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Les Démoniaques - Koping Mattias

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Résumé :

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

EXTRAIT - INCIPIT

2012.

Ils reprennent en choeur :
" Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope ! "
Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux.
Elle s’appelle Kimy.
Ce soir, on fête ses quinze ans.

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Vos #AvisPolar

  • Nicolas Elie 10 juillet 2017
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Exceptionnellement, je vais commencer par la fin, pour que tu comprennes bien. Va le chercher. Va chez ton libraire, et s’il l’a pas, commande-le !

    C’est un des romans les plus durs que j’ai lus cette année. Il fait partie, sans même que j’ai cherché à comprendre pourquoi, de mes baffes de 2016.

    Il y a tout dedans. Mattias Köping, il a tout mis.

    Mais surtout, il y a mis Kimy. Elle a 15 ans, et elle a pas la vie facile. Sur la quatrième de couverture, il y a écrit ça :

    « C’est l’histoire d’une vengeance. L’histoire d’une fille qui affronte une bête. Son proxénète, son violeur, son père. »

    T’as compris ? Pas la peine d’en dire plus sur l’histoire, parce que ça va te suffire à l’ouvrir à la première page, à prendre ta première baffe, et à essayer de suivre Mattias Köping jusqu’où il veut t’emmener. Et tu vas tourner les pages.

    Et Kimy, comme Henri, tu vas vouloir l’aider. Peut-être même que t’aurais pu tomber amoureux, si t’avais eu 15 ans toi aussi. Tu vas lui murmurer de pas s’inquiéter, qu’elle va s’en sortir. Que tu vas tout faire pour qu’elle s’en sorte.

    Et puis tu vas sombrer, comme moi. Parce qu’à ce niveau là, il s’agit plus de louper une marche et de se casser la gueule. C’est un abyme qui s’ouvre sous tes pieds.

    Certains écrivains ont touché à ce que je définis comme le plus que sacré, notamment Johana Gustawsson avec « Block 46 ».

    Le plus que sacré, c’est quand l’histoire touche aux enfants. Quand les assassins brutalisent des gosses. Ben là, Mattias Köping, il est en plein dedans.

    La pédophilie, la prostitution des petites filles, le Mal.

    Tu sais, ce qui te ferait devenir violent au-delà du raisonnable. Ce qui laisserait sortir de toi la rage que nos civilisations ont enfoui à l’intérieur de nous depuis des siècles.

    Cette rage là.

    Liée à ce qui te laisse voir ces mômes que tu connais, que tu croises tous les jours, entre les mains de ces pervers que tu n’arrives même pas à imaginer. Parce que ces mômes, ce sont aussi les tiens, ou ceux de tes enfants.

    La violence de certains tueurs en série, déjà croisés dans d’autres livres, paraît presque désuète, voire surannée, au regard de ce que ce roman te permet d’entrevoir.

    Juste d’entrevoir, parce que tu vas fermer les yeux. Forcément. Et puis les rouvrir parce que tu veux savoir la suite de l’histoire…

    Alors tu vas marcher à côté de de Kimy, parce que toi aussi, t’auras besoin de marcher plutôt que de rentrer en bagnole. Besoin, comme elle, de prendre l’air.

    J’ai cru au début que ce serait glauque. À la limite du supportable.

    Mattias Köping s’est interdit de censurer quoi que ce soit, donc tu assistes à des choses alors que tu voudrais tourner la tête et ne pas voir. Mais ça existe !

    C’est ça qu’il te fait toucher du cœur. Ça existe…

    Tu vas espérer qu’elle va réussir, Kimy. Que cette vengeance dont on t’a parlé sur la couverture, elle va la mettre en place. T’es même prêt à l’aider.

    Vas-y, respire.

    Et n’ai pas peur. Je sais que tu vas te dire que non, tu peux pas lire un bouquin comme ça. Que ça touche les mômes. Les petites minettes qui sont à fond sur leurs iPhones. Qui se mettent du maquillage, pour être plus jolies encore. Mais tu vas rater quelque chose.

    Je te jure que tu vas rater quelque chose.

    T’as aimé « Block 46 » ? Tu vas aimer « Les démoniaques » aussi.

    C’est un conte de fées, mais avec la fin imaginée par l’auteur. Celle qu’il a pas voulu écrire. Pour pas faire peur aux enfants. Celle que son éditeur lui a refusé.

    Merci M’sieur Ring.

    Deux mots sur l’écriture. Elle transpire. Elle sent mauvais parfois. Elle te met dans le rôle du voyeur, souvent, parce que t’as pas le choix. Parce que pour comprendre, il faut avoir vu. Il écrit pour de vrai, avec les tripes dont parlait Bukowski, et ils sont pas nombreux à pouvoir le faire.

    Chacun des mots est sans doute pesé avant d’être déposé sur la page. Parce que tu peux pas te rater quand t’écris sur cette violence là. Tu peux pas remplacer un mal par un autre. Quand t’es le témoin.

    Juste le témoin.

    Tu vas être bousculé. Grave bousculé.

    Parce que tu vas te rendre compte que c’est nous, finalement, qui laissons faire.

    C’est nous qui autorisons cette violence.

    Et ça commence quand tu laisses ton môme, rire avec ses potes, et dire les mots.

    Ceux que tu devrais interdire.

    « Joyeux anniversaire, salope ! »

  • Ophé Lit 10 septembre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Chronique d’un roman qui bouscule...

    Ce que j’aime le plus dans la lecture, c’est ressentir des émotions : frissonner en lisant un thriller, pleurer de joie ou de tristesse sur un policier, rire à toutes formes d’humour… bref : vibrer
    Rares sont les lectures qui m’ont autant permis de le faire. C’est le cas des Démoniaques.
    Je n’ai pas été choquée contrairement à ce que certains lecteurs avaient pu me dire, sans doute de part mon expérience professionnelle, mais j’ai été bousculée par le melting pot d’émotions que j’ai ressenti au fil des pages.
    Mattias Köping, en orfèvre des mots, décrit, avec une précision quasi chirurgicale, les émotions de ses personnages, au point de nous les faire ressentir pleinement. De la peur, à la haine en passant par l’excitation, le manque, la douleur ou l’espoir, j’ai, pour ma part, partagé chacun des ressentis de l’ensemble des protagonistes de ce roman choc.

    Alors qu’elle ne supporte plus les viols à répétition, de dealer et de se prostituer pour son père, Kimy, 17 ans, décide de ne plus subir et de faire payer à son géniteur ses années de souffrances. Mettre à jour les nombreux trafics de cet être immonde et de ses complices, voilà son objectif. Dans ce combat, elle rencontrera la lecture qui deviendra son « radeau de la méduse », elle devra aussi se battre contre ses démons et apprendra à se voir autrement que comme l’objet de son paternel.

    Les Démoniaques, un roman noir, obscur, une plongée au cœur des réseaux pédophiles, du trafic de stupéfiants, de la prostitution, du trafic d’êtres humains.

    Ces sujets sombres servent également de vecteur à l’auteur pour développer d’autres thèmes qui nous offrent une seconde lecture.
    Ainsi, il évoque sa vision de la télé-réalité :
    « Elle pressa la télécommande et s’arrêta sur une rediffusion des Ch’tis dans la Jet Set. Dans une cuisine high-tech hyper lookées, des pétasses en string s’abreuvaient d’injures censurées par des bips hypocrites ; une autre prenait sa douche, exhibant noix de coco et raie du cul ; des branleurs tatoués et bodybuildés évoluaient comme des coqs au milieu de toutes ces poules […] les filles étaient méga bien roulées, c’est sûr, mais c’était une émission pour trisos défoncés. Putain quelle daube ! »
    Il parle également le trou béant que peut causer l’absence d’un parent dans la construction d’un enfant.
    Il nous montre le visage d’une jeunesse désabusée qui se noie entre alcools et drogues pour oublier l’ennuie et se sentir exister. Et même si cette réalité n’est pas une généralité, elle existe bel et bien aux cœurs des campagnes mais aussi des villes . Une plongée dans les abîmes de la drogue, la déchéance qui l’accompagne lorsque finalement ce n’est plus nous qui guidons notre vie mais que c’est « la dose » qui a pris le pouvoir.
    Il évoque ,avec une poésie obscure, le monde de la nuit, des clubs et autres boites de nuit :
    « Noir, foule verte, noir, foule bleue, noir, foule multicolore, noir, visages figés, noir, forêt de bras tendus, noir, corps suspendus. Ça empestait la bête […] Tranche de visages déformés, corps recomposés par les lasers. La nuit accouchait de monstres. »
    Mattias nous parle également de l’amour, de sa naissance que l’on ne maîtrise pas, des souffrances qu’il peut entraîner lorsqu’il se brise ou qu’il n’est pas partagé.

    Il nous décrit des scènes insoutenables, sans filtre, sans enrobage inutile, sans chercher à choquer ou à rendre leur vision acceptable. Il les dépeint telles qu’elles existent réellement. Les affaires Dutroux ou d’Outreau n’étaient jamais loin au cours de ma lecture. C’est un roman certes, une histoire imaginée par Mattias, certes, mais ces trafics existent, ces viols existent… et pourtant, bien au chaud dans nos chaumières, nous oublions parfois que, loin du confort de nos vies, des êtres humains vivent l’innommable.

    Enfin, il fait preuve de poésie dans l’horreur et nous livre des réflexions sur la vie :
    « La vie prenait des virages radicaux. Enfant capricieuse, elle shootait dans les fragiles constructions échafaudées par les petits humains et les incitait, ou pas, à en élaborer de nouvelles, tout aussi éphémères. Henri résumait ainsi le fruit de ses cogitations fatalistes : les choses sont, point barre. »

    Un premier roman... Il faut le savoir pour le croire tant la maturité se ressent dans l’écriture de Mattias. Pas de longueurs, du rythme, des mots justes pour décrire des scènes abjectes sans pour autant verser dans le gore ou le vulgaire provocateur.

    Les Démoniaques a reçu le grand prix du jury des Mines Noires, et cette reconnaissance est entièrement méritée.

