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Les monstres - Maud Mayeras

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Résumé :

Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière extérieure qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains.

Parce qu’eux sont des monstres et que, tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.

Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.

Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours, sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connaît qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

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Vos #AvisPolar

  • Miss.Amends 14 mars 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    Une plongée dans la monstruosité humaine, un puit d’atrocités sans fonds qui touche chaque personnages, une plume toujours aussi poétique, incisive et particulière 🤎

  • Solène246 10 février 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    Je referme ce livre à l’instant avec plein de frissons.
    Dans ce roman, nous partons dans un terrier à la rencontre de monstres, mais qu’est-ce que le terrier et les monstres ? c’est à vous de le découvrir car il faut absolument lire ce thriller psychologique .
    Sachez juste que l’auteur aborde des sujets lourds qui sont la séquestration et la manipulation.
    Elle aborde ces sujets d’une certaine manière que je ne vous décrirais pas d’ailleurs (ah ah) afin de pas spoiler ce thriller qui mérite d’être lu.
    Attention, FRISSON GARANTIS, vous ne ressortirez pas indemne de ce thriller.
    Merci pour ce super thriller comme je les aime, addictif, suspens, action. Une belle recette !!!

  • Lectures noires pour nuits blanches 9 février 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    Il était une fois un terrier, en pleine forêt, où vivaient un ogre et des monstres.

    Ce nouveau roman très attendu de Maud Mayeras ressemble à un conte, mais attention on est loin, très loin du conte de fées. En merveilleuse conteuse, Maud va nous raconter une des histoires les plus sombres que j’ai lues. Une histoire déjà vue mais à la construction originale et particulière, sublimée par la plume de l’auteure. Cette histoire est une fiction, mais on le sait, la réalité dépasse hélas bien souvent la fiction.

    Maud Mayeras explore les tréfonds de la psyché humaine, ce qu’il y a de plus sombre et d’abject. Elle fouille, dérange, bouscule mais ne verse pas dans le trash. Son approche est habile en insérant dans la trame des contes métaphoriques qui nous permettent de reprendre notre souffle.

    Avec sa belle plume acérée mais teintée de douceur, Maud nous captive d’entrée dans ce conte macabre. Elle m’a prise dans ses filets pour une véritable plongée dans l’horreur. Impossible d’y échapper, j’étais là, cramponnée à mon livre, comme hypnotisée. J’ai tout subi, l’ambiance malaisante, la tension, les odeurs. J’ai été révoltée, dégoûtée, écoeurée, triste et en colère, submergée par plein de sentiments contradictoires. Mais j’ai adoré ma lecture, parce qu’elle m’a fait ressentir tout un tas d’émotions.
    Au fil des pages, on avance crescendo dans ce cauchemar, une escalade dans l’horreur. L’auteure nous assène comme des coups de matraque à chaque révélation. Certaines je les ai vues venir, d’autres m’ont brisé le coeur. Elle nous tient et ne nous lâche plus, jusqu’à la toute fin. Elle va méchamment nous secouer, nous laissant quelques peu ébranlés.

    Je ne vous en dirai pas plus, ne lisez même pas la quatrième de couverture, plongez dans cette histoire, ressentez, vibrez.

    Une histoire d’une noirceur abyssale qui vous prend aux tripes et vous déchire l’âme et le coeur. Mais elle fait aussi la part belle à l’amour maternel et fraternel, au courage et à la survie. C’est fort, puissant, douloureux, émouvant. Un roman court mais dense et marquant.
    J’ai monstrueusement adoré ! Ne passez pas à coté !

  • Alex-Mot-à-Mots 5 février 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    Ouvrir un roman de Maud MAYERAS, c’est savoir que l’on va entrer dans un univers noir. Son dernier roman ne fait pas exception à la règle.

    Maman est enfermée dans le terrier avec ses deux enfants : Eine la fille aîné, et Jung le petit dernier. Ils vivent ainsi dans 20 mètres carrés sous terre sans jamais voir le jour.

