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#Mafia : Les Affranchis de Nicholas Pileggi

N°7 au palmarès des meilleurs livres du crime organisé selon BePolar

On s’approche des premières places de notre palmarès, le moment de vous révéler l’une des true fictions (mise en forme plus ou moins « romanesque » de témoignages issus du réel) sur la mafia qui a eu le plus d’influence sur les écrivains et les réalisateurs : Les Affranchis de Nicholas Pileggi. Un livre dont le grand Martin Scorsese, qui l’a adapté, dit qu’il s’agit de la représentation la plus honnête des gangsters qu’il ait jamais lu.

L’histoire :

Henry Hill raconte... C’est presque par hasard qu’il s’intègre, dès l’âge de onze ans, à la vie du Milieu. Fils d’un ouvrier irlandais et d’une Sicilienne, il rêve devant les Cadillac et les limousines de ceux qui travaillent au dépôt de voitures d’en face. Il devient le "boy" du maître des lieux, le célèbre caïd de quartier Tuddy Vario, puis, grâce à sa vivacité d’esprit et à sa discrétion, le petit protégé de celui-ci. Bientôt s’ouvrent à lui les accès à tous les trafics des rois de la pègre. Vingt-cinq ans d’activité criminelle, une carrière faite de rackets, vols, fraudes en tout genre, mais aussi de règlements de comptes sommaires et de tueries mémorables. Un témoignage étonnant sur l’Organisation du Crime aux Etats-Unis recueilli par Nicholas Pileggi, journaliste new-yorkais considéré comme "le spécialiste" du grand gangstérisme et de la Mafia.

Pourquoi ce livre est important :

Ce livre réaliste et bien structuré, aussi passionnant qu’un roman, n’est rien de moins qu’à l’origine de la description moderne du gangster. Véritable bestseller, modèle du genre true crime sur la mafia, il a façonné le regard d’une génération d’écrivains et de réalisateurs : outre les deux adaptions « mafieuses » de Scorsese, on lui prête une grand influence sur un film comme Donnie Brasco ou la série TV culte Les Sopranos.

Son empreinte dépasse la seule fascination et la vague ascendance : la mise en scène de la violence, les rapports amoureux et familiaux, le récit de l’organisation du trafic de drogue, les rapports à la police, la justice ou la prison des mafieux font de ce livre un modèle, un archétype qui a encore cours, quand bien même la situation a beaucoup évolué de nos jours. C’est une vraie plongée dans la vie secrète de la mafia, de la part d’un homme qui l’a vécue.

C’est influence a bien sûr été démultipliée par l’adaptation culte qu’en a fait Martin Scorsese en 1990, projet pour lequel le réalisateur travailla en étroite collaboration avec Nicholas Pileggi. Au cours des douze projets de scripts qui vont être construits afin d’arriver au scénario idéal, les deux hommes vont finalement choisir de ne pas suivre la structure narrative du livre, mais de commencer par le milieu de l’histoire et de se déplacer alternativement du passé au présent, ce qui donne au film son rythme si caractéristique, intense et impactant.

Scorsese laisse néanmoins la part belle au récit de Pileggi, qui propose un panorama complet et quasi-documentaire de la vie du gangster, comme il le dit lui-même : « le livre donne une idée de leurs vies au quotidien, l’ennui, comment ils travaillent, comment ils prennent en charges les boîtes de nuit de certains et pour quelles raisons. Cela montre comment ils fonctionnent dont le sujet est l’argent : c’est de cette manière qu’ils font des affaires ».

Scorsese magnifie le récit par le rythme de la trame, mais aussi la mélodie qu’il lui donne : le film démarre comme un coup de feu et accélère sans discontinuer jusqu’à la chute finale du personnage principal, manière pour le cinéaste de rendre l’exaltation ressentie par les mafiosos, de capturer l’essence de ce qui captive des millions de personnes. Avec une réussite évidente : Scorsese et Pileggi c’est, de leur propre aveu, la rencontre d’une vie.

Ce qu’il faut retenir (pour briller en société) :

1. Scorsese portera à l’écran un autre livre de Pileggi en 1995 : Casino est un autre récit de mafia qui nous raconte l’Outfit de Chicago et une Las Vegas crapuleuse, où l’on retrouve comme dans Les Affranchis Joe Pesci et Robert de Niro. Après de longues années d’hésitation, Scorsese reviendra au film sur le crime organisé en 2006 avec l’excellent Les Infiltrés sur la mafia nord-américaine d’origine irlandaise.

2. De son côté, Nicholas Pileggi sera producteur exécutif d’un autre film de mafia en 2007, American Gangster, réalisé par Ridley Scott.

3. Le titre original du film est « The Goodfellas » (contraction argotique de « the good fellows » qui signifie « les bons camarades ») et ne reprend donc pas le nom original du livre, Wiseguy ("Les Arrogants"), déjà utilisé par un autre film et une série TV peu avant sa sortie en salles. Le titre français, Les Affranchis, est quant à lui imparfait car aucun des trois personnages principaux n’atteindra jamais ce statut dans la « hiérarchie mafieuse », équivalent de membre à part entière d’une « famille ».

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