  • Mes évasions livresques 17 octobre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    L’univers dépeint par Mattias Köping est cru, sordide, cruel. Les Démoniaques est un roman dont on ne sort pas indemne... Lorsque j’ai lu la dernière phrase, j’étais sur les rotules, totalement chamboulée. Au-delà de l’ambiance sombre des divers trafics et des personnages immondes croisés dans les pages du roman, Les Démoniaques nous narre une belle histoire.
    C’est un roman très addictif qui nous fait passer par toute une palette d’émotions : du dégoût à la jubilation. Ce roman ne sera certes pas pour tout le monde tant il est éprouvant mais pour ceux qui franchiront le pas, je vous défie de ne pas l’aimer.
    Mattias Koping, avec ce roman, tutoie les plus grands noms du thriller avec son style acéré, très fluide, alternant le langage vulgaire et le langage soutenu avec brio.
    Vivement le prochain.

  • Céline Troadec 7 novembre 2018
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    "Les démoniaques" de Mattias Köping... Des avis, il y en a eu plein, mais j’aime bien donner le mien :) je savais que l’édition Ring publiait du lourd et une nouvelle fois, oui je confirme mais d’abord un petit résumé :
    C’est l’histoire d’une vengeance.
    L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
    Son proxénète, son violeur.
    Son père.
    Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.
    Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.
    Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère .

    Alors, comment trouver les mots justes, on va la faire en free style comme d’hab :)
    Chapitre I...... quand j’ai lu les premières lignes, j’ai été secouée, une boule au ventre, un seul chapitre qui doit contenir à tout casser même pas 6 phrases et vous basculez directe à la souille. Nom barbare...
    Il y a des démons imaginaires, ceux qui nous font peur la nuit et il y a ceux de la réalité, bien vivants...Il s’appelle l’ours et ce qui est terrifiant c’est que, quelque part, ils existent...
    Ils sont cachés sous des apparences diverses, bien sous toutes les coutures, de notoriété incontestable, peut-être chez des messieurs tout le monde, père de famille, église le dimanche pourquoi pas... on ne sait pas, mais, derrière leurs façades de gueules d’ange, ils sont certainement les plus dangereux.

    Mattias va nous livrer un livre puissant. Âmes sensibles, s’abstenir. On ne rigole pas avec les mots et malgré la noirceur de ce roman, il sait utiliser les phrases les plus justes, les plus crues, mais aussi les plus belles afin de donner une autre dimension malgré des passages très difficiles..
    "Les démoniaques", c’est l’histoire, d’un réseau, de bourreaux. Entre drogues et proxénétismes, il a Kimy et sa vengeance, le pot de terre contre le pot de fer, dirons-nous... et c’est magistralement bien orchestré du début jusqu’à la fin.
    Et puis quelle fin ! Mais je n’en dirai pas plus...
    Ce livre, j’ai pris mon temps pour le lire. Parfois, j’ai dû faire des pauses, j’avoue, il fait partie de ceux qui vous retournent les viscères, vous donnent des nœuds à l’estomac.Vous pourrez lire de grands livres, de grands auteurs, il n’en reste pas moins que Matthias a écrit un « putain » de bouquin. Je m’excuse pour le terme mais c’est celui qui décrit le mieux mon ressenti.
    Je le classe définitivement dans ceux que l’on doit découvrir et respect derrière l’horreur, vous rendez hommage à toutes ces femmes qui, peut-être, encore à ce jour subissent la barbarie des démoniaques. Bref voila tout simplement à lire.

  • Booksnpics 21 février 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Jacky Mauchrétien dit l’Ours, officiellement exploitant forestier et propriétaire d’établissements de nuit, n’est autre qu’un proxénète et un dealer. Sa fille, Kimy, 18 ans a déjà un lourd vécu et ne rêve que de vengeance. Une rencontre pourrait tout changer.
    "Les Démoniaques" de Mattias Köping nous plonge au coeur de l’effroi. Entre le trafic de drogues, les meurtres, les viols, les esclaves sexuelles et la pédophilie, rien ne nous est épargné. Une chose est sûre, il faut avoir le coeur bien accroché tant l’auteur est cash. Âmes sensibles s’abstenir. Mais le roman aurait-il la même force si tel n’était pas le cas ? Passé cette première impression, on est tout de suite plongé dans un thriller, dense, très bien construit et où les personnages sont bruts de décoffrage.
    "Les Démoniaques", un roman cru, trash, dérangeant, oppressant. Un roman choc qui lance un véritable pavé dans le milieu du thriller francophone .

  • unevietoutesimple 25 février 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Que dire sur ce livre ?

    Après avoir lu plusieurs critiques, avoir vu le nom de Mattias Köping encensé sur les réseaux sociaux et un long moment de réflexion j’ai finalement décidé de le mettre sur ma liste de Noël. Le généreux Père Noël l’a déposé au pied du sapin.

    J’étais prévenue que ce serait du lourd, qu’il n’était pas à mettre entre toutes les mains mais je me suis quand même pris une claque en pleine face dès les premières phrases.

    Vous avez lu la 4ème de couverture que j’ai recopiée un peu plus haut ? Eh bien c’est tout bonnement le premier chapitre du livre. Cela met tout de suite dans le bain, non ?

    Je ne savais pas si j’allais continuer ma lecture tellement c’était éprouvant, que ce soit au niveau des mots employés que de l’histoire narrée. Tout est décrit de façon très brutale, crue, les mots employés le sont tout autant (d’ailleurs l’opposé aurait juré avec le contexte et n’aurait pas été crédible).

    Pour aller au bout, il faut s’accrocher et une fois passée cette révulsion, une fois que l’on s’est “habitué” à cette noirceur et à cette vulgarité dans le langage, on découvre un petit bijou.

    “Les démoniaques” raconte l’histoire de Jacky Mauchrétien dit l’Ours qui, de sa campagne normande, mène d’une main de fer un trafic de drogue et un réseau de prostitution. Pour lui, les femmes sont des objets sexuels servant à assouvir ses besoins pervers (et ceux des personnes qui gravitent autour de lui). Il n’épargne rien à sa fille, Kimy qu’il viole, prostitue et dont il se sert comme dealeuse.

    Sauf que Kimy se rebelle et ne rêve que de vengeance.

    Dans “Les démoniaques”, il est question de drogue, de prostitution, de traite des blanches, de pédophilie, de torture mais également d’espoir de s’en sortir et que la justice s’applique.

    A certains moments, j’ai dû refermer le livre car c’était trop, je ne pouvais pas aller plus loin dans ma lecture. Mais le lendemain, je le reprenais et les pages défilaient sous mes yeux. Heureusement, l’auteur nous a gratifié de quelques moments de répit bien venus pour soulager un peu notre “émotif” au milieu de toutes ces horreurs.

    Mattias Köping, pour un premier roman, maitrise non seulement son sujet, les thèmes qu’il aborde mais également son écriture. Celle-ci est fluide et ne se limite pas à un flux de vulgarités, elle se montre élaborée lorsque le contexte le permet.

    Avec ce roman, l’auteur vous envoie plus qu’un uppercut en pleine tronche, c’est un train à pleine vitesse que vous vous prenez. Vous en sortez KO et restez sous le choc de ce récit un bon moment après avoir refermé le livre sur la dernière page.

    Il n’est pas à mettre entre toutes les mains, il est destiné à un public (très) averti et nous vous laissera pas indemne. Vous passerez par beaucoup d’émotions au cours de votre lecture : dégoût, révolte, espoir, colère, etc.

    J’aime qu’un livre suscite de l’émotion en moi et avec “Les démoniaques” ce fut le cas, même si j’ai dû m’accrocher au début tant j’étais horrifiée par ce que je lisais.

    Il parait que “Le manufacturier”, le second roman de Köping est encore pire. Ca promet ! Le Père Noël me l’a également apporté, mais je vais m’accorder un peu de répit avant de le commencer…

  • unevietoutesimple 25 février 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Que dire sur ce livre ?

    Après avoir lu plusieurs critiques, avoir vu le nom de Mattias Köping encensé sur les réseaux sociaux et un long moment de réflexion j’ai finalement décidé de le mettre sur ma liste de Noël. Le généreux Père Noël l’a déposé au pied du sapin.

    J’étais prévenue que ce serait du lourd, qu’il n’était pas à mettre entre toutes les mains mais je me suis quand même pris une claque en pleine face dès les premières phrases.

    Vous avez lu la 4ème de couverture que j’ai recopiée un peu plus haut ? Eh bien c’est tout bonnement le premier chapitre du livre. Cela met tout de suite dans le bain, non ?

    Je ne savais pas si j’allais continuer ma lecture tellement c’était éprouvant, que ce soit au niveau des mots employés que de l’histoire narrée. Tout est décrit de façon très brutale, crue, les mots employés le sont tout autant (d’ailleurs l’opposé aurait juré avec le contexte et n’aurait pas été crédible).

    Pour aller au bout, il faut s’accrocher et une fois passée cette révulsion, une fois que l’on s’est “habitué” à cette noirceur et à cette vulgarité dans le langage, on découvre un petit bijou.

    “Les démoniaques” raconte l’histoire de Jacky Mauchrétien dit l’Ours qui, de sa campagne normande, mène d’une main de fer un trafic de drogue et un réseau de prostitution. Pour lui, les femmes sont des objets sexuels servant à assouvir ses besoins pervers (et ceux des personnes qui gravitent autour de lui). Il n’épargne rien à sa fille, Kimy qu’il viole, prostitue et dont il se sert comme dealeuse.

    Sauf que Kimy se rebelle et ne rêve que de vengeance.

    Dans “Les démoniaques”, il est question de drogue, de prostitution, de traite des blanches, de pédophilie, de torture mais également d’espoir de s’en sortir et que la justice s’applique.

    A certains moments, j’ai dû refermer le livre car c’était trop, je ne pouvais pas aller plus loin dans ma lecture. Mais le lendemain, je le reprenais et les pages défilaient sous mes yeux. Heureusement, l’auteur nous a gratifié de quelques moments de répit bien venus pour soulager un peu notre “émotif” au milieu de toutes ces horreurs.

    Mattias Köping, pour un premier roman, maitrise non seulement son sujet, les thèmes qu’il aborde mais également son écriture. Celle-ci est fluide et ne se limite pas à un flux de vulgarités, elle se montre élaborée lorsque le contexte le permet.