    Aleph leur apporte à manger une fois par semaine et vide le seau où ils font leur besoin.

    Mais un jour, Aleph ne revient pas : il a eu une crise cardiaque en plein supermarché et est transporté à l’hôpital.

    Au loin, on entend la sirène du barrage qui prévient que les eaux sont lâchées.

    On suit Eine pour qui tout change tout à coup ; qui s’enfuit avec son petit frère en pleine forêt pour échapper aux humains qui leur feront du mal. Car ils ne sont pas comme les autres : se sont des monstres entraînés à la survie.

    On suit la maman qui se retrouve à l’hôpital, elle aussi, une fois que le fameux terrier a été découvert : les circonstances de sa captivité apparaissent peu à peu.

    On suit Aleph, l’Ogre qui a enfermé sa petite famille : son passé. Mais de ses motivations, nous ne saurons jamais rien…

    Un thriller passionnant où l’odorat occupe le premier plan.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la forêt du Jura omniprésente.

    https://alexmotamots.fr/les-monstres-maud-mayeras/

  • lecturesdudimanche 25 janvier 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    Il existe des romans unanimement salués par les critiques. Des romans qui sont portés par les émotions de leurs lecteurs, qui en perdent parfois les mots tant ils ont été bouleversés. Ce roman de Maud Mayeras fait partie de ceux-là, et cela a suffi à me convaincre de me faire ma propre opinion. J’avais peut-être des attentes démesurées, au regard de ce que j’en avais lu. Je suis partie à la rencontre des habitants du Terrier. J’ai découvert ces enfants et leur mère qui vivent dans l’ombre de l’Ogre. Je les ai vu lutter pour une survie qu’ils n’envisagent pas tous de la même façon. Il serait faux de dire que mon cœur ne s’est pas serré d’effroi alors même que j’espérais ralentir une chute que je croyais inévitable.

    Et pourtant. Malgré des qualités d’écriture indéniables, je n’ai pas eu le coup de foudre de tant d’autres, et je le regrette. Mais l’issue me semblait logique, et le développement ne m’a pas apporté toutes les sensations auxquelles je m’attendais. Paradoxalement, j’ai par contre énormément apprécié les petits intermèdes, interprétés comme autant de contes que l’Ogre utilisait pour élever ses « monstres ».

    Il n’est pas aisé de résumer l’histoire, car cela serait prendre le risque de spoiler, ce que je veux éviter. Je n’ai absolument rien à reprocher à ce livre, je pense simplement que j’en attendais beaucoup trop, ce qui ne m’a pas permis de prendre la rencontre comme elle venait. Néanmoins, Maud Mayeras véhicule indéniablement un mélange d’émotions et d’inhumanité incroyable qui force le lecteur à plonger au cœur des pires travers de l’homme, et c’est douloureux parce que c’est justement crédible.

  • Rom Thrillersbooks Addict 7 janvier 2021
    Les monstres - Maud Mayeras

    « Les Monstres » - Maud Mayeras
     
    Une mère et ses deux enfants, des monstres, vivent reclus dans un terrier à l’abri des humains. Aleph, le père se charge de garantir sécurité et survie.
    Les monstres ne sont jamais sortis de ce terrier aux conditions de vie plus que précaires : un coin pour dormir, un lavabo, un seau pour se soulager, quelques livres, de la crasse et une chaleur étouffante. Voilà à quoi ressemble le terrier !
    Avant de pouvoir affronter le monde extérieur, Aleph doit leur apprendre à chasser et ensuite à tuer les humains.
    Tuer les humains avant que se soient eux qui ne les tuent !
     
    Mais lorsque Aleph ne revient pas pendant plusieurs jours, que la rupture d’un barrage menaçant le village à proximité amène les humains à découvrir le terrier et ses occupants. Une seule décision s’impose aux monstres : s’enfuir avant d’être capturés !
     
