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Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

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Résumé :

Il vaut parfois mieux ignorer la vérité...

Mi-juillet, Sixtine, dix ans, disparaît sur une plage de l’île d’Oléron. Pour Jeanne, sa mère, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle s’en veut d’avoir été trop accaparée par son métier. Elle en veut à son mari, qui aurait dû surveiller leur petite brune aux yeux bleus, mais qui a failli, trop occupé à donner un énième coup de canif dans leur contrat de mariage.
Lorsque les recherches conduisent finalement à un multirécidiviste connu par la justice pour le viol de quatre fillettes, Jeanne comprend que rien ne sera jamais plus comme avant. Et son travail de résilience s’annonce d’autant plus long que le corps de Sixtine n’a jamais été retrouvé.
Une absence qui laisse planer comme une incertitude… Et si la vérité s’avérait plus sordide et glaciale encore que la mort d’un enfant ?

Source : Lisez !

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Vos #AvisPolar

  • Loiclivresque 16 juillet 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Excellent roman. Je me suis fait baladé, du début à la fin, pour mon plus grand plaisir. Une affaire de disparition d’enfant totalement originale et pas comme les autres... les personnages sont également très bons et touchants. Leur histoire aussi, touchante. Ils sont pris dans une enquête infernale et peut-être auraient-ils préféré ne jamais connaître la vérité... Glaçant, machiavélique, suprenant, bien construit et bien écrit, il ne fait aucun doute que ce roman vous prendra et vous surprendra.

  • Asmo Stark 4 juillet 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Mais quelle histoire ! Ça démarre très fort, la disparition de Sixtine, l’enfer vécu par les parents, l’attente, l’annonce d’une arrestation, le deuil à faire sans corps, sans explications... et ce n’est que le début. Notre couple d’écrivains nous embarque dans une histoire prenante et retors, nous embrouillant, nous poussant à nous demander où ils comptent nous emmener comme ça (parce que dis donc il s’en passe des choses, on s’y perdrait !)... jusqu’au final inattendu.
    J’ai passé un excellent moment de lecture avec ce thriller à quatre mains, je vous le recommande.

  • Les Vies Denses 28 avril 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    J’avais beaucoup aimé ce duo d’auteurs avec leurs series ’les voies de l’ombre’ et ’W3’. Et je me rends compte que j’ai pris pas mal de retard depuis.
    Le résumé du nouveau roman : Sixtine, une enfant de 10 ans, disparait sur l’ile d’Oleron. Très vite, un pédocriminel notoire est arrêté mais le corps de Sixtine n’est pas retrouvé.
    Le récit se décompose en deux : Jeanne, sa mère, parle à la première personne de ce qu’elle ressent, cette difficile résilience, son combat à connaitre la vérité et le récit à la 3eme personne de l’enlèvement et de ce que subit Sixtine.
    Le postulat de base du thriller ’classique’ (l’enlevement d’un enfant) se révèle une histoire totalement incroyable et inattendue. Sur la couverture du livre, un bandeau annoncait ’il faut parfois mieux ne pas connaitre la verité’ et c’est clairement ça.
    Comme les auteurs savent si bien le faire, ils nous plongent dans le glauque, l’indicible et toujours cette horreur dont seul l’Homme est capable.
    L’histoire m’a totalement embarquée, je me quis posée plein de questionsu, le seul bémol étant que je n’ai pas réussi à être en empathie avec Jeanne, face à certaines de ses réactions. Du coup, ca m’a un peu gênée dans ma lecture.
    Mais j’étais ravie de retrouver Camus/Hug et il ne faut pas passer à coté de cette histoire folle !

  • Lectures noires pour nuits blanches 21 avril 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Sur l’histoire je ne vous dirai quasiment rien. C’est un thriller avec disparition d’enfant et les horreurs qui vont avec. Je n’en dis pas plus, vous êtes comme moi en démarrant ce livre. Je ne savais rien, je ne me souvenais plus de la 4ème de couverture, je n’avais pas lu de retours et j’ai bien fait. Aucun spoiler possible et la surprise à été totale et d’autant plus impactante. Le choc a été aussi inattendu que brutal.