    Avec ce roman, l’auteur vous envoie plus qu’un uppercut en pleine tronche, c’est un train à pleine vitesse que vous vous prenez. Vous en sortez KO et restez sous le choc de ce récit un bon moment après avoir refermé le livre sur la dernière page.

    Il n’est pas à mettre entre toutes les mains, il est destiné à un public (très) averti et nous vous laissera pas indemne. Vous passerez par beaucoup d’émotions au cours de votre lecture : dégoût, révolte, espoir, colère, etc.

    J’aime qu’un livre suscite de l’émotion en moi et avec “Les démoniaques” ce fut le cas, même si j’ai dû m’accrocher au début tant j’étais horrifiée par ce que je lisais.

    Il parait que “Le manufacturier”, le second roman de Köping est encore pire. Ca promet ! Le Père Noël me l’a également apporté, mais je vais m’accorder un peu de répit avant de le commencer…

  • livrement-ka 4 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un vrai thriller à la hauteur du mot. Puissant, violent, dérangeant, avec des personnages peu ragoutants et d’autres beaucoup plus sympas.

    On débute le livre sur les chapeaux de roues avec une jeune fille, Kimy de 15 ans qui fête son anniversaire, nue entourée de son père, son oncle et des amis de ces derniers, qui viennent de la violer.

    On se retrouve 3 ans plus tard à l’aube des 18 ans de Kimy et de sa prochaine majorité.

    La suite n’est qu’une descente aux enfers dans des lieux de débauche.

    Kimy est née malheureusement dans une famille totalement déjantée avec une grand mère qui n’a d’yeux que pour son fils ainé Jacky, père de Kimy.

    Ce dernier, a un physique plus qu’imposant et une moralité tout à fait relative. Son frère Dany , vit à l’ombre de son frère mais est tout autant déjanté. Ces personnes sont emplies de violence et de sadisme. Ils n’aiment personne. Le petit faible de Jacky : sa voiture un 4x4 qu il l’aime plus que tout.

    Un de leurs amis, Simplet, est totalement immature, ne connaissant ni le mal ni le bien, terriblement accro à la violence et à la torture.

    Cette bande règne en maître dans ce petit village. Leur refuge est une datcha au fond de la forêt : théâtre de scène épouvantables, mêlant sexe, drogues, alcool et violence, avec de nombreux notables de la région. L’ours, comme est surnommé Jacky, dû à son physique est à la tête de trois réseaux parallèles : drogue, jeunes mineures, et majeures prostituées. 

    D’où viennent les filles ???? la plupart sont des filles sans familles, abandonnées ou borderline (et placée en institution).....

    Une seule obsession hante Kimy : se venger de cette bande et surtout de son père. En effet, cette dernière est devenue dealeuse pour son père dans son lycée et prostituée. Elle voit peu à peu la déchéance de certains de ses amis, dont elle est la cause.

    Au fil d’une rencontre autour d’un livre emprunté, elle fait la connaissance d’Henri, homme d’âge mur avec qui elle va nouer une relation sincère et sans aucune arrière pensée. Ce dernier a perdu sa fille Charlotte et a divorcé suite à la tragédie. Il vit donc seul.

    Ensemble ils vont tenter le tout pour le tout...

    Le rythme de l’écriture de l’auteur est à la hauteur du récit. On est dès le départ happé par cette histoire épouvantables, irréelle, à la limite de l’écœurement. On plonge dès les premières pages dans un enfer sans nom, qui ne peut que vous secouer. 

    Je n’étais pas sûre d’arriver à lire ce livre en entier, surtout au début, car j’ai été désorientée face à autant de sadisme, de sexe, de violence et également de part le langage utilisé par l’auteur. Et puis j’ai continué et au final j’ai vraiment trouvé ce thriller époustouflant.

    Autant le début vous remue les tripes, autant plus on avance et plus on trouve un peu de douceur dans ce monde de brutes ; la relation sincère entre Henri et Kimy apaisant cette ambiance à la limite du supportable.

    Cette histoire n’est pas sans faire penser à une autre qui s’est déroulée dans la région d’Auxerre il y a quelques année. Et Jacky a, je pense la même apparence physique que l’auteur de cette histoire malheureusement réelle, elle.

    Sur la forme de l’histoire :

    Le livre est divisé en plusieurs chapitres.

    Le texte est très aéré et la plume est fluide ; ce qui en fait une lecture agréable. 

    La couverture reflète tout à fait l’histoire.

    Ce livre est à réserver à des adultes, en raison notamment de la violence de certains mots et de la nature de l’histoire.

    Conclusion :

    Un thriller à la hauteur de son titre.

    La bande de l’Ours est effectivement démoniaque. Une histoire dérangeante, qu’elle vous plaise ou non.

    Je vous le conseille.

  • La Papivore 4 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bienvenue à la Souille

    C’est l’histoire d’une jeune fille, Kimy, qui n’a pas une vie facile, loin de là. Elle a 18 ans et son père c’est Jacky Mauchrétien, dit l’Ours. Et être la fille de l’Ours, c’est être complètement à son service. Donc Kimy vend la drogue de son père, Kimy vend son corps pour son père, et ce dernier la viole sans honte. Et cela depuis sa prime adolescence.

    Kimy, à 18 ans, elle a déjà eu dix vies au moins : elle commence à peine sa vie d’adulte et est confrontée au pire de ce qu’un adulte représente. Au lieu d’être protégée, elle est complètement à la merci d’hommes qui sont les pires de tous.

    Mais cette gamine a en elle une force incroyable et sa rencontre avec Henri, prof de français dépressif, va lui donner la pichenette pour qu’elle mette en œuvre sa vengeance : elle veut détruire l’empire de son père, trafiquant de drogues et proxénète. Kimy et Henri ont tous les deux une revanche à prendre sur la vie, sur un père, sur l’absence, sur la violence. Et quand deux âmes cabossées se rencontrent ça donne un livre magnifique.

    Brillant

    Mattias Köping montre avec ce premier roman que c’est un grand auteur de livres noirs. Car il n’y a pas beaucoup d’autres couleurs que le rouge du sang et le noir des âmes dans ce livre. Évidemment il y a de la violence, évidemment on est choqué par la cruauté dont font preuve les personnages dans cette histoire : pédophilie, inceste, prostitution, viols,violence, trafic de drogues, d’êtres humains, meurtres,… c’est comme si Mattias Köping avait mis tout ça dans un shaker et qu’il en aurait ressorti un personnage : Jacky Mauchrétien. Ce type est dégoûtant à vomir, et tous ses potes idem.

    Mais il y a Kimy et Henri, et ces deux-là sont comme deux lumières dans la nuit.

    En un mot

    Je suis ressortie de cette lecture sonnée, mise KO debout par cette histoire d’une noirceur extrême.

    C’est brillant, c’est choquant, c’est évidemment un coup de cœur.« »

  • claire chronique 5 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un livre bouleversant, choquant qui laisse des traces...
    Dés les premières pagent l’auteur nous plonge dans le bain ici les sujets abordés vont droit aux buts et son très explicatifs !!!
    Âmes sensibles passer votre chemin ! Violences faites aux femmes, pédophilie, alcool et trafics de drogue son au rendez-vous dans ce livre !
    Mais par-delà les horreurs, c’est l’histoire d’une vengeance menée d’une main de fer.
    Une histoire qui tient la route et une histoire d’amour aussi celle de Kimy et Henri professeur de Français !
    Cette rencontre grâce a un livre subtilisé ou Kimy apprendra que l’amour, l’affection et la gentillesse peuvent être complétement désintéressés !
    Il n’y a aucune longueur et heureusement que par moment l’auteur ne s’étalent pas sur les sévices faits surtout aux mineurs, car je pense que j’aurais sauté les lignes, car j’aurais trouvé ça plus que mal sains de lire tout ça ! Hormis Kimy, le personnage qui m’a le plus touché ça était la petite Marie, j’ai eu une larme et le Coeur qui s’est serré à son maximum pour elle.
    En bref : un coup de Coeur, un premier roman choc, puissant pour un auteur qui connaît impeccablement son sujet !

  • colorandbook 5 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Dans l’ensemble, j’ai passé un bon moment de lecture en lisant ce roman, mais attention, cependant, je ne le conseillerais pas à tout le monde. En effet, c’est un roman vraiment noir. On parle ici de viol, de prostitution, de violence, de drogue, d’inceste, de violences multiples, de manière très crue, et ça peut choquer les lecteurs les plus sensibles.

    Les +

    * Le thème principal de la vengeance, qui est super bien abordé.
    * Des personnages percutants.
    * La plume de l’auteur est très visuelle et fait passer de nombreuses émotions.
    * Une histoire riche en action, en surprises, en rebondissements et en émotions.
    * Des passages très crus mais percutants, qui font ressentir dégoût, colère ou tristesse...

    Les -

    * Peut-être un peu trop de longueurs au début du roman
    * Mon manque d’attachement aux personnages, bien que j’ai eu de la compassion pour eux
    * Un peu prévisible par moments

    Pour conclure, j’ai énormément apprécié Les Démoniaques, un roman fort et percutant qui me fait ressentir beaucoup de choses, mais qui était aussi un peu dur à lire sur le plan émotionnel. Je le conseille seulement aux lecteurs avertis. Ce qui est le plus dur, c’est que le roman est terriblement réaliste. Les personnages, l’histoire, la plume de l’auteur, tout était fort et profondément touchant dans ce roman.

  • Lettres et caractères 6 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Rassurez-moi : on peut être accro à une histoire sordide de proxénètes-dealers doublés de pédophiles tout en étant sain d’esprit ?

    Rassurez-moi : on peut tourner avec frénésie les pages d’un roman d’une noirceur abyssale tout en trouvant par ailleurs que la vie est belle ?

    Rassurez-moi : on peut se délecter de personnages qui n’ont plus rien à voir avec l’humanité et que les animaux eux-mêmes ne reconnaitraient pas comme les leurs tout en s’émouvant devant des vidéos de chatons sur internet ?

    Rassurez-moi : on peut ne pas vouloir que les Démoniaques ne se terminent tout en se demandant si on n’aurait pas préféré ne jamais commencer ce livre ?

