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Son vrai visage - Karin Slaughter

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19 #AvisPolar
7 enquêteurs
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Résumé :

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre.
Il aura suffi qu elle l invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille,
Il aura suffi qu un gamin armé entre en scène,
Il aura suffi d un unique coup de couteau,
Pour que tout bascule.
Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d hésitation. Efficace. Calme.
Andy vient de comprendre que sa mère n est peut-être pas celle qu elle prétend.
Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.

Vos #AvisPolar

  • Angie - Blog Culturez-moi 5 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Son vrai visage est le dernier thriller de l’auteure américaine à succès Karin Slaughter. Apparemment c’est un peu une taulière du thriller Outre-Atlantique mais je dois avouer que je n’avais encore lu aucun de ses romans. J’ai accepté de recevoir ce roman de la collection Noir des éditions Haper Collins lors d’une sélection Masse Critique sur Babelio. Je reconnais que de moi-même je n’aurais peut être pas été instinctivement vers ce roman. La 4ème de couverture m’intriguait mais sans plus. Finalement que j’ai bien fait de lire ce livre car ce fut vraiment une très agréable surprise.

    Une densité sur le fond
    En lisant la 4ème de couverture, comme moi, vous vous êtes peut-être dit : ok encore une histoire de secret de famille, de passé tortueux, etc. Vous n’avez pas complètement tort mais ce n’est vraiment qu’une toute petite partie émergée de l’iceberg. Ce qui fait la force de ce roman c’est sa densité. En lisant les premiers chapitres, vous aurez beaucoup de mal à vous figurer ce que recèle finalement le cœur de cette histoire.

    Tout part de cette fusillade dans un café, alors qu’Andy et sa mère Laura sont en train de déjeuner. Un fou qui fait irruption dans la petite vie tranquille de ces gens pour simplement tirer dans le tas. Cet événement va réveiller l’instinct primaire de Laura, protéger sa fille à tout prix. Mais loin d’être une quinquagénaire terrifiée, elle va agir comme une femme entrainée à ce type de situation, prête à agir avec sang-froid. Elle l’orthophoniste douce, attentionnée, affaiblie par un cancer du sein tout juste guéri va se transformer en véritable machine à tuer comme le relaieront plus tard les chaines d’infos.

    Cet événement, aurait presque pu en rester là, se finissant finalement bien en laissant les deux héroïnes saines et sauves. L’acte de mise à mort du tireur par Laura aurait pu être classé en légitime défense. Mais tout cela ne sera que le début d’une course infernale. Après ce drame, Laura n’est plus la mère aimante et douce qu’Andy a connue. Elle devient brusquement une femme glaciale qui lui ordonne de partir, de fuir et de récupérer une voiture 5 états plus loin dans un mystérieux box de location. Andy va donc parcourir des milliers de kilomètres pour sauver sa peau mais aussi découvrir qui est vraiment celle qui a été sa mère durant les 31 dernières années.

    Le roman est dense, sans être pesant ni ennuyeux. Les ramifications de l’intrigue sont bien plus profondes et tortueuses que le simple résumé au dos du livre. J’ai été vraiment agréablement surprise par ce thriller psychologique qui aurait pu nous proposer un enchaînement de déjà-vus du genre. Le style d’écriture est très agréable, fluide sans être trop simple. Comme pour le fond, l’écriture fait preuve d’une densité très agréable qui apporte un vrai plus à ce roman.

    Une densité sur la forme
    A la réception du livre, quand j’ai vu qu’il faisait plus de 600 pages, j’ai eu une petite sueur froide. Le thriller psychologique c’est quand même un sous genre assez casse-gueule du thriller. Si la mayonnaise ne prend pas, ça peut très vite devenir une torture. Heureusement pour moi, ce ne fût absolument pas le cas.

    J’ai tout de même été déroutée au départ par la construction du récit. Je suis habituée aux chapitres relativement courts pour ce type de roman. Avec presque un cliffhanger à chaque fin de chapitre pour inviter à poursuivre encore et toujours à tourner la page suivante. Mais là encore l’auteure choisit d’installer une atmosphère et une densité dans son roman en nous proposant des chapitres plus longs qu’à l’accoutumée. Les chapitres font rarement moins de 40 ou 50 pages mais pourtant à aucun moment je n’ai trouvé ça trop long. Ce découpage était en parfaite adéquation avec le rythme du récit, ni trop lent ni trop rapide. Un espère de rythme entre deux très bien orchestré qui permet d’installer une vraie atmosphère sans laisser toutefois le temps au lecteur de s’ennuyer.

    Sans trop vous en dévoiler, le récit alterne entre deux époques 2018 et 1986. Mais là encore, l’auteure prend son temps. Quand elle coupe son récit pour nous ramener dans le passé, ce n’est pas juste pour un petit effet suspens d’une dizaine de pages. Non non, ces passages s’étendent parfois sur plusieurs centaines de pages. Le lecteur prend ainsi le temps de s’ancrer véritablement dans l’époque, le décor et l’ambiance du récit qui petit à petit éclairera les questions du présent.

    EN BREF
    Avec Son vrai visage, Karin Slaughter a réussi un exploit. Celui de me captiver et de me faire apprécier un thriller psychologique de 600 pages au rythme bien moins vif que d’habitude. Mais c’est justement cette différence qui fait toute la force du roman. Dans la plupart des thrillers psychologiques, il manque cette densité qui permet au lecteur de vraiment connaitre les personnages en profondeur et de s’y attacher. Ici, on plonge entièrement dans la vie actuelle des personnages mais on décortique aussi tout un pan de leur passé. Comme eux, petit à petit, on tente de rapprocher les morceaux de vérité pour reconstruire le puzzle complet.

    Au-delà de la thématique du lien mère-fille, le roman nous délivre une réflexion sur les conséquences du mensonge dans l’équilibre familial et dans la construction identitaire. Si vous cherchez un thriller psychologique au style travaillé, dense, avec une histoire profonde, complexe et captivante alors je ne peux que vous conseiller de lire Son vrai visage.

  • aureliethrilleretcompagnie 7 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Karin SLAUGHTER, une auteure que je ne connaissais pas, j’ai eu l’occasion de pouvoir la découvrir alors je me suis laissé tenter.

    J’ai trouvé à ce livre plusieurs points négatifs qui m’ont freinés dans la lecture de ce livre. Premièrement, les chapitres sont longs, je n’aime pas spécialement ça a la base mais en plus aucun des chapitres ne se terminent avec une dose de suspens, ce qui m’a valu plusieurs fois l’envie d’abandonner. J’ai tenu bon car malgré tout l’histoire est bonne et bien tournée. Deuxièmement j’ai eu un peu de mal avec les phases passé/présent. D’habitude j’aime ça mais ici ça n’a pas pris avec moi.

