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Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

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Résumé :

1884, aux confins des Cévennes. Une maison d’éducation surveillée ferme ses portes et des adolescents décharnés quittent le lieu sous le regard des paysans qui furent leurs geôliers.
Quand, dix-sept ans plus tard, sur cette terre reculée et oubliée de tous, une succession d’événements étranges se produit, chacun se met d’abord à soupçonner son voisin. On s’accuse mutuellement du troupeau de chèvres décimé par la maladie, des meules de foin en feu, des morts qui bientôt s’égrènent… Jusqu’à cette rumeur, qui se répand comme une traînée de poudre : « ce sont les enfants qui reviennent. » Comme si le bâtiment tant redouté continuait de hanter les mémoires.
Porté par une écriture hypnotique, le roman de Jean-Christophe Tixier, portrait implacable d’une communauté rongée par les non-dits, donne à voir plus qu’il ne raconte l’horreur des bagnes pour enfants qui furent autant de taches de honte dans l’Histoire du XXe siècle.

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Vos #AvisPolar

  • SIGPRO2022 26 décembre 2021
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Les mal-aimés de Jean-Christophe Tixier

    Chers amis, je n’ai jamais lu un livre aussi poignant que celui-ci. Un livre aussi essentiel démontrant la monstruosité d’un système qui disait vouloir remettre des enfants dans le droit chemin. Système béni aussi bien par les curés que par la République. Nous sommes dit Jean-Tixier en 1884, aux confins des Cévennes. Là dans ce pays aride, on a construit une maison d’éducation surveillée. ( Vous comprendrez pourquoi en lisant la fin de mon propos ).
    il s’agit en fait d’ un bagne ou l’on enferme des enfants auprès de prédateurs. Ou la violence, la malnutrition et les viols sont monnaie courante. Tout le monde sait ce qui se passe entre ces murs, mais comme chacun pouvait y trouver sa part, personne ne dit rien, ni les paysans harassés par le travail de leur ferme qui obtenaient une main-d’œuvre que l’on pouvait martyriser à l’envie, ni ceux qui recevaient de l’argent en raison de leurs services rendus à la société.
    Les Mal-Aimés de Jean-Christophe Tixier n’est pas un roman comme un autre. Ce qui en fait sa force c’est qu’il démontrer comme le dit Jean-Christophe Tixier, l’horreur des bagnes pour enfants qui furent autant de taches de honte dans notre histoire du XXe siècle, en ayant eu accès aux Archives départementales de l’Hérault et aux registres d’écrou de la maison d’éducation surveillée de Vailhauquès ( côtes 2 Y 792,793,794 . Vous découvrirez toute l’horreur de ce système. « Pierre Roch Combres, né le 19 août 1859 à Lacostes (Tarn) jugé le 16 février 1872 pour attentat à la pudeur sans violence. Condamné selon l’article 66 de la correction jusqu’à 18 ans. N° d’écrou 795, Taille à l’entrée 1,62 . Causes de la sortie : Décès le 2 mars 1873. »
    Condamné à 13 ans, mort à 14 ans ! Voilà un exemple de ce qu’était la justice de notre Pays dans ces maisons de correction mise en œuvre en 1840. La première étant à Mettray dans le département de l’Indre.
    Ils s’appelaient Gilbert Rechonnet, Pierre Olyppe, Jean Duc, Jean Larré, Pierre Cujobère dit Castillon, Antoine Haran, Adrien Joseph Civadier, Clément Monet, Jean-Pierre Lafaye, Louis Dubarry, Emile Doumerc, Auguste Brocas, Louis, Albert Henri, Marius Gustave Moulin, François Barbier, François Vinel, Elie Jacques Bouissy, Henri Adolphe Beltrame, Dominique Véran Reynaud, Jean-Marie Favre, Antoine Joseph Colomer. En les citant ici, et en lisant les annotations accompagnant ces noms vous serez sidéré comme je l’ai été par les motifs de leur condamnation et par leur âge. Vous serez particulièrement ému lorsque vous lirez qu’aucun n’est sorti de cet établissement au terme de leur détention. Le motif de leur sortie ? Leurs décès. Ces enfants, Les Mal-Aimés, bon sang que l’on a envie de les aimer.