    Rassurez-moi : on peut avoir adoré ce roman tout en l’ayant détesté ?
    Je viens de passer 372 pages à lutter entre plaisir et dégoût et à me demander ce qui ne tournait pas rond chez moi pour lire un tel livre et à me dire en même temps que c’était pour éprouver des émotions aussi fortes que celles-là que je lisais.

    Vous l’aurez compris : mon cerveau, mon coeur et moi-même sortons rincés de cette lecture mais plus vivants que jamais.

  • Angie - Blog Culturez-moi 8 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Après la grosse claque que je me suis prise avec Le Manufacturier, je n’ai pas mis très longtemps à me décider pour la lecture des Démoniaques.

    En lisant la 4ème de couverture, vous avez sans doute compris que la lecture de ce roman n’est pas une sinécure. Les deux premières pages vous emmènent directement au cœur du sujet. Kimmy, fille d’un baron de la drogue et de la prostitution locale est abusée par son père et ses potes abjects et bedonnants depuis des années. Mais la majorité vient de sonner pour Kimmy. Elle est bien décidée à mener sa terrible vengeance à ses fins et à détruire la vie et l’empire de son père.

    On est loin des cartels de banlieues ou des villes. Ici, on atterrit dans la profonde campagne normande. Celle des parties de chasses orgiaques, des corps de fermes aux tables qui suintent la bière. Le père de Kimmy, surnommé l’Ours, tient d’une main de fer sa petite entreprise illégale. L’argent de la drogue est blanchit dans ses différentes entreprises de restauration, ses « filles » sont placées stratégiquement et contentent tous les pervers de Viaduc-sur-Bauge. En arrosant les gendarmes et politiques locaux en cocaïne et gamines, il se prémunie de toute intrusion de la justice dans son business millimétré.

    Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’après des années de souffrances et de haine, sa propre fille allait s’atteler à la destruction de toute sa vie. Kimmy est plus qu’attachante. Sous la dureté, le côté « cassos » et les pétards par dizaines, se cache une gamine qui ne demande qu’à vivre et à être aimée. Sa rencontre avec Henri, professeur de français va initier le début de sa vendetta et de sa nouvelle vie. C’est en lui volant un livre qu’elle fera la connaissance de ce quadragénaire plein de secrets. Une relation intellectuelle, presque philosophique qui contraste avec le reste du roman et apporte une touche de douceur dans ce monde de brutes.

    Lorsqu’on traite de sujets aussi durs que le viol, la prostitution, l’inceste, la pédophilie il faut savoir, décrire, choquer sans jamais franchir la ligne du dégoût, qui vous fera quitter le livre. Ici, les scènes de violence sont courtes et intenses, sans s’attarder trop longtemps sur les atrocités. Juste ce qu’il faut pour que le lecteur se prenne un bon uppercut à l’estomac. Mattias Köpping créé ainsi une rage de justice chez le lecteur. A chaque page je voulais que ces types ignobles paient et souffrent.

    ⭐️ EN BREF ⭐️
    Alors que Le Manufacturier nous dépeint les horreurs de la guerre et de la barbarie à l’échelle internationale, Les Démoniaques prend ses racines dans une réalité bien plus proche de nous. Le trafic d’êtres humains, le marchandage du sexe, la gangrène des trafics de drogue, tout cela existe bien chez nous, même dans nos campagnes. C’est de cette réalité proche que naît l’indignation à la lecture. [...] Ce roman est violent, révoltant, il vous remuera les tripes à certains passages mais saura vous garder éveillé des heures durant avec un seul espoir : celui de voir Kimmy triompher du Mal. Si vous avez le cœur bien accroché, je ne peux que vous recommander chaudement cette lecture (si vous avez le cœur bien accroché 😉 )

  • Sangpages 8 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un livre choc, un livre qui claque !
    Une immersion dans les bas-fonds (y a-t ‘il plus bas que les bas-fonds ?) du trafic en tout genre, là où la femme a moins de valeur qu’une voiture, là où les magouilles sont juste une normalité quotidienne.
    La sensation de me retrouver près de 30 ans auparavant à la lecture de "Moi, Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée. Dans ce monde qui, quelque part, ne semble pas exister...Ce monde qu’il est impossible d’imaginer sans l’avoir vécu...Ce monde que personne ne veut connaître...
    Qu’a donc vécu Mattias Köping pour être capable de retranscrire avec autant de précision ce milieu pourri ? Ce milieu où les sentiments ont été détruit, ou l’espoir devient incongru ou tout simplement absent.
    La trame a un côté "déjà vu", prévisible et sans trop de surprise mais l’écrit en fait quelque chose de tout spécial. Des phrases courtes qui transpercent comme un coup de poignard. Chaque mot est douleur. Chaque mot ramène direct à une image, un tsunami d’images...
    Ça baigne dans la fange, dans la crasse, dans le dégueulasse, dans l’innommable, dans tout ce qu’il y a de pire dans notre pauvre humanité.
    Prévoyez, d’ailleurs, un seau...Certaines scènes sont véritablement à vomir d’autant plus que Mattias réussi à encrer les faits dans une réalité époustouflante...
    Ça cogne, ça tape, ça clap, ça percute. C’est dur, très très dur et disons le franchement, âme sensible s’abstenir. Pas un seul instant de répit, l’horreur se déverse tel en un flot incessant et ce jusqu’au superbe final !
    Une histoire de vengeance démoniaque...

  • anne-lineC 28 mars 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    ⚠️Âmes sensibles s’abstenir⚠️
    La quatrième de couverture vous donne déjà le ton très âpre de ce thriller.
    Dès le début, on est pris au piège, tellement ce livre est hypnotique....vite la suite pour savoir jusqu’où peut aller la noirceur de l’âme humaine ( car , oui, il n’y a que l’homme avec un petit h pour commettre de tels actes...)
    Très bon polar, bien noir dans une France qui semble calme et paisible par rapport à la violence et à la criminalité des grandes villes et pourtant... C’est effrayant de voir à quel point on peut devenir addict de ce genre de lecture.
    Nombres de scènes sont dérangeantes à souhait, limite à fermer le livre pour cesser l’étouffement qui monte en nous. Mais non. Notre côté voyeur nous pousse à continuer la lecture mais pas que...
    L’auteur est très bon dans sa narration , pas de temps mort, pas le temps de s’ennuyer, une écriture fluide qui ne lasse pas et qui fait monter crescendo la tension ...

  • La Caverne du Polar 12 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Aujourd’hui je vais vous parler du premier roman de Mattias Köping, les démoniaques. En ce moment on parle beaucoup de cet auteur, surtout pour son second roman le Manufacturier. Honnêtement j’attendais beaucoup de ce premier roman et je dois vous avouer que OUI ce roman a tenu toutes ces promesses. J’ai envie de vous dire attention attachez bien vos ceintures et bienvenue à Viaduc-sur-Bauge en Normandie.

    Ce livre c’est l’histoire de Kimy une jeune femme qui est obligé par son propre père de vendre de la drogue et de se prostituer. Ce dernier est un véritable patriarche qui est à la tête d’un empire clandestin du vice et de l’horreur. Pornographie, prostitution, trafic de drogues etc… Sa carrure imposante fait qu’en général les gens ont peur de lui. Son frère est toujours dans ses combines et sa mère approuve même qu’il viole sa propre fille… Mais Kimy qui vient de fêter ses 18 ans toute seule chez elle, a décidé de ne plus vendre ni son corps ni de drogue. Elle veut que son père, son oncle et tous ces hommes qui ont abusé d’elle payent enfin pour ce qu’ils ont fait. En se promenant un jour, elle va faire la connaissance de Henri un professeur. Très vite ils vont devenir ami et se rapprocher l’un de l’autre grâce à la littérature. A partir de ce moment-là tout va changer…

    Oui ce livre aborde et traite des sujets malsains comme la pédophilie, la prostitution, la drogue et la vengeance. Mais on est dans du vrai roman noir. On suit tout d’abord les différentes activités de l’Ours, (surnom du père de Kimy) qui est à la tête de plusieurs entreprises, bars, boîtes de nuits et restaurants. Tout un réseau bien huilé sous une apparence très respectable qu’il gère avec son frère. L’Ours terrorise tout le monde, même son propre frère a peur de lui. Personne ne lui résiste et il ne recule devant rien pour gagner un maximum d’argent.

    Les démoniaques est un condensé des pires choses que l’humain est capable de faire pour l’argent. Je tiens quand même à dire que ce livre n’est pas un récit d’horreurs gratuit. Il suffit d’allumer votre télé, lire les journaux et regarder les infos…
    Parlons du style de l’auteur, j’ai beaucoup aimé sa plume très sombre et sa manière de relater les évènements. L’histoire est bien construite et chaque chapitre apporte son lot de révélations et de suspense.

    Les démoniaques est un roman cru, noir, et percutant. Clairement j’ai envie de dire purée, mais quel premier roman de Mattias Köpping,… Waouh ! Sans jeu de mot je dois dire que ce livre est vraiment démoniaque… Alors oui je pourrais vous dire de ne pas le mettre entre toutes les mains, ou âmes sensibles s’abstenir… Mais non j’ai envie de vous dire foncez et lisez ce livre… En tout cas moi je dis merci Mattias Köping et j’ai hâte de le rencontrer « en vrai » pour en discuter avec lui.

  • lectures_criminelles 16 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Ce livre est une véritable claque ! L’histoire est dure, violente et l’auteur repousse sans cesse les limites de l’horreur et de l’injustice. Malgré tout, ce livre est un véritable page-turner. On y déteste les hommes qu’on y rencontre au fil des pages, tous corrompus jusqu’à l’os et plus pervers les uns que les autres. Et qui s’en tirent, grâce à la belle mécanique mise en place par l’Ours. On veut nous aussi la vengeance de Kimy, et de toutes ces femmes et filles sans défenses. On veut crier, pleurer, tellement l’ambiance est sombre et malsaine. Une véritable réussite ! Je vais attendre un peu de me remettre avant d’entamer « le manufacturier », histoire de me remettre les idées en place.