    👊« Une Claque Monstrueuse »
     
    Nous sommes là, face à un thriller, différent tant par l’originalité de l’histoire que par la qualité de l’écriture et la construction du récit.
    Le moins que l’on puisse dire est que l’auteure maitrise son style.
    Un style, à part entière, où le mystère sur l’origine des monstres est entretenu jusqu’à pratiquement la moitié du roman. Avant cela, on ne cesse de s’interroger et le tout dans une atmosphère pesante et anxiogène. Les monstres sont une énigme !
    La seconde partie nous livre les réponses tant attendues, déstabilisantes, souvent malsaines.
    Quant à la plume, je la qualifierais de littéraire, d’une sombre précision, nous permettant d’entrer dans l’univers de l’auteure. Un véritable travail d’orfèvre.
    Les chapitres sont courts, incisifs, et ponctués de scènes à vous couper le souffle.
    Je n’en dirais volontairement pas plus, pour que vous puissiez également vous laisser surprendre, le questionnement étant l’essence même de ce thriller d’une extrême noirceur !

    ☠️ Avec « Les Monstres », Maud Mayeras sonde avec régularité la perversité humaine et les dérives du conditionnement et de la manipulation !
    Ce roman est pour moi, la belle surprise de cette fin d’année et vous l’aurez deviné un énorme coup de cœur 🖤
    Je vous le recommande fortement !

  • margo_m_lire 14 décembre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Ils n’ont jamais vu le vrai monde, ils vivent enfermés avec leur mère et la seule fois où ils sont sortis de leur cave, le soleil les a brûlés parce qu’ils sont allergiques. Parce qu’ils sont des monstres inadaptés au monde des humains et qu’il est préférable pour eux qu’ils restent cachés.
    Du moins, c’est ce qu’ils croient. Car c’est ce que leur dit Aleph, l’homme à qui ils se fient, l’homme qui leur apprend la vie et leur rend visite régulièrement pour leur apporter à manger et changer le seau de leurs excréments. L’homme sans qui ils ne seraient rien.
    Jusqu’au jour où Aleph disparaît... jusqu’au jour où les monstres et leur génitrice n’ont plus d’autre choix que de sortir de leur terrier pour se confronter aux terribles humains...

    Si vous avez déjà lu des tonnes de thrillers sur la séquestration, rassurez-vous, celui-ci traite le sujet de façon vraiment singulière.
    Ce roman se focalise sur les effets pervers qu’elle peut avoir sur ses victimes bien après leur libération.

    J’avais déjà beaucoup aimé le style direct et percutant de l’auteure dans « Hématomes », et là encore j’ai été convaincue. La plume est juste et participe à s’identifier aux personnages et à comprendre leur psychologie. Et c’est, il me semble, bien là le but de ce roman. Mission accomplie, ce livre m’a captivée du début à la fin.

    Une excellente lecture que je vous conseille vivement et qui saura même surprendre les initiés du genre.

  • Matbaum 2 décembre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Les Monstres ? Un thriller monstrueux, dans tous les sens de ce terme. Court, dense, qui ne se lâche pas. Le monde extérieur menace les monstres du terrier et la mère protectrice tandis qu’Aleph vient leur apporter de quoi subvenir à leurs besoins et vider le seau. Ils ont peur de ceux qui, pour eux, sont les vrais monstres, les humains de l’extérieur, des humains qui les tueront s’ils sortent, de même que le soleil leur brûlera la peau. Durant toute la première partie du roman, le lecteur est enfermé avec eux, craint pour eux, sent que quelque chose ne tourne pas rond et puis, un jour, quand Aleph ne revient pas, l’univers des monstres bascule. Et l’histoire s’éclaire peu à peu. Ce roman de Maud Mayeras est un thriller d’autant plus troublant qu’il impose une plongée dans les noirceurs de l’âme humaine, des noirceurs qui ne sont pas que fictions, nombre d’affaires réelles de cette sorte l’ayant montré. Une sacrée lecture, un livre dont on sait en refermant les pages qu’il ne sera pas oublié de sitôt.