    Vous découvrirez aussi dans ce livre la vie de ceux qui étaient placés. Un oncle qui abuse de sa nièce mineure, comme bon lui semble, « De sa grossesse, son oncle n’avait rien voulu savoir. Pas un mot, pas un regard. Tout juste avait-il cessé de la grimper durant quelques mois.Mais même lors de ce maigre répit elle avait continué à le servir, à préparer les repas, à la laver son linge à tenir la maison. » Vous découvrirez vous aussi ce qui se passait derrière les murs de cet établissement.
    Vous découvrirez comment ils étaient perçus par le Dr Morluc, médecin dans ce petit village. « Les enfants étaient là pour ne pas traîner dans les rues, des vagabonds, des orphelins, des fortes têtes et tout ceux dont on avait décrété qu’ils avaient agi sans discernement. Ils étaient là pour que l’on leur mette un peu de plomb dans la tête. On était censé leur apprendre un métier. L’État les plaçait et versait une somme pour leur entretien. Le propriétaire a vu une main d’œuvre corvéable à merci qu’il suffisait de battre pour qu’elle travaille et se taise. Il raconte aussi, la soupe claire comme de l’eau. Le pain sec les bons jours et la terre que certains mangeaient pour remplir leur ventre. Vous lirez, d’autres destins de ces enfants jugés par un tribunal qui une fois placés en maison de correction n’ont pas atteint l’âge de 13 ans. !
    La seconde visite de contrôle effectuée un an après sans l’avoir annoncée du Dr Morluc en dit long des conditions de survie de ces enfants. Il parle de ces jeunes garçons prêt à offrir leur bouche ou leur corps devenus l’unique moyen pour assouplir leurs conditions de vie pour obtenir un petit morceau de gras ou de pain dans leur soupe ou éviter les corrections des gardiens. Il évoque des corps où la faim ronge les muscles, les fractures mal ressoudées, les cicatrices purulentes. Tout ceux d’ici qui travaillaient au bagne ont vu, ont couvert si ce n’est participé.
    Dix sept ans plus tard, la maison d’éducation ferme ses portes et les adolescents décharnés quittent les lieux sous le regard des paysans qui furent leur geôliers. Une succession de phénomène se produit dans cette contrée reculée, des animaux et des personnes meurent, des meules de foins brûlent. Chacun s’accuse mutuellement et comme lorsqu’il y a eu des choses de cachées, celles-ci remontent à la surface. Les vieilles craintes se réveillent ? Ne serait-ce pas les âmes des enfants qui reviendraient, alors que cette maison d’éducation qui n’a pas été détruite, continue à hanter leurs mémoires ?
    Pour terminer ce propos voici une citation concernant les colonies agricoles pénitentiaires appelées maisons de correction ouvertes en 1840 par Frédéric-Auguste Demetz , suite au constat que la prison ne peut pas être l’unique solution pour la délinquance des mineurs.
    « Il s’agit de fixer en rase campagne, sans autre clé que celle des champs, des enfants sortis de prison et déjà corrompus, les attacher aux travaux du sol, les amener au bien, les rendre honnêtes, reconnaissants, religieux, les soumettre par la persuasion à la discipline la plus sévère et aux travaux les plus rudes, sans recourir à la force armée ou à la force brutale. » Frédéric-Auguste Demetz .Rapport sur les colonies agricoles Ladevèze, Tours, 1855, p.3.
    Les Mal-Aimés, de Jean-Christophe Tixier, un livre qui est dès maintenant inscrit dans ma mémoire et là votre j’en suis persuadé lorsque vous aurez lu ce livre. Bien à vous.