  • Kirzy 29 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Tu crois aimer le roman noir ? Dis-toi que tant que tu n’as pas lu Mattias Köping, tu n’en sais rien.
    Là, on est dans le level ultime du noir.
    Les dix premières lignes donne le ton, insoutenables. Si tu ne refermes pas le bouquin après les avoir lues et que t’as survécu aux trente premières pages, tu vas lire un roman- expérience qui va te fracasser la tête et le bide ... inceste, viols, proxénétisme, pédophilie, drogue ... dans une densité de violence paroxystique assez inédite . En tout cas pour ma part, je n’avais jamais lu un bouquin aussi trash qui t’imprègne des images sordides dans les pupilles tant l’écriture est percutante, soignée et cinématographique ; j’ai rarement découvert des personnages catégorie « méchant » aussi abjects, aucune empathie n’est possible ( ou alors t’as un sérieux problème ).

    Mais attention, je ne considère absolument pas que filer un uppercut au lecteur soit une qualité. Comme il très facile de faire pleurer dans les chaumières en invoquant des morts d’enfants ou du grand amour, il est très facile aussi d’abrutir le lecteur dans une course à l’ultra-violent, facile d’aligner les situations insoutenables.

    Avec Les Démoniques, rien n’est gratuit, Mattias Köping ne tombe jamais dans cette facilité. Car il y a comme un effet purge dans ce récit, y a de la lumière dans toute cette crasse. Il y a une trouée dans le noir, il y a un chemin de rédemption. Les notes d’humanité sont portées par les très beaux personnages de Kimy et Henri, dès le début de leur rencontre par le biais de la lecture, salvatrice comme jamais. Kimy. Incroyable Kimy. Complexe Kimy qui découvre la douceur tout en étant animée par une haine motrice et un désir de vengeance irradiant.

    Un soleil noir à part dans la littérature thriller, un choc thermique virtuose.
    Vous êtes prévenus.

  • Kirzy 29 avril 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Tu crois aimer le roman noir ? Dis-toi que tant que tu n’as pas lu Mattias Köping, tu n’en sais rien.
    Là, on est dans le level ultime du noir.
    Les dix premières lignes donne le ton, insoutenables. Si tu ne refermes pas le bouquin après les avoir lues et que t’as survécu aux trente premières pages, tu vas lire un roman- expérience qui va te fracasser la tête et le bide ... inceste, viols, proxénétisme, pédophilie, drogue ... dans une densité de violence paroxystique assez inédite . En tout cas pour ma part, je n’avais jamais lu un bouquin aussi trash qui t’imprègne des images sordides dans les pupilles tant l’écriture est percutante, soignée et cinématographique ; j’ai rarement découvert des personnages catégorie « méchant » aussi abjects, aucune empathie n’est possible ( ou alors t’as un sérieux problème ).

    Mais attention, je ne considère absolument pas que filer un uppercut au lecteur soit une qualité. Comme il très facile de faire pleurer dans les chaumières en invoquant des morts d’enfants ou du grand amour, il est très facile aussi d’abrutir le lecteur dans une course à l’ultra-violent, facile d’aligner les situations insoutenables.

    Avec Les Démoniques, rien n’est gratuit, Mattias Köping ne tombe jamais dans cette facilité. Car il y a comme un effet purge dans ce récit, y a de la lumière dans toute cette crasse. Il y a une trouée dans le noir, il y a un chemin de rédemption. Les notes d’humanité sont portées par les très beaux personnages de Kimy et Henri, dès le début de leur rencontre par le biais de la lecture, salvatrice comme jamais. Kimy. Incroyable Kimy. Complexe Kimy qui découvre la douceur tout en étant animée par une haine motrice et un désir de vengeance irradiant.

    Un soleil noir à part dans la littérature thriller, un choc thermique virtuose.
    Vous êtes prévenus.

  • Le Monde de Marie 10 mai 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    L’auteur nous plonge dans l’horreur. Un thriller souvent difficile à lire tant le pire de la nature humaine y est décrit avec une infini finesse. Un récit qui vous prend les tripes et qu’il devient impossible de lâcher avant d’avoir tourner la dernière page.

    On y voit aussi bien des meurtres que des scènes de grande violence physique. Ici le viol des femmes et jeunes fillesw y ait monnaie courante. On y parle de la traite des femmes, de trafic de jeunes filles pour la prostitution ou bien pire. Mais également de trafic de drogue et des conséquences que sa consommation excessive peut provoquer. Il est impossible de rester insensible face à tout cela et on est heureux lorsque Kim décide d’y remédier.

    Elle vient d’avoir 18 ans et n’est donc désormais plus contrainte de subir les sévices de son père, son violeur, son proxénète, son fournisseur de drogue. Mais, même si elle est bien décidé à leur faire payer à tous, elle ne peut pas lâcher le milieu du jour au lendemain. Elle doit donner le change le temps de mener à bien sa vengeance.

    La tension monte au fur et à mesure du récit. J’ai adoré la manière dont les évènements s’enchaînent. Que l’on suive le récit selon plusieurs points de vue. L’enquête policière lorsque tout les moyens sont mis en œuvre pour démanteler le réseau. L’ours qui devient fou à ne plus savoir à qui se fier et est bien décidé à s’en sortir. Et puis Kim qui a conçu ce fabuleux plan pour détruire tout ceux qui de près ou de loin lui on fait du mal. Tout de précipite et personne n’en réchappera. De belles scènes de carnage. L’auteur m’a éblouie dans ce récit très bien élaboré. Jusqu’à la toute fin où il m’a mise sur le cul.

    Quand bien même on abjecte totalement les horreurs qui y sont relatées, on apprécie le récit pour sa qualité. J’ai beaucoup aimé le style de l’auteur et sa manière qu’il a de relater les évènements. Alors qu’on a envie de détourner le regard sur les scènes du début, on prend plaisir à suivre lorsque le bourreau devient victime.

    Un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains mais que je conseille vivement aux amateurs du genre.

  • Lettres et caractères 30 juillet 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    N’ayons pas peur des mots : pour moi ce thriller c’est un peu le page turner de l’horreur. Il est aussi addictif qu’il est dégueulasse. Un coup de cœur qui donne des haut-le-cœur !

    Rassurez-moi : on peut être accro à une histoire sordide de proxénètes-dealers doublés de pédophiles tout en étant sain d’esprit ?

    Rassurez-moi : on peut tourner avec frénésie les pages d’un roman d’une noirceur abyssale tout en trouvant par ailleurs que la vie est belle ?

    Rassurez-moi : on peut se délecter de personnages qui n’ont plus rien à voir avec l’humanité et que les animaux eux-mêmes ne reconnaîtraient pas comme les leurs tout en s’émouvant devant des vidéos de chatons sur internet ?

    Rassurez-moi : on peut ne pas vouloir que les Démoniaques ne se terminent tout en se demandant si on n’aurait pas préféré ne jamais commencer ce livre ?

    Rassurez-moi : on peut avoir adoré ce roman tout en l’ayant détesté ?
    Je viens de passer 372 pages à lutter entre plaisir et dégoût et à me demander ce qui ne tournait pas rond chez moi pour lire un tel livre et à me dire en même temps que c’était pour éprouver des émotions aussi fortes que celles-là que je lisais. Vous l’aurez compris : mon cerveau, mon cœur et moi-même sortons rincés de cette lecture mais plus vivants que jamais.

    Avis complet sur le blog lettres-et-caracteres.com

  • aurore 3 août 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bonjour à toutes et à tous,

    Aujourd’hui je vous parle du premier thriller de Mattias Koping sorti l’année dernière, Les Démoniaques.

    Viaduc sur Bauge est un petit village de campagne...tranquille...mais d’apparence seulement.

    Ici vit Jacky Mauchrétien dit l’Ours de par son physique hors norme.
    Dealer et proxénète à la tête d’un réseau prospère, il mène une vie de débauche, n’hésitant pas à prostituer sa propre fille, Kimy.
    Elle a vécu l’horreur, mais l’heure est venue pour elle de se venger...Ils paieront tous.

    Les Démoniaques est le premier roman de Mattias Koping et c’est une vraie réussite !
    Le personnage de Kimy est très attachant, toutes les horreurs qu’elle a vécues ont fait d’elle une jeune femme forte mais fragile à la fois.
    Il y a des passages extrêmement durs à lire, le lecteur plonge dans un univers où tous les vices sont présents. Drogues, viols, torture, pédophilie, certains passages donnent vraiment la nausée...
    ce chef d’œuvre n’est donc pas à mettre entre toutes les mains !

    Âmes sensibles s’abstenir...

    Résumé :

    Ils reprennent en choeur :
    « Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope ! »
    Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots.
    Son père la maintient par les cheveux. Elle s’appelle Kimy.
    Ce soir, on fête ses quinze ans.

  • Musemania 18 août 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Trois mots suffiraient pour moi à résumer ce roman noir : BRUT EN DECOFFRAGE !

    Il est des livres que l’on peut qualifier de « claque », de « choc » littéraire,.. et bien, je peux vous certifier que celui-ci en est un littéralement pour moi. J’entends déjà les plus prudes crier au désarroi face au déchaînement de violences contenues dans ce livre. Mais, dois-je vraiment vous rappeler que nous sommes dans le monde réel et non dans un épisode des Bisounours ou de Candy ?!

    Dès sa publication chez Ring, ce livre a créé l’émoi parmi les lecteurs et particulièrement, chez les blogueurs littéraires. Devant tant d’effervescences, j’aime prendre mon temps et ne pas me plonger dans un livre trop vite alors qu’il est encore sous tous les feux des projecteurs. Evidemment pour ce cas-ci, cela a été un peu difficile car, malgré sa parution en 2018, il n’est pas rare de voir encore chaque jour un avis ou l’autre partagé sur les groupes de lecture de Facebook ou en photo sur Instagram et ce, chaque jour !

    Il était donc venu le temps d’enfin l’ouvrir car je risquais de devoir attendre 150 ans avant de pouvoir enfin être confrontée à l’histoire de Kimy, dont la quatrième de couverture laisse présager violences et sexe.