    Je pense simplement que le style de cet auteur n’est pas fait pour moi.

  • Loudiebouhlis 9 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Pour 2019, Karin Slaughter sort un tout nouveau triller. Elle fait partie des auteurs les plus populaires et les plus plébiscités dans le monde. Alors autant vous dire qu’en apprenant tout ça, j’ai été très curieuse et impatiente de découvrir le style de l’auteur. Je découvre donc Karin Slaughter avec "Son vrai visage" et je dois dire que je ressort perplexe de cette lecture pour de multiples raisons.

    Pour que vous compreniez un peu mieux, je vais vous résumer un peu ce nouveau roman. Andy déjeune tranquillement avec sa mère, Laura, quand soudain un jeune homme entre dans le restaurant et abat deux femmes de sang-froid, jusqu’au moment où il menace Andy avec son arme. Laura agit très vite, neutralisant l’homme en l’assassinant d’un coup de couteau. Pour Andy, c’est le choc. Comment sa mère a pu abattre un homme aussi facilement ?! De nombreux doutes vont assaillir l’esprit d’Andy, la poussant à découvrir la vérité par elle-même, mais ce qu’elle va découvrir risque de ne pas lui plaire...

    En lisant mon résumé, vous devez vous dire que ce livre à l’air hyper intriguant. Sympa même. Et ça aurait pu être le cas. Ça aurait pu être une très bonne lecture. Finalement ça se révèle surtout être une lecture sans grand intérêt. Mais pourquoi ?

    Karin Slaughter décide d’assaillir son lecteur d’informations toutes moins importantes les unes des autres. Cela en les répétant, encore et encore par peur que son lecteur soit incapable de l’assimiler la première fois. Je déteste ça. C’est quelque chose qui m’agace profondément, la sensation que l’auteur prends son lecteur pour un idiot. Car il faut le reconnaître, créer des répétitions et écrire des passages sans intérêt uniquement pour faire de la page.... Ça n’a aucun but !

    Je sais ce que vous pensez. Que j’en fais trop. Peut-être ! Mais c’est clairement ce que je ressens au sujet de ce livre. Des passages sans intérêt dans des chapitres tournant entre 30 et 50 pages. Vous aussi vous avez l’impression de vous noyer sous l’information ? C’est tout à fait ça. Et cela pendant les deux tiers du livre... J’ai mis près d’une semaine à lire ces deux tiers soit 350 pages. 350 pages redondantes et interminables.

    Par chance les deux cents pages restantes offre un rythme encore inexistant dans le livre. Le suspense se tisse, les rebondissements s’infiltre et doucement ma lecture a trouvé un peu d’entrain. Une chose me tenait, ma curiosité. Comprendre pourquoi sur la quatrième de couverture de mon livre, il était écrit "Des personnages féminins à la violence sourde, des courses poursuites contre le passé, un art consommé de la perversion : Karin Slaughter continue son travail du noir, un sourire ironique aux lèvres." Encore une fois, beaucoup de vent pour pas grand chose.

    La fin est sympa mais elle n’est en aucun surprenant puisque celle-ci se révèle au trois quarts du roman. Au final une lecture que j’ai ressenti comme pesante, même interminable par moment. 

  • Sonia Boulimique des Livres 10 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Voilà un roman à vous glacer le sang tellement cette histoire est commune.

    Le prologue déjà, m’a laissée perplexe. De quoi s’agit-il ? Dans quoi me suis-je embarquée ? Il y a un peu de tout dans ces premières pages : un conflit entre un homme et une femme, un enfermement, un mort. Ma curiosité est attisée.

    Nous sommes à Belle Isle, en Georgie – Etats Unis. Laura, la cinquantaine, divorcée, orthophoniste, survivante d’un cancer du sein, déjeune avec Andrea, sa fille, 31 ans, revenue s’installer dans la maison familiale depuis 3 ans pour soutenir sa mère lors de la découverte de sa maladie ; elle travaille comme répartiteur des appels du 911. Andrea a une fâcheuse tendance à se reposer sur ses lauriers ! Elle m’a agacée dès le départ, j’ai vraiment eu du mal à intégrer son âge, j’avais plus l’impression d’avoir affaire à une ado !

    Un déjeuner totalement banal, sauf qu’une fusillade éclate. Nous sommes aux Etats-Unis, donc ça aussi, c’est banal, malheureusement. Laura s’interpose entre sa fille et le tireur, réussissant à tuer ce dernier. Andrea, allongée au sol, paniquée, admire le sang froid de sa mère, la légitime défense ne faisant aucun doute. Sauf que quelqu’un a filmé la scène de face. Cette vidéo devient virale et fait le buzz sur la toile. On y voit notamment l’expression du visage de Laura face au tireur, et les questions fusent : était-ce simplement de la légitime défense ? Comment sa mère a-t-elle pu réagir de façon aussi froide ? Qui est vraiment cette femme ? Une machine à tuer ?

    La vie d’Andrea va être bouleversée à jamais. Une fuite en avant, pour échapper à qui ? A quoi ? Une quête de la vérité, mais quelle vérité ? Qui croire ? Que croire ? Et qui est cet homme se trouvant toujours sur son chemin ?

    La construction du roman selon deux lignes temporelles apporte du rythme, de la tension et évite l’ennui, mais cela ne m’a pas empêchée d’avoir un petit passage à vide à un moment. Tout cela reste très convaincant et habilement conçu. Qui était réellement Laura ? Il faudra un long et fascinant voyage dans le passé à Andy, pour le découvrir. Apprendre que sa mère est une personne ayant une histoire extrêmement compliquée, qui se cache loin du monde depuis des années… reste à savoir pourquoi…

    Le personnage d’Andy n’a pas d’autres choix que d’évoluer, et c’est tant mieux ! Alors qu’elle cherche la vérité, elle découvre vite que sa propre vie est en danger. Elle se retrouve donc à relever les défis les plus audacieux et les plus effrayants pour survivre, ce qui lui a apporté la maturité manquante au début du roman.

    L’histoire amène le lecteur sur un récit entrelacé où vous avez vraiment besoin d’être concentré et immergé. Ne pensez donc pas le lire dans un endroit bruyant ! Il y a des personnalités très sombres qui sont brillamment dépeintes. Les traits psychopathes sont décrits très clairement, ce qui donne vraiment au lecteur un aperçu du degré de peur et de terreur qui existe pour certaines des personnes impliquées. Je ne veux pas trop dévoiler l’histoire, mais sachez qu’il y a une énorme histoire d’amour (même si ce n’est pas du tout ce à quoi on pense en terme d’amour), une grande humanité, des convictions, des actes. Un roman extrêmement riche qui jouera avec l’esprit du lecteur, qui tentera, en vain, de découvrir la vérité. Je défie quiconque de la trouver !