  • labibliodeclo 11 avril 2021
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Un roman noir, traumatisant, que j’ai vraiment dévoré et apprécié. Un roman plutôt dur à lire, puisqu’au début de chaque chapitre, de vrais enregistrements d’écrou pour enfant sont retranscrits, enfants qui ont fréquentés un bagne dans l’Hérault. Et tous, condamnés à la correction très jeunes, sont ressortis 1 ou 2 ans plus tard, pour décès. C’est juste totalement abominable, horrible.

    J’ai beaucoup aimé l’histoire et les différents personnages : Blanche, Jeanne, Léon, Etienne et d’autres... (même si l’histoire de Blanche est affreuse !) Tous cachent un lourd secret commun, un secret qui va doucement remonter à la surface, pourrir leur existence et nourrir leurs peurs.

    Ce livre est vraiment oppressant, mais addictif. Les seuls petits bémols que je lui reproche, ce sont les longueurs et le fait que, finalement, on attend aussi que les enfants reviennent. Mais justement, ce livre nous oppresse parce qu’on ne sait pas où ils sont.

    Une bonne lecture, un peu traumatisante, mais tellement prenante !

  • celine85 16 mars 2021
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Autre livre du mois de mars qui nous est proposé dans le cadre du prix des lecteurs 2021 par le livre de poche dans la catégorie polar/thriller et encore une surprise de voir ce livre placé dans cette catégorie. Je vais être franche, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce livre qui est d’ailleurs plutôt un roman noir. Le thème est certes touchant car on évoque le sort des enfants qui étaient placés dans les bagnes, ces « maisons d’éducation ». Ils décédaient rapidement tant ils étaient maltraités. Un sujet important à mettre en avant mais le rythme est vraiment trop lent, j’avais l’impression de sombrer petit à petit au fil de ma lecture. Un livre que j’aurais surement abandonné avant la fin si je n’avais pas été membre du jury.

  • calyenol 27 novembre 2020
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Bonjour,
    .
    .
    C’est dans les Cévennes en 1884 qu’une maison d’éducation
    pour enfants ferme ses portes et c’est sous le regard des
    paysans qui furent leur geôliers que les adolescents décharnés
    quittent le bagne.
    Dix sept ans plus tard,une succession d’événements étranges
    se produits sur cette terre reculée et chacun soupçonne son
    voisin jusqu’à ce qu’une rumeur se répande...
    et si c’était les enfants qui revenaient se venger ?
    .
    .
    "Le chemin que le gamin a si souvent envié depuis la fenêtre de sa cellule file désormais devant lui...comme si tout cela n’était pas réel, comme si une fois de plus ses rêves avaient pris le dessus, avec la menace de s’évanouir et de le rendre aux monstres dès qu’il ouvrira les yeux."
    .
    .
    Avec ce petit livre de 308 pages, l’auteur nous livre une histoire
    qui a pour fond cette ancienne colonie pénitentiaire pour mineurs
    dans le Sud-Est de la France.
    Il nous y fait entrer à travers les pages et vivre leur liberté
    le 24 février 1884 avec le prologue.
    Puis on fait un bond dans le temps en l’été 1901 ou l’on rencontre
    Blanche et Étienne dont on apprend leur vie pas vraiment toute rose.
    Au fil des pages on apprend ce que chacun endure,ce que les mômes du bagne ont enduré...
    ce que tout le monde sait ...savait...et le dégoût est là,tant dans la crasse de celui qui a commis...commet...que dans celui qui n’a pas voulu voir et qui fait toujours celui qui ne voit rien.
    𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗹𝘀-𝗮𝗶𝗺𝗲́𝘀 montre la maltraitance,l’abus de l’adulte sur l’enfant.
    C’est un livre étrange à l’ambiance lourde,sombre,qui rend parfois mal à l’aise.
    C’est un livre qui raconte pour qu’on sache,qu’on oublie pas.
    Les secrets perturbent ces personnages croyants mais pourtant
    sans remords de leur comportement douteux, sale.
    Chaque chapitres débutent avec une fiche sur l’un des enfants du bagne
    et ces quelques lignes touchent au coeur.
    C’était des enfants !
    .
    .
    𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗹𝘀-𝗮𝗶𝗺𝗲́𝘀 a été une bonne lecture et la découverte d’une nouvelle plume.

