières pages, tu vas lire un roman- expérience qui va te fracasser la tête et le bide ... inceste, viols, proxénétisme, pédophilie, drogue ... dans une densité de violence paroxystique assez inédite . En tout cas pour ma part, je n’avais jamais lu un bouquin aussi trash qui t’imprègne des images sordides dans les pupilles tant l’écriture est percutante, soignée et cinématographique ; j’ai rarement découvert des personnages catégorie « méchant » aussi abjects, aucune empathie n’est possible ( ou alors t’as un sérieux problème ).

    Mais attention, je ne considère absolument pas que filer un uppercut au lecteur soit une qualité. Comme il très facile de faire pleurer dans les chaumières en invoquant des morts d’enfants ou du grand amour, il est très facile aussi d’abrutir le lecteur dans une course à l’ultra-violent, facile d’aligner les situations insoutenables.

    Avec Les Démoniques, rien n’est gratuit, Mattias Köping ne tombe jamais dans cette facilité. Car il y a comme un effet purge dans ce récit, y a de la lumière dans toute cette crasse. Il y a une trouée dans le noir, il y a un chemin de rédemption. Les notes d’humanité sont portées par les très beaux personnages de Kimy et Henri, dès le début de leur rencontre par le biais de la lecture, salvatrice comme jamais. Kimy. Incroyable Kimy. Complexe Kimy qui découvre la douceur tout en étant animée par une haine motrice et un désir de vengeance irradiant.

    Un soleil noir à part dans la littérature thriller, un choc thermique virtuose.
    Vous êtes prévenus.

  • Le Monde de Marie 10 mai 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    L’auteur nous plonge dans l’horreur. Un thriller souvent difficile à lire tant le pire de la nature humaine y est décrit avec une infini finesse. Un récit qui vous prend les tripes et qu’il devient impossible de lâcher avant d’avoir tourner la dernière page.

    On y voit aussi bien des meurtres que des scènes de grande violence physique. Ici le viol des femmes et jeunes fillesw y ait monnaie courante. On y parle de la traite des femmes, de trafic de jeunes filles pour la prostitution ou bien pire. Mais également de trafic de drogue et des conséquences que sa consommation excessive peut provoquer. Il est impossible de rester insensible face à tout cela et on est heureux lorsque Kim décide d’y remédier.

    Elle vient d’avoir 18 ans et n’est donc désormais plus contrainte de subir les sévices de son père, son violeur, son proxénète, son fournisseur de drogue. Mais, même si elle est bien décidé à leur faire payer à tous, elle ne peut pas lâcher le milieu du jour au lendemain. Elle doit donner le change le temps de mener à bien sa vengeance.

    La tension monte au fur et à mesure du récit. J’ai adoré la manière dont les évènements s’enchaînent. Que l’on suive le récit selon plusieurs points de vue. L’enquête policière lorsque tout les moyens sont mis en œuvre pour démanteler le réseau. L’ours qui devient fou à ne plus savoir à qui se fier et est bien décidé à s’en sortir. Et puis Kim qui a conçu ce fabuleux plan pour détruire tout ceux qui de près ou de loin lui on fait du mal. Tout de précipite et personne n’en réchappera. De belles scènes de carnage. L’auteur m’a éblouie dans ce récit très bien élaboré. Jusqu’à la toute fin où il m’a mise sur le cul.

    Quand bien même on abjecte totalement les horreurs qui y sont relatées, on apprécie le récit pour sa qualité. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et sa manière qu’il a de relater les évènements. Alors qu’on a envie de détourner le regard sur les scènes du début, on prend plaisir à suivre lorsque le bourreau devient victime.

    Un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains mais que je conseille vivement aux amateurs du genre.

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