Les Démoniaques - Koping Mattias

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Résumé :

C’est l’histoire d’une vengeance.
L’histoire d’une fille qui affronte une bête.
Son proxénète, son violeur.
Son père.

Drogues, meurtres, esclaves sexuelles, pédophilie. Au cœur d’un village qui borde l’autoroute, entre marécages lugubres et forêts profondes, un monstre se déploie.

Depuis la Souille, son repère situé au cœur de la forêt, l’Ours dirige son clan d’une poigne de fer et repousse chaque jour les frontières de son empire criminel.

Sa fille Kimy n’a qu’une obsession : attendre froidement l’heure de la vengeance. Car si personne ne se souvient de son visage, nul n’oubliera sa colère.

Dans un thriller à la densité paroxystique, Köping prend le lecteur à la gorge et connecte, page après page, les fils d’une bombe à retardement. Une onde de choc étourdissante qui fait figure d’événement dans la scène littéraire française.

EXTRAIT - INCIPIT

2012.

Ils reprennent en choeur :
" Joyeux anniversaire, salope ! Joyeux anniversaire, salope ! "
Ils l’ont encerclée, hilares, à poil. Ils sont tous là, son père, son oncle, Simplet, Waldberg, Delveau, Beloncle. Elle est à quatre pattes au milieu de la meute, fragile et nue, déchirée de sanglots. Son père la maintient par les cheveux.
Elle s’appelle Kimy.
Ce soir, on fête ses quinze ans.

Vos avis

  • Nicolas Elie 10 juillet 2017
    Les Démoniaques - Koping Mattias

    Exceptionnellement, je vais commencer par la fin, pour que tu comprennes bien. Va le chercher. Va chez ton libraire, et s’il l’a pas, commande-le !

    C’est un des romans les plus durs que j’ai lus cette année. Il fait partie, sans même que j’ai cherché à comprendre pourquoi, de mes baffes de 2016.

    Il y a tout dedans. Mattias Köping, il a tout mis.

    Mais surtout, il y a mis Kimy. Elle a 15 ans, et elle a pas la vie facile. Sur la quatrième de couverture, il y a écrit ça :

    « C’est l’histoire d’une vengeance. L’histoire d’une fille qui affronte une bête. Son proxénète, son violeur, son père. »

    T’as compris ? Pas la peine d’en dire plus sur l’histoire, parce que ça va te suffire à l’ouvrir à la première page, à prendre ta première baffe, et à essayer de suivre Mattias Köping jusqu’où il veut t’emmener. Et tu vas tourner les pages.

    Et Kimy, comme Henri, tu vas vouloir l’aider. Peut-être même que t’aurais pu tomber amoureux, si t’avais eu 15 ans toi aussi. Tu vas lui murmurer de pas s’inquiéter, qu’elle va s’en sortir. Que tu vas tout faire pour qu’elle s’en sorte.

    Et puis tu vas sombrer, comme moi. Parce qu’à ce niveau là, il s’agit plus de louper une marche et de se casser la gueule. C’est un abyme qui s’ouvre sous tes pieds.

    Certains écrivains ont touché à ce que je définis comme le plus que sacré, notamment Johana Gustawsson avec « Block 46 ».

    Le plus que sacré, c’est quand l’histoire touche aux enfants. Quand les assassins brutalisent des gosses. Ben là, Mattias Köping, il est en plein dedans.

    La pédophilie, la prostitution des petites filles, le Mal.

    Tu sais, ce qui te ferait devenir violent au-delà du raisonnable. Ce qui laisserait sortir de toi la rage que nos civilisations ont enfoui à l’intérieur de nous depuis des siècles.

    Cette rage là.

    Liée à ce qui te laisse voir ces mômes que tu connais, que tu croises tous les jours, entre les mains de ces pervers que tu n’arrives même pas à imaginer. Parce que ces mômes, ce sont aussi les tiens, ou ceux de tes enfants.

    La violence de certains tueurs en série, déjà croisés dans d’autres livres, paraît presque désuète, voire surannée, au regard de ce que ce roman te permet d’entrevoir.

    Juste d’entrevoir, parce que tu vas fermer les yeux. Forcément. Et puis les rouvrir parce que tu veux savoir la suite de l’histoire…

    Alors tu vas marcher à côté de de Kimy, parce que toi aussi, t’auras besoin de marcher plutôt que de rentrer en bagnole. Besoin, comme elle, de prendre l’air.

    J’ai cru au début que ce serait glauque. À la limite du supportable.

    Mattias Köping s’est interdit de censurer quoi que ce soit, donc tu assistes à des choses alors que tu voudrais tourner la tête et ne pas voir. Mais ça existe !