    Ce que je veux vous dire par contre c’est qu’il vous faut le lire. Pourquoi ? Parce qu’il est surprenant. Glaçant. Dérangeant. Émouvant, mon petit coeur de maman a bien souffert. Il prend aux tripes. Interpelle. Questionne. Il est bien écrit. Bien pensé. Maîtrisé. Les auteurs ne vont rien vous épargner. Ils brisent tous les tabous. Ils vont vous secouer. Vous révoltez. C’est noir. Sombre. Violent. Préparez-vous et foncez !
    Un livre qui m’a sonnée, terminé en apnée. Il m’a fallu quelques jours pour digérer cette lecture et me replonger dans une nouvelle. C’est une histoire qui marque et qui reste ancrée, longtemps. J’ai été en totale empathie avec cette maman qui m’a vraiment beaucoup touchée.

    C’est un gros coup de coeur et je le sais déjà, une découverte d’auteurs qui restera parmi les plus marquantes de cette année. En bonne place aux côté de Pete Fromm.

    Je ne sais pas si c’est parce que je l’ai lu au bon moment, si j’étais plus réceptive, mais ce livre s’apparente au thriller parfait, du moins aussi près que l’on puisse s’approcher de la perfection. Une histoire de dingue, un scénario brillant, une montée en puissance, une tension palpable à chaque page, du suspense, des rebondissements, une fin...., tout un panel d’émotions, des questionnements et une très belle écriture. Et surtout, j’ai été surprise plus d’une fois, fait assez rare pour le signaler. Tous les ingrédients que j’aime retrouver dans mes lectures. Ajoutez à cela le côté très addictif, même posé j’y pensais tout le temps. Alors, on frôle la perfection au pas ?
    Une dernière chose, ne passez pas à côté !

    Je remercie très chaleureusement #netgalleyfrance et les Éditions Fleuve pour ce fabuleux coup de coeur.

    "Il vaut parfois mieux ignorer la vérité..."

  • Riz-Deux-ZzZ 20 avril 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    En bref, dommage de devoir attendre quasiment la moitié du roman pour trouver enfin un thriller à l’intrigue captivante, originale et cruelle à souhait !

    Le duo d’auteurs est désormais incontournable dans le monde du thriller et, comme j’avais bien aimé les précédents titres que j’ai pu lire, j’ai foncé tête baissée dans ce nouvel opus au résumé plus qu’intéressant.
    Malheureusement, je n’ai pas retrouvé ce à quoi je m’attendais malgré le potentiel disponible dans l’idée de base...

    [...]

    Il a donc fallu attendre les 40 % de l’histoire pour voir arriver un élément qui va faire tout basculer. Cette intrigue, qui me semblait bien longue, va enfin retrouver un nouveau souffle et c’est là que j’ai enfin lu ce qui me plaît dans le travail des deux auteurs : du glauque, de la cruauté et des personnages qui sortent de l’ordinaire.

    Alors, oui, Jérôme Camut et Nathalie Hug osent aborder un thème très original, que l’on voit peu et qui bouscule les consciences. Oui, le dernier tiers de ce thriller est réussi à la fois du côté de l’intrigue, mais aussi sur l’aspect psychologique... Mais c’est arrivé bien trop tard pour que "j’oublie" la longueur de la première moitié et cette absence d’empathie pour un personnage principal à l’opposé de ce que je suis.

    Mon avis complet : https://www.instagram.com/p/Ca5AM03oeX-/

  • Aude Lagandré 11 avril 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Sixtine Vigier, dix ans disparaît à Oléron après un déjeuner familial. Son père Richard, supposé la surveiller a profité de ce temps de plage pour s’adonner à d’autres activités. Sa mère, obnubilée par son travail, se trouvait à Paris. La fillette ne sera pas retrouvée, son corps non plus, mais les enquêteurs sont sur la piste d’un violeur multirécidiviste qui a pour habitude de balancer dans l’océan le corps de ses victimes. Les espoirs s’effondrent, le pire est envisagé. Une bénédiction est organisée pour les funérailles de Sixtine, sans corps. Jeanne sa mère doit entreprendre son travail de deuil tout en composant avec les milliers de questions qu’elle se pose et qui commencent toutes par : et si ?