  • VALERIE FREDERICK 8 mai 2019
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Je connaissais Jean Christophe Tixier pour ces romans noirs destinés aux adolescents, que je trouve très bien écrits tant au niveau de la langue utilisée que de l’intrigue. J’ai donc été ravie de pouvoir lire en avant-première son premier roman noir destiné aux adultes. Le thème m’a paru alléchant : les enfants retenus au bagne au XIXème siècle. Le prologue s’ouvre d’ailleurs sur la sortie du bagne situé au fin fond des Cévennes d’une cohorte d’enfants faméliques sous le regard des paysans qui vivent dans le coin, on le saura un peu plus tard, qui auront participé aux mauvais traitements qui leur auront été infligés.

    Chaque chapitre du roman s’ouvre sur un extrait des archives départementales de l’Hérault décrivant l’âge, le méfait, les conditions sociales de chaque enfant délinquant incarcéré à la maison d’éducation surveillée de Vailhauquès, ainsi que la date de sa mort. Le calcul est vite fait : la majorité d’entre eux décèdent avant leur quinzième année. Cette réalité dérangeante sert de support à la fiction de Jean Christophe Tixier : les enfants du bagne sont partis mais leurs fantômes reviennent roder dans les landes entourant le hameau où vivent Léon, Jeanne, Angèle « la Cruere », Alphonse, Ernest, Blanche et Etienne. Une jument meure d’une étrange maladie, le troupeau de chèvre est décimé, des meules de foin s’embrasent… « Le diable. Les gens de la campagne ont toujours eu besoin d’attacher un mot ou une présence à chaque acte qui leur échappe. »
    Vite, on cherche un responsable. Les tensions montent entre ces quelques personnes qui ne connaissent que la violence des propos et des actes… et le curé n’y pourra rien.

    L’histoire se recentre sur le quotidien âpre, miséreux et sans morale des paysans du début du XXème siècle ; ce qui m’a un peu déçue car j’espérais qu’elle serait plutôt axée sur le quotidien et le devenir des enfants incarcérés au bagne. Une petite bride de leur histoire sera révélée un peu plus tard dans le livre… Mais si peu.

    Le récit est captivant, certes, mais entre deux passages d’action, il y a de longs paragraphes sans queue ni tête, complètement inutiles à l’avancées de l’intrigue. Je soupçonne le fait que mon support de lecture ait été des épreuves non corrigées car j’ai pu relever des phrases à la syntaxe erronée, qui m’empêchaient de comprendre exactement où l’auteur voulait en venir. J’ai été agacée aussi de relire plusieurs fois les mêmes longues phrases allégoriques à divers passages du roman ; comme si l’auteur ou le correcteur ne savait encore où placer celles-ci.

    Bref, un roman intéressant mais qui aurait pu avoir plus de saveur… J’espère que ces défauts d’écriture seront corrigés lors de sa parution.