    Je remercie BePolar et les Editions Harper Collins pour cette lecture.

    #BePolar #HarperCollinsFrance #SonVraiVisage #karinSlaughter

  • Les Lectures de Mystic 10 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Reine du Polar américain avec 32 millions de livres vendus, je n’ai jamais eu l’occasion de lire Karin Slaughter, grâce à Bepolar et les éditions Harper Collins c’est chose faite.

    Nous suivons Laura, orthophoniste très respectée dans son métier, mais en revanche rencontre des difficultés à communiquer avec sa fille Andrea ( Andy ), 30 ans qui ne fait pas d’efforts pour réussir sa vie.

    Un jour, elles se retrouvent au restaurant pour avoir une véritable discussion mère/fille, ce rendez-vous tourne au drame lorsque qu’un adolescent entre et tire sur tout le monde.

    Andy est terrifiée mais sa mère calme et méthodique tue l’assassin avec un incroyable sang-froid.
    Andrea est sous le choc !! Mais qui est vraiment sa mère ? Une héroïne, une tueuse ? ...

    Elle mènera son enquête, mais le passé et les secrets de Laura sont dangereux et l’amèneront à fuir, elle tentera de découvrir la vérité même au péril de sa vie.

    Mon avis : ce fût une lecture prenante et passionnante, riche en rebondissements, chaque fin de chapitre nous pousse à tourner les pages et ne plus s’arrêter.

    Nous découvrons petit à petit que cette fusillade n’est que l’élément déclencheur de ce roman. Cette mère si douce et gentille cache un passé très sombre avec son lot de secrets.

    Nous naviguons entre présent ( 2018 ) et passé ( 1986 ) à chaque chapitre.

    J’ai aimé ce présent avec la fuite d’Andy, les dangers qu’elle rencontre, l’enquête qu’elle mène pour découvrir qui est véritablement sa mère.

    Mais ce que j’ai le plus apprécié c’est ce passé qui raconte l’engrenage de ce groupe militant dirigé par un seul homme et qui a une emprise psychologique très importante sur leurs faits et gestes.

    Pour les personnages principaux j’ai apprécié ce duo mère/fille.

    Laura est une mère mais aussi une combattante.

    J’ai appris à connaître Andy et l’apprécier au fil des pages, on reconnaît son courage et sa détermination même si au départ elle manque de confiance en elle.

    En conclusion :un thriller psychologique très dense et rythmé, un passé captivant qui fait écho à l’histoire de Patricia Hearst dans les années 70.

    Je suis très contente d’avoir eu la chance de découvrir cette auteure à la plume incisive et si passionnante.

  • Missbook Missbook 12 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Je remercie les éditions Harper Collins de m’avoir fait découvrir Karin Slaughter.
    Que sait Andy à propos du passé de sa mère ? Mère. Héroïne. Menteuse. Ou bien tueuse ? » Son vrai visage « est le nouveau thriller décapant de l’auteure Karin Slaughter, paru en ce printemps 2019 aux éditions Harper Collins, dans la collection Noir.
    Belle Isle, en Georgie aux États-Unis, 2018. Laura, la cinquantaine, divorcée est orthophoniste. Sa fille Andrea est revenue s’installer avec elle lorsqu’elle a appris que sa mère était atteinte d’un cancer du sein il y a trois ans. Si Andy travaille à la Division du Central de Police, elle est plutôt léthargique et totalement dénuée d’ambition.
    p. 26 : » Quand vos parents étaient des personnes aussi motivées que douées, la fainéantise était une sorte de rébellion, non ? Suivre avec obstination et constance la voie de la facilité, alors que le chemin ardu était tellement… ardu ? « 
    Aujourd’hui Laura a invité sa fille Andy à déjeuner pour fêter ses trente et un ans. L’occasion de discuter avec elle de ses éventuelles projets d’avenir. Mais tout s’écroule lorsqu’une balle siffle et atteint une autre jeune femme. Un tireur vient de s’introduire dans le restaurant. Laura plonge sur sa fille pour la mettre à l’abris des tirs, mais elle est atteinte d’une balle à la jambe. Le tireur pointe son arme vers Andy. Laura a alors une réaction qui va laisser tout le monde perplexe, en subtilisant l’arme et en la retournant contre le meurtrier, dans un geste maîtrisé et serein. Si son acte est courageux et salvateur, les caméras du restaurant ont filmé la scène. Laura apparaît alors, en quelques heures seulement, à la une de toutes les télévisions du pays.
    p. 63 : » […] si Laura était réellement aussi calme et méthodique, pourquoi n’avait-elle pas plutôt arraché l’arme des mains de Helsinger ? « 
    En état de choc, Andy est incapable de répondre à l’interrogatoire des forces de police, ni de livrer sa version des faits. Malgré l’ampleur de ses blessures, Laura décide contre l’avis médical de sortir de l’hôpital. Sa réaction envers sa fille Andy est d’autant plus étrange, qu’au lieu de la soutenir, elle la met à la porte de chez elle.
    p. 80 : » Il faut que tu partes, Andrea, ajouta-t-elle en levant les yeux vers sa fille. « 
    Comment sa propre mère peut-elle faire preuve d’autant de sang froid ? Cette tuerie n’aurait-elle pas, au contraire, dû rapprocher les deux femmes ?
    p. 103 : » La fusillade. Cette tragédie portait un nom à présent et marquerait à tout jamais une rupture définitive avec sa vie d’avant. « 
    L’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais un soir où Andy retourne chercher quelques affaires chez sa mère, elle assiste à une scène effroyable. Un homme interroge Laura dans le but d’obtenir des informations sur son passé. Voyant Laura impassible, l’homme menace alors de s’en prendre à sa fille Andy. Celle-ci, cachée dans la cuisine, assiste impuissante à une scène de torture.
    p. 18 : » Quelles informations une orthophoniste divorcée de cinquante-cinq ans pouvait-elle bien détenir qui vaillent la peine d’engager un homme de main pour les lui arracher par la torture ? « 
    Sur les ordres de sa mère, Andy fuit alors la ville, remontant le passé de sa mère. De découvertes en découvertes, elle va devoir sauver sa peau pour découvrir le vrai visage de sa mère.
    p. 233 : » Elle s’interrogea : laquelle des Laura était sa véritable mère, celle qui lui avait ordonné de la laisser tranquille ou celle qui, soi-disant, n’avait jamais eu rien d’autre que le bien-être de sa fille en tête ? « 
    Malgré les presque six cents pages de ce thriller, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Si le début de l’histoire commence par une trop banale scène de tuerie aux États-Unis, elle rebondit sans cesse au fur et à mesure des chapitres. L’utilisation des flash back n’est ni pesante ni déroutante dans l’évolution de l’intrigue. Karin Slaughter décrypte et analyse talentueusement toute la psychologie des deux protagonistes que tout oppose au départ. L’évolution du personnage de Andy est édifiante. L’auteure travaille parfaitement le lien mère-fille par le poids des mensonges familiaux, et laisse le lecteur découvrir le bien fondé de ceux-ci. L’auteure joue sur la tension, extrême à certains moments. Le suspens est bien gardé. Bravo, c’est pour ma part un thriller d’une grande réussite !

     » Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines. « Proverbe mexicain

  • Anne-Sophie Books (Les lectures d’Anne-Sophie) 12 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Il y a véritablement des auteurs que l’on attend chaque année avec impatience. Pour moi, Karin Slaughter en fait partie. Donc autant dire que dès que j’ai eu Son Vrai Visage entre les mains, j’étais comme une gosse le matin de Noël !

    Laura est une mère tout ce qu’il y a de plus normale. Et cette vie en apparence banale aurait pu suivre son cours sans anicroche, si, lors d’un déjeuner au restaurant, l’impensable ne s’était pas produit.

    Lorsqu’une fusillade éclate, Laura s’interpose pour protéger Andy, et tue l’assaillant pour lui sauver la vie.

    Si la réaction semble naturelle et évidente, la manière, elle, pose problème. Laura n’a, en effet, eu aucune difficulté à désarmer le tueur et à retourner l’arme contre lui.
    Sans l’ombre d’une hésitation, la gentille mère de famille s’est transformée en quelques secondes en machine à tuer.

    Et les heures qui suivent ne font que renforcer la certitude que Laura a bien des choses à cacher, surtout lorsqu’elle supplie sa fille de s’enfuir le plus loin possible et sans poser de questions.

    K. Slaughter nous entraîne alors avec Andrea dans un road trip éprouvant, aux multiples écueils tous plus dangereux les uns que les autres, mais nécessaire pour comprendre les nombreuses facettes de sa mère.

    Mais grâce à son imagination débordante, l’auteure nous fait également suivre, en parallèle, une tragique et sanglante histoire qui s’est déroulée 32 ans plus tôt.

    Il en résulte une lecture totalement addictive. Cette double temporalité (parfaitement maîtrisée) nous place en spectateurs de deux courses contre la montre, aussi prenante et dangereuse l’une que l’autre.

    Mensonges, meurtres, trahisons, secrets, vengeances, et manipulations traversent les décennies, pour notre plus grand plaisir de lecteur sadique.

    Une fois de plus Karin Slaughter nous prouve qu’elle connaît son affaire quand il s’agit de nous raconter des histoires fouillées aux multiples rebondissements, et servies par des personnages complexes et très intéressants.

    Ici ce n’est pas tant de comprendre pourquoi les choses sont arrivées qui compte, mais de savoir comment elles vont se finir.

    Pour le découvrir il vous faudra lire ce nouveau titre de la Reine du thriller !

  • valmyvoyou lit 12 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Je suis une grande fan de Karin Slaughter. J’avais eu un avis mitigé sur son dernier livre Une fille modèle, alors que j’avais adoré tous ses autres ouvrages. Aussi, je suis très heureuse de dire que j’ai retrouvé tout ce que j’aime dans Son vrai visage.

    Laura et sa fille sont au restaurant. Elles fêtent les 31 ans d’Andy. Une fusillade a lieu et sous les yeux éberlués d’Andy, Laura tue l’homme armé. Ce n’est pas tant qu’elle ait voulu protéger la chair de sa chair qui surprend, mais la méthode utilisée. Laura s’est transformée en machine à tuer. La vidéo de la scène tourne en boucle sur les chaînes infos et soulève beaucoup de questions. Où cette femme qui mène une existence paisible a-t-elle appris ces gestes efficaces et précis ?

    Les doutes se renforcent lorsqu’un homme tente de tuer Laura, à son domicile. Elle supplie sa fille de fuir.

    Andy n’est pas préparée à une vie de cavale. Comment cette jeune femme naïve va-t-elle sauver sa peau alors qu’elle ne connaît pas la nature du danger qui la guette ? Comment interpréter ce qu’elle découvre et qu’elle ne parvient pas à relier au présent ?

    Avant de vous dire mon ressenti, il faut que je reprenne mon souffle. Quelle course-poursuite ! Et que de tension ! Comme souvent avec Karin Slaughter, l’espace-temps est court, ce qui lui permet de vraiment planter le décor, de provoquer un attachement ou un rejet des personnages, de décortiquer leur psychologie et de saisir comment les événements s’enchaînent. L’auteure excelle dans ce format. Deux époques sont relatées : une en août 2018 et une fin juillet 1986, mais chacune dure une semaine. Et il y en a des actions en si peu de temps. Mais surtout, il s’en est passé des choses dans mon cerveau. Je cherchais, moi aussi, à relier les faits entre eux. J’étais sous tension. Le suspense est très fort quel que soit l’espace temporel.

    Et comment ne pas ressentir d’empathie pour Andy, qui se retrouve dans une situation qui la dépasse, elle qui n’a rien demandé et qui doit vivre des aventures plus grandes qu’elles ? N’étant pas préparée à ce type de vie, elle commet des erreurs. Seront-elles fatales ? J’ai aimé la voir évoluer contre son gré, grandir, poussée par le danger et l’adrénaline. De plus, il lui faut accepter que sa famille ne soit pas celle qu’elle croit.

    Conclusion

    Cavales, mensonges, activistes, liens familiaux, manipulation psychologique, militantisme, secrets, charisme, argent, suspense, etc. : mélangez tous ces ingrédients et vous obtenez un page-turner d’enfer, à savoir Son vrai visage.

    Je le précise que j’ai adoré ?

  • livrement-ka 14 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Un immense remerciement à Bepolar et aux éditions Harper Collins pour ce magnifique thriller que j’ai adoré, dévoré......

    Début du livre 

    Pendant des années, même lorsqu’elle l’aimait, une part d’elle-même le haïssait avec cette puérilité qui rend détestable ce que l’on ne peut contrôler.

    Le début du livre reflète vraiment le contenu de l’histoire.

    Laura orthophoniste , est une femme qui a tout pour réussir. Une fille de 31 ans, et un ex-mari toujours présent.

    Malheureusement, alors que sa fille Andréa était partie vivre sa vie à New York, Laura a été touchée par un cancer du sein. Andréa a tout de suite réagit et est revenue vivre chez sa mère pour l’aider au quotidien.

    Néanmoins, aujourd’hui guérie, Laura souhaite que sa fille reprenne le cours de sa vie, et s’en aille de la maison.