  • celinelecture 24 novembre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Ce roman noir autour de la séquestration m’a pris aux tripes tant certains événements sont tantôt révoltants tantôt bouleversants.

    J’ai particulièrement apprécié suivre plusieurs protagonistes car cela permet une vue d’ensemble de l’histoire qui nous est contée ici.

    Impossible de rester indifférent au sort de Rosemarie envers laquelle j’ai ressentie une vraie empathie.

    La construction psychologique des différents personnages est l’atout majeur de ce roman.

    Je n’ai malheureusement pas été convaincue par les différents contes inclus entre certains chapitres car malgré le fait qu’ils nous fournissent certaines pistes, ils me sortaient trop de l’intrigue si prenante.

    Alors oui, c’est très sombre et d’une noirceur abyssale et la plume de Maud Mayeras nous entraîne dans les profondeurs d’une âme humaine tout simplement monstrueuse.

    Mais malgré cette noirceur, deux sentiments ressortent : l’amour et le courage ➡️ Marquant...

  • Karine Straub 10 novembre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    « Les Monstres » écrit par Maud Mayeras, publié aux éditions Anne Carrière le 2 octobre dernier, est son quatrième roman.
    J’ai lu ses précédents livres et tous ont été d’excellentes lectures. Celui-ci n’échappe pas à la règle.
    Je dirais même que c’est le meilleur pour moi. Le plus fort en émotions en tout cas.
    Faire un résumé de ce bouquin est impossible. La relation du lecteur à cette histoire est personnelle, presque intime, voire animale. On lit, on s’imprègne, on ressent. Pour moi cela a été une évidence. Dès les premières pages.
    Maud Mayeras remue, bouscule. Autant sur le fond que sur la forme.
    Les mots choisis sont bruts, incisifs, sans fioriture mais bizarrement l’association de tous ces mots est fluide, sans heurt.
    L’alternance du récit principal et des extraits apporte de l’épaisseur au roman.
    Les petits récits intercalés sont autant de messages cachés qui offrent au lecteur un sursis ou une rechute, cela dépend de quel point de vue on se place…
    « Les monstres » est une histoire sombre, pas une once de lumière ni d’espoir à l’horizon. Pour se rassurer, on se dit « c’est une histoire, cela ne peut pas exister réellement » mais on sait pertinemment que si et ça le plus terrible.
    Pour ceux qui oseront s’aventurer dans le terrier, je vous souhaite une bonne lecture !

  • Kirzy 10 novembre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Le Terrier et ses habitants, une mère et ses deux enfants, un Ogre qui règne en maître.

    Ce roman, je l’ai lu en apnée, d’une traite.
    Ce roman, je l’ai lu avec les tripes, comme une expérience sensorielle convoquant tous mes sens, exacerbés comme jamais, à l’affût de la moindre émotion qui sera convoquée jusqu’à vibrer de partout.

    Terriblement immersif. J’ai humé l’air irrespirable du Terrier et l’odeur d’une libération qui n’en est pas une. J’ai écarquillé les yeux jusqu’à ce que des images imprègnent mes rétines. J’ai ressenti des textures. J’ai entendu les cris, les espoirs, la colère, la peur des habitants du Terrier. J’ai eu envie de hurler. J’ai pleuré aussi.

    En seulement 300 pages d’une rare densité, Maud Mayeras plonge dans les tréfonds de la psyché humaine, dans ce qu’elle a de pire ( séquestration, viols, conditionnement mental, cruauté ) mais aussi de plus beau ( innocence, enfance ) : les passages sur l’amour filial, maternel et fraternel sont absolument magnifiques et déchirants de justesse, la plume, déjà remarquable, prend toute son ampleur alors. La façon dont elle scrute le mental d’êtres qui ont connu l’extrême est époustouflante de justesse et de singularité.