    Effectivement, le résumé est à la hauteur du récit mais en même temps, j’ai adoré ma lecture. C’est là que vous vous dites que vous lisez en fait les lignes d’une psychopathe ? Mais c’est tellement bouleversant que j’en ai été scotchée. Ayant eu une grosse panne de lecture en ce mois d’août, j’ai pu constater qu’elle m’était apparue une fois la dernière page tournée… Ce thriller ne laisse donc définitivement pas personne indifférent.

    Ce que j’ai trouvé particulier dans cette histoire est le fait d’avoir planté son décor en France et donc, si près de moi. J’avais déjà eu l’occasion de lire des romans très gores mais cela se déroulait généralement aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques. Se retrouver avec une histoire si proche de chez nous, fait qu’on se rend compte que les plus horribles choses peuvent pourtant se dérouler aux coins de notre rue.

    A lire de telles atrocités, on est tenté de se dire que l’auteur doit être quelqu’un de machiavélique. Et bien détrompez-vous ! Pour l’avoir rencontré, je peux vous dire que Mattias Koping est tout à fait adorable, assez timide mais bien dans sa tête. Il est très proche de ses lecteurs, vous pouvez le constater par vous-même sur les réseaux sociaux. Ayant craqué cette année à la Foire du Livre de Bruxelles, j’ai directement acheté son thriller suivant : « Le manufacturier ». S’il est aussi bon que « Les démoniaques », cela m’assurera quelques nuits d’insomnie….

  • mlle javotte books 24 août 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Avec Les démoniaques, l’auteur nous offre un thriller magistralement orchestré, qui met des claques en pleine figure jusqu’au bout du bout. Même si j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans (trop d’attentes par rapport au Manufacturier), une fois que Kimy a su toucher mon coeur cette lecture est devenue addictive et passionnante. L’intrigue est démoniaque, extrêmement bien construite et sur un rythme endiablé l’auteur nous mène par le bout du nez jusqu’à un final époustouflant. J’ai adoré.

    Kimy est une jeune fille sombre, malmenée par la vie dès son plus jeune âge et par une personne dont le rôle était de la protéger et non pas de la violer et de la mettre au milieu d’un immense trafic de drogue, de prostitution et de violence. Car ce monstre de violence et d’horreur n’est autre que son propre père. Mais la jeune fille a de la ressource et elle est loin d’être une de ses filles soumises qui subissent leur sort sans se défendre.

    "Elle se demandait s’il ne fallait tout simplement pas fuir sans demander son reste.Mais l’idée que son père s’en tire la révoltait. Elle ne voulait pas non plus juste le tuer. Cela aurait été trop facile. Il était également exclu d’aller en taule à cause de cette ordure. Sinon bonjour la double peine. Il l’aurait torturée toute sa vie durant et il la ferait encore souffrir après sa mort ? Pas question bordel ! Surtout, elle ambitionnait de détruire son existence avant qu’il ne meure, balayer tout ce qu’il avait bâti et venger tous ceux qu’il avait anéantis"

    Et c’est la littérature qui va la sauver, nous la rendre plus humaine, plus sensible. Sa rencontre avec un professeur de lycée, taciturne, provoquée par le vol d’un livre, puis tournant autour d’échanges sur ses lectures va lui faire découvrir que les relations humaines peuvent être basées sur le respect et la douceur. Henri, qui pourrait être son père, va savoir apprivoiser la petite rebelle et la relation qui se développe entre eux m’a embarquée complètement dans l’histoire.

    Le "décor" est tellement bien planté qu’on s’y croirait. Le milieu de la drogue et du trafic organisé par l’Ours, le père de Kimy, est extrêmement bien décrit, le lecteur ne peut que visualiser les scènes. On a vraiment l’impression d’y être, un peu comme si on avait un casque de réalité virtuelle autour de la tête qui nous immerge complètement dans l’histoire.

    L’auteur a un talent exceptionnel pour captiver son lecteur en le plongeant dans l’horreur la plus totale tout en lui faisant espérer une lueur au bout du tunnel. C’est terrible, glauque, violent mais tellement intelligemment construit, sans temps mort que ça passe tout seul et le pire c’est qu’on en redemande encore et encore.

    Je suis définitivement conquise par la plume et le talent de Mattias Köping et je ne peux que vous recommander de découvrir ses romans.

  • La Bibliothèque de Juju 12 septembre 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bienvenue à Viaduc-sur-Bauge.

    Sa campagne, ses bois, ses rues.

    Et ses pervers, violeurs, trafiquants et monstres en tous genres.

    Ce livre est un coup de poing dans l’estomac. Véritablement. Il fait très mal.
    Déjà il faut survivre aux 10 premières lignes, ignobles et terriblement dérangeantes tant elles résument l’horreur en peu de mots … Ensuite, commence un voyage effroyable et terriblement fort.

    Nous partons à la rencontre de Kimy qui a eut la malchance de naître dans la famille la plus déglinguée qui puisse exister. Son père, véritable monstre, gère dans toute la région un empire clandestin du vice et de l’horreur. Pornographie, prostitution, trafic de drogues et autres réjouissances …

    Une jeune fille qui va se battre et pour qui tout va véritablement commencer grâce à la découverte d’un livre … Mais je n’en dirais pas plus.
    Rien n’est épargné au lecteur mais ce livre ne se lâche pas. Nous sommes sur du très bon livre dans ce registre.

    C’est le récit d’une vengeance. A fond de train. Le cœur au bord des lèvres et le poing serré. Chaque page dérange. Chaque page est un espoir. Chaque page est une déchirure.

    Pourtant l’humanité qui pointe au beau milieu de la noirceur rend le récit encore plus prenant, encore plus vibrant.

    C’est du grand art dans le thriller qui fait mal. du très grand art.
    Premier roman de Mattias Köpping, véritable coup de maître. Il va me falloir absolument lire le prochain.

  • Aude Lagandré 5 octobre 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Je termine à l’instant « Les démoniaques » et je hurle toute seule dans mon salon : « C’est quoi cette putain de fin Mattias ?? » Est-ce que tu veux vraiment créer une génération de frustrés, révoltés du Bounty après avoir créé une génération d’insomniaques ? La secte des adorateurs de Mattias Köping, légèrement agités du bocal, semble encore sévir après la lecture de chaque nouvel opus.

    Donc, j’ai tout fait à l’envers. J’ai commencé par la fin en lisant d’abord « Le Manufacturier ». Je m’en fiche, je fais ce que je veux. « Les démoniaques » était dans ma bibliothèque depuis sa sortie, commencé et lâché devant la violence du texte. Après « Le Manufacturier », autant dire que j’étais prête et méga prête à rentrer dans la cour de l’horreur : j’avais déjà atteint des émotions paroxystiques sur l’échelle des souffrances très personnelles, imaginée par Mattias. Autant dire qu’après avoir lu ça, je pouvais tout lire : une promenade de santé, a piece of cake, fingers in the nose. (oui j’utilise des anglicismes si je veux, de l’anglais si je veux et je me fous comme de l’an 40 de la pétition qui circule actuellement)

    Bienvenue dans Bisounours Land. Dans « Les démoniaques », on fait connaissance de papa ours. On a envie de le rencontrer celui-là, tant il a l’air humain et sympathique. Si l’on oublie son physique de géant vert, doté de belles grosses papattes à te dévisser la tête quand il t’en colle une, de pieds pointure 49 et d’une anatomie masculine disons avantageuse, il inspire le respect immédiat. À la tête de nombreuses entreprises qui ne connaissent pas la crise, vente de drogues en tout genre, trafic d’êtres humains, réseaux de prostitution (dressage, abattage, utilisation maximale et non exhaustive) et organisateur de fiestas orgiaques en tout genre, il a aussi l’immense qualité de cogner régulièrement sur sa fille Kimy, de la violer régulièrement et de la refiler à ses potes, membres permanents de ce microcosme de poètes. Il n’a qu’un amour dans sa vie : sa bagnole. C’est dire à quel point la cocaïne a attaqué son cerveau. Il est secondé par son frère, à peu près aussi con que lui dans le genre handicapé du bulbe, et par une mère surnommée « mère tendresse » tant sa gentillesse, sa compassion et son amour de l’autre la caractérise. Tout ce petit monde fait allègrement chanter une communauté entière : par la dépendance à la drogue d’abord, fournie en masse, et par l’enregistrement d’ébats plus inoffensifs les uns que les autres, avec quelques écharpages en fin de viol histoire d’ajouter un peu de piment. Tant de tendresse à l’état brut m’a bouleversée ! Malgré toute cette ambiance feel-good à l’eau de rose, figurez-vous que Kimy décide de se révolter. Elle en a marre que son père la viole, que les amis de son père la violent (ah ces gosses, je te jure quelle ingratitude !) et veut faire payer son paternel pour l’ensemble de son oeuvre. Comment va-t-elle s’y prendre pour le faire tomber ? Y a-t-il un espoir d’avenir pour une gamine qui a connu tant de souffrances ? L’ours est-il sur le chemin de la rédemption ? Vous le saurez après la pub !

    Cet inoffensif roman de terroir (oui, on est dans la campagne profonde) va réveiller vos instincts primaires (la corde qu’on le pende haut et court) et vous encourager à aller chercher votre AK47 dans le garage (oui, c’est la Californie ici, faites gaffe, je suis équipée) pour sauter dans le bouquin et y faire un grand coup de nettoyage… à sec ! Tu es féministe engagée ? Qu’à cela ne tienne !! La femme dans toute sa splendeur est mise en avant, résumée à un tas de viande sans cervelle dont on se sert allegretto et dont on ferme la grande gueule dès qu’elle émet un autre son que celui du râle intercoïtal, et qu’on égorge d’un coup, d’un seul quand elle est trop usée pour servir. Place de choix, enviée et vénérée, magnifique ode au corps féminin, souplesse absolue des corps qui s’entrechoquent, soumission choisie et sublimée. Une véritable invitation au voyage !

    Une place de choix est gardée pour Kimy, la gosse qui fête son 15ème anniversaire à quatre pattes, entourée de gros libineux qui veulent jouer à chat perché. En terme d’enfance maltraitée, elle peut remplir un carnet de rendez-vous psy pendant une vie entière. Elle a tout connu, tout vécu, tout subi. Il ne reste pas grand chose dont elle soit encore réellement vierge (à part peut-être du sentiment d’aimer et d’être aimée) et c’est animée d’une certaine rancune (tu m’étonnes) qu’elle décide de s’attaquer à son charmant papa avec pour objectif de le détruire irrémédiablement. Il faut bien que quelqu’un fasse le sale boulot !