    Pour la fête des mères, ces deux dernières se retrouvent dans un snack et assiste au meurtre de deux personnes une mère et sa fille, qu’elles connaissaient et avec lesquelles elles étaient en train de parler.

    L’agresseur, un jeune garçon va alors se retourner vers Laura pour la poignarder sous les yeux de sa fille. Mais Andréa assiste alors à une extraordinaire scène d’horreur !!!!!!!

    Suite à cela, Andréa va de nouveau assister à une confrontation entre un autre homme et sa mère au domicile de cette dernière. Elle va s’enfuir après avoir commis l’irréparable, sur les ordres de sa mère qui lui a donné de nombreuses indications et accessoires.

    Andréa va alors se retrouver prise dans un énorme tourbillon ou mensonges, vérités, découvertes, rencontres vont se succéder.

    Qui est vraiment sa mère.

    L’auteur, à sa manière va nous plonger dans une histoire hors du commun mais prenante et haletante du début à la fin. Une intrigue qui va trouver ses sources dans le passé et dans l’ancienne vie de Laura.

    Entre domination, complicité, erreurs, meurtres, et vie totalement hors de la réalité, les personnages sont tous happés par les conséquences de leurs gestes peut être pas tout à fait maitrisés.

    Entre deux périodes séparées de 30 ans, nous allons assister à la vie de Laura qui semble être une mère tout à fait normale. Et surtout à la découverte par Andréa d’un caractère et surtout d’une force dont elle ne se serait jamais cru capable.

    Une fille qui a toutes les qualités de sa mère sans le savoir. 

    Les personnages de Laura, Andréa et Gordon sont très attachants.

    Les personnages quant à eux de Paula, Jasper et Nick sont plus que troublants et surtout à la hauteur de l’intrigue.

    La je peux le dire : MERCI POUR CE FABULEUX MOMENT

    Et chapeau bas à Karin SLAUGHTER pour la maîtrise de ses mots et surtout pour cette imagination que je ne peux qu’envier. J’ai trouvé enfin un auteur à la hauteur de Camilla Lackberg......

    Le style de l’auteur

    Une folie douce, avec des mots simples, posés et beaucoup de sous-entendus entre les lignes. 

    Une lecture absolument foudroyante avec une écriture fluide et surtout un texte vraiment aéré.

    Des descriptions justes comme il faut et surtout des passages où on retient son souffle.

    Le décor

    Les états unis

    Le genre

    Un thriller psychologique absolument fantastique.

    La forme de l histoire

    Plusieurs chapitres vont rythmés ce livre.

    Conclusion : 

    Un thriller psychologique comme il est peu donné d’en lire.

    Exceptionnel, vertigineux, absolument sublissime. Moi qui suit fan de Camilla Lackberg, me voila aujourd’hui fan de Karin SLAUGHTER, un auteur totalement génialissime.

    Je dois trouver impérativement tous ses autres livres !!!!!! Ceci est ma prochaine mission !!!!!!!

  • meslivresetmoi33 16 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Grosse déception pour moi, j’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre.
    Des chapitres très longs qui cassent le rythme de lecture.
    Et je n’ai pas accroché aux personnages. Je suis passée complètement à côté et je pense que le style de l’auteure n’est pas fait pour moi !!
    Pour les points positifs l’histoire en elle-même est plutôt pas mal avec 2 récits à deux époques différentes et c’est plutôt pas mal même si j’aurais préféré des chapitres moins longs. J’ai préféré la partie avec la fuite d’Andy.
    Je pense qu’il devrait plaire à beaucoup de gens alors si vous voulez vous faire votre propre avis lisez-le !!!

  • clothildePL 17 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    C’est avec un réel plaisir que je découvre Karin Slaughter avec son dernier roman Son vraie visage. Je ne connaissais pas cette autrice réputée, et je vais de ce pas suivre ces actualités.

    L’intrigue est présente dès les premières lignes, j’ai été surprise d’être tout de suite happée par le coté sombre et rempli de suspense du livre. Dès les premières pages le ton est donné. On ne rigole pas et on ne se repose pas avec Karin Slaughter.

    Laura est une orthophoniste réputée et aimée, son métier, aider les gens à soigner leurs troubles de la parole. Mais voilà, avec sa fille Andy, le dialogue semble plus compliqué... Incompréhension, échecs personnels... Alors que la mère et la fille décide d’entamer une discussion au restaurant, un jeune homme fait irruption et tire sur deux personnes. Laura va vouloir protéger sa fille et pour ce faire, elle n’hésite pas à trancher la gorge du meurtrier. Andy est choquée, elle ne connaissait pas sa mère comme cela. Dès lors, Laura va s’éloigner de sa fille.
    Débute une course contre la montre et contre la vérité pour Andy. Qui est sa mère ? Comment a t’elle pu tuer cet homme avec autant de calme et de précision.

    Il était très agréable de suivre les péripéties de Andy, remplie de maladresse, elle va tenter de déterrer des secrets bien enfoui. Mais nous allons également être plongé dans le passé, trente ans auparavant et découvrir un groupe de personnes profondément malsain et étant prêt à tout pour arriver à leur fin.
    Le danger est présent dans les deux époques. Le rythme effréné, haletant du livre nous tient du début à la fin.

    J’ai adoré ma lecture et le recommande vivement. Le livre se dévore et l’intrigue est vraiment soutenue. Merci Karin Slaughter pour ce livre qui ne m’a pas laissé indifférente !

  • Musemania 17 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    L’auteure Karin Slaughter est considérée par beaucoup comme l’une des spécialistes américaines du thriller psychologique. Avant d’ouvrir ce blog, je m’étais déjà plongée dans ses livres (notamment, « Mauvaise passe ») et j’avais apprécié mes lectures, mais sans toutefois que ça ne soit le coup de foudre pour autant.

    Ayant l’occasion grâce à bepolar.fr et aux éditions HarperCollins, que je remercie vivement tous les deux, de découvrir son nouvel opus, je me suis dit que c’était l’occasion unique de pouvoir désormais vous en parler.

    Andrea a 31 ans et vivote dans sa vie professionnelle. Après un retour aux sources suite au cancer de sa mère, elle s’est installée dans un appartement aménagé au-dessus du garage de sa mère, Laura. Cette dernière est orthophoniste et vit une vie que l’on pourrait qualifier d’assez banale dans une petite ville de Georgie, Belle Isle. Alors que le dialogue semble difficile entre les deux femmes, un déjeuner dans un centre commercial va bouleverser leur existence.

    Pour ma part, cela a été une bonne lecture mais avec des petits bémols malgré tout, dont je tenais à vous faire part en toute honnêteté, sans vous dévoiler tout de l’histoire pour autant.

