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Regarder le noir - Collectif

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LES GRANDS NOMS DU THRILLER METTENT NOS SENS EN EVEIL
Barbara Abel, Amélie Antoine, R.J. Ellory, Julie Ewa, Claire Favan, Karine Giebel, Johana Gustawsson, René Manzor, Fred Mars, Olivier Norek, Fabrice Papillon, Gaëlle Perrin-Guillet.
Douze auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire ouvrir grand les yeux au fil de récits qui jouent avec les différentes interprétations de la vision.
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots... et jusqu’à la chute. Éclectique et surprenant, ce recueil renferme onze expériences exceptionnelles de lecture.
N’ayez pas froid aux yeux, venez Regarder le noir.

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Vos #AvisPolar

  • Aude Lagandré 28 juillet 2020
    Regarder le noir - Collectif

    x« Regarder le Noir » est le tome 2 d’un projet singulier mené par Yvan Fauth. Comme il n’aime pas parler de lui, je vais m’octroyer le droit de le faire, juste deux minutes. Il mettra toujours en avant les auteurs, sans lesquels ce recueil n’existerait pas, mais l’idée de base est la sienne. Rendons à César ce qui est à César. Yvan est l’une des personnes les plus passionnées de littérature noire que je connaisse (si vous ne connaissez pas son blog, vous avez raté votre vie de lecteur). Fidèle en amitié, respectueux de la parole donnée, incroyablement humain, bienveillant autant qu’il est possible de l’être (d’ailleurs le mot semble avoir été inventé pour lui) et dénicheur de talents. Ce qu’il aime c’est découvrir, fouiner, imaginer. Aller en librairie avec le monsieur c’est la ruine assurée.

    Son but ? Redorer le blason de la nouvelle, genre quelque peu oublié en littérature. C’est aussi l’occasion de découvrir la plume de certains auteurs ou de les redécouvrir dans un genre différent que celui du roman. Chaque volume du recueil traite d’un sens différent. Après l’audition, les auteurs ont planché sur la vue. Regarder c’est diriger volontairement ses yeux sur quelque chose ou sur quelqu’un pour le voir. C’est aussi fixer quelqu’un bien en face, droit dans les yeux, c’est observer. Dans un second temps, regarder c’est encore considérer ou envisager de telle ou telle manière, être concerné ou être orienté. Les auteurs qui se sont prêtés à l’exercice ont chacun leur propre définition du verbe regarder, pas toujours au sens premier. Ils ont chacun leur propre vision et nous en livrent leur interprétation. Un genre commun les rassemble : le Noir.

    Alors ces auteurs, on en parle ? Pour ce second volume, Yvan a su convaincre une belle brochette de talents : il faut dire que son pouvoir de persuasion est énorme. Qui oserait lui refuser quoi que se soit ? Je vous propose de faire ensemble une petite promenade bucolique dans « Regarder le Noir », histoire de vous convaincre que la chose à faire est de courir chez votre libraire, parce que votre libraire vous aime, et refuser cet amour serait criminel.

    Regarder les voitures s’envoler. Quel titre étrange Monsieur Norek pour parler de deux adolescents abîmés par la vie. Joshua, 13 ans a une seule passion : observer. Alors, lorsqu’Esther 14 ans, et ses grands yeux bleus emménagent dans la maison juste à côté, c’est la perspective de longues heures de contemplation qui s’annoncent. Une nouvelle machiavélique pour ouvrir le recueil, c’est tout ce qu’il faut au lecteur pour plonger. L’ingénuité et la candeur des adolescents font de ce texte un ravissement…noir à souhait.

    Nuit acide. Julie Ewa aime nous faire voyager vers des contrées lointaines et méconnues. Le petit garçon de cette nouvelle, Sabbir, réalise combien la nuit peut s’abattre très vite sur le monde, particulièrement sur le sien… et pas toujours pour laisser place à la tranquillité et la quiétude. Julie a l’art et la manière de nous raconter le monde, et pas celui de Beverly Hills. De quoi provoquer un certain malaise….

    The Ox. Un titre en anglais maintenant ! Frédéric Mars veut nous raconter une histoire de bœuf. Oui, Ox ça veut dire bœuf… Étrange… Vous allez très vite comprendre que l’auteur avait d’autres idées en tête, et des idées, comment dirais-je cela avec élégance… un peu plus grivoises. The Ox est un endroit à part, caché dans le Londres confidentiel. Peut-être aurez-vous envie d’aller vous y aventurer. Le concept semble vraiment intéressant et extrêmement novateur, car dans the Ox, la nuit est libératrice « c’est en privant de lumière qu’il révèle chacun à lui-même. » Allez, une petite escapade, ça vous dit ?