    Le sujet de la disparition de l’enfant a été traité mille et une fois dans la littérature de genre. Dans ces conditions, difficile parfois d’être original et de proposer une intrigue singulière qui permet de se démarquer. J’avoue qu’en lisant les cent premières pages de « Nos âmes au diable », j’ai eu peur de me retrouver dans un nième scénario similaire à tous les autres. J’avoue aussi que parce que c’est le duo CamHug, et également parce que je connais bien leurs romans pour les avoir quasiment tous lus, j’ai persisté dans ma lecture. Ne nous mentons pas, j’ai failli abandonner. Je vous raconte tout ça, car, parfois, au-delà des premières pages où le lecteur sceptique a envie de refermer le livre, se cache un récit incroyable qui vous fait dresser les cheveux sur la tête. Avec le recul, je pense qu’il était impossible pour les deux auteurs de le commencer autrement, il fallait ces cent pages pour poser l’histoire et attaquer ensuite de tous les côtés. C’est bien ce que font ici ces quatre mains prolixes, ce récit vous pulvérise le cœur et vous frappe de toute part dans le dernier tiers.

    Être mère. Porter sur ses épaules la naissance, l’éducation. Amener lentement son enfant sur le bon chemin de la vie, lui apprendre à raisonner, l’encourager à se dépasser. Revenir sur l’ouvrage cent fois, s’accrocher encore, ne jamais rien lâcher. Se culpabiliser. Du plus petit bobo aux erreurs les plus graves. Ne pas voir parfois que la chair de sa chair prend un autre chemin que celui rêvé pour lui, qu’il s’épanouit dans sa différence.

    Être fille. Vouloir faire plaisir à ses parents dans le temps de l’enfance, s’opposer à eux durant l’adolescence. Progresser, évoluer, parfois dissimuler, parfois mentir. Avoir un besoin éperdu d’être aimé, quoi qu’on fasse, quoi qu’on dise.

    Être mère c’est à vie. Être fille c’est à vie.

    Dans « Nos âmes au diable », la narratrice est Jeanne, la mère justement. Parfois défaillante, parfois absente, mais toujours terriblement aimante. En sus, le récit est entrecoupé d’une autre voix dans la première partie, celle de Sixtine. Ainsi, le lecteur mis dans la confidence connaît son sort et tremble avec elle. D’autres personnages très forts viennent enrichir ce récit : Guillaume, père d’un autre enfant disparu, Léon Castel (clin d’œil à la trilogie W3), à la tête de « la guilde des emmerdeurs », Dahlia l’enquêtrice placée sur l’affaire. Chaque protagoniste apporte un supplément d’âme au roman et chacun contribue à vous fracasser le cœur. Jérôme Camut et Nathalie Hug ont choisi de construire leur récit autour de différents espaces-temps et ce choix est à la fois formidable et redoutable. La première partie raconte le drame, la culpabilité, le délitement du couple. La seconde nous transporte 3 mois plus tard, puis… lisez, vous verrez ! Si l’essentiel de « Nos âmes au diable » se concentre autour de la disparition de Sixtine, causes et conséquences, le duo d’écrivains aborde des thématiques de société, dont une illustrant parfaitement nos incompréhensions : la justice.

    « Trois ans. Un enfer sans fin. Parce que le droit le leur permettait, les avocats ont fait durer le plaisir, les experts se sont opposés, les médias s’en sont mêlés. Une partie du public criait grâce autant que moi, parce les gens trouvaient que c’était dégueulasse de remuer le couteau dans les plaies des familles avec leurs reconstitutions, leurs expertises et leurs contre-expertises psychiatriques. D’autant que des détails atroces fuitaient dans la presse avant même que les juges en aient connaissance. Notre monde ne manifestait plus aucune pudeur ni commisération. Rien à foutre, de la compassion. Du respect. » ou encore « J’ai été juste capable de calculer qu’une fois les années de préventive retirées, il lui restait grosso modo quatorze ans à purger. C’est court, la perpétuité. La mienne, si Dieu ou un autre me prêtait vie, durerait un demi-siècle. »