    Tout d’abord et c’est peut-être un défaut de ma part, dans la majorité des thrillers et polars que je lis, les chapitres sont généralement assez courts afin de faire grandir l’envie du lecteur de tourner les pages et de faire progressivement monter crescendo le suspens que l’auteur a voulu distiller dans son récit. ici, les chapitres sont vraiment assez longs et ne présentent pas de réel cliffhanger qui pourrait tenter le lecteur de poursuivre plus intensément sa lecture.

    Ensuite, même si le passé des personnages est entouré de nombreux mystères, j’ai eu tout au long de l’histoire comme un arrière-goût de déjà vu. Je ne sais pas expliquer d’où me vient ce sentiment mais il est resté assez tenace. En même temps, tous les livres que je lis ne présentent pas forcément des originalités folles et étant dans une période de romans noirs, il est forcé que certains éléments se retrouvent chez plusieurs auteurs. Pour ma part, ce n’est pas forcément rébarbatif car je sais m’en détacher mais je peux comprendre que cela puisse gêner certaines personnes.

    Enfin, pour terminer, je n’ai pas su m’attacher à la personnalité d’Andrea que j’ai trouvé, à maintes reprises, ennuyeuse et assez fade. Effectivement, son personnage évolue assez bien dans le récit mais je n’ai pas compté le nombre de fois où j’avais seulement envie de la secouer une bonne fois !

    Malgré tout, cela reste une bonne histoire, bien ficelée où les secrets familiaux peuvent complètement chambouler un équilibre qui était en fait assez précaire. Alternant passé et présent, on comprend mieux au fil des pages, le vécu de Laura et tout ce qui en découle. La relation mère-fille occupe bien entendu une place centrale, en plus de la vengeance et des cicatrices du passé.

    N’hésitez pas à lire ce thriller psychologique et me dire ce que vous en pensez. Étant dans une période où je cumule les lectures noires, je compte poursuivre ma route dans la même veine.

    Chronique sur mon blog : https://musemaniasbooks.blogspot.com/2019/04/son-vrai-visage-de-karin-slaughter.html

  • Ivredelivres59 22 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Je n’avais jamais lu de livre de Karin et c’est chose faite grâce à Bepolar et aux éditions Harper Collins que je remercie.

    Je ne vais pas la faire longue puisque le but et de vous donner un avis et ne pas vous noyer d’informations . C’est d’ailleurs un point qui m’a dérangé dans cette lecture : le surplus d’infos qui revenaient à plusieurs reprises. Je pense que l’auteur voulait que le lecteur les assimile bien mais pour le coup ça m’a dérangé . Je lis de façon très concentrée donc une seule fois cela suffisait.

    Au delà de ce bémol, j’ai découvert un thriller psychologique prenant.
    L’envie de tourner les pages pour comprendre étant bien présente, ce fut une bonne lecture pour moi .
    J’ai un attachement pour cette maison d’édition qui publie beaucoup de choses que j’alme .

  • 4bookine 27 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    J’ai juste eu un coup de cœur avec ce roman que j’ai dévoré en quelques heures. Ce roman est génialissime et il m’a été impossible de le lâcher tellement je me croyais dans un film.
    Karin Slaughter m’a embarqué dans la perplexité de cette énigme addictive. Elle nous plonge dans deux histoires. L’une sur l’escroquerie et les pots de vins qui est racontée par Laura, la mère et l’autre sur l’identité, les pourquoi et les interrogations d’Andrea dit Andy, la fille. Deux histoires, deux narratrices, deux époques différentes mais qui sont liées.
    Ce roman est impressionnant l’autrice m’a fait voyager à chaque chapitre sans me perdre entre Andréa et Laura, narratrices en alternance. Elle m’a fait douter, m’a emmenée sur un chemin tortueux bourré de rebondissements. Laura et sa vie de pianiste et d’embrigadement psychologique et Andréa qui souhaite la vérité sur l’identité de cette mère bien structurée, qui vient de tuer, sans la moindre hésitation, un gamin sous ses yeux.
    Un acte qui reste louche aux yeux du lieutenant Lisa Palazzolo. Est-ce un acte sans remord, un acte programmé ? Une autrice qui met un lieutenant, une jeune fille et un lecteur dans le doute.
    Au début, je trouvais Andréa un peu nunuche, mollassonne, sans attache et sans but dans la vie. Mais plus les pages se tournaient et plus j’ai vu évoluer Andrea mais également sa mère. Une mère qui cache bien des secrets qu’Andréa devra apprendre et comprendre pendant son périple de la vérité. Un pur moment de réflexion, de stress, de remise en question et une détermination à toute épreuve pour Andréa. La vie dicte nos actions mais sont-elles les meilleures ?
    Qui est vraiment Laura ? De multiples questions se mettent en place dans la tête d’Andréa surtout quand sa mère la chasse de chez elle du jour au lendemain avec des explications fugaces.En fait, Laura veut et doit mettre en sureté sa fille et l’éloigner de ce traquenard car, elle ne peut rien lui dévoiler. C’est comme ça que nous découvrons la vie de Laura, sa vie d’artiste déchue par un homme aimant et toxique. Un clan étouffant et manipulateur qui l’embrigade dans de sales histoires. Un monde faussé par la reconnaissance, l’argent et la réussite de son père. Un monde sans scrupule où mettre les gens à la rue ne pose aucun problème.
    Un vrai jeu de piste rempli de tension un peu à la Sherlock. Une vraie énigme entre ces deux personnages au tempérament pas si éloigné que ça.
    Je mettais fait une idée au fur et à mesure des rencontres d’Andréa et de la vie de Laura mais l’autrice m’a vraiment bluffée. Un dénouement qui est stupéfiant auquel j’étais à mille lieux. Seul le lecteur connaitra la pure vérité en lisant ce thriller énigmatique.

    Un roman sans temps morts. Un vrai page turner qui m’a retourné le cerveau.

    Merci à BePolar et Harper Collins pour cette découverte.