    Le Mur. Dans cette nouvelle, Claire Favan va vous surprendre. Elle n’est pas exactement dans le domaine littéraire où on l’attend… Et pourtant, cette nouvelle a eu un bel effet sur mon imaginaire. Sur le Havana Bay, des hommes aux pourcentages très différents cohabitent suite au Minamata. Ça vous paraît obscur comme résumé ? C’est un peu normal, c’est fait exprès. Vous verrez, quand on prend des risques, ça peut donner un résultat surprenant.

    Demain. Être capable de percer les mystères de l’avenir… Don ou malédiction ? Et quand on s’appelle Chance, est-on protégé des vicissitudes d’un futur incertain ? René Manzor vous a concocté une nouvelle redoutable qui commence comme une scène de cinéma, dans laquelle ce don « pied de nez », avec lequel on joue un peu et dont on pourrait se moquer en l’utilisant de manière mensongère, devient un don réel qui permet bien des privilèges ou des malédictions. À vous de voir ! La fin est terrible !

    Transparente. Qui laisse passer entièrement la lumière. Se dit aussi d’une personne dont on peut facilement deviner les sentiments et les pensées. Hélène, l’héroïne de cette nouvelle est transparente, surtout avec elle-même : elle analyse parfaitement bien les réactions de son entourage à son encontre. Amélie Antoine, une de mes conteuses du quotidien préférée, raconte ce sentiment exaspérant. Mais les choses ne sont jamais aussi simples qu’elles y paraissent et souvent, elles tournent mal…

    Anaïs. Fabrice Papillon ne nous emmène pas dans une exploration temporelle historique, à la différence de ses romans. Au contraire, monsieur Darcy a les deux pieds bien plantés dans le réel… Enfin, si on peut dire. Dans sa tête, ils sont plusieurs. Regarder le noir c’est aussi explorer sa propre folie, au risque de s’y perdre jusqu’à la fin des temps. Fabrice Papillon nous entraîne dans les méandres ténébreux du cerveau.

    La tache. « Regarde le noir, il est ton inspiration » Gaëlle Perrin-Guillet explore les petits riens qui deviennent de réelles obsessions. La lecture de cette nouvelle m’amène à m’interroger sur les angoisses ressenties par les écrivains du noir et leur capacité à les coucher sur le papier plutôt qu’à se laisser dévorer par elles. « Il est inutile de fuir devant le noir. IL sait où vous êtes. Il vous attend. » Regarder le noir en face permet à l’écrivain de cette nouvelle d’écrire à une vitesse éclair, mais à quel prix ?

    Private eye. Doit-on encore présenter R.J Ellory qui contribue une fois encore au recueil ? Cette nouvelle, toute en introspection est redoutable de machiavélisme et de manipulations. Au cœur du couple, entre un flic traqueur de monstres et sa femme, la bienveillance incarnée, indulgente devant la pression quotidienne subie par son époux, le lecteur plonge dans les bonnes dispositions de l’un et de l’autre pour parvenir à l’harmonie parfaite. De quoi donner des idées à certains…

    Tout contre moi. Voici un texte que j’ai dû lire deux fois tellement je n’étais pas sûre d’avoir compris où Johana Gustawsson voulait réellement en venir. La passion dévorante, qui épuise, tenaille, taraude, crucifie. Les sentiments exacerbés qui se mêlent aux souvenirs d’une enfance que rien ne peut effacer et l’annihilation totale du moindre pardon. Un texte extrêmement puissant, une fin qui laisse le lecteur exsangue.

    Darkness. Le duo de choc Barbara Abel — Karine Giebel reprend du service pour clore ce recueil. Elles ont mijoté une nouvelle dont vous ne pourrez imaginer la fin. Diabolique à souhait, elle est axée sur la vue au sens propre. Deux héroïnes, entre la liberté du choix du noir en pleine conscience et la certitude que la nuit peut être plus lumineuse que l’obscurité. L’élégance des mots, des virtuoses de situations complexes qui se rejoignent comme par magie.

    La balade est terminée. J’espère qu’elle aura suscité une irrésistible envie de vous plonger dans « Regarder le Noir ». Les auteurs y ont mis tout leur cœur, leur talent et leur imagination pour proposer des textes originaux, denses, captivants et cela se sent. Il y a une énergie formidable dans ce recueil et l’alchimie est parfaite. On en veut encore !

  • Emi Lucie 30 juillet 2020
    Regarder le noir - Collectif

    Un très bon recueil qui m’a permis de confirmer mon regard sur certains auteurs et d’en découvrir d’autres. Cela ne va pas arranger mon banquier ni la taille de ma pal cette histoire ;) .

    https://tassedetheetpiledelivres.wo...