    Surtout Maud Mayeras déploie un talent évident à déranger, à questionner sans chercher à cogner ou choquer en versant dans du trash facile. le cheminement de son récit est tellement subtil, même lorsqu’il lève le voile sur des thématiques tabous rarement abordées, que ce soit dans les médias ou dans la littérature, notamment sur l’après-séquestration, sur la libération des victimes qui n’est pas que joie et qui ne met pas fin à l’histoire pour soulager la société. Et son choix de décrocher de son récit en y insérant des courts extraits de contes métaphoriques terribles ne fait qu’accroître le sentiment d’étrangeté et d’oppression qui grandit depuis le début de la lecture.

    Une auteure puissante que je découvre avec ce roman original et oppressant qui m’a vrillée d’émotions les plus diverses. J’entame direct la lecture de Reflex, son précédent, dont je pressens qu’il va énormément me plaire.

  • celine85 24 octobre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Rosemarie et ses deux enfants Jung et Eine vivent dans une cave, un « terrier » isolé du reste du monde, ne voyant jamais la lumière du jour. C’est Aleph, le père qui les séquestre et assure le ravitaillement. Il a fait croire à ses enfants qu’ils étaient différents, qu’ils étaient des monstres et que pour cela il devait les éduquer, les préparer pour leur sortie.
    Un jour Aleph ne vient plus au terrier, il a fait un malaise cardiaque dans un supermarché et a été transporté par les pompiers à l’hôpital. Dès qu’il reprend connaissance, il n’a qu’une idée en tête sortir pour les retrouver. Mais pendant ce temps, les choses bougent dans le terrier. La ville est en train d’être évacuée, le barrage menace de lâcher. Des hommes font le tour des maisons les plus isolées et c’est là qu’ils trouvent la mère et les enfants. Les choses ne vont pas se dérouler simplement…
    On lit ce livre en apnée, envie de savoir et en même temps peur de sombrer encore plus dans l’horreur. Un roman riche en émotion. J’ai tellement adoré ce livre que j’ai envie de découvrir ses autres livres très rapidement.

  • Sangpages 16 octobre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Chaque sortie d’un Maud Mayeras est une fête, un événement.
    Chaque sortie, je me retrouve comme un enfant le jour de Noël à attendre mon plus beau cadeau. Les yeux qui pétillent sans même lire le 4ème couverture.
    Par contre, chaque sortie est une appréhension en tant que blogueuse puisque chroniquer un Mayeras est, d’emblée, mission impossible tant la force, la puissance des mots est indescriptible. 

    Maud, c’est avant tout une plume, un style. Des mots sur des maux précis et incisifs. Ni trop, ni trop peu, juste ce qu’il faut pour te bousculer, t’atteindre au plus profond de ton âme, au plus profond de ton bide pour faire remonter une boule au fond de ta gorge. Des mots écrits avec les tripes, avec tout ce qu’elle est et ressent au point où, à chaque fois, je me dis que l’enfantement doit être, pour elle, terriblement douloureux ou incroyablement libérateur.

    Les monstres est un récit indescriptible. C’est un émotionnel à vif, brut et sans concession. C’est une histoire terrible qui m’a fait penser à "Room" d’Emma Donoghue mais en mieux. Si si je te jure ! En mieux parce qu’elle va plus loin, plus fort parce qu’elle va au delà de la psychologie pour te démontrer la souffrance inculquée à coup de mots plutôt que de marteau. 
    Des histoires de séquestration, il y en a des milliers tu me diras et tu as raison et pourtant des comme ça, je te promets il n’y en a qu’une.
    Elle a osé aller au bout du bout, elle a osé dépasser tous les tabous, tout ce que l’on ne dit jamais sur l’après. Sur cette liberté que l’on croit salvatrice, libératrice et dans laquelle on imagine les victimes heureuses. Elle nous offre un récit d’une réalité crasse qui fait mal et qui pourrait, sans doute, déranger.