    [Chronique sur le blog]

  • Serial Lecteur Nyctalope 28 avril 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    •THRILLER GLAÇANT•
    🦊« Ce n’était pas l’injustice qui le stimulait le plus, c’était la rage, l’étincelle qu’elle provoquait en lui. L’attrait d’une cause toute neuve. La possibilité d’anéantir. La violence. La gloire. »•••

    🦊 Quelle belle surprise que ce nouveau roman de Karin Slaughter. Laura travaille et soigne les troubles de la parole dans son quotidien, la seule qui résiste, demeure sa fille de trente ans qui n’arrive pas à s’accomplir dans sa vie. La vie des deux femmes bascule lors d’une discussion entre elles où Laura en un seul coup de couteau changera l’existence de ces dernières. Cette mère cacherait-elle quelque chose de sa personnalité ? Entre perversion et ironie constante, Karin Slaughter manie le déroulé du scénario pour nous faire palpiter sans cesse•••

    🦊 Lorsqu’un tireur ouvre le feu dans ce restaurant, beaucoup de mères n’auraient pas réagi comme Laura et c’est ce qui fait d’elle un personnage haut en couleurs. La scène ayant été filmée, elle se retrouve sur le devant de la scène telle une super héroïne moderne. Connait-elle réellement ses capacités ?En tant qu’enfant, connait-on la réelle personnalité de ses parents ? Ayant eu une vie antérieure, tout ne peut pas toujours s’expliquer. Si l’amour et la passion peuvent être destructeurs, le temps peut faire évoluer des comportements. Des secrets qu’on aimerait qu’ils demeurent cachés, des talents découverts en pleine lumière, de la manipulation et du charme, vous aurez droit à tout cela dans ce dernier roman•••

    🦊 C’est ébouriffant, ca pulse, nos nerfs sont mis à rude épreuve dans chaque page qui se tourne. Bien évidemment un bon thriller ne se raconte pas dans les moindres détails, mais vous serez surpris par tant d’évènements. La cavale, la course-poursuite et la tension que cela génère sont riches en émotions. Notre curseur ne peut s’arrêter alors on lit, on savoure, on est surpris, la nuit tombe mais on continue de tourner ces pages car il est impossible de dormir sans en connaitre le dénouement final, ce qui me vaut une bonne gueule de bois aujourd’hui ! Merci Karin Slaughter !•••

    🦊 Éditions Harper Collins, 3 Avril 2019•••
    🦊 Merci Harpercollinsfrance et Bepolar.fr 😍🙏🏻

  • Les_lectures_de_linzio 22 mai 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Malheureusement cette lecture aura vraiment été un mauvais moment de lecture pour moi.
    .
    J’ai trouvé cette lecture très lente, ennuyeuse, longue, d’ailleurs les chapitres doivent faire un minimum de 30 pages chacun ! Alors en général ça ne me pose pas problème mais là vu que je n’ai pas su entrer dans l’histoire, ce fût vraiment de trèeees longs chapitres !!
    .
    Les personnages sont vraiment dans le clichés pour moi ! Andy 30 ans qui n’arrive toujours pas à faire sa vie, qui se pose autant de question sur elle, sa vie, sa mère.... et une mère plus ou moins étrange dans son comportement qui ok s’expliquera dans la suite de la lecture mais bon...
    .
    Malgré les lenteurs au début, lors de la scène dans le restaurant et juste après je me suis dit bon là ça devient intéressant... bah en fait non... calme plat...
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    Un thriller plus dans la psychologie que dans les actions, qui ne me dérange pas habituellement mais je sais pas, il m’a manqué beaucoup de profondeur autant dans l’histoire que les personnages ! Le résumé donnait super envie, mais je ne voyais pas l’histoire dans ce sens !!
    .
    Et la fin, amenée sur de nombreuses pages, mouais fin tout ça pour ça quoi ! Voilà mon ressenti en refermant ce livre !
    .
    Bien évidemment cet avis, n’engage que moi, je ne vous dirais jamais de pas LE lire. Chacun doit se faire sa propre opinion. Mais je reste droite dans mes baskets et je vous dit ici même si cela est négatif, mon plus sincère ressentis...
    .
    Cette déception ne m’empêchera pas de découvrir d’autres livres de cette auteure que j’ai dans ma PAL, en espérant passer un meilleur moment.
    .
    Je remercie quand même @harpercollins et @bepolar pour ce livre ! Et suis la 1ère désolée que cette lecture ne l’a pas faite avec moi...

  • polacrit 26 juin 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Son vrai visage, Pieces of her dans la version originale parue en 2018, a été publié en 2019 par les éditions Harper Collins. Le style est très agréable à lire. Les nombreux dialogues, les descriptions sobres, à coups de phrases simples, sans détails superflus, , contribuent à rendre le récit particulièrement vivant : "La promenade en bois était moins longue que ce qu’Andy avait imaginé. Elle retourna d’un bond sur la route à sens unique, qui longeait les demeures du front de mer. L’asphalte était solide sous ses pieds. Le rugissement de la mer s’estompa peu à peu derrière les maisons immenses. Le long de cette portion de route, la côte décrivait un virage pour épouser l’extrémité de l’île. Le pavillon de sa mère se dressait à quelques huit cent mètres de là." (Page 109).
    =>Ce qui compte est de créer une ambiance, d’immerger le lecteur dans l’intrigue, qu’il suive les faits et gestes des protagonistes, qu’il s’imprègne des lieux avec aisance, non comme un spectateur passif mais comme un personnage faisant partie intégrante de l’histoire.
    Thèmes : Les enfants doivent-ils porter le poids des actions de leurs parents, bonnes ou mauvaises ? Le passé revient toujours sous une forme ou une autre. Connaît-on vraiment nos proches, ceux que nous aimons ? Savons-nous tout de leur vie ? Se faire sa place à l’ombre d’une mère belle, intelligente et brillante. La relation complexe mère/fille analysée avec beaucoup de finesse : "A l’évidence, elle était mortifiée. Encore à l’âge où on ne voulait pas de mère à moins d’être en manque d’argent ou de compassion. Andy se souvenait de ce tiraillement qui ne remontait pas à si loin que ça...Andy réprima un élan vachard en se levant de table. Plus elle vieillissait, plus il lui était difficile de résister à l’envie irrépressible de devenir sa mère. Bien que, avec le recul, Laura lui ait souvent donné de bons conseils." (Pages 28-29).J’avoue m’être parfois agacée à l’encontre d’Andy et de son incapacité à réagir lorsqu’elle se trouve confrontée à certaines situations, notamment dans la scène du restaurant. Le contraste avec sa mère est tellement saisissant que l’on se surprend parfois à penser : "Mais allez Andy. Réponds, ou fuis, ou bats-toi... En tout cas, ne reste pas là, sans rien dire, comme pétrifiée !!" C’est ce qui rend le récit intéressant : des personnages humains, confrontés à des situations extrêmes qu’ils ne savent pas toujours gérer avec lucidité et sang-froid. Comme dans la vie réelle...
    Néanmoins, Son vrai visage, malgré ses 572 pages, se lit d’une traite, emportés que nous sommes par ses mises en scène travaillées : "Andy était paralysée, trop terrifiée pour se ressaisir, trop choquée pour faire quoi que ce soit à part regarder mourir sa mère. Laura tendit la main comme si elle pouvait bloquer le couteau. La lame trancha directement le centre de sa paume. Laura ne s’effondra pas, ne poussa aucun cri : ses doigts enveloppèrent le manche du couteau. Aucune lutte. Le meurtrier fut trop surpris." (Page 36), son suspense, ses rebondissements, tenaillés au ventre par la question lancinante : comment tout ça va-t-il finir ? 