  • Sangpages 4 septembre 2020
    Regarder le noir - Collectif

    Les nouvelles, c’est compliqué. J’avoue ne pas être vraiment fan. Frustrée de leur taille, de ce commencement qui finit trop vite.
    Je ne peux, cependant, qu’admettre avoir eu grand plaisir à lire ce recueil-là. Une pléthore de très bons auteurs que j’apprécie énormément, un thème intéressant et déclinable à volonté pour un résultat franchement très bon.
    Je ne te cacherai pas que j’ai préféré certaines nouvelles à d’autres mais ça, c’est personnel et tout à fait normal.
    Voici donc quelques mots pour te mettre l’eau à la bouche et faire en sorte que ton regard se pose sur ce recueil 🙂

    Olivier Norek - Regarder les voitures s’envoler
    Une nouvelle où le regard devient vicieux, pervers. Un récit ébouriffant de bout en bout !

    Julie Ewa - Nuit d’acide
    Elle nous emmène au loin et son regard se veut, comme souvent, celui d’enfants plongés dans la misère. Touchant !

    Frédéric Marrs - The Ox
    Le regard se veut absent dans le noir - un "Eyes Wide Shut" subtil, prenant et tout simplement génial !

    Claire Favan - Le mur
    Son regard se pose sur un monde à la dérive, un monde du futur que tu n’auras pas envie de...regarder !

    René Manzor - Demain
    Le regard prend la forme de visions qui se veulent d’abord spectacle pour devenir altruistes dans les sombres abysses d’un tueur en série. Sordide à souhait !

    Amélie Antoine - Transparente
    Le regard se fait celui des autres, celui qui fait mal au point de conduire aux pires extrêmes. Excellent de bout en bout !

    Fabrice Papillon - Anaïs
    Son regard se fait folie...mais je n’y suis malheureusement pas entrée...

    Gaëlle Perrin Guillet - La tache
    Son regard se fixe, sur une tache, juste une tache. Une obnubilation qui pourtant te fera l’effet d’un pendule jusqu’à l’hypnose !

    R.J Ellory - Private eye
    Le regard se veut observateur, espion, intrusif jusqu’à la paranoïa. Brillant !

    Johana Gustawsson - Tout contre moi
    Ses yeux se veulent vecteurs d’émotions, la porte de l’âme d’un amour au premier regard. Subtil et tout en finesse comme toujours avec Johana !

    Barbara Abel - Karine Giebel - Darkness
    Le regard dans cette nouvelle à 4 mains s’éteint sous la pluie d’acide. Sensible et dur, le twist s’avère redoutable !

  • Savy 21 septembre 2020
    Regarder le noir - Collectif

    je trouve l’idée vraiment bien chaque auteur y va de sa plume et de son style ce qui permet de découvrir certain(e)s que je connaissais pas idem pour "écouter le noir"

  • Nourriture livresque 5 octobre 2020
    Regarder le noir - Collectif

    Un recueil de nouvelles de grande qualité, à dévorer... avec les yeux !

    Malheureusement j’ai loupé la sortie du recueil "Ecouter le noir", mais je suis ravie d’avoir pu découvrir ce nouveau recueil de nouvelles en lien avec un sens : la vue.

    Le genre de la nouvelle n’est pas simple à traiter. En tant que lectrice, il m’arrive souvent de rester sur ma faim, de ressentir un manque, une impression de trop-peu. En lisant Regarder le noir, aucune des nouvelles ne m’a laissé cette impression. Rien que pour ça, je dis chapeau aux auteurs !

    J’ai également été séduite par les différents thèmes abordés. C’était parfois un peu trop glauque pour moi - d’ailleurs les deux premières nouvelles m’ont autant passionnée, que bien calmée - mais chaque histoire m’a plu. C’est très intéressant de voir vers où chaque auteur nous emmène. Et il y a des fins, que je n’ai vraiment pas vues venir, qui m’ont estomaquée.

    Mes préférées sont celles de Claire Favan (Le mur), en lien avec ma sensibilité écologique et celle de Gaëlle Perrin Guillet (La tache). Je me doutais de ce que représentait la tache, mais j’ai vraiment apprécié la façon de traiter ce sujet ; joli !
    Celles qui m’ont le plus marquée sont les deux premières finalement. Olivier Norek avec "Regarder les voitures voler", et Julie Ewa avec "Nuit d’acide", pas si loin de la réalité il me semble... malheureusement...

    Comme j’ai pu le voir dans une autre chronique, il y a de l’humanité dans ces histoires noires, ou plutôt, je dirais que chaque histoire fait appel à notre humanité... mais attention... parfois faut être bien accroché(e) !

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