    Sans plaisanter, ce livre provoque une révolte quasi animale chez le lecteur. Quelque chose de très instinctif s’empare de votre cerveau qui ne peut plus fonctionner normalement. La réflexion est mise au second plan pour ne laisser place qu’à l’émotion pure, et avec elle, un désir intense, presque suffocant de vengeance. Les bas instincts, ceux que vous ne pensiez pas avoir, font surface et balayent toute raison sur leur passage. La petite société de campagne, bien sous tout rapport, gangrenée jusqu’à la moelle engendre une remontée de bile et l’envie de vomir. Tout le monde fait partie de ces petits arrangements entre amis, le maire, les représentants de la justice, la police, les services sociaux. Le lecteur est alors le seul témoin de la réalité de Viaduc-sur-Bauge, petite bourgade tranquille et honorable.

    Certes, c’est un livre très difficile, à ne pas mettre dans toutes les mains. La violence est terrible, les scènes décrites insoutenables, les mots incisifs, les descriptions précises ne laissent pas de place au doute. Au milieu de cette noirceur, surgit quand même une lueur d’espoir par l’intermédiaire d’un personnage clé : Henri. Personnage doublement intéressant puisqu’il est autant vecteur d’espoir que victime. C’est presque logiquement que sa rencontre avec Kimy est adoubée alors qu’elle poserait question hors de ce contexte précis.

    Je pars toujours du principe qu’un livre doive susciter des émotions, bonnes ou mauvaises et surtout s’affranchir de toute indifférence pour être considéré comme bon. Partagée entre pitié, dégoût, soif de vengeance, mais aussi tendresse et compassion, les émotions qu’il génère sont intenses. La plume de Mattias Köping, déjà acérée, sans compromission, poétique et noire vous embarque dans les tréfonds de l’âme humaine, dont on ne peut/veut sortir indemne. Son talent est confirmé dans « Le Manufacturier ».

    Il est désormais un pilier de la littérature noire avec lequel il faudra compter.

  • universpolars 14 octobre 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bon bon ... Avant d’ouvrir ce bouquin, nous savons déjà plus ou moins à quoi nous en tenir. Il suffit de le retourner et de lire la 4ème de couverture qui en dit déjà long. Une petite sauterie familiale pour les 15 ans de la petite Kimy ! Abject, c’est sûr, mais cela attise et aiguise assez la curiosité !

    L’âme de ce bouquin est sale. Boîtes de nuit, gros bras, gros bides (qui vont avec), business, poudre, trafics - femmes, enfants, putes, drogues - et quelques castagnes. Quelques personnes influentes mènent la danse dans cette zone rurale normande, avec force, violence et beaucoup de persuasion.

    Cette histoire à donner la gerbe déroule jusqu’à vos pieds le summum du vice, de la débauche et de toute la bassesse dont est capable l’être humain. Mélangez tout ceci à une immunité liée aux fonctions publiques des protagonistes et vous obtiendrez ainsi un groupe formé d’excréments liquides à qui vous rêveriez de dire adieu en tirant la chasse d’eau ! Voilà pour les présentations ...

    Et il y a Kimy qui a atteint ses 18 ans. Elle se retrouve - bien malgré elle ! - dans cette ambiance bien pourrie. Eh oui, quand on a été élevée par des ânes lubriques doublés de porcs concupiscents (en trois mots ?), cela n’aide pas beaucoup à s’épanouir ! Cette fille a néanmoins un caractère de fer. Un fer qui a été battu lorsqu’il était bien chaud !

    Mattias Köping va droit au but, sans filtre, sans retenue, pour nous placer au centre d’un réseau œuvrant dans la pédophilie, la came ou encore la traite de femmes. C’est plutôt cash, mais pour traiter un sujet pareil, il n’y a pas tant d’arguments pour édulcorer ou embellir ! Ce récit est pourri, gangrené jusqu’à la moelle.

    L’auteur nous plante une telle haine dans les tripes que la vengeance qui en résulte est proportionnellement jouissive !

    Il y a une réelle atmosphère dans ce récit ! C’est la campagne, c’est très rustique, c’est un peu retiré du monde et cela permet peut-être d’y faire souffler un vent violent d’impunité ! C’est une lecture gênante, évidemment. Mais comme l’auteur traite son sujet avec une sérieuse maitrise stylistique, cela passe plutôt bien ! Comme de grandes gorgées de whisky essentielles pour faire passer les morceaux coincés dans la gorge !

    Et il y a aussi bien sûr cette prise de conscience face à la drogue, cette autodestruction poussant le consommateur jusqu’à une mort lente qui tombe sur la gueule bien avant la vraie qui te foudroie ! C’est réaliste, concret et très palpable.

    Ce récit, abject et révoltant, est une vengeance viscérale ! L’amour et l’espoir ont bel et bien une place dans cette trame, bien entendu. Mais ce sont des valeurs parfois éphémères. La vie est rude ! À lire, c’est évident !

    Bonne lecture.

  • Mes petits plaisirs à moi 9 novembre 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un roman absolument glaçant

    Bon n’en déplaise aux bien-pensants, ce roman sera pour moi un vrai coup de cœur.

    Alors oui, c’est un roman qui, sans doute, gêne par sa thématique, qui perturbe par sa narration particulièrement objective voire totalement froide. Mais n’est-ce pas justement le choix à faire quand on veut traiter de ces questions qui gangrènent notre société à savoir, les trafics de drogues, la prostitution (notamment celle des mineures), la violence lié aux mafias en tous genres ? Pour ma part, je n’ai que faire de connaître l’avis d’un auteur sur la question qu’il traite et je remercie ceux qui laissent au lecteur le privilège de pouvoir se faire sa propre opinion, sans chercher à aucun moment à l’influencer. C’est notamment ce que j’ai apprécié dans son roman.

    Alors oui , on me répondra que, de toute manière, il n’y a qu’un point de vue à adopter sur ces questions (en gros, leur condamnation) et qu’il n’est pas nécessaire qu’un roman zoome trop dessus. A quoi je répondrais : Bien entendu, qu’on ne peut que condamner ce que décrit l’auteur. Comment pourrait-on valider ce genre de « parties fines » qui finissent en soirées de débauche voir de débauche mortelle parfois ? Comment pourrait-on valider l’aveuglement voire la complicité de ceux qui sont censés nous protéger face à de tels comportements ? Comment pourrait-on valider cette gangrène que sont les trafics de drogues en tous genres qui transforment des lycéens en véritables zombies dociles comme de vulgaires toutous face à leurs fournisseurs ? Eh bien, justement, ce que l’on peut reconnaître à Mattias Köping, c’est qu’il ne valide absolument rien de ce qu’il décrit. Il agit tel un journaliste digne de ce nom (pas comme comme ceux de BFM ou d’I-Télé). Il livre sur un plateau aux lecteurs des faits, des comportements, des façons d’envisager la vie et, ensuite, à eux de s’en débrouiller. Et c’est sans doute là que certains ont du mal car pas de manichéisme affiché ou revendiqué chez Köping. Certes, à moins d’être dérangé psychologiquement, on ne peut voir dans des personnages comme Dany, l’Ours ou Simplet, que des êtres abjects, capables des pires saloperies qu’un homme est en mesure de réaliser. Mais pour un personnage comme Kimy, par exemple, la question est plus complexe et c’est ce qui sans doute dérange un peu plus certains lecteurs car on attend d’eux qu’ils se positionnent et ce n’est pas si simple. Kimy est sans aucun doute une victime et son désir de vengeance se révèle parfaitement justifié. Mais ses activités de « revendeuse », elle les assume pleinement, elle n’éprouve à ce sujet que des scrupules assez tardifs vis-à-vis de ses « amis ». Et son point de vue sur le fric de son père peut aussi déranger dans la mesure où c’est tout de même de l’argent sentant la drogue, le viol et la mort. Alors Kimy, ange ou démon ? Et on pourrait aussi se poser cette question sur plusieurs autres personnages comme Lilou voire même Henry. Une chose est certaine : la réponse à cette question ne viendra pas de l’auteur et c’est justement ce qui fait la réussite de son style.

    Car oui, on doit le reconnaître, il y a un style Köping. Dur comme de la pierre, glaçant par son manque d’empathie vis-à-vis de ses personnages, efficace par une structure narrative menée tambour-battant de la première à la dernière page. Dès que la vengeance de Kimy s’enclenche, tout s’enchaîne de manière quasi mécanique et avec une froideur qui vous paralyse et vous laisse rivés à votre lecture comme si votre vie en dépendait. Dans les 100 dernières chapitres, l’auteur vous balance en pleine face les événements, au point que vous vous demandez parfois si ce n’est pas vous, au lieu du personnage, qui venez de vous prendre cette balle en pleine tête, tant il vous donne l’impression d’être témoins de la scène. Et que dire du dernier chapitre ? Je ne m’étendrai pas mais rien que pour le dernier chapitre, le roman vaut la peine d’être lu. En deux pages, Mattias Köping vous rappelle que son histoire, il ne l’a jamais lâchée, qu’il la maîtrise jusqu’à son dernier mot et qu’il n’y a qu’une chose à laquelle on ne peut pas échapper : son destin ! Pascal aurait sans doute adoré ce roman !

    Mon chouchou à moi

    Il s’agit d’Henry. Alors oui, Henry, on a, à plusieurs reprises, envie de le secouer pour le faire réagir, de lui filer même parfois quelques baffes (même s’il y en a déjà beaucoup dans le roman). Mais ce qu’on peut lui reconnaître, c’est que si, pendant un bref instant, le désir de vengeance l’a gagné, il a su rester ce qu’il était jusqu’au bout : un homme honnête, préoccupé par le bonheur de Kimy quitte à se sacrifier pour cela.