  • L’atelier de Litote 2 avril 2019
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Fin 19ème, nous assistons aux derniers jours d’un bagne pour enfants, tels qu’il en existait à cette époque. Le prologue nous plonge directement dans l’ambiance d’une ruralité cévenole âpre et rapidement nous prenons conscience de l’horreur qu’il y avait à se retrouver dans ce genre d’établissement. Les enfants survivants sont sous alimentés, battus, exploités, abusés. On comprend alors pourquoi tant d’entre eux décédaient dans l’année qui suivait. Chaque ouverture de chapitre débute par un extrait tiré du registre d’une maison d’éducation surveillée, quand la réalité vient renforcer la fiction, cela m’a beaucoup touchée. Dix-sept ans après la fermeture du bagne, des événements viennent réveiller les mauvaises consciences. L’auteur installe patiemment et très efficacement une montée en tension qui nous laisse interdits. Le climat se détériore, chacun épie son voisin et les rumeurs rejaillissent menaçant l’équilibre de tout un village. Les habitants qui sont pour la plupart d’anciens employés du bagne ne tardent pas à penser que les enfants reviennent réclamer vengeance et que le diable n’est pas loin. La galerie des personnages est impressionnante, on apprend à connaître leur vie difficile, la pauvreté, le manque d’éducation, les superstitions tout ce qui a pu en faire des êtres taiseux et durs envers eux-mêmes comme envers les autres. Cela n’excuse en rien les actes commis. Alors préparez-vous à lire des passages très durs, des scènes qui resteront gravées sur votre rétine, le style de l’auteur est très visuel et j’ai souvent été au bord de l’écœurement face à cette réalité sordide. Les chapitres sont courts et je voulais absolument savoir ce qu’il adviendrait de Blanche, un des personnages les plus attachants. Cela m’a aidé de savoir que le début du roman commence sur la fermeture de cet établissement maudit mais il n’en reste pas moins que cette maltraitance sur des êtres que nous adultes sommes censés protéger est révoltante. Un roman noir et rude mais nécessaire car il soulève un pan méconnu et honteux de la république. Bonne lecture.

  • livrement-ka 18 mars 2019
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Début du livre :

    24 février 1884

    Le chemin que le gamin a si souvent envié de puis la fenêtre de sa cellule file désormais devant lui.

    Presque pour lui.

    Le prologue nous retrace en cette année 1884, la liberté retrouvée de ces jeunes enfants ou adolescents enfermés au bagne pour des faits commis et jugés. Mais quelle liberté après tant d’années d’enfermement et sous la coupe d’adultes totalement démunis et sans scrupules.

    Ces bagnes ayant existé dans ces années là sont aujourd’hui un peu dévoilé dans l’histoire de Jean-Christophe TIXIER.

    Des ordres qui mordaient plus que les fers installés par les gardiens lors de leurs séjours au cachot.

    Puis nous nous retrouvons à l’été 1901, dans ce village des Cévennes ayant abrité le bagne. Cette bâtisse existe toujours : est-ce pour conserver le souvenir de ce qu’il s’y est passé il y a 20 ans.

    C’est ce que les habitants semblent croire.

    De mystérieux phénomènes se passent, des drames inexpliqués, comme si le malheur planait sur le village. Comme si des personnes malveillantes souhaitaient faire payer quelque chose aux villageois : mais leur faire payer quoi ? 

    Le fait d’avoir vu et rien dit à l’époque ? Car les habitants sont les mêmes qu’à l’époque ?

    Quant au quotidien de Blanche, jeune femme vivant avec son oncle il est quelque peu malsain.

    Et Etienne ayant été recueilli par Léon et Jeanne, ce couple d’agriculteurs.

    Malgré la fermeture du bagne ces enfants ne semblent pas être traités de la meilleure des manières.

    Quant à Léon, Alphonse et Ernest, ils ont des choses en commun à cacher. Comment arriveront-ils à vivre avec ce secret.

    Ce sont les enfants qui reviennent ?

    Et Géraud, qui est-il ce mystérieux personnage difficile à cerner et à trouver, qui erre comme une âme en peine dans le village. Sait-il des choses ? 

    Personne sait plus d’où il vient. Mais l’est d’ici..Alors

    Et Emile Morluc, le médecin, d’où vient-il ? et pour quelles raisons s’intéresse t’il à Blanche ? 

    Je ne vous ai pas tout dit sur le bagne l’autre fois.

    Que de questionnements entourent ce livre.... Malheureusement, il n’en ressort pas que du bon.

    Tout le long du livre on ressent une ambiance lourde et pesante qui nous étouffe. Comment des choses de cette nature ont-elles pu arriver ? Comment les voisins du bagnes ont-ils pu ignorer ce qu’il s’y passait, ou tout simplement fermer les lieux sur ce carnage. 

    Leurs âmes à ces gosses elles dormaient tranquillement au cimetière....Mais l’a bien fallu que quelque chose les réveille...