    Tout s’accélère dès la troisième partie où le lecteur en prend littéralement plein la tête. Les révélations clés sont amenées presque sur la pointe des pieds, sans en faire des tonnes, avec une réelle dextérité. Parfois, une seule phrase qui résonne longtemps dans l’esprit par la seule force de ce qu’elle implique. C’est la grande et douloureuse valse des émotions : l’espoir, la perte, l’amour déçu, la culpabilité, l’horreur des faits, la maltraitance psychologique, la désillusion, l’amertume, la destruction de l’intérieur, la torture physique et mentale. Rien ne nous est épargné. Au-delà de l’empathie, et c’est cela que je trouve très réussi dans ce roman, le lecteur opère un transfert et devient Jeanne. Il entre dans sa tête et dans son cœur par effraction, ressent chaque émotion, se met à sa place en se demandant ce qu’il aurait fait. On devient cette Jeanne « punie au centuple », et Dieu que l’empathie pour cette femme, pour cette mère vient tout submerger.

    « Nos âmes au diable » explore la survie d’une femme face à l’innommable, le naufrage psychologique, la mort des faux-semblants, la disparition de l’écran de fumée des illusions. Entre ce que l’on croyait être et ce qui est en réalité s’ouvre un fossé infranchissable. Entre apparences et réalités, il faut survivre, chacun avec ses armes, ses croyances et la limite que l’on s’est soi-même érigée entre bien et mal. À chacun de décider s’il franchit cette frontière, s’il est acceptable de la franchir, s’il est pardonnable de l’avoir outrepassée. Je ne sais pas comment la thématique abordée ici est sortie de l’esprit des Camhug, pourquoi ils ont choisi de développer précisément cet aspect du sujet, mais il faut bien comprendre que cela peut nous arriver à tous. (C’est bien le plus glaçant du roman). L’enchaînement des évènements dans une existence et les grains tellement imperceptibles qui viennent l’enrayer peuvent déclencher de vrais cataclysmes. J’ai été terriblement touchée dans mon cœur de mère, pour des raisons que je ne peux pas développer ici, consciente que la vie nous emmène parfois sur des chemins que nous n’avons pas choisis et qu’il faut gérer, en nos âmes et consciences. « Nos âmes au diable » n’est pas seulement un roman noir, c’est le reflet de la vie quand elle dérape. Ne passez pas à côté de ce roman.

  • loeilnoir 11 avril 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Tout commence par un début de thriller classique : Sixtine, une enfant de dix ans disparait sur une plage de l’île d’Oléron en plein été alors qu’elle est en vacances chez ses grands-parents. Jeanne, sa mère, ressasse sa douleur et sa colère, et se sent coupable de l’avoir délaissée au profit de son travail, tandis qu’elle reproche à son mari de ne pas l’avoir surveillée correctement en raison de ses infidélités. La police arrête un multirécidiviste déjà connu pour le viol de quatre fillettes, toutefois le corps de Sixtine n’est pas retrouvé. Un espoir subsiste de la revoir mais Jeanne comprend que rien ne sera jamais plus comme avant. Une piste peut-être, celle d’une autre disparition dans un parc parisien quelques mois plus tôt qui avait bouleversé Sixtine : elle jouait avec d’autres enfants et l’un d’eux a été enlevé et tué non loin de là. La petite fille a t elle été témoin d’une chose qu’elle n’aurait pas dû voir ?

    Un thriller classique ah ! ah ! Qui prend un virage inattendu, de ceux qui vous glacent et peuvent vous faire glisser sur une mauvaise pente. Evidemment les pages se tournent à toute vitesse pour ne cesser leur danse folle que lorsque l’on est au bord de la nausée. Parfois j’ai eu l’impression que les auteurs sautaient volontairement des étapes, que j’aurais aimé voir développer mais je comprend leur choix. On comprend après coup ce qu’il s’est passé, il faut donc être très attentif.