    Au final, un excellent roman avec une intrigue menée de main de maître. Ne vous laissez pas trop influencer par la quatrième de couverture car, s’il y a bien quelques scènes assez trash et extrêmement violentes, l’auteur n’a pas misé là-dessus pour faire de son roman une réussite. Pour cela, faites confiance à quelqu’un qui arrive encore à se cacher les yeux devant la télé ou au ciné quand ça commence à faire un peu trop peur ! Oui, je sais, j’ai honte à mon âge mais j’assume, faute de mieux.

  • bookliseuse 20 décembre 2019
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    2012 : Kimy, 15 ans est violée par son père, son oncle, et des amis de ceux-ci. Premières pages, dures et percutantes. On est directement plongé dans l’ambiance du livre.

    Septembre 2015 : Kimy a 18 ans est vit dans un petit village, Viaduc sur Bauge. Bienvenu en enfer !

    Elle y vit avec son père Jacky Mauchrétien, “l’ours”, un être abject, trafiquant en tous genre, propriétaire d’établissement de nuit et exploitant forestier. Tueur, violeur, proxénète, vous serait d’accord avec moi, l’homme parfait, il nous vend du rêve ! Elle n’a qu’une obsession, se venger de ceux qui lui on fait du mal !

    On découvre que l’enfer est sur terre et qu’il se trouve dans ce petit village ! Là, vivent tranquillement des monstres, qui corrompent, abîmes leur entourage. Ils n’ont aucune morale, et ont la joie de posséder tous les vices possibles et inimaginables existant sur terre.

    Un livre violent, percutant. L’auteur ne nous épargne pas, en n’omettant aucun détail des sévices infligés aux victimes.

    Mais quelle claque on prend en lisant ce roman. On plonge très vite dans l’horreur, la violence et surtout dans ce qu’il existe de plus noir et sale chez l’homme, un monde où la pitié n’existe pas et n’a surtout pas sa place.

    Un coup de cœur absolu pour ce livre de dingue. Âmes sensibles s’abstenir.

  • LectureChronique2.0 17 janvier 2020
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Bonjour mes lecteurs,

    Voici un thriller puissant que je viens vous chroniquer en retour de lecture. Un vrai coup de cœur pour ce livre !

    Une lecture personnelle qui m’a bousculé dans mes retranchements de lectrice avertie. Je savais que j’allais lire un chef d’oeuvre hors-norme, mais alors là j’en reste bouche bée ! 

    Quel livre les amis ! Wouah ! Un thriller brut de décoffrage comme j’aime ! 

    Dans une France rurale sur fond de drogue, proxénétisme, pédophilie, esclavage sexuel, l’Ours règne en maître sur son empire criminel.

    Sa fille Kimy est devenue dès ses treize ans dealeuse et surtout a été prostituée de force par son père incestueux aux méthodes cruelles.

    Elle va trouver chez Henry, ce professeur à la ramasse, un soutient inattendu, elle va prendre goût pour la lecture et ce petit plus de positivité qu’ils s’apportent l’un l’autre va leur donner ensemble l’idée d’une vengeance bien calculée pour faire tomber tout le réseau.

    Un style unique, bien rythmé par des chapitres courts, un langage cru, violent, réaliste, Mattias nous envoie du lourd. Ce roman sort de tous les sentiers battus du genre, il vous percute la conscience pour mieux vous faire avaler les atrocités qui en découlent.

    Les personnages sont dotés d’une véritable monstruosité, effrayants de cruauté et dénués de toute valeur morale ou même d’empathie. 

    Tellement de noirceur les habite que les surnommer "les démoniaques" est un doux euphémisme. 

    Avec ce thriller, vous allez vous prendre un aller-retour de bastos sans toucher terre. Vous allez vous retrouver dans un univers sordide, glauque qui vous prendra à la gorge et ne vous lâchera qu’à la dernière page, si toutefois vous arrivez à reprendre votre souffle.

    Je sais que ce livre va me hanter longtemps. C’est certain. Merci Mattias pour ce pur moment addictif, haletant, étourdissant.

    Si vous voulez lire un thriller qui décoiffe et qui déroute jusqu’à vous désorienter alors jetez-vous sur celui-ci. Cherchez pas à comprendre et allez à la librairie vous le commander parce que c’est un put*** de bouquin qui va vous foutre un de ces coups de massue dont vous aurez du mal à vous relever.

    Ce livre a reçu le Grand Prix du Jury Les Mines Noires et c’est amplement mérité. 

    Bonne lecture, amis lecteurs ! 
    D’autres avis thriller sur mon blog, c’est par ici —>
    http://lecturechronique2.com

    Extrait : elle renonça au livre et se tira du pieu en bougonnant . Elle s’apprêtait à le jeter à la poubelle, mais se ravisa juste au moment où ses doigts allaient le lâcher. Elle le posa sur le bureau. La bouche sèche à cause de la fumette, elle plongea sous le lit, en retira une canette de Carlsberg et se rallongea, retournant à son rêve de vengeance, plein de visions grandioses d’un Jacky Mauchrétien rampant à ses pieds, avant d’être abattu comme un chien. 

  • alexandra 7 mars 2020
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Quel livre encore ! C’est magistral !! Bon comme je l’ai fait à l’envers et que j’ai commencé par le manufacturier celui-là m’a "presque" semblé "normal"... Encore une intrigue sombre, très sombre. On est encore dans l’abject et ce qu’il y a de pire dans l’être humain mais c’est tellement bien écrit et les personnages sont tellement puissants... mais put*** la fin !!!! Pourquoi ???😢 j’ai adoré les personnages de Kimy et Henri. J’ai adoré détester tous les salopards dont elle se venge. Un vrai grand bravo !

  • Sweethydark 21 septembre 2020
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Un thriller pour lecteurs avertis tant il est glauque, cruel et noire. Ce roman nous entraîne dans un monde de violence et de perversion. L’histoire bouleverse, écoeure, dérange, mais c’est tellement addictif. Dans tout cette horreur, il y a un peu d’amour, peut être un espoir pour Kimy,.. Un gros coup de cœur, jusqu’à la dernière page dont je ne m’attendais pas.

  • LesRêveriesd’Isis 8 octobre 2020
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    A force d’entendre parler du Manufacturier en bien, j’ai eu envie de découvrir la plume de Mattias Köping, mais les avis dithyrambiques me font toujours un peu peur (la fameuse peur d’être déçue), alors je me suis tournée vers son roman précédent, pour me faire une idée. J’ai profité du confinement et de mes vacances pour le sortir de ma PAL : pas de baby sitting, plus de lecture et de cuisine !

    Les Démoniaques nous plonge dans la vie de Kimy, une jeune fille de tout juste dix-huit ans, au quotidien horrible. Violée dès l’adolescence, baignant dans le monde de la drogue, elle fera tout pour s’en sortir, mais à quel prix cela se fera ?

    Soyons très francs immédiatement : ce thriller n’est pas à mettre entre toutes les mains. La violence est intrinsèquement liée à l’histoire, chaque page retentit de brutalité et de cruauté. L’auteur explore les bas-fonds et la noirceur de l’âme humaine sur presque quatre cent pages, et, à aucun moment un voile pudique ne recouvre les sombres réalités. Bien au contraire, le vocabulaire est cru, le verbe est incisif, la langue elle-même devient violence et se met au diapason de l’Ours, de l’Albanais et de tous les acteurs de la barbarie à laquelle nous assistons. Certaines scènes mettent très mal à l’aise : viol, viols en réunion, pédopornographie, esclavage sexuel, traite d’humain, meurtre… autant de sujets abjects qui se retrouvent ici et nous emportent, à l’instar de Kimy, au bord de l’abîme. L’Ours, le père de Kimy, est dealer, proxénète, à la tête d’un empire du sexe et de la drogue qu’il entend non seulement développer, mas préserver de toute rébellion, quitte à tuer tous les obstacles sur sa route. Ce personnage nous glace, mais il est loin d’être le seul. La vieille Mauchrétien est tout aussi détestable dans sa haine des femmes, alors qu’elle-même en est une. A chacune de ses apparitions, le lecteur se demande comment elle peut cautionner tout ça. En parallèle, nous voyons aussi se dessiner un réel problème de société : parfois, le plus détestable personnage prend des allures de bon Samaritain, et sous le fonctionnaire affable peut se cacher un bourreau. C’est encore une fois l’idée de la banalité du Mal qui est explorée ici.

    Ce qui est évoqué fait frémir, révulse et prend aux tripes. Le sort que la vie a réservé à Kimy (et que l’auteur lui a concocté !) est révoltant. Cette jeune femme est d’une rare résilience pourtant, et, contre vents et marées, elle encaisse tout pour rendre au centuple. Ce roman est aussi le récit d’une vengeance. Et c’est là que l’espoir affleure. Brisée, foulée aux pieds, elle se redresse, bombe le torse et avance. Dans son projet fou, elle rencontrera des alliés, improbables, mais importants, et finalement, deux êtres abîmés par la vie peuvent devenir bien plus dangereux que le criminel endurci. J’ai particulièrement aimé la manière dont l’auteur relie le destin de Kimy à celui d’Henri. Deux mondes qui s’opposent à première vue se trouvent, pour le meilleur et pour le pire.

    La langue crue aurait pu me faire arrêter de lire, étonnamment, ce n’est pas le cas ici. Les personnages dépeints, l’univers évoqué, les sévices vécus par certains des êtres de ce livre expliquent cet emploi et créent un effet de cohérence dans l’oeuvre. Cela donne quelque chose d’étrange : le lecteur est entraîné en avant, poussé à lire la suite, alors même que, plus d’une fois il lui faut relever la tête et aspirer une grande goulée d’air pour faire passer l’horreur. La fin m’a particulièrement saisie. A la manière d’un Zola, les personnages grandissent dans l’échelle sociale (du crime pour certains), avant de retomber. Cela crée une dynamique toute particulière qui m’a plu, mais qui n’épargne personne. Comme dans les tragédies, l’implacable mécanisme est lancé, et personne ne saurait arrêter sa course folle avant que le bain de sang ne soit arrivé à son terme.

    Les Démoniaques est donc une très bonne lecture, mais hautement éprouvante. Le cœur au bord des lèvres, nous sommes entraînés toujours plus avant dans des abîmes de violence et d’horreurs, soutenus par un fol espoir et par une lueur d’humanité, vacillante au cœur des ténèbres.

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