  • polacrit 1er juillet 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Son vrai visage, Pieces of her dans la version originale parue en 2018, a été publié en 2019 par les éditions Harper Collins. Le style est très agréable à lire. Les nombreux dialogues, les descriptions sobres, à coups de phrases simples, sans détails superflus, , contribuent à rendre le récit particulièrement vivant : "La promenade en bois était moins longue que ce qu’Andy avait imaginé. Elle retourna d’un bond sur la route à sens unique, qui longeait les demeures du front de mer. L’asphalte était solide sous ses pieds. Le rugissement de la mer s’estompa peu à peu derrière les maisons immenses. Le long de cette portion de route, la côte décrivait un virage pour épouser l’extrémité de l’île. Le pavillon de sa mère se dressait à quelques huit cent mètres de là." (Page 109).
    =>Ce qui compte est de créer une ambiance, d’immerger le lecteur dans l’intrigue, qu’il suive les faits et gestes des protagonistes, qu’il s’imprègne des lieux avec aisance, non comme un spectateur passif mais comme un personnage faisant partie intégrante de l’histoire.

    Thèmes : Les enfants doivent-ils porter le poids des actions de leurs parents, bonnes ou mauvaises ? Le passé revient toujours sous une forme ou une autre. Connaît-on vraiment nos proches, ceux que nous aimons ? Savons-nous tout de leur vie ? Se faire sa place à l’ombre d’une mère belle, intelligente et brillante. La relation complexe mère/fille analysée avec beaucoup de finesse : "A l’évidence, elle était mortifiée. Encore à l’âge où on ne voulait pas de mère à moins d’être en manque d’argent ou de compassion. Andy se souvenait de ce tiraillement qui ne remontait pas à si loin que ça...Andy réprima un élan vachard en se levant de table. Plus elle vieillissait, plus il lui était difficile de résister à l’envie irrépressible de devenir sa mère. Bien que, avec le recul, Laura lui ait souvent donné de bons conseils." (Pages 28-29).

    2015. Andy, trentenaire, retourne vivre avec Laura, sa mère, brillante orthophoniste, atteinte d’un cancer du sein. Sa situation est bien peu reluisante : "J’ai trente et un ans, je n’ai pas eu un seul vrai rendez-vous en trois ans, j’ai soixante-trois mille dollars de dettes pour un diplôme que je n’ai jamais obtenu et j’habite un studio au-dessus du garage de ma mère." (Page 23).
    Afin d’avoir une discussion mère/fille, Laura emmène Andy déjeuner dans un restaurant. C’est alors que tout bascule : Laura tue d’un coup de couteau un jeune braqueur, dont le père shérif a été tué six mois plus tôt dans un braquage de banque, après qu’il ait abattu deux femmes. Comment la famille du jeune homme va réagir ? Que va-t-il se passer pour Laura ?
    Soudain, Andy réalise, horrifiée, que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend : "Laura avait paru trop calme...Trop calme et méthodique tout du long, surtout quand elle avait levé la main droite pour la placer sur l’épaule de Jonah...Jonah Helsinger était-il toujours une menace quand Laura l’avait tué ?" (Pages 63-64).
    Comment expliquer le soudain changement d’attitude de Laura ? Pourquoi exige-t-elle que sa fille déménage de chez elle le jour même sous le prétexte qu’elle doit voler de ses propres ailes ? Quels secrets cache cette femme qu’elle croyait sans histoire ? Andy se retrouve alors engagée dans une course contre ses poursuivants, contre le passé de sa mère qui la rattrape, contre ses propres échecs et ratages...

    Je remercie les éditions Harper Collins grâce auxquelles j’ai eu le plaisir de découvrir Karin Slaughter, romancière américaine pleine de talent. J’ai particulièrement apprécié la façon dont elle distille le suspense à petites doses, dans des allers-retours entre le passé d’un groupe de jeunes gens et le présent d’Andy et Laura. Qui sont-ils ? Quel lien avec les deux femmes ? Le lecteur ne parviendra à reconstituer le puzzle qu’en collectant les indices disséminés çà et là, en un jeu de piste passionnant.
    J’avoue m’être parfois agacée à l’encontre d’Andy et de son incapacité à réagir lorsqu’elle se trouve confrontée à certaines situations, notamment dans la scène du restaurant. Le contraste avec sa mère est tellement saisissant que l’on se surprend parfois à penser : "Mais allez Andy. Réponds, ou fuis, ou bats-toi... En tout cas, ne reste pas là, sans rien dire, comme pétrifiée !!" C’est ce qui rend le récit intéressant : des personnages humains, confrontés à des situations extrêmes qu’ils ne savent pas toujours gérer avec lucidité et sang-froid. Comme dans la vie réelle...
    Néanmoins, Son vrai visage, malgré ses 572 pages, se lit d’une traite, emportés que nous sommes par ses mises en scène travaillées : "Andy était paralysée, trop terrifiée pour se ressaisir, trop choquée pour faire quoi que ce soit à part regarder mourir sa mère. Laura tendit la main comme si elle pouvait bloquer le couteau. La lame trancha directement le centre de sa paume. Laura ne s’effondra pas, ne poussa aucun cri : ses doigts enveloppèrent le manche du couteau. Aucune lutte. Le meurtrier fut trop surpris." (Page 36), son suspense, ses rebondissements, tenaillés au ventre par la question lancinante : comment tout ça va-t-il finir ? 

  • booksandmartini 10 juillet 2019
    Son vrai visage - Karin Slaughter

    Avis mitigé (oui encore, je sais 😖).

    Alors d’une part, j’ai adoré cette histoire. Le scénario ce tenait bien, ni lent ni trop rapide dans la découverte de ces 2 femmes. Tout était très bien écrit, le mutisme quasi permanent d’Andréa alors que ça mère est orthophoniste. Je crois que ce paradoxe quelque part ma plu. L’évolution d’Andréa au fille des chapitres était très bien écrit, tout comme la globalité de l’histoire. Bref à ce niveau là, RAS.

    Par contre. Par contre, les chapitre de 30 pages voir plus, je ne suis vraiment pas cliente. Surtout quand ces derniers sont d’une lenteurs..

    Et dernier point. Je ne suis pas contre l’alternance du présent et des flashback loin de là, mais dans ce livre quelque chose ma déranger. Je m’explique, j’ai adoré les passages au présent sur Andréa et sa mère. J’ai adoré les flashbacks. Mais quelque chose m’a dérangé lors des transitions, peut être trop brutal au vu de la longueur des chapitres.

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