    Maud encore une fois m’a bousculé, m’a remué...Maud encore une fois m’a donné de l’inoubliable. Merci 🥰

    Je n’ai rien de plus à ajouter, simplement parce que les mots me manquent, parce qu’aucun d’entre eux ne peut être à la hauteur d’un tel récit, parce que comme je te l’ai dit, c’est mission impossible.
    Je ne peux que te demander de me donner ta main, de me faire confiance, de me suivre et me laisser t’emmener rencontrer les monstres ...

  • Aude Lagandré 13 octobre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Il y a des romans à l’atmosphère très anxiogène et il y a « Les monstres »… Anxiogène n’est pas le mot adéquat. Malaisant serait plus exact, même si j’en déteste la sonorité. Malaisant est un adjectif très laid, mais dérangeant ou déroutant n’est pas assez fort. Quatre ans que j’attendais la sortie d’un nouveau roman de Maud Mayeras… Après « Hématome » en 2006, « Reflex » en 2013 et « Lux » en 2016, « Les Monstres » sorti le 2 octobre 2020 confirme le talent d’une auteur à l’univers singulier, une femme qui semble avoir une vie intérieure fertile, naviguant au milieu de ses ogres personnels. Je referme le roman bousculée, chamboulée, à la fois soulagée de l’avoir terminé et triste d’abandonner ses personnages auxquels elle a adjugé, une fois encore, des âmes tourmentées, mais si riches d’émotions. Je crois qu’on ne peut écrire un tel livre sans vivre avec de véritables démons intérieurs, sans blessures profondes, sans un immense talent pour conférer aux mots un embrasement et une portée si prodigieux. Une écorchée vive qui crée des protagonistes écorchés vifs, sur lesquels la fée usuellement chargée de distribuer des bontés a préféré catapulter des maléfices.

    Il était une fois une femme qui vivait dans un terrier avec ses deux enfants. Une vie sous terre où le confort de notre société n’existe pas, où la crasse flirte avec la tendresse, où la peur des bactéries danse avec ce qu’une mère, aussi faillible soit-elle, procure comme petits bonheurs quotidiens. Il était une fois un ogre, chargé de maintenir cette famille en vie, qu’il distribue une nourriture réelle ou une nourriture spirituelle. On n’élève pas des monstres comme des enfants « normaux ». Si la mère les berce d’imaginaire, l’ogre, lui, les prépare à un monde post apocalyptique où l’humanité n’a plus rien d’humain.

    Il y a ces personnages qui semblent aussi fantasmagoriques que réels. La mère donne naissance et nourrit. C’est elle qui implicitement navigue entre la vie et la mort. Une mère ambivalente, ambiguë, dont le comportement désarçonne autant qu’il suscite l’admiration. Douceur et violence, tendresse et cruauté, bien et mal. « Elle nous dit parfois qu’il serait si simple que nous n’existions pas, que le malheur aurait été évité si nous n’avions pas vu le jour. Elle se contredit, nous assure aussi que nous sommes son seul bonheur, et nous ne comprenons pas pourquoi elle pleure en disant ça. (…) Elle pleure et nous regarde ensuite avec tant de haine que nous nous sentons coupables de respirer. »

    Les monstres poussent, bercés par les contes, par la vie dans le terrier, et par l’éducation de l’ogre. Les mots de l’ogre parlent de l’humanité, de la bêtise des hommes, des contradictions de la société, des incohérences observées, de tout ce qui fait que vivre dans un terrier c’est être, d’une certaine façon, à l’abri du monde. Et vous verrez que vous serez parfois tentés de rejoindre ce terrier silencieux, pour vous offrir une parenthèse hors du temps qui file, des idées nauséabondes du monde, des nombreux êtres humains si décevants, aux réactions incompréhensibles, et aux actes chaotiques.

