On se souvient du nom des assassins - Dominique Maisons

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Résumé :

Max Rochefort, dandy exubérant et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé d’un journal. Au lendemain d’une soirée mondaine, ils découvrent un cardinal mutilé et assassiné dans sa chambre d’hôtel. La femme de chambre est immédiatement accusée. Dans le Paris bouillonnant d’avant-guerre, les deux compères se lancent dans l’enquête afin d’innocenter la jeune fille.

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  • 1001histoires 11 avril 2019
    On se souvient du nom des assassins - Dominique Maisons

    On se souvient du nom des assassins  : en ce temps là les journaux connaissaient des tirages quotidiens exceptionnels grâce aux romans-feuilletons. Les lecteurs attendaient chaque jour avec impatience la suite des aventures de leur héros favori. Gaston Leroux fut un de ces auteurs, il publia "Le mystère de la chambre jaune" pour L’Illustration et le lecteur le croise tout comme l’éditeur Arthème Fayard. Dominique Maisons a l’excellente idée de nous emmener à cette époque et de nous offrir un roman populaire comme il ne s’en fait plus.

    1909, Max Rochefort est le feuilletoniste sur lequel repose le succès du quotidien Le Matin qui publie chaque jour le "Boulevard du crime". Toute une équipe travaille avec Rochefort pour imaginer et documenter les aventures du commissaire Nocturnax. L’administrateur du Matin ne peut se permettre de perdre Max Rochefort pour un journal concurrent, alors il lui affecte un secrétaire particulier, le jeune Giovanni Riva et le charge de l’espionner.

    Giovanni Riva nous relate les aventures extraordinaires qu’il va vivre dans les pas de Max Rochefort. Alors que les deux compères séjournent dans un hôtel de luxe à Enghien où est donné un grand bal de charité au profit des victimes d’un tremblement de terre, l’émissaire du Pape est sauvagement assassiné. Justine, une timide fille d’étage est accusée.

    Max Rochefort va se révéler un enquêteur hors pair. Avec Giovanni ils vont vivre des aventures rocambolesques, des courses poursuites incroyables ( celle avec des dirigeables est tout simplement hors du commun ). A la perspicacité de Rochefort s’oppose le commissaire Juvard, un policier irascible et borné dont les déductions superficielles font sourire.

    Ce roman est une véritable cascade de rebondissements. L’affaire semble résolue, elle est relancée par un détail. Les pistes criminelles sont nombreuses, politiques ou religieuses, la franc-maçonnerie et d’autres sociétés ésotériques sont soupçonnées. Il y a des épisodes tragiques, des phénomènes inexpliqués, de la violence, de la tendresse. Il y a une histoire d’amour ( presque ) impossible. Toutes les scènes s’enchaînent et contribuent à relancer l’action en permanence. C’est un véritable tourbillon de surprises et de suspense, comme au bon vieux temps du roman-feuilleton.

    Ce roman policier historique est aussi un témoignage sur la société de l’époque depuis les hôtels de luxe jusqu’aux bas-fonds les plus sordides. La séparation de l’Eglise et de l’Etat a divisé la France autant que l’affaire Dreyfus. Dominique Maisons nous emmène dans le monde du théâtre et des aliénistes comme Alfred Binet. A l’époque les premières luttes sociales sont souvent violentes et le monde de la bourse est déjà impitoyable. Les progrès technologiques permettent à Max et Giovanni de se déplacer au volant d’une Bugatti Hermès Type 7. C’était l’époque du roman populaire.

    Ce roman de Dominique Maisons est incontournable. Quel agréable moment de lecture ! Bibliographie de l’auteur ICI

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