    Nous avons d’une part les pensées de la mère qui se lamente, se révolte, cherche et tourne en rond en se demandant ce qu’est devenue sa fille. En tant que mère, évidemment je peux comprendre ce qu’elle ressent et rien ne nous est épargné. D’autre part, nous avons le point de vue de la petite fille et là, idem le récit est glaçant. La trame est donc diabolique, ne nous laissant aucun répit jusqu’à la moitié du roman où là, on se prend un revers que l’on attendait pas ! Mais chut ! C’est brut de décoffrage et ça prend aux tripes ! Sordide et diabolique, primitif et contre-nature, j’ai rarement lu cela auparavant. Une remise en question de la nature humaine comme savent le faire, dans leurs œuvres fortes et violentes Karine Giebel ou Claire Favan !

    J’ai mis un peu de temps pour digérer cette lecture dérangeante, perturbante et inattendue. Première lecture pour moi de ce duo, certainement pas la dernière, mais je me demande encore si je n’aurais pas dû commencer par un autre de leurs romans. Ces deux là nous emmènent là où on n’a pas envie d’aller et pourtant on y va quand même, il y a un plaisir malsain là-dedans, pas de doute !

    Je remercie Fleuve Noir via Netgalley pour la lecture de ce roman !

  • mimi85600 28 mars 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Mon avis :

    C’est l’été et comme chaque année, Sixtine, 10 ans, passe les vacances avec son père dans la belle maison de ses grands-parents paternels sur l’ile d’Oléron, pendant que sa mère est restée à Paris pour son travail. Un jour, alors qu’elle se rendait à un cours de voile, elle disparaît mystérieusement et son corps n’est jamais retrouvé. Très vite la police conclue l’affaire en disant qu’elle a sûrement été victime d’un pédophile, incarcéré depuis peu, qui avait pour habitude de violer et de tuer des petites filles avant de les jeter dans l’océan.

    Mais Sixtine est bien vivante et nous suivons sa captivité en parallèle de sa mère qui s’obstine à chercher la vérité alors que son père, lui, refait simplement sa vie comme si de rien était. Qui s’en est donc pris à Sixtine ? Pourquoi la retient-on enfermée dans une pièce dépourvue de lumière ? Quel est le lien avec ces deux autres enfants disparus dans la même région peu avant elle et qu’on n’a pas non plus retrouvés ? Comment continuer à vivre quand son enfant a disparu et qu’on ignore ce qui lui est arrivé ?

    L’histoire est rythmée par des chapitres courts et se veut addictive à souhait. Dès lors que vous ouvrez ce roman, vous ne le refermez plus avant de l’avoir terminé. La thématique choisie par les auteurs est effroyable et tellement inattendue que vous prenez un uppercut en lisant le dernier quart du roman. Alors oui, on frise l’invraisemblance parfois et l’excès dans ce qui arrive aux personnages. Mais quelle lecture ! Quelle histoire ! Quelle claque !

    Vous l’aurez compris, ce roman a été un énorme coup de cœur et je ne peux que vous le recommander chaleureusement.

    Merci aux éditions Fleuve noir pour cette belle découverte.

  • Hedwige 26 mars 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    En vacances avec son père sur l’île d’Oléron, sa mère étant retenue à Paris pour son travail, Sixtine, 10 ans, disparaît.
    Après de nombreuses fouilles, la police interpelle un violeur connu pour lester ensuite les corps des fillettes à la mer.
    Les parents de Sixtine, Jeanne et Richard s’entr’accusent, se séparent. Jeanne abandonne son travail désormais vide de sens, quitte sa maison, vit en colocation avec deux potes au grand coeur, mais elle ne peut faire son deuil de sa fille dont le corps n’a pas été retrouvé.
    Au cours des années Jeanne évolue, abandonne nombre de ses préjugés, établit de solides amitiés et survit à la faveur de l’espoir fou mais invincible de retrouver sa fille
    Jusqu’au jour où la police l’appelle
    Commence alors le véritable enfer

    Il y a ce magnifique portrait de femme et de mère qui dans les enfers (et il y en a bien autant que chez Dante) qu’elle aura à traverser, assumera, même déchirée de toutes parts, ce que sa responsabilité et son intégrité lui intiment d’accomplir
    Il y a l’immense talent des auteurs et leur magistrale mise sous projecteur d’un problème récurrent, celui de l’innéité du mal ou de son acquisition, question sans doute mal posée, puisque nous avons tous une disposition au mal que nous choisissons de développer ou non, à la faveur ou en résistance à l’entourage