    L’auteur n’a pas besoin de décrire ce qu’enduraient les enfants, leur souffrance est tellement présente entre les lignes du livre, qu’on ne peut que les imaginer et c’est bien cela le plus difficile.

    Il faut quand même souligner que les enfants étaient condamnés alors que certains n’avaient pas 8 ans... leur vie familiale était épluchée et certains ne survivaient pas plus d’un ou deux ans. De quoi mourraient-ils ? tout est possible compte tenu des conditions de détention.

    A la fin de l’histoire, on se rend compte de la peur dans laquelle ont vécu toutes ces personnes, que ce soient les enfants ou même les paysans voisins du bagnes. Une peur différente mais au final un peur qui aura eu raison de leurs vies.

    Les sujets du récit sont les bagnes, la maltraitance infantile, et surtout l’omerta qui régnait dans les villages.

    Le style de l’auteur est prenant. Le quotidien de chacune des familles, et surtout les personnalités de chacun ainsi que leurs caractères et leurs émotions sont vraiment détaillés et présentés par l’auteur avec une maîtrise telle que j’essayais de poser un visage sur chaque personnage.

    Sur la forme de l’histoire :

    Le livre est divisé en plusieurs chapitres ; lesquels débutent tous par la fiche d’un des enfants ayant séjourné au bagne.

    Le texte très aéré et l’écriture fluide fait de ce livre une lecture très agréable mais difficile en raison du sujet.

    Conclusion :

    Une formidable histoire retraçant l’existence et surtout le fonctionnement plus que douteux des bagnes dans les années 1900.

    Une excellente lecture... je vous le conseille fortement.

  • Maks 26 février 2019
    Les mal-aimés - Jean-Christophe Tixier

    Jean-Christophe Tixier qui bien souvent écrit des romans jeunesse (dont deux que j’avais bien aimés, Demain il sera trop tard et Quand vient la vague), nous propose cette fois un roman adulte, sombre, rendant hommage aux enfants des bagnes de la fin du XIXème, début du XXème siècle.

    J’hésite toujours sur le thème dans lequel positionner ce roman, thriller ? suspense ? roman noir ? roman historique ? roman du terroir ? je pense qu’il ne se met finalement pas dans une case mais qu’il est tout cela à la fois.

    Une chose est certaine, c’est que l’histoire ne peut laisser indifférent de par son sujet de départ, les enfants des bagnes, on y apprend les horreurs qui leurs étaient faites, brimades, violences, jeûne, viols, meurtres, tel de la marchandise sans aucune valeur.
    Ici hommage leur est rendu dans l’histoire mais aussi au début de chaque chapitre où l’auteur nous soumet la fiche identitaire d’un des enfants mort dans un bagne, j’ai trouvé cela dur mais tellement nécessaire.

    Le déroulement du livre en lui-même commence de manière calme, voir contemplatif, pour vite s’accélérer et nous emporter dans un maelström comme seuls les villages isolés plein de non-dits et de secrets savent le faire. L’écriture est fluide et la construction se fait avec de courts chapitres qui donnent une impulsion permanente dans la lecture, on ne lâche pas le livre et on ne s’arrête pas avant la fin.

    Parmi les personnages (car ici il n’y a pas de personnage principal mais un village), certains m’ont plus, surtout le personnage de « Blanche » pour qui on ne peut avoir que de la compassion, mais les autres m’ont tellement mis en colère que je ne les ai pas appréciés, c’est voulu par l’auteur car le récit reflète la réalité du passé, les horreurs et les secrets, mais il n’empêche que sans pouvoir s’accrocher à autre chose qu’un seul personnage quand il y en a tant, c’est difficile. Ne vous inquiétez pas trop tout de même car ils sont nécessaires et le récit vaut le coup d’être lu de bout en bout.

    En conclusion, « Les mal-aimés » est un roman de superstitions, de non-dits et de secrets, à lire pour sa noirceur, mais aussi pour comprendre encore un peu plus à quoi ressemble la stupidité humaine, à lire également pour le devoir de mémoire envers ces enfants, ces mal-aimés.

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