    C’est ça qu’il te fait toucher du cœur. Ça existe…

    Tu vas espérer qu’elle va réussir, Kimy. Que cette vengeance dont on t’a parlé sur la couverture, elle va la mettre en place. T’es même prêt à l’aider.

    Vas-y, respire.

    Et n’ai pas peur. Je sais que tu vas te dire que non, tu peux pas lire un bouquin comme ça. Que ça touche les mômes. Les petites minettes qui sont à fond sur leurs iPhones. Qui se mettent du maquillage, pour être plus jolies encore. Mais tu vas rater quelque chose.

    Je te jure que tu vas rater quelque chose.

    T’as aimé « Block 46 » ? Tu vas aimer « Les démoniaques » aussi.

    C’est un conte de fées, mais avec la fin imaginée par l’auteur. Celle qu’il a pas voulu écrire. Pour pas faire peur aux enfants. Celle que son éditeur lui a refusé.

    Merci M’sieur Ring.

    Deux mots sur l’écriture. Elle transpire. Elle sent mauvais parfois. Elle te met dans le rôle du voyeur, souvent, parce que t’as pas le choix. Parce que pour comprendre, il faut avoir vu. Il écrit pour de vrai, avec les tripes dont parlait Bukowski, et ils sont pas nombreux à pouvoir le faire.

    Chacun des mots est sans doute pesé avant d’être déposé sur la page. Parce que tu peux pas te rater quand t’écris sur cette violence là. Tu peux pas remplacer un mal par un autre. Quand t’es le témoin.

    Juste le témoin.

    Tu vas être bousculé. Grave bousculé.

    Parce que tu vas te rendre compte que c’est nous, finalement, qui laissons faire.

    C’est nous qui autorisons cette violence.

    Et ça commence quand tu laisses ton môme, rire avec ses potes, et dire les mots.

    Ceux que tu devrais interdire.

    « Joyeux anniversaire, salope ! »

Avis Babelio Babelio

  • 8 août, par yjo

    Ce n'est pas le checf d'oeuvre auquel je m'attendais à lire les autres criitiques mais c'est un bon bouquin. Les 200 premières pages tiennent en haleine mais les 200 suivantes sont comme un polar clas...

    Lire la suite

  • 31 juillet, par pupucing

    Jacky Mauchrétien, dit l'Ours un peu le roi de sa petite ville perdue en Normandie, une entreprise florissante, l'épicerie tenue par sa mère, une boîte de nuit mais surtout des activités fort lucrativ...

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  • 27 juillet, par manon08440

    C'est du bon, du très bon!! on ne relâche la pression qu'en refermant le livre. histoire sordide sur fond de proxénétisme, de drogue, de prostitution, de violences, de meurtres. la totale! l'écriture ...

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  • 23 juin, par JeanPaulS

    J'ai dévoré "Les Démoniaques" de Mattias Köping, et je trouve que... ça suinte, c'est sale, c'est gluant. Jusqu'à la dernière phrase du dernier chapitre, horreur, haine et dégoût. L'Humain, en somme, ...

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  • 5 juin, par BarbaraJeanne

    Je termine à l'instant Les Démoniaques et j'ai aimé ce livre, je l'ai vraiment aimé. Alors oui, c'est violent, c'est cru, parfois à la limite du supportable, le coeur souvent au bord des lèvres. L'au...

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  • 21 mai, par LeslecturesdeMaud

    Quelques hauts de coeurs à la lecture des premières pages tant l'auteur nous immerge dans l'horreur de scènes difficilement soutenables, grâce à une plume fluide. Le personnage de Kimy est dès le début...

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  • 9 avril, par claire5907

    Un livre bouleversant, choquant qui laisse des traces... Dés les premières pagent l'auteur nous plonge dans le bain ici les sujets abordés vont droit aux buts et son très explicatifs!!! Âmes sensibl...

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  • 10 mars, par LeMondeDeMarie

    L'auteur nous plonge dans l'horreur. Un thriller souvent difficile à lire tant le pire de la nature humaine y est décrit avec une infini finesse. Un récit qui vous prend les tripes et qu'il devient im...

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  • 7 mars, par Armony22

    Comment vous dire... Ca fait déjà deux jours que j'ai fini ce livre et j'en suis encore toute remuée. J'avais beaucoup d'appréhension avant d'entamer ce bouquin de part les thèmes abordés, viols, pédo...

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  • 2 mars, par Gaiange

    Chronique entière sur le blog Ce roman, j'en ai entendu parler sur la toile comme un roman cru,difficile à lire. Pour ma part, je n'ai pas été choqué par les mots, Sous des scènes d'une violen...

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