    Merci aux éditions Fleuve Noir et NetGalley pour cette lecture.
    _

  • Sonia Boulimique des Livres 25 mars 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    ALERTE COUP DE CŒUR ❤️

    Quoi ? Un coup de cœur pour un roman ayant pour sujet ce que tu as toujours craint au monde : que l’on t’enlève ton enfant ? Sonia, tu as pris un coup au casque, indéniablement !

    Quoi de plus terrifiant en effet que l’enlèvement de son enfant ? J’avoue que j’ai ouvert ce roman avec une grande appréhension, non, plutôt de la trouille. Trouillomètre largement en dessous de zéro. Parce que d’une part, j’allais me retrouver face à l’une de mes plus grande peur, et d’autre part, je sais ce dont notre couple d’auteurs est capable….

    Sixtine, dix ans à peine, passe ses vacances comme chaque année à l’île d’Oléron avec son père, Richard. Sa mère, Jeanne, est retenue à Paris pour son travail, une fois de plus. Richard en profite pour papillonner, et Sixtine, avec toute l’insouciance de son âge, sans aucune méfiance, plongera dans la gueule du loup et vivra l’insoutenable.

    « Je l’ai entendu déglutir, et un voile est passé devant mes yeux tandis que les derniers fragments de ma vie d’insouciance s’envolaient. J’avais envie de hurler, pourtant je me taisais. Je voulais juste qu’il ne prononce pas les mots, mais il fallait que je sache, parce qu’il restait l’infime espoir que je me sois trompée.
    -Sixitine a disparu. »

    Les auteurs n’ont jamais fait dans la dentelle, et « Nos âmes au diable » ne déroge pas à la règle, bien au contraire. Le lecteur se retrouve, au gré des chapitres, avec la pauvre Sixtine, enlevée, séquestrée, ou avec Jeanne, notre narratrice, tentant de survivre à la disparition de sa fille. Rien ne sera épargné au pauvre lecteur : la descente aux enfers de Sixtine, les effets de la détention sur son mental, ses manies. Comment elle va perdre ses repères, comment elle va vivre le début de sa séquestration, entre la faim, la soif et cet homme. Sa vie, enfin est-ce une vie ? La mort sera-t-elle plus douce ? Quant à Jeanne, la culpabilité va la ronger, elle qui faisait toujours passer son travail avant tout le reste. Le corps de Sixtine n’ayant pas été retrouvé, elle n’arrivera pas à faire son deuil.

    Alors, même si le sujet a été battu et rebattu dans le monde du thriller (et par les auteur eux-même avec leur série « Les voies de l’ombre », que je vous conseille d’ailleurs !), « Nos âmes au diable » dépasse tout. Car l’originalité est au rendez-vous. Le début commence assez banalement, ok, Sixtine est enlevée, mais une fois le décor planté, c’est l’apothéose. Les auteurs passent à la vitesse supérieure et nous montrent ce dont ils sont capables. Je ne m’attendais pas à cela. Leur talent est impressionnant. Cette lecture est transcendante, elle laisse des traces.

    L’oppression et l’angoisse ne m’ont jamais quittée, allant crescendo après chaque chapitre. Mon cœur s’est serré, les larmes sont entrées en scène à bien des reprises, j’étais cramponnée à ma tablette. Je ne pouvais pas arrêter ma lecture, je voulais savoir, connaître cette vérité, et pourquoi pas, peut-être, espérer. L’âme humaine, dans sa plus vile noirceur, au-delà de toute croyance, nous est servie sur un plateau. En nous relatant le pire, les auteurs nous offrent le meilleur. Une écriture à quatre mains toujours aussi belle et envoûtante. La construction est implacable, c’est fluide, ça se dévore sans même s’en rendre compte.