    Maud Mayeras dépeint une certaine vision de la société à travers les mots de l’ogre sur l’être humain. « Il nous explique que les humains ont des oreilles qui se ressemblent à peu près toutes, qu’elles ont juste un trou au milieu qui ne leur permet pas toujours d’entendre, que les hommes aboient presque tous, qu’ils ne savent pas murmurer, qu’ils crient pour s’exprimer, et qu’ils sont bêtes comme des coings. » Elle raconte la puissance de la littérature capable d’ouvrir tant de mondes pour échapper au nôtre, elle travaille sur la force des mots : « Il dit qu’on peut tout faire avec les mots, tant qu’on sait les dresser. » Elle étrille cette comédie humaine qui a de moins en moins de sens au travers de cet ogre qui affirme « Vous êtes bien plus puissants puisque vous savez réfléchir, contrairement à eux. »

    Il vous faudra découvrir l’histoire de cette famille, seuls… Il vous faudra dénicher le message de Maud, localiser la lumière dans le terrier, démêler la vérité du mensonge, comprendre les mots et ce qu’ils impliquent, appréhender l’implicite, accepter de ressentir des émotions aussi terrifiantes que sublimes, prendre la mesure du mensonge véhiculé et le rapprocher des mensonges de notre société… Laisser Maud entrer en vous, la laisser vous démolir, consentir à absorber toute la noirceur qui l’habite, aimer ses monstres, admirer cette mère et la comprendre, apprivoiser cet ogre, soutenir ces enfants.

    Maud a un don. Celui d’écrire peu et bien. Celui de susciter toutes sortes d’émotions. Celui de vous tordre les tripes, de vous laisser reprendre de l’air, puis de vous sonner. Rester indifférent est impossible. Sortir indemne est impensable. Croire en l’humanité est délicat, voire utopique. Ces monstres vous les aimerez. Cette mère, vous voudrez la consoler. Maud, vous ne pourrez que la placer au panthéon des conteurs d’émotions parce que sa plume est profondément authentique.

    Je sais que chaque roman lui demande du temps, lui pompe toute son énergie… Je veux simplement ajouter que pour lire un roman d’une telle qualité empathique, je veux bien attendre quelques années de plus. Seulement dire « Maud, n’arrête jamais d’écrire. »

  • Les_lecturesdeflo 12 octobre 2020
    Les monstres - Maud Mayeras

    Monstre, définition Larousse :
    - Être vivant présentant une importante malformation
    - Être fantastique des légendes, de la mythologie : Un centaure était un monstre moitié homme, moitié cheval.
    - Animal effrayant ou gigantesque par sa taille, son aspect.
    - Personne d’une laideur effrayante.
    - Personne qui suscite l’horreur par sa cruauté, sa perversité.

    Tout y est.
    Le monstre sous toutes ses formes.

    « Je me cache et j’attends jusqu’à ce que les humains ne représentent plus de danger. Si la faim me tenaille, si ma gorge est sèche, alors j’attends encore, qu’il n’y ait plus le moindre bruit dehors. Sinon les humains me tueront… »

    Maud Mayeras m’a tendu la main, et je l’ai saisie.
    Je l’ai suivie dans le terrier, à la rencontre de ses monstres.
    Il faisait sombre, c’était sale, ça sentait mauvais. J’avais du mal à respirer. J’ai fait connaissance avec eux, et je les ai aimés. J’aurais voulu les protéger, les préserver de l’Ogre, les aider à sortir et à vivre hors de leur terrier. Mais le mal est fait. L’homme est un monstre, une personne qui suscite l’horreur par sa cruauté et sa perversité.

    La digestion de ce thriller est lente et difficile. Les mots me manquent pour décrire les d’émotions contradictoires ressenties lors de cette lecture. J’ai eu la chair de poule, la nausée, les larmes aux yeux. J’en ai rêvé.
    Ressortir du terrier indemne est impossible.

    J’ai aimé me faire malmener par la plume de Maud Meyeras. Elle vous secoue dans tous les sens et ne vous lâche qu’une fois KO.

    Je la découvre avec ce livre, mais ce ne sera pas mon dernier, c’est certain.

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