    Les thématiques gravitant autour de l’enlèvement sont nombreuses. Leur spectre balaye large, allant des relations de couple, à la famille, à l’amour, aux relations parent-enfant, à la place de la mère, à la justice.

    Les personnages sont riches, Jeanne et Richard, en parents perdus, engendrent de l’empathie, j’ai voulu les aider à surmonter cela. Leur couple, déjà bancal avant, survivra-t-il ? Jeanne adhérera à un groupe de soutien, « La guilde des emmerdeurs », où elle fera la connaissance de Guillaume, papa d’un enfant lui aussi disparu. Dalhia, chargée de l’enquête, fera tout pour trouver la vérité, aussi sombre et dévastatrice soit-elle, quitte à mettre en péril sa carrière. Tous mettront leur âme dans le pot commun avec un objectif : retrouver le corps de Sixtine. Jeanne, en personnage pivot, va s’insinuer dans la tête du lecteur qui fera un véritable transfert, absorbant ses émotions, ses joies, ses terreurs, vivant à ses côtés chaque remise en question, chaque petite étincelle d’espoir, se dirigeant en la tenant par la main vers cette fin incroyable.

    Et une fois le roman refermé, un grand vide, l’angoisse, toujours là, j’ai levé les yeux, observé mon jardin, pensé à mes enfants, versé une larme de plus, et songé à Jeanne. Il m’a fallu plusieurs longues minutes pour sortir de cette prostration, tenter de digérer ce tsunami d’émotions. J’ai fini cette lecture dimanche en fin d’après-midi, je n’en suis toujours pas revenue…

    Vous voulez de l’angoisse ? Une aventure littéraire diabolique qui vous laissera ses stigmates gravés en vous ? Oserez-vous plonger dans « Nos âmes au diable » ?

    « Ce qui est insupportable, c’est le mot « toujours ». On ne connaît pas sa vraie signification, pas avant d’être frappé par un drame. Dans la vie, on ne se projette pas jusqu’à toujours. »

    Je remercie les Éditions Fleuve Noir et NetGalley pour cette lecture.

    #nosâmesaudiable #JérômeCamut #NathalieHug #FleuveNoir #NetGalleyFrance

  • L’atelier de Litote 18 mars 2022
    Nos âmes au diable - Jérôme Camut et Nathalie Hug

    Un coup de cœur pour ce thriller au sujet détonnant. Je suis toujours sensible au roman ayant pour thème les disparitions d’enfants, celui- ci est particulièrement bien vu. Pas facile de se renouveler sur un thème qui a été maintes et maintes fois exploré pourtant ici, le travail des auteurs est juste parfait. La jeune Sixtine dix ans à peine disparaît, alors qu’elle est en vacances sur l’île d’Oléron avec son papa chez ses grands parents. Pour ses parents Jeanne et Richard, c’est le début de la fin. Une descente aux enfers alors que tout accuse un multirécidiviste, pédophile sans que l’on ne retrouve jamais le corps. Puis d’autres disparitions d’enfants du même âge viennent compléter ce tableau déjà bien sombre.
    Un thriller plus qu’une enquête policière où l’on s’attache à Jeanne qui peine à se relever. Le récit s’étend sur plusieurs années ce qui donne une grande envergure à l’histoire dans son ensemble. J’ai été touchée par les chapitres consacrés à la détention de cette petite fille tant ils sonnent justes et sont terrifiants. Le personnage de Jeanne se révèle au fur et à mesure que les jours, les mois et les années passent, c’est édifiant de voir sa transformation. Les auteurs ont apportés un soin particulier à ce personnage. Le récit est captivant, impossible pour moi de poser mon livre trop longtemps, l’histoire m’accompagnant quoique je fasse. Une lecture qui passe à toute vitesse, les événements s’enchaînant à un rythme vertigineux et qui s’est imprimé en moi tant la noirceur qui s’en dégage a su me bouleverser. Et puis il y a le dernier quart du livre qui vient remettre en jeu tout ce à quoi on croyait, c’est brillant, inattendu et complètement déstabilisant. C’est pour vivre des moments comme ceux-là que je lis des thrillers, alors merci et bravo, j’en redemande. Bonne lecture.

    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2022/03/18/39373202.html

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